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La vraie grandeur, selon Abdu’l-Baha

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Abdu'l-Baha

(de A.Q. Faizi, Main de la Cause)

Voici quelque chose qu’Abdu’l-Baha a dit pour faire comprendre ce qu’il entend par « être vide de soi et de tous les désirs égoïstes, de la passion et de l’ego ». Après avoir été libéré de prison (pour sa foi), Abdu’l-Baha a voyagé en Europe & en Amérique pour propager la foi de son père, Baha’u’llah.

Un prince persan ; Zillu Sultan, fils du sháh Nàsiri’d-Din, était en Europe en même temps que lui et un jour, il alla trouver Abdu’l-Baha et lui dit ; « Je suis venu pour vous poser une question. Regardez-moi, mon chapeau est couvert de diamants, mes vêtements portent toutes sortes de bijoux, et pourtant, quand je marche dans la rue, personne ne me regarde ou ne fait attention à moi. Et quand vous marchez dans les rues, avec les vêtements les plus simples du monde, tout le monde vous fait place. Ils viennent à vous. Il y a toujours des centaines de personnes à votre porte. Je veux savoir pourquoi. »

Abdu’l-Baha le connaissait et savait que ce prince avait fait condamner et tuer beaucoup de bahá’ís. Donc, il lui dit: «Votre Altesse, veuillez vous asseoir et je vais vous raconter une histoire ». Le prince s’assit. Le Maître dit: « . Un jour, un homme sage traversa la place d’une certaine ville et trouva l’une des personnes les plus riches de cette ville sombre et triste, ruminant son chagrin dans le coin de la place, il alla vers lui et lui demanda: Quel est votre problème ?

L’homme répondit : « j’ai assez d’argent pour être le plus grand marchand dans cette ville, mais je ne suis pas satisfait. Je veux être plus grand que cela ‘. Le sage dit alors : Par exemple, que voudriez-vous être ? Le marchand répondit qu’il voulait être le gouverneur de cette ville.

Le sage rétorqua : Si je vous fais gouverneur de cette province, pas de la ville, mais de l’ensemble de la province, serez-vous satisfait ? S’il vous plaît, sondez votre coeur et donnez-moi une réponse véridique ».

L’homme réfléchit, puis il dit : « Honnêtement, je ne serai pas satisfait. Je veux être ministre ».

« Je vais vous faire ministre, dit le sage, mais donnez-moi une autre réponse honnête ; serez-vous satisfait ? »

Après cela, le marchand voulait être roi du pays, et l’homme sage dit : « Je ferai de vous le roi, et ensuite, serez-vous heureux et satisfait ? Ou voulez-vous quelque chose au-delà ? »

L’homme répondit : « Après cela, il n’y a rien ».

Abdu’l-Baha dit alors au prince : « Votre Altesse, je suis ce rien.  »

(Source: http://bahai-library.com/faizi_australia_1969 )

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Extraits de Louis Pauwels (3ème partie)

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L.Pauwels33ème partie (spiritualité) d’extraits de ce grand écrivain, philosophe & croyant ;

Extraits de « Ce que je crois » (Le Livre de Poche, 1974)

-J’en viens à me dire que le seul vrai partage entre les hommes, c’est d’avoir vécu ou non, reconnu ou non, vénéré ou non, quelque expérience fondamentale de l’être.

-Il venait de découvrir qu’il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.

-Pouvez-vous démontrer objectivement que l’âme existe ? Non. Mon âme m’est une évidence. L’âme est une leçon qui apprend à n’être pas objectif. Laissons l’objectivité aux ordinateurs.

-Je ne peux démontrer l’âme, mais je peux parler de ses propriétés. J’en vois deux : l’émerveillement et le contentement.

– L’homme qui a une âme sait qu’il fait partie de l’univers … et que sa propre identité s’accroît du fait qu’il cesse de s’éprouver comme séparé. Il lui vient de tout cela un contentement, une allégresse d’exister, une dilatation, une musique.

– Ma prière : Dieu, accordez-moi en lumière et en amour tout le possible de votre infini.

-Celui qui prie, après qu’il a prié, marche dans la vie comme s’il n’avait jamais cessé de marcher droit.

-Que j’arrête en moi le flot ; que je fasse le silence et l’immobilité, j’entre dans la lumière et la paix des profondeurs.

