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Attention, perception, conscience

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La conscience est un sujet à la mode ; on sait qu’on l’a (sinon, on serait évanoui), mais comme c’est un concept abstrait, on ignore ce qu’elle est exactement. Pour certains, c’est un genre de flux continu, pour d’autres, un faisceau de lumière, qui se porte tantôt sur un objet, tantôt sur un autre.

Je dirais qu’en résumé, c’est la conscience que l’on a de soi-même & de notre environnement ; si elle est correcte, elle nous aide à réfléchir sur le passé, peser les conséquences de nos actes & planifier notre avenir. Si elle est floue ou faussée, on agira toujours « à côté » !

Notre vie quotidienne se déroule dans divers états de conscience (la veille, le sommeil, la relaxation, …).

Et il y a aussi 2 strates de conscience ; la consciente & l’inconsciente. Toute information est traitée à la fois dans chacune de ces 2 strates.

Le cerveau traite les infos ainsi : il les prend, les analyse & tire des conclusions ou agit. Ce « traitement des informations » englobe le corps, l’esprit & les émotions.

Notre programmation ( = notre espèce (être humain), notre culture, notre famille & notre sensibilité) modèlent les choses que l’on perçoit ou pas – on ne perçoit donc qu’une infime partie de l’information qui nous environne.

A chaque seconde, notre cerveau traite 11 millions de bit d’information, mais on n’en perçoit consciemment qu’environ 40. Par ex, si l’on aperçoit un chat, on l’identifie consciemment (« tiens, un chat ») & inconsciemment (taille : petit, couleur : noir, mouvement : il saute de la table, distance : 3 mètres, préjugé : ces bestioles risquent de nous crever les yeux, association : mon voisin déteste les chats). Tout ceci définit nos réactions quand on en aperçoit un. Pourtant, malgré ces déformations, on juge comme réel ce que l’on perçoit, on croit nos pensées, on se fie à nos sensations instinctives (souvent infondées chez les individus peu conscients).

C’est l’attention sélective ( = placement de la conscience sur 1 stimulus ou groupe de stimuli) qui nous permet de rester concentré, en filtrant tout ce « bruit parasite » qui nous submerge à chaque seconde. Notre cerveau reçoit une masse d’informations, mais nous choisissons de (& sommes programmés pour) nous focaliser seulement sur certaines d’entre elles.

Ainsi, lorsque nous posons notre attention sur un objet, tout ce qui l’entoure disparaît de notre conscience (c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne faut pas téléphoner ou texter au volant !).

Nous sommes du reste bien moins conscients de notre environnement que nous le pensons, puisque nous ne remarquons généralement même pas les changements qui se produisent autour de nous ; voilà pourquoi les témoignages sont bien fragiles… Cette cécité émotionnelle est pratique pour se concentrer sur une tâche ou une conversation alors qu’on est environné d’autres stimuli & elle est si puissante que les prestidigitateurs en vivent !

L’attention est l’aptitude à se focaliser sur certaines informations. Elle a besoin de 2 éléments de. ressources cognitives & d’un choix (attention sélective).

Se focaliser sur plusieurs choses à la fois est difficile à faire (ou du moins, à faire durant longtemps) & réduit notre aptitude à s’en rappeler.

On n’a pas la maîtrise totale de ce sur quoi on pose notre attention, mais quand on le fait, c’est que l’on choisit de diriger notre attention sur cet objet particulier (ce dont on se rappellera), & d’ignorer les autres (dont on ne se souviendra pas).

On peut traiter l’information de 2 manières ; soit de haut en bas, soit l’inverse.

Le 1er mode consiste à d’abord penser, puis à ressentir les émotions – avec les réactions corporelles & les gestes y correspondant. Ceci est généralement peu efficace ; en effet, nos réactions sont biaisées par nos normes culturelles, nos expériences, nos attentes, notre humeur, …

Le 2d mode, lui, fait l’inverse ; il part d’abord des perceptions sensorielles & les réactions corporelles, passe par l’émotion correspondante et en tire enfin les conclusions logiques.

On s’entend souvent conseiller de réfléchir avant d’agir, mais il y a des cas (tir de défense, danse, patinage, tennis, …) où il faut (ré)agir avant de réfléchir, sinon, on échoue – dans le cas du tir défensif, on peut même être mort si on prend le temps de penser avant d’agir.

