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Peut-on guérir son partenaire PN ?

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folie4 Toute relation implique d’y travailler tout du long, en renégociant sans cesse, & il y a moyen, avec de l’amour, de la bonne volonté & de l’humilité, d’arranger n’importe quel problème, aussi grave soit-il.
Mais avec un pervers narcissique, je serai directe : NON !

Tout ce que vous gagnerez à tenter de le changer, c’est de vous engluer de plus en plus dans sa toile d’araignée maléfique & de vous faire aspirer peu à peu toute votre force de vie ! (Je le sais ; je suis passée par là durant plus de 25 ans !).. Le narcissisme malin est incurable – mettez-vous bien ça dans la tête !

Donc, si vous êtes en relation avec un de ces monstres, faites une croix sur la relation : elle n’est pas sauvable, elle ne vaut pas la peine d’être sauvée et en plus, ce n’est pas une vraie relation ; juste un fantasme...

Ce trouble du caractère est gravé si profondément dans l’individu qu’ils ne peuvent jamais changer (ils n’en ont ni la force, ni même la volonté).

Beaucoup de sites et de livres sur les relations prétendent informer les lecteurs sur comment faire pour améliorer notre PN ou pour « contre-manipuler »… J’ai dit ailleurs à quel point ceci est stupide & dangereux !

Ce qu’il faut que la victime fasse, c’est se sortir de cette relation, & vite ! Car, vu qu’on ne peut pas changer un psychopathe, il est évidemment impossible qu’on puisse améliorer notre relation avec lui !

Toutes les études l’ont prouvé ; la psychopathie est un «trouble pathologique de la personnalité » incurable, résultant d’un câblage cérébral défectueux, parfois couplé avec un traumatisme émotionnel datant de l’enfance.

Le Dr Sandra L. Brown décrit le PN comme «un prédateur émotionnel» & nous avertit que jamais on ne pourra changer sa physiologie ou son mauvais câblage, que jamais notre amour ne pourra l’amener à devenir sain d’esprit.

Les femmes en relation avec un PN ont été conditionnées par leur partenaire à porter le blâme pour tous les problèmes de la relation. Souvent très amoureuses, elles espèrent qu’il s’améliorera un jour…

Souvent, elles recherchent la thérapie, le conseil ou des groupes de soutien (se raccrochant à tout ce qui pourrait les aider à sauver la relation pathologique), aux moindres petits signes positifs, et elles rêvassent au temps béni des débuts, quand il se montrait un amoureux empressé … bref, au fantasme de l’amour romantique qu’il avait créé.

Elles sont dans le déni pour ne pas devoir comprendre que l’homme qu’elles aiment & pour qui elles ont tant sacrifié, les maltraite exprès.

Face à l’immense écart entre les belles paroles du PN & ses actes malveillants, elles sont désorientées. Elles veulent croire que le PN a un bon côté, & qu’elles-mêmes sont à blâmer pour son côté mauvais.

Mais les PN n’ont pas un bon côté. Ce côté soi-disant bon – fait de faux charme, manipulation et mensonge – n’est qu’un masque qu’ils mettent pour dominer les autres et les utiliser pour leurs buts égoïstes.

On veut croire qu’il ya quelque bien dans chaque être humain, alors, il est dur d’admettre que les PN sont mauvais jusqu’à la moëlle. Liane Leedom dit que les PN sont « poussés à faire le mal ». Leur compulsion à nuire aux autres et leurs désirs prédateurs sont physiologiquement enracinés dans leur structure de personnalité.

Au XIXème siècle, la psychopathie était appelée «insanité morale». On pourrait aussi l’appeler «la maladie de l’inaptitude à aimer », puisqu’elle est causée par des émotions superficielles.

Depuis les années 1940, Hervey Cleckley a mené son étude de la psychopathie, & essayé de comprendre la base physiologique de ce trouble.

Robert Hare ( LE spécialiste des PN) démontre que le problème naît du fait qu’aucune des 2 parties du cerveau d’un psychopathe ne traite l’émotion correctement. Pour les PN, les énoncés émotionnels tels que «Je t’aime», «Je suis désolé de t’avoir blessé», «Je ne le ferai plus », ne signifient absolument rien. Ce sont juste des mots qu’ils utilisent pour tromper et manipuler les autres.