-En nous, un lieu fixe. En nous, une voix plus haute et plus juste que la nôtre. Et que la véritable aliénation est d’être séparé de ce lieu, sourd à cette voix.

-La science progresse en indiquant l’immensité de l’ignoré. Ce n’est pas la science, ce sont certaines « sciences de l’homme » qui forment l’opinion, propageant une scolastique matérialiste revêtue, par emprunt, d’autorité scientifique.

– Je constate que la psychanalyse, qui fit une si courte carrière en science, en fait une énorme en littérature. Et que cette littérature est un hymne à la réduction par le bas, une longue saga de l’avilissement.

-La rage d’expliquer le haut par le bas. Démystifier. Connaître est, en effet, démystifier. Mais serait-ce forcément abaisser ? Je pense qu’il y a aussi une démystification par le supérieur. Je ne nie pas l’utilité, en psychologie, d’une science des marécages. Cependant, je crois qu’il nous manque deux sciences : une de la terre ferme et saine, et une des sommets.

– Ce refus de considérer (les faits extraordinaires) est de tradition rationaliste. Il se recommande de la science. En vérité, il est métaphysique et magique.

-La science n’est qu’une vision à jamais partielle de l’univers et de l’homme.

-Comme la psychanalyse (…), je pense que la psychologie du comportement (behavioriste ou pavlovienne), seule à respecter la méthode expérimentale, ne cernera jamais qu’une part de l’homme : celle qui se prête à l’expérimentation. Quand elle prétend qu’il s’agit de la totalité, elle prend pour tout l’amour, l’amour avec une fille qui prête son corps.

-Je crois que la voie mystique est cet autre ordre de réalisation qui nous est imparti pour achever en nous l’évolution.

-Méfiez-vous du sentiment du sacré. La vie spirituelle n’est pas une affaire de sentiment. Comme toute conduite de la vie, c’est une affaire de volonté, d’intelligence et de savoir. Beaucoup d’intelligence pour suspendre le discours de l’intelligence. Beaucoup de savoir pour désapprendre.

-Prenez garde ! De ceux qui cultivent cette religion de l’émotion, 80% deviennent des gredins et 15% des fous. (…) Les miroirs fêlés ne portent pas malheur, mais les cerveaux fêlés, si.

-Je crois à l’identité de la vertu et du bonheur.

-… c’est avec les mains que l’on monte au ciel.

-Tous les humains meurent, peu ont vécu. Voilà une autre justice.

-Le travail comme unique mesure de la réalité humaine : la conception la plus avilissante qui soit. (…) La fin de l’homme n’est pas le travail. C’est acquérir la faculté d’être cause de soi. C’est-à-dire la liberté spirituelle.

-Le matérialisme est aussi une démence. Il se recommande de la science. Il n’est qu’une scolastique plaquée sur les réussites de la raison.

-Epictère, déjà, plaignait les malheureux « qui n’ont rien au-dessus de leur opinion ».

-… l’idolâtrie charnelle ; une piété sentimentale, – tout cela fait, pour moi, une zone spongieuse qui me sépare de l’Esprit.

– Pour moi, comme pour quantité d’hommes, elle (la religion) est une lumière fixe au-dessus de toute société et de toute action. Elle n’est pas ce qui fait l’histoire, mais ce qui nous empêche de nous défaire dans l’histoire. Elle est ce par quoi l’âme vivante tient le monde à distance, et dans cette distance s’appartient.

-S’il y a un tribunal céleste, l’innocence sera pardonnée, pas l’ignorance.

– …on ne saurait recourir à un livre saint, sans une lecture qui élève vers le sens intérieur caché. … Une lecture anagogique, c’est-à-dire qui, du sens littéral, monte vers le sens mystique. Le clerc trahit, il pèche contre l’esprit quand, dans un texte sacré, il prend les choses à la lettre et les mélange aux événements du siècle. Il tombe dans la superstition des évidences superficielles. Il est indigne.

-Aucune morale qui ne se fonde sur ce qui contredit carrément les idéologies de masse : un guide intérieur souverain ; le dépôt religieux, dans l’âme individuelle, du vrai et du bien. Le moralisme politico-social comme absolu : cette imposture. (…) Ce n’est pas parce qu’une fausseté devient générale qu’elle devient une vérité.

