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Société perverse

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J’ai déjà dit ailleurs (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/10/13/victime-avez-vous-choisi-la-violence/ ou http://www.bonheuretamour.com/la-soi-disant-co-dependance/), que les victimes sont rendues responsables des violences que le pervers leur inflige (incroyable, mais vrai !), et qu’elles doivent subir, en plus des abus du PN, ceux d’individus bêtes & méchants qui s’allient à lui ; les flying monkeys (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/ ).

Aussi, j’ai expliqué comment les victimes de PN sont punies d’oser dire ce qu’elles subissent, combien la société est complice de ces êtres maléfiques – car TOUS les acteurs sociaux (psys, assistantes sociales, juges, …) tiennent pour eux, contre les victimes ; voir :

– PN : la société accable les victimes ; http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

– Victime & acteurs sociaux : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/07/victimes-acteurs-sociaux/

– Violence perverse, effets & sociétéhttps://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe

Pourquoi on délaisse les victimes : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/

– Comment la société protège les PN : https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/

Oui, on peut dire que la société est elle-même perverse ; de tous côtés, elle nous envoie des informations pour nous faire trouver tout normaux les abus pervers.

Dans le film Matrix, Morpheus informe Neo que ceux qui sont encore branchés à la matrice, sont dangereux, car ils lutteront (& iront jusqu’à tuer) pour pouvoir continuer leur vie truquée.

C’est un fait ; hélas, la plupart des gens ne veulent pas savoir ce qui se passe vraiment ; ce n’est que si, un jour, ils ont besoin de l’information juste, qu’ils la chercheront – D’ici là, on ne peut rien changer à leur mentalité.

Tous les humains ont pourtant subi, dans leur vie, l’impact d’actes narcissiques

Nos gouvernants savent que « les chiens les plus fidèles sont ceux qu’on ne tient pas en laisse », alors, ils insistent sur nos « droits » & nos « libertés » & les gens croient être libres. Le conditionnement & la désinformation sont pourtant massifs – là dedans, la marge de liberté est bien mince !

Par ex, on est conditionnés à croire que le Mal n’existe pas, qu’il n’y a pas d’êtres mauvais

En sorte que, quand ils entendent une victime, ils se disent « Ce n’est pas possible », « Je ne crois pas que ce soit arrivé comme il (elle) le dit », « Tu est sûr(e) ? Mais non, tu te fais des idées », « Personne ne ferait une chose pareille », & ils continuent à dormir tout éveillés…

Il est bien opaque, l’écran érigé par la société pour nous empêcher de voir ce qui se passe !

Mais « si on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème » ; cette programmation perverse permet aux PN d’agir en plein jour sans être inquiétés.

Et pendant ce temps, on reproche aux victimes de se taire ; « il faut briser le silence ! » clament des panneaux un peu partout.

Mais voici ce qui arrive quand on en parle ; j’ai partagé mon histoire ici : http://www.bonheuretamour.com/2017/04/17/lutte-pour-la-garde-des-enfants-avec-un-pn/ !

Ayn Rand l’a bien exprimé ; « La chose la plus difficile à expliquer est le clairement évident que tout le monde a décidé de ne pas voir ».

Il y a des signes grands comme un mammouth, mais les gens préfèrent se fier aux apparences, & croire qu’un monsieur (ou une dame) si calme & si gentil ne pourrait pas faire de mal à une mouche.

Ils ne veulent pas croire qu’un humain puisse démolir même ses enfants, alors qu’il est si poli avec ses voisins !

Certains savent, au plus profond d’eux-mêmes, mais ils refusent de voir – Il est plus facile de rester endormi dans son petit monde, où tout se passe normalement.

Voilà pourquoi, quand la victime raconte ce que le PN lui fait, beaucoup réagissent avec colère – L’idée de base est : « Comment oses-tu prétendre que quelqu’un te traite ainsi ? »

C’est leur façon de dire à cette victime ; « cesse de me jeter cette négativité à la tête, cesse d’essayer de briser ma confortable vision du monde. Je ne veux pas savoir, ou connaître les actes d’êtres mauvais. Je veux être positif ! »

J’ai décrit ici http://www.bonheuretamour.com/2016/10/04/victime-de-pn-a-qui-le-dire/ combien rares sont ceux à qui l’on peut se confier à ce sujet.

Cette ignorance volontaire est un grave péché, car le pis dans cette vie, n’est pas tant les actes des mauvais que l’indifférence des autres – sans leur indifférence, jamais le mal n’existerait pas.