Les PN ont noté que d’autres personnes leur attachent une signification spéciale. ; que lorsqu’ils disent «Je t’aime», «Je te serai toujours fidèle » ou «Tu es la femme de ma vie», ils obtiennent une réaction positive.

Les psychopathes n’ont cependant pas la capacité d’expérimenter, et donc de saisir pleinement, le sens des mots chargés émotionnellement, mais ces phrases les aident à séduire les autres, à voler leur confiance et à les utiliser pour leurs propres fins égoïstes.

Tel un daltonien, un PN manque d’un important élément – en ce cas, l’expérience émotionnelle – mais a appris les mots employés par les autres, pour imiter les expériences qu’il ne peut vraiment comprendre (« Without Conscience », 129).

Pour vérifier ceci, le Pr Hare & son équipe ont mené des études sur les PN comparés aux non-PN. Grâce à des électro-encéphalogrammes, ils ont pu voir que les sujets normaux réagissaient plus vite à des mots émotionnellement connotés, & non les psychopathes (sur qui ces mots n’avaient aucun effet).

Les recherches montrent qu’à cause d’un câblage défectueux dans le cerveau, les PN fonctionnent à un niveau de superficialité & de pauvreté émotionnelle effarants.

Chez la plupart des gens, la partie droite du cerveau joue un rôle central dans le traitement des émotions, alors que chez les PN, aucun côté ne prime ; les processus contrôlant les émotions sont, chez eux, divisés et flous, ce qui entraîne une vie émotionnelle terne & peu profonde.

La superficialité de leurs émotions explique pourquoi les psychopathes se fichent d’employer la violence contre leurs proches & n’y voient rien de mal ; même quand ils violent et assassinent, ils ne ressentent aucun remords. Leurs excuses et promesses théâtrales de changer sont aussi vides que leurs promesses d’amour, car ils sont incapables de véritable lien affectif avec les autres.

Mais cela ne signifie pas qu’ils soient déconnectés du réel ; quand ils blessent les autres, même si c’est « dans la chaleur du moment », ils sont de sang-froid et conscients de leurs actes, & ils les savent répréhensibles. Seulement, ils s’en fichent ! Même, ça les amuse ; c’est un jeu pour eux d’enfreindre les règles sans se faire prendre. La transgression plaît énormément aux PN !

Les psychopathes répondent pourtant aux normes juridiques et psychiatriques de santé mentale ; ils comprennent les règles sociales et le sens du bien & du mal, ils sont capables de contrôler leur comportement et comprennent les conséquences potentielles de leurs actes. L’ennui, c’est que cette connaissance ne les dissuade pas du comportement antisocial.

A chaque fois qu’on discute d’un comportement criminel ou déviant, le débat séculaire entre inné ou acquis (nature ou culture) ressort… Alors, les PN sont-ils nés ainsi ou le sont-ils devenus à cause de leurs expériences précoces ? ILS SONT NES AINSI, & leur cas peut juste s’aggraver à cause d’un environnement négatif …

La recherche psychologique et sociologique montre que les PN sont beaucoup moins influencés par leur environnement que les non-psychopathes. Ceci est conforme à la conclusion générale que les psychopathes ont un ego solide, qui les protège de tout message négatif, attaque ou critique.

Bien qu’ils apprécient la louange, la critique ou la punition ne les touche nullement. Un environnement violent ne génèrera pas la psychopathie, mais peut pousser un psychopathe à exprimer par la violence son insensibilité émotionnelle innée.

Martha Stout confirme les conclusions de Robert Hare que c’est la nature (ici, l’incapacité physiologique à ressentir & traiter les émotions) qui cause la psychopathie, puisqu’il y a des preuves que les PN sont moins influencés par leurs expériences précoces que sont non-PN.

Les sociopathes qui ont été étudiés révèlent une aberration significative de leur capacité à traiter l’information émotionnelle au niveau du cortex cérébral. Et au vu des études d’héritabilité, on voit que les principaux traits de personnalité de sociopathie sont héritables à 50% . Les causes restantes, les autres 50 %, sont nébuleuses.