-Je ne crois pas à la nature de l’homme que décrivent les sciences humaines. Je suspecte d’ailleurs celles-ci d’être des philosophies sociales, mécanistes et matérialistes, déguisées en sciences.

-Ce n’est pas faire injure aux grands chimistes de notre temps, que de leur rappeler l’origine purement mercantile de leur science.

-La rationalité matérialiste ne peut saisir totalement le monde et l’homme. Mais elle peut se saisir du monde et de l’homme. Ses résultats pratiques lui permettent d’imposer une philosophie qui refoule et discrédite l’intuition spirituelle. … Le totalitarisme de cette philosophie est lié à un génocide culturel utile aux sociétés marchande comme à la bureaucratie politique de masse. Les « sciences humaines », qui dénient à l’homme toute réalité autonome et supérieure, essayent de maintenir ce totalitarisme

-Le scientisme est une volonté de puissance. Réduites « à la superficie des corps », il y a une nature exploitable et une société à exploiter.

-… ce qui me paraît la grandeur de l’intelligence, c’est que les deux univers coexistent dans une même tête. Il y a sans doute une façon d’utiliser le cerveau (le « cadeau-surprise » de l’évolution) qui établit le contact avec l’univers nié par la rationalité. (…) Le crime contre l’esprit a des dimensions infinies. Il consiste à vouloir anéantir un des deux univers dans la tête de l’homme. C’est le crime de la philosophie scientiste.

-Partant d’un travail très particulier, ils (les scientifiques) se prononcent globalement sur la nature de l’homme et du monde. Presque toujours au crédit de l’idéologie mécaniste et déterministe.

-Marx et Freud sont également totalitaires. Ils ajoutent à leur doctrine un système d’auto-reproduction. Ils investissent le milieu hostile avec l’arme de tout dogmatisme : me contredire est me confirmer. Si tu n’es pas marxiste, c’est par conscience de classe. Si tu n’es pas freudien, c’est à cause des tabous freudiens. Système de l’Inquisition.

– … beaucoup de découvertes, vraies ou supposées, n’ont pas été faites par les pionniers auxquels on les attibue, mais par leurs malades, aussi bien sur le plan théorique que sur le plan thérapeutique.

-Watson (créateur du behaviorisme) ouvre son ouvrage fondamental par ces lignes : « Nous croyons que l’homme est un animal qui ne se distingue des autres animaux uniquement que par certains types de comportement ». Son disciple, Skinner, publie une thèse selon laquelle il faut en finir avec les idées de liberté et de dignité souveraines dans l’homme. Ce livre réalise une prouesse. Il décrit tout le comportement humain et social à partir de tests sur les rats et les pigeons, …

Dans tous les domaines où s’exercent les sciences humaines, … celles-ci s’opposent à l’existence, dans l’homme comme dans l’univers, d’une « âme agissante et informante ». (…) Quand il y a discrédit du divin et de l’humain, le crédit du tyran est en hausse. … convaincre les autres hommes de leur absolue inexistence, aide fichtrement à prendre le pouvoir sur eux.

-Comment l’homme, persuadé par les « sciences humaines » de sa vacuité radicale, prendrait-il conseil de soi ? A quelle grandeur, à quelles vertus intimes ferait-il appel ?

-Ainsi la pensée réductrice traque-t-elle jusque dans son intimité, pour obtenir son reniement et l’amener à des fins sociales et politiques, l’homme … L’homme éternel, qui subsiste cependant chez l’homme, éprouve que le climat culturel ne lui convient pas.

-Les réfutations ont été faites. Du marxisme, par Galbraith, Aron, Lacharrière, etc. Du freudisme, par Ellenberger. Du behaviorisme, par Koestler. Je ne cite que cinq noms, sur des centaines. Si ces réfutations ne sont pas enseignées aux étudiants et à l’opinion, ce n’est pas qu’elles manquent de définitif. C’est que la scolastique du cadavre psychologique est utile à la classe culturaliste dominante comme à la politique de masse. L’habileté d’un pouvoir culturel aussi négateur est de dire aux hommes que la sensation d’étouffement psychique provoquée par lui-même vient du dehors : de la société, du progrès, des conditions économiques et politiques.

– Je le répète : l’idéoligie scientiste n’est pas la science. Elle exprime la volonté de puissance d’une communauté agissant au nom de la science.