Les harceleurs & autres individus violents prospèrent sur cette ignorance volontaire et cesseraient immédiatement leurs vilaines actions s’ils se faisaient fortement punir à chaque fois – si la société les arrêtait.

« La peur du gendarme est le commencement de la sagesse » !

Car « le contraire de l’amour n’est pas la haine, c’est l’indifférence. Le contraire de l’art n’est pas la laideur, c’est l’indifférence. Le contraire de la foi n’est pas une hérésie, c’est l’indifférence. Et à l’opposé de la vie n’est pas la mort, c’est l’indifférence » a dit Elie Wiesel, qui savait de quoi il parlait !

J’ai moi-même écrit sur le devoir qu’a tout être humain de s’indigner quand il le faut, c-à-d en présence du mal (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/06/16/colere-indignation/ ).

En tout cas, ces gens ont fait le choix inverse – celui de laisser tomber les victimes, de laisser le PN continuer à les torturer …

Voilà ce que vivent les victimes.  Cet abandon de la part de leurs « frères humains » si peu humains, est ce qui fait encore le plus mal… L’adage « Il n’y a pas d’autre mort que le manque d’amour » a bien souvent résonné douloureusement en moi, comme en toutes les victimes…

La victime, prête à n’importe quoi pour se sortir des tortures qu’elle subit chaque jour, est tentée de se tourner vers des communautés de victimes (sur Facebook, par ex)… mais même là, elle ne rencontre qu’indifférence & agressivité. Je peux en parler ; beaucoup de ces soi-disant groupes de victimes de PN, sont gérés par des PN, et la majorité de leurs membres en sont.

C’est ainsi que mes écrits & mes commentaires n’ont rencontré quasiment que rejet & dogpiling…

En outre, là aussi, il y a beaucoup de « mouches du coche » ; des no-life qui, bêtes & n’ayant rien à faire de leur vie (& comme tels, se croyant géniaux, effet Dunning-Kruger oblige), se proclament « aidants »…

Comme « Tout âne aime s’entendre braire », ces Diafoirus ignorants saisissent toutes les occasions de donner leurs « géniales opinions » sur le sujet ! (pour voir l’ampleur du problème, vous pouvez lire : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/22/faux-apitoyes-vrais-cretins/).

Conclusion : protégez-vous ; sachez qu’il est dangereux de dire ses malheurs à ceux qui ne sont pas « éveillés » ; ils risquent de ne pas vous croire, de rire de vous, de vous injurier, de vous rejeter, d’utiliser vos confidences contre vous, …

Il faut se méfier même des psys, dont la plupart ignorent tout du problème, et même souvent, ne croient pas qu’il y ait des pervers.

Comme on ne peut connaître un sujet (quel qu’il soit) si on ne l’a pas vécu dans sa chair, il n’y a que ceux qui ont vécu avec un ou des PN, qui savent … Et encore ! Beaucoup se disent victimes d’un PN juste parce que leur petit ami les a trompées, beaucoup de victimes croient encore la propagande sociale, & d’autres, à force de se pencher sur le Mal, sont elles-mêmes devenues mauvaises (voir comment ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/07/10/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

C’est pourquoi les victimes créent des sites & écrivent des articles ou font des vidéos pour raconter leur histoire & offrir des solutions. Mais là encore, que d’ignorance, de préjugés tenaces & de désinformation !

Bref, faites le tri – en rejetant les théories à la mode & ceux (celles) qui les propagent

(voir : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ et http://www.bonheuretamour.com/2015/01/11/pn-communication-non-violente/ ), sinon, vous resterez victime.

Réveillez-vous ! Cessez de croire le bourrage de crâne qui vous maintient misérable & dépendant (au profit de qui ?!)

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Colère & indignation

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Que ferait Jésus

Ce « meme » (qui dit ; « La prochaine fois que quelqu’un vous demande « Que ferait Jésus ? », rappelez-leur que renverser des tables & chasser des gens avec un fouet est du domaine des possibilités ») m’a d’abord amusée… puis il m’a portée à réfléchir.

Les saintes Ecritures disent que la colère fait partie des péchés mortels (les 7 péchés capitaux sont : la colère, l’orgueil, l’envie, la luxure, l’avidité (ou avarice), la gourmandise & la paresse).

Or, Jésus devait sans aucun doute être très en colère pour renverser les tables des changeurs, arracher sa ceinture et les battre avec…

Comment un si saint homme (répandant la Vérité & l’Amour) pourrait-il se damner en commettant un péché mortel ? C’est évidemment impossible !