Ni la maltraitance infantile, ni le trouble de l’attachement ne causent la psychopathie (The Sociopath Next Door, 134).

En d’autres termes, la psychopathie constitue une déficience physiologique causant la superficialité des émotions et toutes les conséquences négatives qui en découlent. Cette carence est héréditaire ,, la moitié du temps. L’autre moitié du temps, elle peut être causée par des accidents, des lésions cérébrales, des médicaments ou d’autres causes inconnues. Et le plus triste est qu’il n’y a aucun remède ; il n’existe aucun médicament ou traitement pouvant donner aux PN l’aptitude neurologique à traiter correctement l’émotion. Par conséquent, RIEN ne peut le changer en être humain fonctionnel & aimant – RIEN ne peut transformer un psychopathe en un non-psychopathe.

Toute personne qui vous dit qu’un PN peut être amélioré, est un ignorant, inconscient de cette pathologie et n’ayant pas votre intérêt en tête. Si vous avez embauché un tel thérapeute, vous ne le payez que pour renforcer vos attentes irréalistes et confirmer votre vœu pieux.

Le Dr Sandra L. Brown nous donne le seul conseil valable : rester loin de ces hommes. Plutôt que de persister à essayer de les sauver, se sauver soi-même. Ni une thérapie, ni des médicaments ne peuvent transformer un robot en un homme bienveillant.

En outre, contrairement à un retard mental, la psychopathie n’est pas une déficience inoffensive, mais un manque très dangereux !

Un « thérapeute » qui prétend que les tares émotionnelles sont comparables à des déficiences mentales, est incompétent. Pour comprendre la bêtise d’une telle comparaison, songez si quelqu’un ayant un retard mental pourrait machiner le carnage causé par des dictateurs psychopathes comme Hitler ou Staline, ou les meurtres perpétrés par des tueurs en série ou même le mal plus banal causé par votre PN, qui trompe, escroque, dupe et manipule sans cesse son entourage.

Bref, c’est un cinglé dangereux, & d’autant plus dangereux qu’il semble normal ! L’imagination & les noirs desseins des PN leur donnent un vrai « talent » pour les mauvaises actions … N’en soyez plus la dupe !

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Le secret pour se harponner un homme

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femme pêche

Avertissement : cet article est aussi traduit tel quel de Roosh (The secret to landing a man : http://www.rooshv.com/the-secret-to-landing-a-man) et contient donc aussi un langage fort grossier.

La culture féministe a fait du bon boulot en dérobant aux femmes américaines leur allure naturelle féminine. Tout ce qui reste sont des coquilles vides d’androgynie humaine, mendiant pour être remplies – générées par de soi-disant expertes en relations qui elles-mêmes n’ont pas réussi à se harponner un homme.

Cosmo, les livres de self-help & Jézabel remplissent le vide avidement, créant des femmes peu attirantes & avec qui il est pénible de parler.

Si l’on veut résumer ça en une phrase, voici ce qu’ils enseignent aux jeunes femmes d’aujourd’hui : «Il suffit de faire ce que les garçons vous font. »

Vous voulez attirer un mec ? Parlez de votre super travail de bureau ! Vous voulez qu’il soit plus intéressé par vous ? Soyez pleine d’esprit, drôle, et intéressante ! Vous voulez qu’il se pose des questions sur vous ? Ignorez-le !

Et après s’être moquées du livre « the Game » quand il est sorti, elles en ont maintenant adopté un chapitre entier en niant tellement les hommes que c’est devenu le principal moyen de « flirter » pour les femmes américaines.

Les femmes pensent, « Un gars a utilisé cette méthode sur moi et j’ai baisé avec lui, donc, ça doit marcher ! »

Elles pensent honnêtement que les hommes et les femmes sont les mêmes, et donc que le « Jeu » (« the Game ») peut être interchangeable. Que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles n’apprennent comment pisser debout.

La chose encore plus confusionnante, est qu’ils ont amené les hommes à croire qu’ils sont plus heureux avec une femme qui a un bon travail, est pleine d’esprit et lui démolit les couilles. Mais cela est un tout autre sujet.

