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Conte : le Roi & le jardin

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marguerite Il y avait un jour un roi qui avait un splendide jardin près de son château, planté de toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs. Il venait chaque jour s’y promener pour se détendre et s’emplir de toute cette beauté.

Un jour, il dut partir en voyage. A son retour, il s’empressa de descendre dans le jardin, mais il constata que les arbres et les fleurs étaient en train de dépérir.

Il s’adressa au pin, autrefois plein de vie, et lui demanda ce qui s’était passé. Le pin lui répondit : « J’ai regardé le pommier et j’ai réalisé que jamais je ne produirais les bons fruits qu’il porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. »

Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait… Il l’interrogea et le pommier dit : « En regardant la rose et en sentant son parfum, j’ai songé que jamais je ne serais aussi beau et je me suis mis à sécher. »

Mais même la rose dépérissait ! Il alla lui parler et elle lui dit : « Je regrette de ne pas avoir l’âge de l’érable et que mes feuilles ne se colorent pas à l’automne. A quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à me dessécher. »

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une petite fleur, toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu’elle soit si vivante, et elle répondit : « Au début, je me désolais, sachant que jamais je n’aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l’année; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j’ai commencé à mourir … Mais j’ai réfléchi et je me suis dit : Si le roi, qui est puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d’autre à ma place, il l’aurait planté. Si donc, il m’a plantée, c’est qu’il me voulait, moi, telle que je suis. » Et à partir de ce moment, j’ai décidé d’être la plus belle possible! »

A méditer…

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Une vie d’oiseau-mouche

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colibriJe vais vous décrire un peu la vie d’un colibri (ou oiseau-mouche) : cet oiseau se nourrit d’une façon très originale que l’on pensait réservée aux insectes :le nectar de fleurs – qui constitue sa nourriture exclusive.
Mais comme les fleurs ne pourraient pas supporter le poids d’un oiseau, il est obligé de se nourrir en volant, ce qui implique une caractéristique tout à fait inhabituelle chez les oiseaux: le vol stationnaire ou en marche arrière.
Pour se nourrir, il doit se maintenir en vol devant les fleurs qu’il visite, et pour ça, ses ailes doivent battre très rapidement (jusqu’à 200 battements/seconde).
L’ennui, c’est que cet exercice exige énormément d’énergie – énergie qu’il tire justement du nectar des fleurs, en sorte qu’il doit se nourrir continuellement – Ici, une nouvelle qui rendra les enfants très envieux de la vie d’oiseau-mouche : cette bestiole avale quotidiennement la moitié de son poids en sucre !
Si on résume, cela donne : il doit tout le temps manger, pour avoir les calories nécessaires pour se nourrir – ou : il doit continuellement absorber du nectar pour avoir la force d’obtenir du nectar. C’est un cercle vicieux, et donc, passablement idiot… Cela peut à bon droit s’appeller « perdre sa vie à la gagner » !
De plus, comme l’oiseau-mouche ne mange rien d’autre que du nectar, c’est pour lui une question de vie ou de mort que d’y avoir accès, ce qui fait qu’un colibri doit fréquemment se battre avec ses congénères pour accéder aux fleurs nourricières.
Le nectar n’est en outre qu’un sucre, c’est-à-dire une énergie peu durable, ce qui fait que les oiseaux-mouche risquent fort de mourir durant leur sommeil. Pour éviter que cela ne lui arrive, l’oiseau doit se débrouiller pour perdre le moins de calories possible durant la nuit. A cet effet, avant de s’endormir, il se place en état de mini-hibernation (torpeur) et gonfle ses plumes pour se créer une couche d’air protectrice (il a une couverture en duvet véritable 😉 ).
Comme, dès qu’il ne travaille plus, il risque la mort, ceci peut s’appeler « marche ou crève » ! Imaginons que ces oiseaux apprennent à manger autre chose – en acceptant d’abord une période de privation … Eh bien, ils pourraient briser ce cercle vicieux et se reposer beaucoup plus.
Comme ce bon Jean de la Fontaine, je ne m’occupe pas d’animaux, mais d’humains ; donc, j’aimerais que vous songiez à ceci ; ne menez-vous pas une vie de colibri, à « perdre votre vie à la gagner » ? Si vous n’avez pas une cervelle d’oiseau(-mouche !), vous savez que vous ne voulez pas d’une VIE d’oiseau-mouche, non ?
Songez à ce dicton créole, qui dit : « Toujou couri Pour gagner vie Quand bien couru La vie foutu »…
Nous sommes toujours projetés vers l’avant, toujours, nous devons nous dépêcher. Ayant continuellement « la tête dans le guidon », on ne peut plus arrêter cette course folle … Il faut pourtant sortir de cette agitation dénuée de sens, s’arrêter, prendre du recul, de la hauteur – pour pouvoir, dans le calme, examiner sa vie, ôter le superflu, accepter de vivre avec moins, faire les changements nécessaires à un mieux …
Nos désirs profonds ne sont pas de simples caprices mais des besoins, les éléments nutritifs dont notre âme a besoin pour s’épanouir… Ce qui peut nous combler et nous rendre heureux(se), ce n’est bien sûr pas un nouveau PC, GSM ou voiture – mais toujours la même chose ; l’amour … Il faut donc résister aux sirènes de la société de consommation, aux appels du « toujours plus » ou « toujours du neuf »… La publicité nous affirme qu’acheter ceci ou cela nous rendra heureux, alors que cela ne fait que nous ligoter et nous appauvrir sans nous rendre plus heureux… Au contraire, ça nous assèche le cœur ! Les seuls qui en sont heureux, ce sont les patrons des firmes qui vendent ces produits !
La plupart des gens triment – souvent dans des boulots pénibles – pour gagner de quoi acheter une camelote qui enrichira encore plus les êtres qui les oppriment … et menacent leur vie et celle de leurs enfants en épuisant et polluant la planète !
Privilégions et nourrissons enfin notre être intérieur… N’oubliez pas ; retirez-vous du monde et là, au calme, laissez monter en vous vos vrais désirs… Je vous souhaite de mener la vie pour laquelle vous fûtes créés de toute éternité…