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Conte : le garçon qui cherchait Dieu

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1006070_225270137624289_1434956469_nJ’ai lu ceci ce matin sur Google+  (source : Robinson Olivar, Jr) ce conte ; je l’ai trouvé si beau que je l’ai traduit et vous le présente.

Il était une fois un garçon qui voulait rencontrer Dieu. Il décida d’aller le rejoindre et, se doutant que la route serait longue, prit une mallette et y mit un paquet de chips et un soda.  Ainsi équipé, il se mit en route.

Au bout de 3 pâtés de maisons, il arriva à un parc ; là, un vieil homme d’allure modeste était assis sur un banc, à regarder les pigeons.

Le garçon vint s’asseoir à côté de lui et ouvrit sa mallette, pour se prendre à boire.

Mais en regardant l’homme, il se dit qu’il avait l’air d’avoir faim, alors, il lui offrit quelques chips. Le vieil homme les accepta de bon cœur et lui sourit.

Ce sourire était si beau que le garçon désira qu’il continue à sourire… alors, il lui offrit de son soda. Et l’homme lui sourit une fois de plus.

Le garçon était bien content…

Ils restèrent là tous les 2 plusieurs heures, à manger, boire et sourire, sans parler.

Puis, le garçon se sentit fatigué et décida de rentrer chez lui. Il se leva du banc, fit quelques pas puis, revint vers le vieil homme et le serra dans ses bras.

Ce dernier fit alors au garçon un grand sourire chaleureux.

Quand le garçon fut à nouveau chez lui, sa mère s’étonna de son air rayonnant et lui demanda ce qui l’avait rendu si heureux.

Il répondit : « j’ai mangé avec Dieu » et il ajouta « tu sais quoi ? Il a le plus beau sourire que j’aie jamais vu ! »

De son côté, le vieil homme, qui lui aussi rayonnait de bonheur, revint chez lui. Là, son fils s’étonna de la grande sérénité dont son visage était empreint, en sorte qu’il lui demanda d’où ce bonheur lui venait.

Le vieil homme répondit qu’il avait été au parc et mangé des chips avec Dieu et il ajouta « tu sais, Il est bien plus jeune que ce que je croyais ! »

Nous sous-estimons généralement le pouvoir d’un sourire, d’un câlin, d’un mot gentil, d’une oreille attentive ou d’un petit acte de gentillesse, qui, pourtant, peuvent changer une vie. Les êtres apparaissent dans notre vie pour une bonne raison..  Sachons donc rester curieux des autres et de la vie, pour pouvoir les accueillir lorsqu’ils surgissent au lieu de rater de merveilleuses occasions de bonheur …

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Le 1er enfant d’un couple, c’est leur relation !

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parents & Tzango-fin '70iesOui, il faut voir n’importe quelle relation (amour ou amitié) comme une créature vivante créée entre et par les 2 personnes – cet « être » immatériel se construit quand 2 êtres sont amenés à se côtoyer ou se parler – dans la rue, au bureau ou au foyer. Bien sûr, entre 2 personnes partageant le même lieu de vie, la relation sera étroite et importante.

Cet « enfant » se crée donc de toute façon, étant très petit et frêle au début, mais croissant en force et en taille avec le temps. Mais cette créature peut être plus ou moins grande, belle et forte. Pour qu’il ne ressemble pas à un malade, il faut le nourrir bien et régulièrement.

Mais de quoi se nourrit-il ? Eh bien, de l’amour provenant des 2 personnes impliquées – comme un vrai enfant.

Mais par quel acte- cet amour se manifeste-t-il et nourrit-il la relation ? Par de la bienveillance, c-à-d des attentions, de la sollicitude – s’il n’y a pas ceci, chaque jour, c’est l’enfer ; l’ »enfant » (= la relation) n’est qu’un avorton malingre – la relation est malsaine.

Si l’un des partenaires ne donne rien, il ne nourrit pas » l’enfant » et n’est un parasite qui se laisse vivre dans l’organisme de la famille et y profite, comme un virus – prenant ce qu’il lui faut aux dépens des autres, en refusant de payer sa part.

Or, une relations se vit soit sur un mode d’amour, soit pour l’argent; il faut qu’il y ait égalité, ou réciprocité, sinon, ça ne peut pas durer. Lorsque l’on paie pour un service, on peut se dispenser de l’amour – mais si on ne paie pas en argent, il faut nécessairement payer en amour !

Toute autre alternative peut à juste titre s’appeler du vol – car c’est voler que de prendre quelque chose sans rien offrir en échange. Le profiteur du couple traite la relation avec désinvolture et ne nourrit pas l’ »enfant » – laissant la relation « crever de faim », pour ainsi dire.

Paul Ricoeur nomme la sollicitude ; la « bientraitance » et la base de la moralité – c’est être gentil et aimant.

Corollaire : son absence est une maltraitance, et un manque de moralité ! Qu’on le fasse exprès (qu’on ne VEUILLE pas faire mieux) ou non (qu’on ne PUISSE pas faire mieux) n’y change rien pour les malheureux qui doivent vivre avec une telle sangsue

« Il n’y a pas d’amour ; il n’y a que des preuves d’amour » – c-à-d de la gentillesse envers notre partenaire. Et un foyer sans amour (c-à-d sans actes d’attention, de don, de gentillesse, de bienveillance, de sollicitude) est un enfer, où l’on s’épuise parce qu’on donne.

Le profitage éhonté du partenaire égoïste et indifférent, l’indignation et la souffrance causées par le fait qu’il se fiche de votre relation, finissent par vous rendre malade – bref, cette position n’est pas tenable longtemps ; un « enfant immatériel » qui n’est nourri que d’un côté (par une seule personne) ne peut pas vivre longtemps.

Si vous constatez que vous êtes seul(e) à nourrir l’être (la relation), vous cessez aussi de l’alimenter … et c’est la fin pour la relation ; les sentiments positifs (de dévouement) envers l’autre meurent, remplacés par la rancœur d’avoir été exploité(e).

On retombe ici sur la nécessité d’éviter les sots ; car une relation d’amour et de dévouement, c’est précieux. La plupart des gens se fichent de vous et de ce qui peut vous arriver – alors que quelqu’un qui vous aime se coupera en 4 pour vous soutenir et vous tirer de vos problèmes.

Celui qui ne comprend pas ceci et ne donne pas son maximum pour nourrir et préserver une chose aussi utile n’est qu’un sot, trop bête que pour comprendre qu’une relation est un vrai trésor !

Il n’a pas compris tous les avantages qu’il avait à la maintenir – en sorte qu’il l’a laissée s’étioler et mourir.

Ce profiteur vous a fait perdre votre temps et votre énergie (= un morceau de votre vie) – il faut donc éliminer ce parasite au plus tôt !

Sur la gentillesse : chacun doit reconnaître que nos actes affectent les autres et qu’il doit s’en sentir responsable, et leur faire activement du bien.

Pour cela, il faut faire des actes gratuits de bonté. En plus, c’est intelligent ; ça augmente en même temps nos chances de réussir dans la vie, puisque ça élève notre estime de nous !

Et on peut avoir besoin d’aide plus tard ; or, un acte de bonté a un impact durable sur celui qui le reçoit (à moins que ce ne soit un sot, justement) et ce dernier sera porté à vous secourir à son tour, même des années plus tard. Mais bien sûr, au moment où l’on donne, il faut le faire sans arrière-pensées, sans espoir de retour.