-Pourtant, la culture-qui-cause est de plus en plus dogmatique. Tout se passe comme si les « sciences de l’homme » avaient été rapidement développées, … pour la défense de l’empire philosophique, psychologique et politique de l’empire du matérialisme.

-Toutes les époques ont été, pour les intelligents sensibles, exaltantes et abominables.

-Epictère disait : « Quelle est la punition de ceux qui n’acceptent pas les choses pour ce qu’elles sont ? C’est de vivre en prison. Car être quelque part contre son gré, c’est être en prison ».

-Je crois qu’il y a, dans l’homme, un attachement inné à des valeurs non politiques qui répond aux conditions de survie de l’humanité. … Le long terme est dans le stable de notre nature, que ce diabolique (l’idéologue) veut changer. Je dis sciemment diabolique. C’est une erreur de croire que le Diable veut mettre du désordre à la place de l’ordre. Il veut mettre un autre ordre.

-Je parle du climat d’insatisfaction pathologique. On nous presse de croire que ce climat tient à une « prise de conscience ». C’est faux. Dénoncer le réel, parce qu’il contredit le mythe, est une peste de l’esprit. Contracter cette peste n’est pas prendre conscience.

-Toute culture renvoie à de l’éternel, démystifie l’actuel, résiste à sa pression. L’anticulture qui veut ignorer le passé, ignore aussi qu’à chaque génération l’humanité retombe en enfance, et a besoin de son passé pour ne pas confondre les jeux de maternelle avec des inventions de génie. (…) N’avoir pour sentiments, que les sentiments de l’époque. Des idées, ne connaître que celles du jour. Croire que tout ce qui s’est fait, dit, pensé, senti jadis, est en désuétude. … Toute culture véritable témoigne de ce qui, dans l’homme, échappe au temps. Par là, toute culture est religieuse, … Je vois à cela deux causes : le révolutionnarisme et le grand commerce de l’information. L’un et l’autre ont intérêt à gonfler l’actuel et à faire vivre les esprits au jour le jour. … Hâtez-vous ! Rien n’est plus comme hier ! Ne soyez pas « dépassés » !

– … la loi des vies grandement vécues : qu’il faut être du monde, et n’en pas être. (…) Certes, il faut agir. Mais savoir qu’on n’agit que dans l’éphémère, et avoir de l’éternel dans l’esprit. Savoir aussi que ce qui est éphémère dans l’homme veut du mouvement et des passions, et ce qui est éternel, du repos et de l’indifférence.

-L’idée d’apocalypse est comme le Diable : elle attend qu’on la prenne au tragique pour nous dévorer. Quoi qu’il risque d’arriver, se maintenir en sérénité. Un homme qui se maintient, maintient de l’équilibre dans le monde. … De toute façon, tenir la distance : c’est par là que passe la dignité.

-Les manipulateurs disent que l’homme est essentiellement un animal social. C’est dire deux mensonges. L’homme n’est pas un animal. Et il n’est social que par surcroît.

-Il n’est nul homme qui ne porte au fond de soi le désir de ramener à un centre de repos ses pensées errantes dans le siècle.

-Nous croyons que le réalisme consiste à ne rien intérioriser. Mais la réalité est que nul ne peut être amélioré que par ses propres efforts au-dedans de lui-même.

– … croire, ou faire croire, que changer de régime économique et social « change la vie » est une imposture.

(…) Et il n’y a qu’un moyen de « changer la vie ». Ce n’est pas que notre vie ordinaire soit galvanisée par un événement. C’est que notre vie ordinaire, par la conscience spirituelle, cesse d’être vécue ordinairement.

-Si la leçon de sagesse éternelle ne nous atteint plus, ce n’est pas à cause des connaissances nouvelles, mais des méconnaissances dogmatiques. Ce n’est pas aux formes du monde qu’il faut nous en prendre, mais à de détestables idées sur l’homme, que le scientisme matérialiste véhicule, et que la science ne justifie en rien.

-Nous tenons le regard bas, non à cause de la bassesse du monde, mais de nos pensées sur nous-mêmes et le monde. L’idée qui domine en nous n’est pas que l’étoile polaire brille toujours, mais qu’une meule, autour de notre cou, nous étrangle.

