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« Guide du bon parent » : extraits

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bb dort Si vous voulez vous débrouiller comme un chef avec votre (vos) enfant(s), je vous conseille cet excellent e-book (illustré, 220 pages) d’un auteur bien informé (moi !), qui sera présenté prochainement sur www.bonheuretamour.com.

Pour vous en donner une idée, j’ai sélectionné 20 courts extraits, que je vous présente ici :

Bébé : les débuts :

Lors de votre retour chez vous avec votre bébé tout neuf, vous vous sentez un peu perdue (surtout si c’est votre premier enfant) et stressée.  Le fameux « baby-blues » a bon dos !  Il n’est pas besoin de lui pour expliquer la fatigue et le découragement de la nouvelle maman.  D’abord, l’accouchement (une dure épreuve, en général), les soins, les visites, …sont fatigants.

Et les nuits « hachées » par les tétées épuisent. Enfin, le fait d’avoir un enfant multiplie par 3 votre travail ménager (dit-on), et par 8 pour un 2ème (s’ils se suivent de près).

Il vous faut aussi apprendre à connaître un être totalement inconnu et vous craignez peut-être de ne pas bien y arriver.

Vous aurez donc absolument besoin de 2 choses : du repos et de l’organisation.  Du soutien aussi, dans la mesure du possible.

D’abord, devenez très « relax » en ce qui concerne le ménage.. « Ménagez »-vous, plutôt !  Fini aussi de mitonner de bons petits plats; vive la modernité, avec ses surgelés, ses conserves et ses plats préparés !

L’option « manger dehors » (au restaurant) est peu praticable. Sortir avec un bébé constitue en effet une véritable expédition et exige beaucoup de préparation et de méthode – pour ne rien oublier.

 

La toux : Elle témoigne le plus souvent d’une agression virale.

Comment la traiter ? Dans diverses études, le miel s’est révélé plus efficace que les sirop antitussifs (inefficaces) ; donc, donnez-en – mais seulement après 1 an d’âge ! -une cuillerée le soir au petit tousseur, et humidifiez sa chambre. Le plus efficace semble être … le jus d’ananas !

Ce jus contient en effet de la vitamine C, du manganèse et de la bromélaïne, une enzyme aux effets anti-inflammatoires, combattant les infections et éliminant les bactéries. En outre, ce jus dissout et élimine le mucus.

Du jus d’un ananas frais, couplé à du miel  et à un peu de sel marin est donc un bon antitussif – certains recommandent d’ajouter aussi un peu de gingembre ou même de poivre.

Mais attention : n’utilisez que du miel bio ; les miels industriels sont majoritairement constitués de sucre !

Si la toux persiste plus de 2-3 jours, consultez un médecin.

Pleurs : Tordons d’abord le cou à un préjugé tenace : le nouveau-né qui, soi-disant, vous fait « tourner en bourrique » avec ses pleurs.  Rappelons-nous que le bébé humain est totalement impuissant.  En présence d’un inconfort quelconque (faim, soif, douleur, gêne, peur, chatouillis, …), sa seule façon de nous le signaler est de pleurer.  Et il faut y répondre, vu que l’on est là pour ça.

« Il te manipule » disent les sots, ou « N’y va pas, sinon, bientôt, il te marchera sur la tête », ou encore  « Laisse-le donc pleurer, ça développe ses poumons ».  Laissez dire ces gens mal informés et courez répondre aux besoins de votre enfant (comme d’ailleurs votre instinct vous pousse à le faire).  Un enfant est incapable d’avoir ce genre de pensée manipulatrice avant 18 mois (certains disent 2 ans).

La seule chose que vous développerez en le laissant pleurer, c’est une tristesse et une méfiance envers la vie.  Il aura la sensation qu’il ne peut se fier à vous pour répondre à ses besoins et le rendre heureux.

 

Vêtements : comme le fait d’avoir un bébé vous procure déjà énormément de travail, évitez les vêtements compliqués ; ceux qui comprennent de nombreux boutons, des fanfreluches ou des lacets (dangereux, en plus).

Je conseille de proscrire les brassières et les chaussons tricotés-maison, si mignons puissent-ils être.  En effet, les chaussons ne tiennent pas du tout à leurs petits pieds et se perdent, et les brassières sont quasiment impossibles à enfiler ; nos pauvres petites crevettes n’arrêtent pas de se prendre les doigts dans les mailles des manches (invention diabolique !).

Préférez, par conséquent, les overalls, les vêtements munis de boutons-pressions ou, si vous en trouvez, ceux à poser sous l’enfant et qu’il faut ensuite « clipser » autour de lui.