Voici le secret de comment attraper & garder un homme :

1. Passez la plus grande partie de votre temps libre à améliorer votre apparence.

2. Abaissez vos normes.

Tout problème qu’une fille peut avoir avec un gars est parce qu’elle n’est pas assez pour lui. C’est aussi simple que cela. Je me fiche de savoir si une femme est mentalement déficiente, mais si un homme sent qu’elle est beaucoup plus belle que lui, qu’elle est «hors de sa portée », il la poursuivra avec tout ce qu’il a & voudra l’épouser.

Si un Russe qui « vaut » un 9/10 voulait sortir avec vous mais ne parlait pas un mot de français, je parie que vous prononceriez votre première phrase en russe en une semaine. Toutes les plaintes possibles qu’un gars a sur sur la personnalité ou le caractère d’une fille s’évapore comme par magie s’il voit qu’elle est « hot ». (belle, sexy)

Quand un homme pose une question sur la façon d’obtenir une fille, c’est qu’il l’a déjà perdue. Quand une femme pose des questions sur la façon d’obtenir un gars, elle n’est pas assez belle. Des questions ?

D’accord, je vois qu’il y a des mains levées dans le public de hamster …

« Mais j’aime vraiment ce gars et je ne lui plais pas. »

Vous n’êtes pas assez belle. Passez plus de temps à améliorer votre apparence et abaissez vos normes.

«Je veux un mec beau, comme celui de ma copine. »

Vous n’êtes pas assez belle. Passez plus de temps à améliorer votre apparence et abaissez vos normes.

«Je travaille avec ce gars nommé Trevor. Je lui donne beaucoup de signaux, mais il ne me demande pas de sortir avec lui. Quel est le problème? « 

Vous n’êtes pas assez belle. Passez plus de temps à améliorer votre apparence et abaissez vos normes.

«Les gars ne veulent avoir des relations sexuelles avec moi. Que dois-je faire pour entrer dans une relation ? « 

Vous n’êtes pas assez belle. Passez plus de temps à améliorer votre apparence et abaissez vos normes.

Si vous êtes une fille et que vous devez penser au «jeu» à un moment pour essayer d’obtenir un gars, vous n’êtes pas à la hauteur et visez trop haut. Sinon, il vous poursuivrait, sans aucun effort de votre part. Le jeu correct pour une fille est d’améliorer son apparence et de réduire ses normes.

Ce que cela signifie est que vous devez obtenir un homme qui est moins beau que vous. C’est comme cela que ça fonctionne dans la plupart du monde. Vous ne méritez pas l’homme beau parce qu’il y a 99,8% de chances que vous êtes loin d’être aussi sexy (ou jolie, peu importe ce que disent vos amis).

Vous avez de la chance que il y a un homme qui est prêt à supporter vos conneries et vos névroses. Prenez ce que vous pouvez obtenir, et je ne plaisante pas. Sinon, commencez à construire votre colonie de chats.

Les femmes à Trou à merde Industriel, mon lieu de vie actuel, sont très pointues sur leur apparence. Je vous jure qu’une 5(/10) peut se faire ressembler à une 8 dans un club, mais elle est avec un mec 4. Elles maximisent leur apparence et se trouvent quelqu’un qui est toujours sous leur niveau d’attractivité.

Croyez bien que ce mec 4 est heureux d’attraper ce qui apparaît parfois comme un 8, ce qui signifie qu’il ne va pas être infidèle ou froid avec elle. La femme n’a pas besoin de jeu pour le garder, parce que, quand tout ce maquillage et faux cheveux est ôté, elle est toujours un mannequin pour lui. Il l’adore.

En Amérique, vous avez des filles de cotation 6 qui ressemblent à des 5 avec leurs tongs et leurs cheveux courts, et qui tentent d’accrocher un gars 8. Aucune somme de lecture de Cosmo ou « jeu de fille » ne va résoudre ce problème.

Purée, vous pouvez gagner à la loterie et même ainsi, un gars 8 ne va pas vouloir supporter votre médiocre cul. Obtenez un gars 4, enveloppez-le autour de votre doigt, et soyez reconnaissante que vous n’ayez pas à acheter plus de chats.

