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Femmes & divorce

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Je vous copie-colle ici un texte fort & vrai de Francine Sporenda :

L’institution du divorce était censée permettre aux femmes d’échapper au contrôle et aux violences de leurs tyrans domestiques. Mais à chaque fois que l’émancipation féminine avance d’un pas, immédiatement une contre-offensive patriarcale se met en place pour contourner et annuler cette avancée.
Dans le cas du divorce, ce contournement a été effectué avec des résultats exceptionnels grâce à une arme de destruction antiféministe massive : les législations sur la garde alternée, passées sous la pression des lobbies de pères.
A cause de ces lois, il est devenu impossible pour une femme séparée ou divorcée de s’affranchir du contrôle de son ex-mari: d’abord la garde alternée à pour conséquence de supprimer la liberté de mouvement des mères et de les priver d’un droit humain fondamental: celui de vivre là où elles le souhaitent. En particulier, elles ne peuvent pas s’éloigner du domicile de leur ex, alors que cet éloignement est pourtant indispensable pour qu’elles puissent s’engager dans un processus de reconstruction/résilience dans les cas où elles ont été victimes de violences conjugales.

Ces situations de garde alternée empêchent en fait toute rupture effective avec un ex abusif : les va et vient de l’enfant entre son père et sa mère forcent celle-ci à se retrouver plusieurs fois par semaine en contact physique ou virtuel avec l’homme qu’elle ne veut plus revoir, dont elle a divorcé précisément pour qu’il disparaisse de sa vie. Ces contacts réactivent les traumas subis durant leur vie de couple, et le coût sur la santé psychologique des mères est considérable. En fait, cette remise en contact forcé de femmes victimes de violences physiques et/ou psychologiques avec leur agresseur s’apparente à une sadisation perverse des mères par la justice, et rappelle, au cas où on l’aurait oublié, que bien que la notion légale de « puissance paternelle » ait été officiellement abolie, le système judiciaire, pour ce qui est des affaires familiales, est toujours de facto régi par la loi des pères.

Enfin, dans ces situations de « séparations hautement conflictuelles », le père instrumentalise l’enfant pour persécuter la mère et garder le contrôle sur elle–et ce bien au-delà du divorce. La mère se trouve engagée avec lui dans une guerre d’usure où tous les procédés sont utilisés pour que sa vie reste sous l’emprise de son compagnon et continue à se dérouler –comme pendant leur vie de couple–sur le mode d’une suradaptation permanente à ses comportements violents et dominateurs.
Toute son énergie mentale est investie pour se protéger de ce harcèlement paternel constant et déjouer les pièges qui lui sont tendus par son ex. Et quand la mère se résout à déposer une plainte en justice, (ou que son ex la poursuit pour non-présentation d’enfant), sa vie devient totalement judiciarisée et se trouve dévorée par une série de formalités sans cesse renouvelées à accomplir –paperasserie, avocats, expertises, confrontations, témoignages, audiences etc.

Tout ce qui concerne l’enfant devient prétexte à affrontements qui permettent au père de réaffirmer son autorité : la vie scolaire de l’enfant, ses activités sportives et culturelles, ses vêtements et ses affaires de classe, ses fréquentations, etc.
Plus grave encore, des pères maltraitent l’enfant pour se venger de leur ex-femme ; certains allant jusqu’au meurtre.

Le cas d’enfants tués par leur père suite à une situation conflictuelle avec la mère–ou même si la mère a la garde exclusive, pour ne pas payer la pension– est habituellement qualifié de « drame familial » dans les medias.

Mais bien que des pédopsychiatres (Gérard Lopez) estiment le nombre d’infanticides à deux par jour en France, il est impossible de trouver des statistiques sur le pourcentage de ces meurtres commis par des hommes.

On constate que face à la diminution de l’autorité masculine dans la famille résultant des avancées féministes, les hommes ont trouvé la parade : tenir la mère par l’enfant. Celui-ci est assigné au rôle de garde-chiourme involontaire de la prison dans laquelle le patriarcat cherche à maintenir les femmes parce que c’est lui qui permet que le contact du père avec la mère ne soit jamais rompu, et qu’en conséquence le contrôle marital auquel elle a cru se soustraire en divorçant se perpétue des décennies après la séparation.

L’enfant devient ainsi un élément essentiel dans le dispositif patriarcal qui assure que les femmes divorcées ne puissent jamais s’émanciper de toute autorité masculine. Tandis qu’il est tiré à hue et à dia entre son père et sa mère, et sans aucune considération pour son bien-être, l’enfant devient le moyen imparable qui permet au père de restaurer son autorité maritale battue en brèche.
Et si le harcèlement échoue, il reste au père l’option de restaurer cette autorité patriarcale en recourant à deux stratégies radicales : désenfanter la mère (ressuscitant ainsi le droit archaïque qui faisait des enfants la propriété du père puisqu’ils lui revenaient en cas de divorce, ce qui est encore le cas dans les pays musulmans). Ou recourir à la manifestation la plus absolue du pouvoir du pater familias : tuer l’enfant et récupérer ainsi la totalité du pouvoir patriarcal archaïque en réactivant le droit ancestral de vie et de mort des pères sur leur famille.