(chapitre adolescence)  Si votre enfant se met soudain en retrait de la famille, s’il devient distant et abandonne ses activités préférées, et si ses notes scolaires chutent, vous vous demanderez sans doute s’il se drogue. Alors, comment savoir ?

Signes indiquant une possible addiction :

– à la maison : il a le regard éteint, ne se lave plus & porte des vêtements sales, tachés ou troués, insomnie, trop ou trop peu d’appétit, petites maladies (nez qui coule, toux, douleurs thoraciques), apathique, léthargique, toujours de mauvaise humeur, avec des crises de colère soudaines pour des « riens », retrait de la vie familiale, perte d’intérêt pour les choses qu’il aimait faire avant, il a de nouveaux amis qu’il refuse de vous présenter, téléphone en cachette, il peut vous voler de l’argent ou des objets (pour les revendre) et il peut vous arriver de trouver des objets servant à se droguer (pipes, seringues, papier à cigarettes, rasoir, …).

– à l’école : il se fiche de tout, s’isole, ne participe plus aux cours ou même somnole en classe, sèche les cours, se montre insolent avec les professeurs (vous serez convoqué plus d’une fois chez le préfet !), ne fait plus ses devoirs & n’étudie plus ses leçons, et ça se répercute sur ses notes, qui deviennent catastrophiques.

 

6  Comparaison   « …n’est pas raison » !  Dès sa venue au monde, un nourrisson est examiné par chacun et soumis à des comparaisons portant sur à peu près tout : son air plus ou moins éveillé, l’âge où il peut s’asseoir, marcher, parler, etc…

Les gens comparent votre petit au leur ou à d’autres qu’ils connaissent.  Foin de ces âneries !  Nous sommes des individus, c’est-à-dire uniques, non- « comparables » et nous avons tous des domaines où nous brillons et d’autres où nous sommes plus faibles.

En outre, chaque enfant a son propre rythme de développement, qui n’augure en rien de son avenir professionnel ou de son épanouissement psychologique futur.

Donc, ne vous livrez pas à ce jeu stupide et si quelqu’un fait mine de vouloir y jouer, détournez la conversation vers un sujet plus constructif.

Les personnes qui y jouent le plus volontiers ont sans doute une insuffisance à pallier dans leur propre vie ou une faible estime d’elles-mêmes.  Plaignez-les, ne les imitez pas.

 

7  Des études nombreuses ont prouvé que les enfants dont les parents tolèrent ces manques de respect deviennent impulsifs, impatients, agressifs, hargneux et surtout, malheureux, d’abord à l’école et ensuite, dans la vie, où ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent.

Forcément, là, ils se heurtent aux règles sociales, et la société ne se laisse pas impunément bousculer ainsi.  Donc, n’oublions pas que le devoir de tout parent soucieux du bonheur et de la réussite de son enfant passe par l’apprentissage des habiletés sociales, de la courtoisie et du respect des sensibilités d’autrui.

 

Phases :

Durant toute leur croissance, les enfants restent à un certain niveau de développement durant une période donnée, puis passent assez brusquement à un palier supérieur.  Seulement, juste avant de monter ainsi de niveau, ils semblent régresser vers un palier inférieur.  Les parents doivent savoir que ce phénomène est normal, passager, et ne constitue pas une raison de s’inquiéter ou de consulter.

La tétine :

Quand et comment déshabituer votre petit bout de la tutte (tétine) ?  Un jeune enfant devrait abandonner la « tutte » vers 2 ans et demi – 3 ans, sinon, il risque d’avoir une déformation de la mâchoire.

L’ennui, c’est qu’il risque de ne pas vouloir abandonner cette source de réconfort…

Un bon truc est de lui raconter la merveilleuse histoire de la fée des tuttes.  Au lieu ravir à l’enfant sa chère tétine, de la faire disparaître en douce ou de l’obliger à la jeter, il s’agit de lui demander de donner lui-même sa tutte à la fée.  Pas pour n’importe qui (ce qui ne marcherait pas), mais – voyez comme c’est subtil ! –  « pour des enfants qui en ont plus besoin que lui. »

 

10 (pères) Votre compagne a certainement aussi eu envie de « souffler » durant sa journée, mais pour elle, il n’en était pas question : on ne peut quitter les petits de vue, même une minute.  Songez-y avant de réclamer votre droit à la fameuse demi-heure de repos.