La perception (très partielle, comme on l’a vu plus haut) est le processus permettant de donner du sens au monde qui nous entoure & nous permet de le comprendre (plus ou moins). Sans elle, le visage de notre mère ne serait qu’un ensemble de formes, & on ne pourrait pas faire la différence entre de l’huile de vidange & un canard à l’orange.

Mais les perceptions sont trompeuses, puisque les sens ne font qu’amener des données brutes au cerveau, qui les décode & les interprète… avec plus ou moins de justesse…

Par ex, notre vision dépend non des yeux, mais du cerveau – évoquez, par ex, les images « illusion d’optique » ; le vase, qui devient 2 visages de profil qui se font face, ou la tête de canard qui se change en tête de lapin, ou le visage d’homme barbu qui se change en femme nue, …

Chacun d’entre nous a une « disposition perceptuelle » – les facteurs psychologiques déterminant comment on perçoit notre environnement.

Parfois, voir, c’est croire, mais plus souvent encore, croire, c’est voir !

En outre, c’est souvent le contexte qui donne un sens à ce que l’on perçoit ; par ex, pour l’image « lapin ou canard », si on ajoute des œufs décorés, les gens tendront plus à interpréter l’image comme un lapin de Pâques – ici, on voit que la culture joue aussi un rôle, d’ailleurs, ainsi que nos mobiles d’action & nos émotions.

Et c’est sans compter les « escamotages » & « raccourcis » filtrant le réel pour éviter que notre cerveau soit submergé par trop d’informations.

La perception, c’est donc notre façon de comprendre le monde & notre place dans celui-ci (physiquement & psychologiquement). Nos organes sensoriels extraient les données brutes du monde, découpées en bits d’information, lesquelles sont ensuite ré-assemblées dans notre cerveau pour former notre modèle personnel du monde. Oui, c’est notre cerveau qui bâtit nos perceptions.

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Quoi faire pour cesser d’être victime ?

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Comme pas mal de victimes de PN me posent la question, voici une réponse :

D’abord, (re)lire mon article du 3 octobre ; http://www.bonheuretamour.com/2016/10/03/rebatir-sa-vie-apres-la-violence-narcissique/

J’ajoute ici des informations supplémentaires ;

– Vous devez vous informer le plus possible sur la perversion narcissique – les articles suivants pourront vous aider :

PN & viol émotionnel : http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/

Le PN comme vampire : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/15/le-pn-comme-vampire/

Le PN comme gourou : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/20/le-pn-comme-gourou/

Provocations du PN ; cessez de réagir : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/21/provocations-du-pn-cessez-de-reagir/

Le PN & ses flying monkeys : http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/

Comment le PN vous pousse à vous compromettre : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/10/12/comment-le-pn-vous-pousse-a-vous-compromettre/

Rejeter un(e) PN = s’exposer à un harcèlement sans fin : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/13/rejeter-une-pn-sexposer-a-un-harcelement-sans-fin/

Choix du partenaire : évitez les vampires : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/11/06/choix-du-partenaire-evitez-les-vampires/

(16/11/’14) Comment éviter les PN à l’avenir : http://www.bonheuretamour.com/comment-eviter-les-pn-a-lavenir/

L’horrible mutation des victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/

comment vous attirez un PN : https://bonheuretamour.wordpress.com/2014/11/15/par-quoi-attirez-vous-un-pn-comment-vous-proteger/

Réaction d’un PN quand vous le plaquez : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/28/reaction-dun-pn-quand-vous-le-plaquez/

PN : repentir sincère ou comédie ? https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/02/20/pn-repentir-sincere-ou-comedie/

L’ex-victime de PN est seul(e) & pauvre : http://www.bonheuretamour.com/2016/01/27/lex-victime-de-pn-est-seule-pauvre/

Vérités enfouies : http://www.bonheuretamour.com/2016/06/27/victime-de-pn-verites-enfouies/

Famille PN : un schéma à connaître : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/29/famille-pn-un-schema-a-connaitre/

Pour quitter un loser : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/pour-quitter-un-loser/

Il y a 3 étapes : se détacher, rompre et le suivi.