Ce qu’il ressentait en fait, c’est de l’indignation ; un sentiment d’outrage devant quelque chose de mal & de choquant – bref, une SAINTE colère – qui elle, je n’en doute pas, n’est nullement un péché, bien au contraire !

Car c’est au fruit qu’on connaît l’arbre ;

Cf Matthieu 7 : 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.…

=> Jésus, étant bon, ne peut donc faire des choses mauvaises.

Ce qu’il a vu ( = un lieu saint, où tout ne devrait être que spirituel, changé en lieu où s’expriment des actes & sentiments bassement matériels) était tellement choquant que cette sainte colère est montée en lui, bouillonnant comme un volcan et sortant de lui – aujourd’hui, on dirait qu’il « a pété un câble » !

Même qu’il a dû apparaître comme un fou furieux, j’estime son acte bon, & voici pourquoi :

Il ne voulait pas blesser ces marchands, mais montrer à tous que ce qui se passait était mal – ce qui a certainement provoqué chez certains une prise de conscience salutaire !

Car cette situation a sûrement dû s’installer progressivement (exactement ce qu’on voit dans notre société actuelle) et donc, les gens s’étaient habitués à cette situation scandaleuse – mais Jésus, en s’en offensant, leur a montré que ce n’était ni normal, ni acceptable !

Et bien sûr, ça n’a pas manqué : les mauvais ont crié au sacrilège & au blasphème ; en effet, les méchants haïssent la vérité, qui les démasque, et pourchassent de leur haine ceux qui la répandent.

EUX, ils agissent ; c’est ainsi qu’on a critiqué Bouddha, crucifié Jésus, poursuivi Muhammad, fusillé le Bab, emprisonné Baha’u-llah, assassiné Gandhi, … c’est pour cela que tout va mal ; les mauvais sont actifs alors que les bons ne font rien !

Alors, tout en sachant que personne n’est parfait & que je suis une pécheresse, quand je poste un article ou un commentaire polémique indigné, & qu’on me le reproche, on s’oppose au Bien & à la vérité, comme on l’a fait avec Jésus !

Si on lit la biographie des grands hommes, on constate d’ailleurs que tous les coeur purs (amis de Dieu & de la connaissance) sont décrits comme ayant « un caractère colérique », que tous ont senti de ces saintes indignations & piqué des rages en face du mal.

Loin des théories débiles du New Age, prétendant qu’il faut être toujours positif, c’est au contraire les mauvais qui laissent tout passer sans réagir. Dans notre société (décadente & perverse), tout est bon, tout est valable, tout est ok, & si on est outré & que l’on ose protester contre les saletés qui s’y passent, on se fait moquer ou traiter de moyennâgeuse ou de fou (folle) …

Voici un de leurs mensonges (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/03/12/p-c-new-age/) ; Personne ne devrait jamais se mettre en colère, c’est une émotion qui doit être purgée de votre système. => Correction : la colère est une émotion comme une autre – et, comme une autre, a été créée en nous pour nous sauver la vie ! On ressent de la colère lorsque quelqu’un envahit notre espace ou nous prend quelque chose qui est légitimement à nous. Alors que la colère injuste et non-canalisée est contre-productive, une juste indignation est la motivation majeure pour créer des changements positifs dans le monde. Si vous n’êtes pas indignés par ce qui se passe autour de vous, vous ne faites pas attention, vous êtes inconscient et/ou indifférent (c-à-d complice du mal).

Du reste, n’avez-vous pas remarqué comme les « serpents » sont calmes & apparemment normaux ?

C’est vrai que j’en veux plus aux flics, à la soi-disant « Justice » & aux services sociaux – qui savent ce que mon ex-mari m’a fait subir (& fait encore), ou à mes voisins, qui entendaient qu’il me battait et ne réagissaient pas, qu’audit mari ; car quand il y a violence durable ou harcèlement, c’est toujours que la communauté (frères & soeurs humains) & l’autorité en charge ne font pas leur boulot !

Ces gens auraient dû s’indigner et agir pour me protéger (faire cesser la violence & punir l’agresseur).

De même quand ma mère me battait étant petite : à cette époque, je ne pouvais m’exprimer cette pensée, mais je la ressentais & perdais foi en moi-même et en l’humanité !