Bref, collaborez avec votre compagne et comprenez son épuisement, au lieu de la traiter d’incompétente ou de saboter ses efforts.  Elle aussi aurait bien besoin de quelques minutes de repos. Trop souvent, le père s’isole derrière un hobby ou un appareil électronique quelconque, sourd et aveugle à ce qui se passe dans la famille et la mère est obligée de gérer les crises toute seule.

Mais voyons ce « spécialiste » à l’œuvre quand la maman s’absente un jour ou deux (il y a des émissions télé hilarantes à ce sujet) et qu’il doit gérer toute la maison : la vaisselle sale s’empile dans l’évier, tandis que, partout, des jouets et du linge sale jonchent le sol.  Débordé, il n’a pas le temps de préparer à manger et goinfre les petits de pizzas, les couche à minuit – quand il n’oublie pas d’aller en chercher un à l’école !

Quant à ses compétences éducatives, elles sont en berne : les petits monstres se chamaillent ou hurlent. Un vrai pan demonium !  Le pauvre hère, hagard, l’œil vitreux, prie (même s’il est athée !) pour que sa compagne revienne.  Et le plus tôt possible !  Mais il a fait d’énormes progrès dans la prise de conscience de ce qu’elle doit subir les 364 autres jours de l’année et est devenu miraculeusement plus tolérant à son égard…

 

11 (temps) Néanmoins, le temps passé avec eux compte.  Il y a une différence entre avoir un travail, et être absent(e) la plupart du temps !  Un mythe veut que le fait qu’on ne les voie quasi pas importe peu, du moment que ce peu de temps passé ensemble soit du « temps de qualité », mais c’est faux.  Le temps que quelqu’un nous accorde nous fait comprendre l’importance que l’on a pour cette personne.  Par exemple, si votre bien-aimé(e) ne vous accordait que 2 heures le soir, pendant la semaine et jamais le week-end, vous sauriez qu’il(elle) place ses priorités ailleurs et souffririez de compter si peu pour lui (ou elle).

Eh bien, vos enfants tireront les mêmes conclusions si vous jouez les courants d’air.  L’ambition est une bonne chose, mais vous êtes parent, donc, responsable(s) de leur bien-être et devez par conséquent prévoir une place à la vie de famille dans votre emploi du temps – même si ce n’est pas facile dans cette société hyper-compétitive.  Prenez du recul ; une maman hyper-stressée n’est pas idéale pour eux.

12  Que penser de l’éducation permissive ?

C’est le règne de l’enfant-roi  : comme il faut éviter à tout prix de le frustrer ou de le traumatiser, c’est lui qui décide de tout et il n’est bien sûr jamais puni. Mais, comme il n’est qu’un enfant, il fait toujours un mauvais usage de son autorité et devient un affreux tyran.  Et en plus, il est malheureux !

Avec cette méthode, l’on inverse les rôles, on supprime les limites nécessaires à la construction de l’ identité de l’enfant.

A la crèche ou à l’école, il n’est hélas qu’un gosse parmi d’autres et s’y  heurte forcément à des refus et à une discipline.   Il ne peut plus commander, d’où une stupeur indignée suivie de rage.  Bref, cela nuit également à sa socialisation.

Conclusion : méthode à proscrire absolument !

Si, donc, vous avez encore le livre du Dr Spock chez vous, servez-vous-en pour rééquilibrer une table bancale ou jetez-le : son contenu ne vaut pas tripette !

 

13 Que penser de la fessée ?

Elle n’est certes pas bénéfique, puisqu’elle cause de la culpabilité au parent fesseur, de la peur et une baisse de l’estime de soi à l’enfant.  Mais la diaboliser, comme on le fait actuellement, est excessif.

Elle sert – à mon avis – au moins à faire baisser momentanément la tension chez le parent fesseur.  Une fois plus calme, il sera à nouveau capable de réfléchir ou de « négocier » pour résoudre le problème – et ce n’est pas pour autant que le petit deviendra un délinquant ou une ruine humaine !

Comme le parent qui y cède est un être ayant perdu sa maîtrise de soi, la fessée n’est – vous vous en doutez – pas un bon exemple de comportement. De plus, elle présente toujours un risque de dérapage vers une violence intolérable – si le parent ne peut plus s’arrêter.  Donc, décidez de ne pas y recourir pour discipliner vos rejetons et, autant que possible, tâchez de vous y tenir.

Il est illusoire d’espérer éradiquer toute colère en nous, mais on peut l’apprivoiser en apprenant à l’exprimer de façon constructive – sans insulter – plutôt que destructrice.