— Ensuite, savoir qu’on a une addiction aux peptides négatifs – à ce sujet, vous pouvez lire

http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/

http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/

– A partir de là, bien vous conduire ; cesser les antidép’ !!!***, ne plus vous faire de mal, ni en faire aux autres, aider autrui, prier, …

– Enfin, ne pas croire les mensonges ambiants à ce sujet (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

– choisir un bon thérapeute ; http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/

– savoir que vous serez rejetée par la plupart : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

Et ce joli conte : http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/

Le mal étant fait au niveau émotionnel, seule une méthode de guérison émotionnelle peut guérir le stress post-traumatique complexe dû aux violences subies – & pour ça, je suis là ! (je ne crois pas qu’il existe d’autres thérapeutes hors des USA qui connaissent cette méthode & sachent comment l’utiliser).

 

** *Quoi penser des antidép’ ? La Nature nous a pourvus de plusieurs systèmes d’alarme, qui attirent notre attention si l’on ingère quelque chose qui met notre survie en danger ; par ex, quand on se met à fumer, on tousse (mécanisme destiné à expulser le poison de nos poumons).

Si, par ex, un homme scie une chaise, qu’il regarde ailleurs & se scie dans le bras, le corps envoie tout de suite un signal de douleur, qui l’alerte qu’il est en train de se faire du mal, et ainsi, il cesse

Et il en va de même au plan psychologique : quand on est sur une mauvaise voie, une qui mène à la mort (faire un job qui ne nous convient pas ou fréquenter des êtres toxiques, …), notre corps nous en avertit en nous causant des angoisses, des colères & de la tristesse.

Maintenant, imaginons que l’homme qui se scie le bras se dise, en ressentant la douleur, qu’il ne faut pas cesser de se le scier, mais plutôt, prendre une drogue pour anesthésier la douleur, pour pouvoir continuer à se faire du mal… C’est stupide, non ? Eh bien, c’est exactement pareil avec les antidépresseurs !

C’est recourir à un remède-express – tenter d’anesthésier sa douleur pour pouvoir continuer à vivre de façon insensée – au lieu de s’attaquer à la cause du problème !

En plus, les antidépresseurs sont inefficaces (je n’ai JAMAIS vu personne aller mieux avec eux !) et ont d’énormes effets secondaires – souvenons-nous que TOUS les ados ayant perpétré des massacres dans des écoles aux USA étaient sous antidép’, tout comme le pilote de la Lufthansa qui a crashé l’an dernier son avion contre une montagne…

Comment cesser de se saboter ?

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J’ai déjà traité l’auto-sabotage ici (http://www.bonheuretamour.com/2014/06/11/une-affaire-en-or-lauto-sabotage/ ) sous l’angle de ses aspects sociaux. Je parlerai ici des remèdes ;

Se saboter, c’est adopter un comportement, une pensée, une émotion ou une action qui nous éloigne d’obtenir de que l’on désire consciemment. Ces comportements naissent en fait d’un conflit entre nos désirs conscients et les inconscients ; c’est comme si on était dans une barque, à ramer (consciemment) dans une direction, alors que, sous la surface (inconsciemment), 10 gros poissons tirent la barque & l’entraînent dans la direction opposée.

C’est aussi un mécanisme de sécurité : l’auto-sabotage nous empêche d’atteindre nos objectifs, mais d’un autre côté, il nous protège contre la déception ; notre cerveau nous maintient dans notre zone de confort pour nous éviter d’être blessé.

Si vous en avez marre de vous saboter & que vous vous demandez comment cesser de le faire, voici quelques pistes :