Si tous ces gens qui l’ont vue & entendue me battre & m’humilier étaient intervenus pour me défendre & lui faire honte de sa conduite, j’aurais pigé que c’était elle qui faisait mal, et non moi qui était une ratée totale… ce qui aurait modifié le cours de ma vie ! Car la seule qualité (à part bien sûr les connaissances indispensables à la survie) que les parents doivent développer pour assurer le bonheur de leur enfant dans la vie, c’est la confiance en soi.

Par ex quand, le 20 mars 1972 (mon anniversaire !), je suis arrivée à l’école en pleurant, et bleue de coups des pieds à la tête, les profs « n’ont rien remarqué » et quand je suis arrivée chez le Dr Dethier, à Molenbeek, avec l’oreille déchirée, saignant abondamment et pleurant convulsivement, il « n’a rien remarqué » non plus… Cette passivité est CRIMINELLE ! (& même pis : certains, non contents de ne pas agir pour faire cesser ces abus, en profitaient pour se défouler sur moi – sachant que j’étais trop petite pour me défendre et que mes « parents » ne feraient rien pour me défendre).

Les prisonniers des camps de concentration le disaient aussi : ils ont plus souffert de l’absence de réaction des habitants des alentours des camps (qui savaient ce que les nazis leur infligeaient & laissaient faire) que de leurs bourreaux !

Bien loin d’être un péché, cette rage de Jésus est donc la vertu opposée : un acte de bonté. Quand on voit quelque chose qui est Mal, il est normal d’en ressentir de la colère, normal de vouloir rectifier la situation scandaleuse, et de notre devoir de nous indigner !

Alors, oui ; demandez-vous ce que Jésus ferait et s’il le faut, laissez-vous aller à une sainte colère !

PN : astuces pour les détecter

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couple spagas Les PN étant des catastrophes naturelles (voir  : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/28/le-pn-comme-un-ouragan/ ), il faut, pour limiter les dégâts, les détecter au plus tôt, pour s’en débarrasser avant qu’ils ne vous aient détruit(e) complètement.

C’est un peu comme avec les dégâts du feu : pour 1 seconde, il faut 1 verre d’eau, pour 1 minute, 1 seau d’eau, et pour 1 heure, 1 camion d’eau.

Donc, au plus tôt on sait à quoi s’en tenir sur une nouvelle connaissance, au plus on limite le mal qu’il nous fait (sinon, on se retrouve, comme moi, avec une union, des enfants, … et 38 ans d’emmerdements divers).

Quand on fait connaissance avec quelqu’un, que ce soit pour une relation de travail, d’amitié ou d’amour, il peut arriver que ce qu’il (elle) dit nous met mal à l’aise, en sorte qu’on se demande si on n’a pas affaire à un(e) pervers narcissique. Pour le savoir à coup sûr, il y a un petit truc utile :

Comme ces gens nous « mordent », c-à-d nous font du mal, on se sent mal et normalement, on devrait réaliser cela et partir, mais si l’on a grandi dans une famille de PN – c-à-d un lieu où l’on était maltraité sans pouvoir ni se défendre ni partir (parce qu’on était un enfant – c-à-d un être petit, faible, innocent et pas en état de gagner sa vie), on a été programmé pour l’impuissance – pour ne pas « comprendre » ce qu’on ressent.

Comme tout cela a commencé quand on était trop petit(e) que pour le « mettre en mots » et que l’effet des violences est de nous bloquer à l’âge émotionnel où c’est arrivé, on ressent la douleur, mais comme une bête le fait, c-à-d qu’on ne la « comprend » pas consciemment, que ça n’arrive pas jusqu’à notre pensée, qu’on est incapable d’exprimer ce qui nous est infligé – ce qui serait pourtant la seule façon de comprendre ce qui se passe, ce qu’ils sont, et font, et nous font subir.

En outre, un enfant ne PEUT pas s’avouer que ses parents (c-à-d des êtres dont il dépend totalement pour sa survie) ne sont pas ce qu’ils devraient être (nourrisseurs et protecteurs), mais sont, au lieu de ça, d’horribles monstres sans sentiments, des prédateurs assoiffés de son sang & avides de le détruire), de ne pas en tenir compte de ce qui se passe en nous

Un bon exemple de ce qu’est cette « impuissance acquise » est la domestication des éléphants en Inde ; les villageois capturent des éléphants sauvages dans la forêt et les attachent avec de grosses chaînes d’acier.

Au début de leur captivité, les éléphants tentent de s’enfuir, mais ils n’y arrivent pas car les chaînes sont trop solides … Au bout d’un certain temps, les animaux comprennent qu’ils ne sont pas les plus forts & que toute tentative de fuite est inutile, alors, ils cessent d’essayer. Ils sont totalement découragés & se soumettent à leur sort.