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Ce qu’une fille doit savoir : commentaire

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Photo1396Suite à l’article précédent (http://bonheuretamour.com/ce-que-toute-jeune-fille-doit-savoir/ ), un lecteur m’a posté ce commentaire :  « Propos d’une féministe convaincue et probablement déçue. Conclure avec une généralité est assez triste. C’est comme si moi en tant qu’homme démoniaque et prédateur de la pauvre petite proie féminine je généralisais en tenant de tels propos: « En chaque femme sommeille une prostituée, attention mon fils la taille de leurs sentiments est proportionnelle avec le côté vénal que tu pourra leur satisfaire. » Les généralité ne laissent aucune place à l’ouverture d’esprit, à l’éducation et au respect. Elles rendent les gens tristes et aigris. »

Désireuse de rectifier cette vue, voici ma réponse :

Cher T,

D’abord, merci de me lire … Néanmoins, je ne peux approuver ; 1) que vous me traitiez de féministe – je dirais : féminine, ok, féministe, non, sûrement pas !, 2) que vous supposiez que ce sont MES propos – la 1ère phrase est pourtant « voici un article que je n’ai pas écrit » – j’indique bien que c’est l’oeuvre d’un autre, et vous pouvez aisément le vérifier en cliquant sur le lien vers l’auteur (mâle !) que j’ai joint à l’article.

Je n’ai visé, en publiant l’article, qu’à protéger les jeunes femmes.

Je vous joins aussi une partie d’un commentaire du blog (article 2/9 /12 : « homme fou de vous qui disparaît soudainement : https://bonheuretamour.wordpress.com/2012/09/02/homme-fou-de-vous-qui-disparait-soudainement/  ) et de ma réponse :

(10/12/2013) Nathalie écrit : (…) Les hommes n’en valent vraiment pas la peine.

Ma réponse (11/12/13) : chère Nathalie

(…) « il y a peu à choisir entre des pommes pourries » mais il ne faut pas perdre espoir et les mettre tous dans le même panier ; il en existe de formidables ; cet homme, par ex, a voyagé un peu partout en tutu rose, juste pour faire sourire sa femme, qui doit subir une chimiothérapie (http://www.youtube.com/watch?v=FF_m6HBPufA

ou http://www.buzzfeed.com/maycie/this-guy-travelled-the-country-in-a-pink-tutu-just-to-make-h  ).

Il n’est ni jeune, ni mince, ni beau, mais personnellement, je trouve que c’est un homme merveilleux !

C’est ce genre de gars au grand cœur qu’il faut accepter de fréquenter.

Je ne suis donc pas la gorgone aigrie et peu subtile (mettant tout le monde dans le même panier) que vous supposez… 😉 . Du reste, 99,999%, ça nous laisse 0,001% d’hommes convenables 😉

Et je ne généralise pas : voyez, par ex, cet extrait de l’article de J-M Morandini 😦http://www.jeanmarcmorandini.com/article-290817-connasse-et-autres-injures-les-femmes-denoncent-le-harcelement-de-rue-dans-une-video.html)  : L’écho rencontré par le film et l’afflux de témoignages sont « impressionnants », note Magali De Haas, alors que le Parlement vient de voter à l’unanimité l’alourdissement des peines réprimant le harcèlement sexuel.

« Cela montre que ce n’est pas juste un discours féministe déconnecté du réel mais bien une réalité vécue par de nombreuses femmes », poursuit la féministe, qui dit avoir déjà subi ce genre de comportements et incite les femmes à porter plainte.

Ou ce site (d’un HOMME – non d’une féministe enragée) : Harcèlement de rue : http://www.cygnification.com/le-harcelement-de-rue/ – > l’article ET surtout les commentaires qui suivent …

Ou juste la video :  Harcèlement de rue (par Sofie Peeters) : http://www.youtube.com/watch?v=TazhIzP5cx8

ou (en anglais) : http://www.upworthy.com/sexual-objectification-what-it-is-why-its-damaging-and-how-we-change?c=ufb1

Ouvrez les yeux : vous ne pouvez connaître le quotidien des femmes & des filles ; il faut vivre les choses dans sa chair, pour savoir réellement quoi que ce soit (il est impossible de juger d’une situation quelconque sans l’avoir vécue).

Je parle aussi de mon expérience, de celle des très nombreuses femmes (amies, clientes) avec qui j’ai été en contact au fil des années (&, vu que je « date » de 1959, ça fait longtemps !)

Croyez-moi aussi quand je dis que je sais combien il est dur d’être un homme ; j’en ai écrit ceci (5/04/2013) : http://bonheuretamour.com/la-deprime-des-males/ (& j’ai aussi 1 fils, que j’aime tendrement, malgré qu’il soit un mec 😉 – il me trouve souvent trop nunuche & sentimentale, & c’est très bien comme ça !).

Quant aux prostituées, il y en a (et croyez que j’en connais & ne les approuve pas) mais… par les temps qui courent, elles doivent mériter le fric qu’elles gagnent… (hihihi !)

Sinon, « pute » est un des rôles (bien agréable 😉  !) d’une femme accomplie – avec son homme, bien entendu…

Enfin, pour « triste & aigrie », je l’ai été il y a bien longtemps, mais j’ai dépassé cette étape pour le stade « gaie et pleine d’espoir » – C’est ce que je vous souhaite !

B.