a) se fixer un objectif
Comment mange-t-on un éléphant ? Une bouchée à la fois ! Donc, l’astuce consiste à choisir un (1 seul !) objectif important à la fois, à lui donner de l’importance dans votre vie & à vous concentrer sur ce seul but jusqu’à ce que vous l’atteigniez. Si, ce faisant, d’autres domaines de votre vie s’améliorent, c’est la cerise sur le gâteau.
b) oubliez la sécurité totale
Si vous pensez avoir besoin d’atteindre une totale confiance en vous avant de commencer, ou que sinon, vous échouerez, détrompez-vous. Cette sûreté de soi totale est un mythe. Il est naturel et sain à ressentir un certain doute de soi, surtout si vous ne disposez pas de preuves (que vous n’avez encore atteint aucun objectif concret).
Reconnaissez que ce doute est là, que c’est normal, et continuez votre route. Douter ne va pas compromettre votre réussite, sauf si vous y cédez.
c) sachez comment vous tenterez de vous saboter
Ceci est le facteur essentiel !  L’auto-sabotage ( = la tendance à faire le contraire de ce qui nous rend heureux) est universel. Vous devez planifier pour les jours de découragement (ceux où vous n’avez pas envie de travailler à votre objectif), identifier les diverses façons dont vous tenterez de vous convaincre que ça ne marchera pas ou d’abandonner votre but.
Si vous ignorez comment l’auto-sabotage fonctionne au niveau inconscient, il est essentiel que vous l’appreniez.
d) faire de tout petits pas
Un objectif, un petit pas à la fois, maturité, patience… Tout vouloir tout de suite, tenter d’en faire trop pour avancer vers le but plus vite, ne mène qu’à l’échec. En fait, ce n’est qu’une autre forme d’auto-sabotage !
e) profiter du trajet
Les grands objectifs prennent du temps à réaliser et donc, si vous n’aimez pas le chemin à suivre pour y aller, vous êtes mûr pour l’abandon de la course ! Vous devez donc découvrir comment jouir du trajet en lui-même.
Si, par ex, vous devez mincir, demandez-vous comment vous pourriez y trouver du plaisir.
f) former votre psychisme pour le succès
La plupart des gens ne remettent pas en question ce qui se passe dans leur tête. Quand ils se critiquent, ils se sentent victimes, quand ils ont peur, ils se bloquent, quand ils sont démotivés, ils ne savent pas comment changer ce schéma.
C’est parce que notre esprit, baigné dans sa culture d’origine & mené par ses désirs, accepte toutes sortes d’infos & de pensées non-pertinentes, au lieu d’examiner si elles sont vraies ou non.

La vérité est que notre esprit a besoin d’être formé exprès pour faire cesser de faire ce qui nous rend malheureux et commencer à faire les choses qui nous servent ( = obtiennent les résultats qu’on veut).

Conclusion :

Consciente que c’est un grave problème, car il touche la plupart d’entre nous, je compte l’approfondir – traiter ses aspects « intérieurs » en profondeurs – dans des articles futurs ; expliquer ce que c’est exactement, quelles sont toutes les formes sous lesquelles se manifeste, quelle est la raison profonde de son apparition, etc.

Creusons-nous la nénette …

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réfléchir2La « psychologie de comptoir » qu’on a en Europe prétend que, si l’on n’arrive pas à être heureux, c’est dû à « des erreurs de traitement logiques » … Mais ce remède est trop superficiel. La logique ou le bon sens ne peuvent pas séparer les « ingrédients » composant la tristesse parce que ces ingrédients sont profondément enfouis dans notre psychisme, au-delà de la portée de la logique ou du bon sens.
Une bonne approche psychologique dépend de la connaissance, pas la logique. Cette connaissance de la façon dont fonctionne notre psychisme nous conduit dans notre inconscient profond. Nous y découvrons tout ce qui fut réprimé, ainsi que les émotions négatives non résolues qui nous obligent à « recycler » nos sentiments & souvenirs douloureux, générant ainsi le malheur.
Daniel Gilbert (psychologue cognitif) prétend que « si nous devions ressentir le monde exactement comme il est, nous serions trop déprimés pour sortir du lit le matin » … C’est faux ! Prenons, par ex, les gens qui méditent ; loin de craindre la réalité, ils recherchent la vérité et un sens intérieur ; ceci les rend plus heureux, & les aide à reconnaître et à surmonter les défis de la vie.
Nous devons être prêts à appréhender la réalité, ou nous serons comme des enfants qui ont peur du noir & serons incapables de faire face à des défis tels que le changement climatique, l’épuisement des ressources, le terrorisme, …

Pour D. Gilbert – qui, comme la plupart des humains, juge de tout d’après sa propre personne, & parle ici sans doute pour lui-même – l’homme a besoin d’un certain niveau d’illusion, une sorte de « système psychologique immunitaire, » qui nous fait nous sentir assez bien que pour affronter le problème, mais assez mal que pour nous pousser à agir pour changer la situation. A mon avis,  ceci est bon pour les esprits faibles, mais pas du tout pour les forts ! Car « la force (et la santé) d’un esprit se mesure à la quantité de vérité qu’il peut supporter » !

Sa « solution » n’en est pas une, car elle ne fait qu’enfoncer les gens dans le mal-être. Comme le dit si bien Dr Phil : on ne peut pas changer une situation que l’on ne s’avoue pas ou qu’on refuse de reconnaître !

La critique de son livre dans le New York Times a été judicieusement intitulée « la joie de l’illusion ».