Par la suite, on pourrait les attacher avec un fil de soie, qu’ils ne tenteraient plus de fuir… Voilà l’impuissance acquise.

Idem avec nous ; on a grandi dans une famille d’exploiteurs violents et on a tenté d’échapper d’une ou d’autre façon, mais bien vite, on a compris que tout était inutile, et qu’il était inévitable qu’on doive vivre avec des êtres plus forts et haineux, et on s’est résignés (en utilisant des mécanismes de défense pour survivre).

Normalement, la vérité, le savoir vous libèrent… (sauf qu’il y a généralement un stress post-traumatique, et donc, des liens psychologiques sous-jacents qui nous « attachent » de plusieurs façons aux expériences destructrices).

Un bon test pour savoir si quelqu’un qu’on vient de rencontrer est un PN, est (car les PN n’ont pas d’empathie) de lui dire que vous avez eu une sale journée au boulot ou avec vos enfants.

Si l’autre ne vous renvoie pas la balle en demandant des détails, méfiance ! car une conversation normale, est comme un jeu de ping-pong où chacun se renvoie la balle à tour de rôle & où tout coule de source.

En général, les gens qui ne vous demandent jamais comment vous allez ou comment vous vous sentez, … c’est qu’ils s’en fichent (même s’il y a des exceptions à ceci).

Voici une astuce que j’emploie quand je ne sais quoi penser de quelqu’un : j’inverse les rôles.

Vous aussi, imaginez que c’est l’autre qui vous dit ce que vous lui dites (et comment vous le dites), et que vous réagissez comme lui ; ça vous fait quoi ? Est-ce juste ? Est-ce normal ? Est-ce gentil & plein d’amour ? Ou est-ce cruel, insensible, hostile, inflexible, indifférent ?

Testez les gens avant de commencer une relation avec eux !

N’oubliez pas que la science a détecté un MNRD (déficit de récepteurs de neurones miroirs) dans le cerveau de gens reconnus pervers. Par conséquent, si votre nouvel(le) ami(e) reflète ce que vous dites & vos émotions, le feu est vert – mais dans le cas contraire, prenez vos distances !

Certains affirment également l’efficacité d’un autre test pour détecter les personnes non-empathiques : les test de « Will Hunting » ; ils préconisent de regarder ce film avec l’individu qu’on soupçonne d’être PN et que, s’il n’est pas ému par le film, c’est un signe certain qu’il (elle) l’est… J’ignore si ce test est efficace, mais il peut sans doute servir, comme confirmation…

Parler avec un PN

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discussion PN2La communication est sans doute – avec la sexualité – ce qui est le plus perverti, avec un PN …Forcément ; c’est justement cela qui fait de nous des humains ! Avec de tels individus, TOUS les modes de communication (y compris la sexualité), au lieu d’être agréables & gratifiants, sont pénibles & douloureux !

Certains PN sont des parleurs, d’autres sont des taiseux – mais même les taiseux ont su se créer une façade inoffensive, en apparaissant cool, serein… alors qu’en fait, il écoute attentivement les informations que vous lui livrez en parlant, pour les utiliser contre vous plus tard…

J’avais déjà parlé de la « torture par le silence » (http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/ ).

Je traiterai ici d’un autre problème de communication : la coupure systématique de nos phrases.

Pour à la fois nous irriter (ce qui cause une frustration, d’où du « sang » à boire pour ce vampire) et en même temps saper encore plus notre confiance en nous, en nous montrant à quel point on est insignifiant(e) & inintéressant(e), un PN ne nous laisse jamais terminer nos phrases, mais nous coupe en plein milieu… Vous connaissez cela, je parie ? ..

Il peut même le faire – c’est bien la seule chose pour laquelle ils sont créatifs ! – de plusieurs façons différentes (que j’expliquerai ci-dessous).

Attention : les gens souffrant d’hyperactivité ont aussi l’habitude de couper les phrases d’autrui, mais, comme ils voient que ça déplaît, ils s’excusent & cherchent à s’en corriger. Rien de tel chez un PN, vous vous en doutez !

Donc, si l’un de vos proches agit ainsi sans le regretter, vous avez sans doute affaire à un PN et il vaut mieux s’en éloigner.

Et ça devient encore plus clair si vous le voyez laisser parler d’autres personnes sans les interrompre… un individu souffrant d’un manque d’attention ne peut se retenir et interrompt tout le monde, peu importe qui c’est.