A part ne pas blesser l’autre, cette attitude apprend en outre à vos enfants que leur propre colère n’est pas catastrophique, et comment se contrôler.  Ils apprennent ainsi que les émotions sont là pour transmettre des messages, qu’elles sont naturelles et qu’il ne faut pas les refuser ou lutter contre elles ; juste apprendre  à les identifier et à les exprimer pacifiquement.

Au fond, la parole n’est pas l’outil privilégié pour exprimer des émotions, mais elle seule permet de libérer les tensions intérieures de façon acceptable.  Agir ainsi, c’est prendre soin de sa santé physique et psychologique, c’est s’estimer assez que pour vivre en harmonie avec soi et avec les autres.

 

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Tout se mérite.  Pour gagner notre vie, nous devons le mériter (en travaillant pour cela).  Si nous nous rebellons contre l’autorité, nous le payons cher.  De même, votre enfant, s’il le fait, n’aura pas assez de points pour obtenir ses récompenses préférées, voilà tout. Et tous les petits plaisirs que vous lui faites « juste comme ça », parce que vous l’aimez sont aussi refusés.

Ainsi, il comprend que ce qu’il reçoit ou la façon dont il est traité ne dépend que de lui et de son attitude.  Ceci le prépare à la vie adulte, où ce sont ces règles-là qui prévalent.

En ce qui concerne nos enfants, nous ne pouvons pas les « virer » ou les mettre à l’amende, mais il ne faut pas récompenser leur mauvaise conduite et bien montrer, par notre froideur, qu’on la réprouve.

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Instaurez un petit – pas trop long  – rituel du coucher : on se lave, pyjama, histoire, bisou et dodo.  Je recommande d’éviter de raconter l’histoire de façon trop ‘vivante’ ; au contraire, racontez-la d’un ton calme et assez monocorde.  Et pas trop effrayante non plus, pour qu’il ne soit pas trop effrayé que pour dormir.

 

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Je vous conseille donc de toujours regarder les émissions avec l’enfant et de parler de ce qui s’y dit, de l’expliquer s’il le faut, et éventuellement, de le contester,

Vu qu’en dehors de quelques rares émissions éducatives, la télévision est nocive (ne fût-ce que par le rayonnement qu’elle émet), faites-la « tomber en panne » quand il fait beau… Vos enfants seront ainsi obligés de se trouver une autre occupation – plus intéressante – et ne soupçonneront pas une seconde votre petite ruse.

En conclusion, la vision de films à contenu trop « explicite » (scènes de sexe ou de violence) ou véhiculant des préjugés doit être absolument évitée.  Il est à la fois nuisible et obscène d’y exposer des enfants, vu qu’ils n’ont pas encore le recul et l’expérience nécessaires pour faire la part des choses.

 

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Tout parent qui veut changer un comportement de son enfant doit se rappeler sans cesse qu’il y a une ‘histoire’ derrière ce comportement et une intention positive à sa base, même si l’inverse semble vrai.  Par exemple, si vous lui accordez trop peu d’attention, l’enfant trouvera un truc pour la susciter, en s’inventant une douleur, par exemple.

Si des examens approfondis excluent la présence d’une maladie physique,tentez de comprendre la raison du mensonge ; ici, le sentiment de manque, de rejet.

Dites-lui que vous n’entrez pas dans son mensonge et demandez-lui ce qu’il veut que vous lui donniez.  Si il – ou elle – pique une colère, arrêtez-le ; dites que vous n’acceptez pas ce comportement.

Expliquez-lui que les mensonges font du mal aux autres, demandez-lui s’il (elle) a inventé cette fausse douleur pour attirer votre attention.  Expliquez ensuite pour lesquelles vous l’avez négligé, que vous en êtes désolé(e), que ça n’arrivera plus et que vous lui donnerez désormais l’attention qu’il (elle) mérite.

A l’inverse, certains enfants font l’objet de trop d’attention.  Passant 5 jours par semaine à l’école, avec des professeurs ou des camarades pas toujours gentils, et leurs soirées à faire leurs devoirs,  ils ne peuvent profiter de leur mercredi après-midi, car leurs parents les mènent au cours de danse ou de violon, et le week-end dans les musées.

L’enfant mérite pourtant du repos.  Oui, ce monde est une jungle sans pitié où il devra se tailler une place à coup de machette.  De nos jours, chaque enfant le sait et en porte déjà le stress, croyez-moi.  Alors, de grâce, laissez-lui encore un peu ces bulles hors du temps, cette insouciance qui est si vite passée, et qu’il ne retrouvera plus jamais ensuite.  Faire ceci, c’est lui laisser prendre maintenant des forces pour plus tard.