-On me dira encore que la philosophie éternelle, qui implique de l’inaliénable et de l’infini en moi, l’existence de mon âme, le dépôt du vrai et du bien dans cette âme, … est démentie par la science. C’est faux. Elle est repoussée par les idéologies matérialistes et déterministes.

-Mais on n’assassine pas le réel sans que jaillisse du sang réel. La haine de ce qui est, la rage critique, l’inversion des valeurs, la folie d’utopie, tout cela est la purulence des profondes plaies du messianisme judéo-chrétien.

-Tout ce qui se fait en fonction d’une humanité à venir, est illusion ou imposture.

-… la classe ouvrière n’a aucune sorte d’inspiration particulière. Pas même pacifiste. … Et quand elle accède réellement au pouvoir, comme aux Etats-Unis, elle est foncièrement conformiste, conservatrice, droitière.

– (citation de Voltaire) « Je ne saurais souffrir que vous me disiez que plus on pense, plus on est malheureux. Cela est vrai pour ceux qui pensent mal ». Il pense que la vraie intelligence exhale le bonheur, comme la rose le parfum. (…) Ce sont les oisifs qui désespèrent, pourrissent l’esprit du temps, lui donnent le goût de l’abîme. De nos jours, ce sont les nouveaux aristocrates qui répandent la sinistrose….

-Helvétius dit avec génie qu’une meilleure vie pour tous exige une réforme de l’éducation. …

Les effets de la mauvaise éducation sont plus visibles et fâcheux dans une société libre que dans une société coercitive. … plus augmente la quantité des jouissances, plus il faut que l’éducation produise de la qualité dans l’homme.

-Il n’est pas de plus grande preuve d’intelligence, de respect de soi et d’amour d’autrui, que d’être bien dans sa peau et ferme dans son âme. De considérer le monde, et d’y trouver du bon. De vouloir du mieux, et de s’y employer. Mais avec une part que rien n’atteint…

-Une vraie maturité est de l’absolu conquis. C’est l’éternité de l’enfance retrouvée, mais dans un autre état composé d’intelligence de la vie et de volontaire paix de l’âme.

-Sans doute les plaisirs simples sont-ils le dernier refuge des âmes compliquées…. L’oeuvre de la vertu est le calme.

-Désirer l’équilibre et la paix est honorable, mais encore faut-il que l’âme aspire au-delà de ce contentement. … derrière la volonté d’une vie heureuse, il y a autre chose : l’aspiration religieuse de l’âme à la joie.

-Une vie heureuse, par l’intelligence et la vertu, est une noblesse. Mais la royauté est la joie, au-delà du bonheur. … Une félicité sans objet et sans nom, qui passe la personne et l’existence.

-Les idées ? Oui. Mais c’est la créature qui compte, finalement.

– Interrogez-vous vous-même ! Aucune révélation particulière n’est possible, si notre existence n’est pas tout entière l’instrument de l’initiation. Il y a des écoles : ce ne sont que des passages. Il y a des maîtres, ce ne sont que des relais. A notre propre habileté de résoudre les questions d’itinéraire. Personne, rien n’y supplée. … Adversité, punition aux crédules !

-Le mûrissement est l’élargissement des doutes, une veille de l’esprit pour maintenir la connaissance à son plus haut degré d’incertitude. L’homme vraiment mûr est libre. Il sait qu’il ne sait pas. Il avance, pourtant. Il marche sur l’océan de ses incertitudes, comme Jésus sur les eaux.

-Ce don d’admiration est une faculté de l’âme, qui survit à n’importe quelle croyance, qui justifie l’existence, …Mon âme me dit : (..) Je te donne raison de choisir, … la croyance la plus belle à tes yeux. Mais ton art et ta gloire ne sont pas là. Ton art et ta gloire sont, tout simplement, de vivre.

-La prière n’est pas une démission. Elle est une recharge.

– Au fond de l’unité, s’allume et se met à briller la lumière de l’être. Cela suffit à tout.

– Abandonnée à elle-même, la morale n’a pas survécu. Plus débrouillardes, les sciences floues, qui avaient toujours dépendu de la philosophie, comme la psychologie, la sociologie, se sont cousues des galons de commandement et glissées dans l’état-major des sciences exactes, ..;

Nous sommes aujourd’hui dans les ténèbres d’une nouvelle scolastique (celle des prétendues sciences humaines). … nous ne secouerons le joug qu’en restaurant l’humanisme originel.