Bref, au lieu d’excuser ce comportement inacceptable en pensant qu’au fond, ce n’est pas grave, commencez à vous fier à vos sensations (car se faire couper quand on parle est pénible) et ne tolérez plus dans votre vie que des gens qui vous font vous sentir bien.

Une autre tactique (proche de la « torture silencieuse », mais plus dangereuse car bien plus subtile) est « l’ignorance » ; c-à-d que souvent, le PN vous nie ; lorsque vous lui parlez d’un sujet qui vous importe, il semble soudain perdre tout intérêt à vous & à vos dires… Ses yeux se font vagues, comme s’il n’écoutait plus ; il se met à faire autre chose, à changer de pièce (en sorte que vous devez lui courir après pour vous faire entendre), à s’endormir, ou sauter à un tout autre sujet, à jouer ou à envoyer un sms, à regarder la télé, …

Ou, si vous êtes en train de lui parler au téléphone, il s’adresse soudain à quelqu’un d’autre (son ami, son collègue, son chien, …) – toujours, bien entendu, lorsque vous évoquez un sujet qui vous émeut.

Et pendant qu’il joue les indifférents, vous tentez de revenir au sujet qui vous intéresse & de garder son attention sur la conversation… C’est une sensation très pénible !

Et c’est totalement fait exprès ! Remarquez que quand le PN parle d’un sujet qui l’intéresse, il (elle) n’a aucun problème à rester sur le sujet ! Si ça lui convient et/ou qu’il a quelque chose à y gagner (par ex, une « pêche aux infos » qu’il pourra exploiter ensuite), un PN peut tenir une conversation normale, mais c’est rare.

Cette tactique perverse est repérable assez rapidement dans une relation ; au début, il vous bombarde d’amour (messages, coups de fil, déclarations enflammées, …) mais si vous faites bien attention, vous verrez que quand vous lui parlez d’une chose, il semble « se détacher » par moments de ce que vous dites, comme s’il s’en fichait … Ne négligez pas ce signal d’alarme !

Donc, quand un PN vous manque ainsi de respect, il le fait pour tester vos limites. Si l’un de nos interlocuteurs nous joue ce jeu de nous nier ou de nous couper, quelqu’un qui manque de limites & de confiance en soi continuera à essayer de ré-obtenir son attention, d’être entendu ou de tenir une conversation normale avec cet interlocuteur. Un être ayant des limites saines ne tolérera pas qu’on le nie ou piétine sa dignité.

Si vous restez prêt(e) à essayer d’avoir des discussions ou à garder dans votre vie quelqu’un qui vous traite aussi mal, le PN comprend que vous êtes une proie qu’il pourra exploiter – c-à-d, pour lui, un(e) faible, car naïf(ve).

Il y a autre chose ; comme, tout au fond de lui, un PN sait que vous valez 1000 fois mieux que lui, et qu’il en crève de jalousie (car tout PN est envieux et mesquin), vous humilier et vous rabaisser ainsi, en vous niant comme si vous n’étiez qu’un moucheron, lui procure beaucoup de plaisir, & une bonne dose d’approvisionnement narcissique …

Ce signal n’est donc pas à négliger ; si vous excusez ce comportement, si vous tolérez d’être ainsi manqué(e) de respect, vous vous exposez à des années d’abus… Par contre, si, avant d’accorder votre confiance à quelqu’un, vous faites l’effort d’être vigilant(e), d’observer les signes, et d’en tenir compte (et de ne pas excuser les manques de respect), vous vous épargnerez ce piège (qui peut se révéler mortel). Vous pouvez vous épargner ces années de maltraitances en étant attentive au début et en coupant les ponts dès que vous percevez un signal d’alarme !

Donc, si quelqu’un que vous venez de rencontrer a dur à garder son attention sur la conversation quand vous parlez, mais s’anime comme par magie quand lui-même ou quelqu’un d’autre parle, soyez sûr(e) que c’est un PN qui vous teste pour voir si vous êtes « un(e) idiot(e) » qui tolérera cela, et partez ; vous avez mieux à faire de votre vie !

Marie Crispeels & la blouse fleurie

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triste enfant

 

Je vais vous conter certaines anecdotes de ma vie. Pour survivre, j’ai dû me dissocier de ce qui m’arrivait quand j’étais enfant (je traiterai ce sujet bientôt), mais à présent, certaines choses me reviennent à l’esprit.