Comme vous pouvez le voir, le problème de trouver un homme n’a rien à voir avec le jeu ou qu’il ne reste pas de «bons hommes» dans le monde. Le problème est que les femmes ont grandi dans la culture de fantaisie qui leur enseigne qu’elles peuvent obtenir un homme plus beau qu’elles, une chose qui n’est arrivée souvent au cours de l’histoire humaine.

Pour toutes les futures mémères à chat qui me lisent : améliorez simplement votre apparence, visez bas, et vous ne devrez jamais plus vous soucier du « jeu » ou de garder un homme. Vous savez que vous avez bien agi quand votre mec est assez laid que pour que tout le monde pense que la seule façon qu’il a eue de vous attraper est parce qu’il a une grande bite.

Quand le PN « sadinise »

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regard sadique

Quand un être normal constate qu’une relation ne fonctionne pas, il rompt, tout simplement. Mais ce n’est pas ce que fait un pervers narcissique.

Lui (ou elle) ne « jette » son (sa) partenaire que quand il pense (à tort ou à raison) qu’il n’y a plus rien à en tirer. La rupture intervient non pas après des mois ou des années de désaccord & de dysharmonie, mais soudainement, quand le PN passe brusquement de l’idéalisation totale au mépris total. Dénué de sentiments & avide de tourner toutes ses forces vers la pêche à une nouvelle proie, il ne perd pas de temps à l’exprimer avec tact à sa victime.

S’il reste, il va alors « jouer » à des jeux sadiques avec sa proie, d’abord, car ça lui procure une sensation de puissance, et ensuite, si la victime mérite (à ses yeux) d’être punie – c-à-d toutes les fois où elle le frustre ou refuse d’obéir ou de l’admirer, lui fait une scène, proteste contre les maltraitances, l’a quitté, …

Il aime alors jouir de sa douleur, terreur & angoisse.

Ce faisant, il peut aussi déclencher la rage de sa victime, ce qui peut mettre sa vie en danger … mais même ça, il aime ; en effet, ça titille son besoin d’être puni (car, très conscient du mal qu’il inflige à l’autre, il a au fond de lui, un vague besoin d’être puni pour ses crimes) et du reste, tout PN étant mort à l’intérieur, est avide de sensations fortes pour se sentir vivre.

Alors, pour lui, tout vaut mieux que d’être ignoré ; par conséquent, si sa proie n’est pas en train de l’admirer & l’adorer comme il le mérite (!), elle sera en train de le haïr et de l’injurier… Les 2 lui procurent de l’approvisionnement narcissique, de toute façon ! Les 2 le font se sentir génial & tout puissant…

C’est pour ça que, tandis que nous, la victime, sommes en train de pleurer des larmes de sang ou de bouillir de rage & d’indignation, le PN est suprêmement calme et, si on regarde bien, on peut voir une expression de plaisir sur son visage tandis qu’on traverse des abîmes de souffrance…

On pourrait donc aisément confondre les PN avec des sadiques, car les 2 sont dénués d’empathie, égocentriques & rigides, les 2 ont l’art de dégotter des proies, de trouver leurs besoins puis de leur infliger des tortures pour en jouir.

Mais alors qu’un sadique en jouit sexuellement, le PN le fait pour punir &/ou réaffirmer sa grandeur, sa supériorité & son omnipotence.

Les PN emploient divers genres de violences pour briser leurs victimes ; il infiltre ses défenses, se moque d’elle & la critique sans cesse, brise sa confiance en soi, la déconcerte, la déséquilibre, l’avilit & la rabaisse, il envahit son territoire, abuse de sa confiance, épuise ses ressources, blesse ses proches, menace sa sécurité, l’entraîne dans sa paranoïa, la terrorise, la frustre d’amour & de sexe, il l’humilie & l’insulte (en privé et en public), souligne ses faiblesses, …

Très souvent, ces violences sadiques se font subtiles, et sont déguisées en un intérêt feint pour le bien-être de sa victime. Lui, le menteur, ose donner un « avis éclairé », lui, le psychopathe, joue le psy, lui, le mauvais, joue le père aimant ou l’ami ! Cette variante est tout aussi destructrice qu’une violence « ouverte » et plus dangereuse, car moins aisément détectable.