-Sous le couvert de connaissances, se développent des théodicées de l’anti-divin, des philosophies de l’anti-conscience, et des sciences humaines de l’homme-mort. Somme toute, des manières scientistes de cacher la condition humaine. Des idéologies du cadavre psychologique. L’esprit public est prié de ne considérer comme crédible que la pensée courte. Celle-ci est l’alliée naturelle de la tyrannie politique.

– Pour moi, la seule politique acceptable est celle qui me fait une société dans laquelle je peux cultiver des valeurs non politiques.

– Quand la morale est entièrement malaxée avec la politique, ce n’est plus qu’un moralisme douteux. Il n’y a aucune morale qui ne se fonde, soit sur l’esthétique (l’idée du beau, la notion d’homme de qualité), soit sur la métaphysique.

L’égalité implique une noble idée de l’homme et une ascèse morale. Pour saisir l’égalité, il s’agit d’être. Etre, c’est être différent. L’égalité n’est pas dans le nivellement. Elle est ce qui permet d’harmoniser les différences, avec une conscience élevée de soi et d’autrui.

– La fraternité ne se vit qu’à un certain degré d’intériorisation de l’existence.

– Le littéraire, le psychologue, le certifié en sciences humaines, moins que d’autres à l’abri de l’évasif et du truisme, tirent fort avantage et dignité de cette connivence.

-Newton, contre les doctes : « Si j’avais lu autant que vous, je serais devenu aussi ignorant que vous. »

– Ce sont les adultes, qui auraient besoin de s’insurger, soumis à un climat scolaire permanent,par des maîtres de compétence usurpée.

-Il y a des expériences humaines qui ne peuvent être « démystifiées » sans être privées de leur substance. L’analyse prétendument objective qui permettrait de les rendre communicables au grand jour, par un exposé « rationnel », ne serait en fait, qu’une détérioration et un désaveu de ce qui a été vécu, …

– Le langage profane ne renvoie qu’à son sens immédiat. Le langage politique ne renvoie qu’à l’action militante. Le langage symbolique renvoie à la promesse d’un sens toujours plus étendu et plus haut qui apparaît à mesure que l’homme est lui-même plus développé et plus élevé.

– Comme toujours, il faut à l’homme un village. Mais quand le village terrestre a été effacé, plus que jamais l’homme comprend que sa vraie patrie est un village spirituel. Une société initiatique traditionnelle est le village spirituel.

– La morale a … à être enseignée. Mais par qui ? Elle est le fond humain. Comme telle, indissociable d’un enseignement spirituel et de la pensée initiatique.

Citations de Bruce Lee – 2ème partie

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2ème partie des citations de ce grand philosophe  Bruce Lee 2

(1ère partie : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/04/06/citations-de-bruce-lee-1ere-partie/ )

Les batailles de la vie ne vont pas toujours à l’homme le plus fort ou le plus rapide. Mais tôt ou tard, l’homme qui gagne est l’homme qui croit qu’il en est capable.

Car il est facile de critiquer et de briser l’Esprit d’autrui, mais se connaître prend toute la vie.

La préparation pour demain, est un dur labeur aujourd’hui.

Je ne suis pas dans ce monde pour m’élever à la hauteur de vos attentes et vous n’êtes pas dans ce monde pour devoir vous élever à la hauteur des miennes.

La défaite n’est pas une défaite à moins d’être acceptée comme une réalité – dans votre propre esprit.

Adaptez ce qui est utile, rejetez ce qui est inutile, et ajoutez-y ce qui est spécifiquement propre à vous.

Le sens de la vie, c’est qu’elle doit être vécue, et non pas maniée et conceptualisée et compressée dans un jargon de systèmes.

Ceux qui sont inconscients qu’ils marchent dans le noir ne verront jamais la lumière.

Ne permettez pas à des pensées négatives d’entrer dans votre esprit, car elles sont les mauvaises herbes qui

éloignent la confiance en soi.

Savoir ne suffit pas, nous devons appliquer. Vouloir ne suffit pas, nous devons faire.

Prenez les choses comme elles sont. Frappez quand vous devez frappez. Donnez un coup de pied quand vous devez donner un coup de pied.