Avant, je n’aurais pu les évoquer, mais maintenant, je le peux…

Ma mère (elle est morte entretemps) ; une PN nommée Guislaine Henskens, avait elle-même une mère ; Marie Crispeels.

Tout comme ma mère était, non une maman, mais une foldingue enragée à me battre, m’injurier et m’humilier en public (sans compter me faire faire tout le boulot de la maison depuis toute petite), ma grand-mère était bien loin de la charmante grand-mère qu’un enfant est en droit d’attendre.

Par ex, ma foldingue de mère me reprochait très souvent que, quand j’étais bébé, elle avait dû, à cause de moi, se lever la nuit (elle devait peu se lever, puisqu’elle nous droguait ! – j’en parle ici http://www.bonheuretamour.com/2012/06/22/une-forme-dabus-meconnue-droguer-les-enfants/  ), m’appelant alors « un clou de son cercueil », et du prix que je coûtais à nourrir (« sans toi, je pourrais me payer une villa », disait-elle), et surtout de ses nombreuses disputes avec mon père ou ses soeurs – c’était toujours ma faute – alors que la réalité, c’était que mon père était un coureur de jupons immature, et ses soeurs & elle, des garces agressives toutes plus dingues les unes que les autres !

Du restes, ces « chères taties » ne se privaient pas de me regarder de haut et de m’accuser de ce que faisaient LEURS enfants (mes cousines) – celles-ci avaient par exemple le droit de me prendre ou casser mes jouets, et …qui se faisait enguirlander ensuite de ceci par ma mère ? MOI !

Un jour, mes cousines & ma soeur avaient trouvé un jeu amusant : m’enfermer (on était chez l’une de mes tantes) dans la petite armoire sous l’évier. J’étais terrifiée et les suppliais de m’ouvrir – mais non ; elles m’ont laissé là durant des heures ! (encore aujourd’hui, je suis claustrophobe). Quand les adultes m’ont finalement trouvée & tirée de là, il n’y a eu AUCUNE CONSEQUENCE pour les cruelles filles qui m’avaient terrorisée ainsi !

Quant à ma grand-mère (pour en revenir à elle) ; quand j’étais toute petite, elle m’interdisait d’entrer (me laissant en dehors de sa maison), sous prétexte que j’étais trop laide (je signale que, plus tard, le manequinat m’a rapporté de quoi meubler mon 1er flat à 23 ans).

Voici l’anecdote : on avait 14 ans, ma soeur (jumelle) & moi – elle, l’enfant parfait, moi, le bouc émissaire – et ma mère nous avait acheté une petite blouse blanche avec des fleurettes et du nid d’abeille, très joli & décent.

Ainsi habillée, je l’accompagne un jour chez cette grand-mère… J’étais à l’époque très douce (mon autre grand-mère m’appelait « ma douce »), toujours souriante, gentille, très obéissante, serviable, avide de me rendre utile.

Mais ma « chère mère-grand » voulait se calmer les nerfs – et bien sûr, c’est à ça que je servais dans cette famille de cinglés (mon père me battait à coups de poings, de pied, de cravache, …) , ma mère découpait des morceaux de tissu de ses robes, puis se précipitait comme une furie à 3 heures du matin dans notre chambre, en ouvrant la lumière, en hurlant, en me sautant dessus à coup de gifles, décidée à me faire avouer que c’est moi qui avait fait ça ( !) Et le lendemain, il fallait être en forme pour l’école…  Mais, croyez-le ou pas, j’étais en forme, et même très joyeuse, et j’obtenais les meilleures notes en classe, car, comme pendant les violences, je « me réfugiais dans ma tête », j’étais « ailleurs », tout se brouillait & j’oubliais tout le lendemain (On voit ici la fausseté d’encore une théorie « psy » typique, postulant qu’un gosse battu aura nécessairement de mauvaises notes à l’école !!!).

Bref… Revenons à nos moutons ; ma grand-mère (ou le loup, plutôt !).

Ce jour-là, à peine avais-je posé le pied chez ma grand-mère, qu’elle se mit à m’insulter, et à me traiter d’indécente, de fille perdue, de putain (pauvre de moi ! Je n’avais même encore jamais embrassé un garçon, ni n’avais même d’idée comment ils étaient faits !).