En fait, le PN aime être craint & haï et déteste être aimé ; la plupart d’entre eux sont véritablement drogués au « fix » de puissance absolue qu’ils ressentent en contemplant l’expression d’égarement, de haine, de répulsion, d’horreur ou de terreur sur le visage de leur proie. Il se sent alors comme un dieu cruel, tout-puissant, capricieux et impitoyable, une force de la nature dévastatrice.

Mais aussi (voir + haut), il attend & appelle la punition – qui, dans son esprit malade, est aussi sa justification. En effet, voici son raisonnement tordu : s’il est « persécuté », c’est parce qu’il est unique ; « si je n’étais pas spécial, se dit-il, ils ne me poursuivraient pas ainsi ».

Un PN est en conflit constant avec les «êtres inférieurs» (qu’au fond, il envie) : son (sa) partenaire, son patron, ses collègues, ses voisins, la société dans son ensemble, en sorte qu’il se sent souvent comme un génie parmi des demeurés, à devoir lutter contre la médiocrité de son milieu.

Bien sûr, c’est une projection ; au fond de lui, il sait que c’est lui qui est mauvais, dysfonctionnel, faible, médiocre et, en besoin constant d’approvisionnement narcissique, il est humilié par cette dépendance.

Ce contraste entre ses fantasmes grandioses et la réalité de son être génère une lutte en lui et des sentiments négatifs… dont – comme il ne peut affronter son côté sombre – il devra se débarrasser sur une victime… C’est un cercle vicieux !

Bref, le sadisme des pervers se mêle bien avec ses tendances masochistes & avec sa quête incessante d’approvisionnement narcissique.

Humilier, torturer et terroriser ses victimes prouve son omnipotence, nourrit son faux moi & ses fantasmes de grandeur. La douleur & le désarroi de celles-ci fournissent au PN sa nourriture préférée, tout en générant en ces victimes une rage, annonciatrice de châtiment (attendu) …

L’autonomie des PN n’est donc aussi (comme tout le reste) que faux-semblant ; il refuse farouchement toute dépendance (qui n’est pour lui que faiblesse, donc infériorité) mais en même temps, il ne peut se passer de jouer au dieu cruel, libre de tourmenter une créature (ce qui nécessite la présence d’un(e) autre).

La « créature » n’a pas besoin de lui – au contraire, elle vivrait bien mieux sans ce vampire qui lui suce le sang ! – mais lui, pour « se nourrir » (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/ ), ainsi que pour ses petits jeux malsains et autres rituels sataniques, a absolument besoin de l’autre !

La méditation interrompue

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zénitude3Un beau matin, un ermite zen faisait ses exercices de tai chi dans la solitude de sa retraite montagnarde.

Soudain, derrière lui, il entend un aboiement ; c’est un jeune chien qui l’invite à jouer à la balle avec lui…

Le moine en est d’abord contrarié ; ce chiot vient interrompre une activité sérieuse & profonde, pour lui proposer une activité triviale & ludique.

Il ramasse la balle et la jette au loin, mais à chaque fois, le chien court la chercher & la lui ramène.

Finalement, l’ermite envoie la balle dans le précipice bordant sa maison, et le chien y saute aussitôt.

Le vieil homme, regrettant son geste, part à sa recherche et retrouve la pauvre bête en contrebas, inanimée.

L’ermite ramène le chien chez lui & médite jusqu’à ce que l’animal – qui n’était heureusement pas blessé – revienne à lui.

Le vieux moine en est heureux et désormais, il incorpore le jeu dans la méditation, mixant tai chi & lançage de balle ; ainsi, l’harmonie règne … ce qui est, au fond, le vrai sens de la méditation !

La morale est qu’il est bon de nourrir sa spiritualité, mais sans pour autant exclure les autres êtres vivants ; qu’il faut « s’élever dans les hauteurs », tout en restant ouvert à l’autre & à la vie « ici-bas » ; c-à-d sans négliger de jouir de la compagnie des autres et des petits plaisirs de la vie …