Ne niez pas l’approche classique, juste en réaction, ou vous aurez créé un autre schéma et vous vous y serez pris au vous-même au piège.

Le guerrier victorieux est l’homme moyen, avec une concentration au laser.

Respectez les principes sans être lié par eux.

Vous ne pouvez pas forcer l’Instant Présent (à se manifester). – Mais pouvez-vous ne pas condamner ni justifier et pourtant, être extraordinairement vivant en continuant à avancer ? Vous ne pouvez jamais inviter le vent, mais vous devez laisser la fenêtre ouverte.

Le monde est plein de gens qui sont déterminés à être quelqu’un ou à créeer des ennuis. Ils veulent se placer à l’avant, se démarquer. Cette ambition n’a pas d’usage pour un pratiquant de kung fu, qui rejette toutes les formes d’affirmation de soi et de compétition.

Soyez heureux, mais jamais satisfait.

Videz votre esprit, sans forme. Informe, comme de l’eau. Si vous mettez de l’eau dans une tasse, elle devient la tasse. L’art atteint sa plus grande apogée lorsqu’il est dépourvu de conscience de soi.  La liberté découvre l’homme au moment où il perd tout souci de quelle impression il fait ou fera.

Vous mettez de l’eau dans une bouteille et elle devient la bouteille. Vous la mettez dans une théière, elle devient la théière. Or, l’eau peut couler ou elle peut s’écraser. Soyez l’eau, mon ami.

Plus on estime les choses, moins on s’estime soi-même.

Ne craignez pas l’échec – ce n’est pas l’échec mais de viser bas, qui est le crime. Dans les grandes tentatives, il est glorieux même d’échouer.
Au moins d’effort vous faites, au plus rapide et puissant vous serez.

L’âme d’un individu est déterminée par son mode de pensée dominant.

Tous les modèles à règle fixe sont incapables d’adaptabilité ou de flexibilité. La vérité est en-dehors de tous les modèles fixés.
La possession de quoi que ce soit commence dans l’esprit.

Un tempérament vif va bien vite faire de vous un idiot.
Choisissez le positif. Vous avez le choix, vous êtes maître de votre attitude, choisissez le positif, le constructif.  L’op-timisme est une foi qui mène au succès.

La conscience de soi est le plus grand obstacle à l’exécution convenable de toute action physique.

Se connaître, c’est s’étudier dans l’action avec une autre personne.
Pour pouvoir me contrôler, je dois d’abord m’accepter en allant avec et non pas contre ma nature.

L’homme, la créature vivante, l’individu créatif, est toujours plus important que n’importe quel style ou système établi.

Si tu penses qu’une chose est impossible, tu ne feras que la rendre impossible.

« Les douteurs disaient « l’homme ne peut pas voler », les faiseurs disaient « peut-être, mais nous essaierons » et finalement s’élevèrent dans l’éclat du matin tandis que les incrédules regardaient d’en bas. »

Les schémas fixés, incapables d’adaptabilité, de souplesse, ne font qu’offrir une meilleure cage. La vérité est en dehors de tous les schémas.

En mouvement, sois comme l’eau. Au repos, sois comme un miroir. Réagis comme un écho.

Un bon enseignant protège ses élèves de sa propre influence.

Toute connaissance mène à la connaissance de soi.

Ne pensez pas. SENTEZ. C’est comme un doigt pointé vers la lune. Ne vous focalisez pas sur le doigt, ou vous allez manquer la totalité de la gloire céleste.

Parce que l’on ne veut pas être dérangé, être amené à douter, il établit un modèle de conduite, de pensée, un modèle de relation à l’homme, etc. Puis il devient esclave de ce jargon et prend le motif pour la chose réelle.

L’effort dans l’esprit ne fait que limiter davantage l’esprit, parce que l’effort implique la lutte vers un but et quand vous avez un objectif, un but, une fin en vue, vous avez placé une limite sur l’esprit.

Amenez l’esprit à une concentration aigüe et rendez-le alerte afin qu’il puisse immédiatement sentir la vérité, qui est partout. L’esprit doit être émancipé des vieilles habitudes, des préjugés, des processus de pensée restrictifs et même de la pensée ordinaire elle-même ».

Si vous suivez le schéma classique, vous comprenez la routine, la tradition, l’ombre – vous ne vous comprenez pas vous-même.