Elle aussi se jette donc sur moi comme une furie – je faisais 30 kgs pour 1,40 m à l’époque, et elle, un bon 80 kgs  pour 1,70m – et, en pleine crise de rage, m’arrache les cheveux, me jette à terre, s’acharne sur moi (ma mère, bien sûr, ne bronchait pas, mais jouissait du spectacle – n’ayant garde de me défendre ni de dire que c’était elle qui m’avait offert la blouse), et finit par m’arracher ma blouse (souvenez-vous combien on est pudique à 14 ans), et m’obliger à mettre une vieille blouse lui appartenant (jugez comme ça m’allait, vu la différence de taille & de poids) & à la porter tout l’après-midi.

Voilà… cela, c’était mon quotidien dans ma famille… (si on peut appeler ça une famille).

Bien plus tard, quand j’ai vu le film « Mathilda » (d’après le roman de Roald Dahl), j’ai eu une sorte d’ »illumination » en me reconnaissant dans cette fillette, qui était comme une rose poussée sur du fumier ( = une gentille petite fille grandissant dans une famille de sales cons tarés et mauvais qui l’ont prise comme bouc émissaire).

Une des choses qui me faisaient le plus de mal, c’est que les gens savaient & laissaient faire : les voisins, par ex, entendaient les coups & mes cris, mais … rien.  Ils souriaient à mes parents & les traitaient avec respect – forcément, mon père gagnait gros & était, en société, bon vivant et généreux…

Le 20 mars 1972, est un jour d’anniversaire que je n’oublierai jamais. Ce matin-là, ma « mère » – qui carburait à un cocktail d’alcool & de tranquilisants ! – est soudain prise d’une crise de démence. Elle se jette sur moi et me bats (la routine habituelle) mais ça ne lui suffit pas ; elle tire mon père du lit et lui hurle de me battre.

Le sinistre individu – sans savoir la raison, mais ayant aussi envie de se défouler sur une enfant sans défense – prend sa cravache en nerf de boeuf (ô, que c’est dur, le nerf de boeuf !) & m’en cingle le corps de haut en bas.

Et après cette « fête d’anniversaire », on part pour l’école. Mais là, je pleure convulsivement & des « bleus » commencent à se marquer sur ma peau, en sorte que mes profs les voient… Il n’y a eu AUCUNE CONSEQUENCE pour mes parents !

Un autre jour, à l’adolescence, ma soeur ayant fait les 400 coups, mon père commence à lui crier dessus, et moi, bonne petite soldate, je la défends… Conclusion : mon père tourne sa rage vers moi (ça se passait toujours ainsi) et à un moment, ne pouvant m’attraper, me jette une perforatrice à la tête.

Elle m’atteint à l’oreille droite, qui se déchire & se met à saigner. Vite, on m’embarque pour aller chez le toubib (Dr Dethier, rue des Hippocampes à Molenbeek). Là  aussi, je pleurais convulsivement – le gars me soigne comme si c’était d’une grippe, en causant calmement avec mon père. O, comme ça fait mal ! Je ne me le disais pas consciemment, mais toujours, j’espérais qu’un humain quelconque leur ferait honte de leur conduite, et me protégerait… mais cela n’est JAMAIS arrivé ! (tout comme plus tard, chacun ; médecins, flics, voisins, .. ignorerait consciemment mes cris, mes appels au secours & même les traces des coups que mon « cher & tendre », Eric Willems, me porta).

Une autre chose pénible, était que ma mère se plaignait de moi chez les commerçants, et ceux-ci, au lieu de trouver bizarre qu’une mère salisse ainsi son enfant, se penchaient sur moi d’un air outré, & me faisaient la leçon – du style « Oh, c’est pas bien de désobéir » ou « de faire des misères à ta maman », « à l’avenir, obéis-lui ! », et autres genres de conneries…

Autre scène typique ; un jour, à l’âge de 3 ans, j’étais chez mes grands-parents paternels, avec mes parents, et le cousin de mon père, André (un vieux célibataire – homme très grand et très fort) était là aussi.

Soudain, je vois que le manteau d’André est tombé du porte-manteau et traîne par terre. Aussitôt, je me précipite pour le ramasser.  Une seconde après, vlan ! Je reçois une énorme gifle, qui me fait tomber par terre et j’entends « touche pas à mon manteau, sale gamine ! » …C’était André… Bien entendu, mes parents n’ont pas réagi…

Ainsi, je vivais dans un monde où non seulement mes parents me battaient & me torturaient, mais en plus, n’importe quel autre humain (adulte ou enfant) pouvait se servir de moi comme punching ball si l’envie lui en prenait…

J’espère que mon récit poussera les gens témoins de violences à enfant à réagir – car l’indifférence tue !