Voici un exemple d’une vraie ( = profonde) compréhension, appliquée aux « collectionneurs d’injustice » – des râleurs chroniques ou victimes passives, qui n’emploient leur esprit et leur imagination qu’à créer des impressions les laissant offensés, bernés, opprimés , ou autrement victimes. Leur problème n’est PAS DU TOUT dans de supposées  «erreurs de traitement logiques », comme le prétendent les psychologues cognitifs, mais qu’ils sont ignorants.

La logique nécessite l’accès aux faits pertinents, et la plupart des collectionneurs d’injustice ne disposent pas de ces faits ! Ils ne savent pas ce qui se passe dans leur psyché, et seule la psychologie des profondeurs peut le leur révéler ou le leur enseigner.
Sinon, il est forcé que ces gens souffrent ; en effet, ils produisent involontairement des impressions subjectives qu’on leur nuit & croient à tort que ces injustices (réelles, exagérées ou imaginées) les obligent à souffrir. Comment pourraient-ils appliquer la logique alors qu’ils ne peuvent pas voir les processus inconscients à l’œuvre dans leur psychisme ?
Leur compulsion inconsciente à souffrir doit être explorée à fond, car ces êtres, à un niveau profond, sont poussés à continuer à se faire souffrir.

Pour se libérer, ils doivent générer une révolution intérieure, alimentée par un autre niveau de conscience & de compréhension.  Cela peut impliquer de passer chaque jour du temps pour appliquer leur nouvelle connaissance de soi aux situations qui les font souffrir.  Ils commencent à voir les choix qu’ils ont fait, pour créer inutilement ces sentiments négatifs & en voient l’inanité : ils comprennent qu’ils ont souffert non pas parce que les circonstances le justifient, mais parce qu’ils recréent & recyclent des émotions négatives non résolues.
Une personne saine vise à générer des pensées et les émotions qui mènent à la créativité, la productivité, le plaisir, la détente. Un collecteur d’injustice, lui, vise inconsciemment à générer des pensées ou émotions impliquant la privation de contrôle, la critique et le rejet. Ceci produit tension, frustration, colère, cynisme & dépression – menant à des addictions.

Il ne faut donc pas craindre d’explorer profondément notre inconscient ; cela ne peut qu’améliorer notre vie !

L’ennui, c’est que cette connaissance profonde se heurte à de puissants obstacles dans notre psyché :

1) ça donne aux gens une existence – qui, sans cette souffrance, serait TRES TERNE ! La vie n’est que de « l’éprouvé vital » ; que l’on hume un parfum, que l’on écoute une belle musique, que l’on fasse l’amour, ou que l’on goûte un plat délicieux, tout cela n’est au fond qu’un ressenti. Or, pour des êtres n’ayant qu’un faible ressenti, la souffrance, ou colère, ou frustration, leur offre une chance de « goûter » la vie…

2) les humains sont hédonistes ; ils suivent la voie du moindre effort, et donc, s’intéressent aux choses extérieures (superficielles) et non à ce qui se passe en eux (profondeurs).

Et 3)  ça les distrait de leur mission – car tout le monde en a une – mais mener une vie intègre & profonde est très dur à réaliser ; alors, c’est TELLEMENT plus facile de se perdre dans les détails, de couper les cheveux en 4, de se soucier de choses plus triviales !

4) on récolte, de ces plaintes, quelques miettes d’attention et de compassion de la part des autres.

Bref, que des avantages – et ils ne voient pas les inconvénients ( = une vie ratée) ou les bénéfices ( = une vie pleine de sens, sereine et heureuse) qu’ils pourraient tirer d’un changement de paradigme ! Oui, tout est question de vibration, dans l’Univers, oui, le semblable attire le semblable, et oui, « plus on dit merci, plus on a de raisons de dire merci » (& l’inverse est vrai aussi)…

Alors, creusons-nous la nénette, réfléchissons à l’ambiance dans notre famille d’origine, ce que cette ambiance a dû générer comme sentiments en nous, et quelles conclusions on en a tiré sur le monde, quels mécanismes de survie on a dû adopter, comment cela s’est traduit plus tard dans nos choix ou nos relations,… (voir : Pourquoi le monde va-t-il mal, et nous aussi ? ; http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/ )

 

PS : ceci implique que les psys n’ayant pas fait un travail en profondeur dans leur propre psyché sont incapables d’enseigner les connaissances et méthodes favorisant la croissance intérieure & la santé émotionnelle.