Le but n’est pas tant de « réussir dans la vie » que de réussir sa vie et la recette pour un désastre futur, c’est quand l’enfant a un autre rôle dans la famille que celui d’être simplement un enfant.  Il vous faut garder ceci à l’esprit.

 

18  Liberté de mouvement

Les enfants sont les champions des taches – mais en sens inverse des poudres à laver !  Ils ont l’art d’en semer partout sur eux et leur environnement, et ce, sans même le faire exprès !  Cela peut vous agacer, mais dites-vous que le jeu est essentiel pour leur développement et leur bonheur. Donc, c’est à vous, l’adulte, de mettre à l’abri du petit Attila tout ce qui est fragile ou précieux et, ayant ainsi limité les dégâts, de le laisser s’amuser en paix.  Par le jeu ou l’essai, il explore son environnement, prend conscience de ses limites corporelles, développe ses habiletés, sa confiance en soi et sa sociabilité.  Bref, c’est indispensable !

Pour bien des gens, la saleté a une connotation morale ; « sale » équivaut alors à « laid » ou « mal », d’où des exigences prématurées de propreté à son égard.  Cette attitude inhibe le(a) pauvre petit(e) en bien des domaines.

Et un univers aseptisé empêche le développement des défenses immunitaires (voir ci-dessus).

Alors, laissez-le s’entraîner à manger seul et jouer tant qu’il veut avec le sable, la pâte à modeler, les crayons et même la peinture !  Laissé au plaisir de créer, l’Attila en question peut un jour se muer en Picasso, qui sait ?

 

19 

Si ce sont plus souvent les garçons qui posent problème à l’adolescence, c’est dû à la conjonction de 2 facteurs ;  d’une part, une forte croissance (parfois 1 cm par mois) et d’autre part, une alimentation déséquilibrée, qui entrave le fonctionnement du cerveau.

Les autres groupes humains ; adultes, enfants et jeunes filles n’ont presque jamais la conjonction de ces 2 facteurs, d’où moins d’ennuis…

Et, pour finir voici quelques spécificités adolescentes qui devraient vous intéresser (ceci, dans le but de ramener un peu de paix à la maison). Les ados sont effectivement agaçants, mais avant d’exploser, lisez d’abord les informations suivantes sur cet âge difficile :

Grandir fatigue; l’esprit se métamorphose ; d’où un changement dans la manière d’envisager la vie.  Et le corps – surtout chez les garçons – se met à « pousser » beaucoup en un court laps de temps. Ceci explique la lassitude des jeunes, leur besoin de « récupérer ». Pas étonnant qu’ils dorment sans arrêt les après-midis de congé et, le reste du temps, s’affalent comme des méduses dans vos fauteuils !

Ils ont d’autant plus besoin de « récupérer » que chez eux, la mélatonine (hormone du sommeil) ne s’active que 2 h après celle des adultes, d’où un endormissement très tardif (minuit, 1 h).

Cette fatigue provoque une distraction qui fait qu’ils n’entendent pas quand vous les appelez ou rêvassent à l’école.

En outre, plusieurs zones de leur cerveau doivent encore se développer, ce qui les rend confus et brouillons et peut expliquer leur incompétence organisationnelle.

Enfin, leur centre du plaisir est réglé différemment de celui d’un adulte et il faut plus de stimulation pour qu’il se déclenche ;  voilà qui explique la rage qu’ils ont à produire ou écouter de la musique à fond.

Donc, quand vous serez tenté de les vouer aux gémonies, vous souvenir de ceci vous rendra plus indulgent à leur égard.

20  

Voici quelques trucs pour augmenter sa concentration :

  • veiller à ce que l’enfant ait suffisamment de sommeil,
  • lui faire prendre plusieurs respirations profondes juste après le réveil,
  • donner un petit déjeuner constitué pour moitié de céréales naturelles et pour moitié de protéines (œufs, noix, lard, saucisse, beurre de cacahuètes),
  • faire du sport (si possible 2 à 3 fois par semaine),
  • bannir les sucres rapides, qui sont un poison pour le cerveau ; fournir plutôt des sucres lents,
  • mâcher (pas de chewing-gum, même sans sucre ; plutôt ; cela favorise le fonctionnement du cerveau en ouvrant la respiration, ce qui lui fournit plus d’oxygène et active des zones dormantes du cerveau,

Attention : n’en abusez pas, car ce « mâchage » peut augmenter l’acidité de l’estomac.

 

 

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