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Bonheur & vérité

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« Au commencement était le Verbe » ou, dit autrement, « La réalité est l’ombre des mots », en tout cas, pour nous, les êtres humains.

Mais quels mots ? Quelque chose peut-il se construire sur du mensonge ? Eh non … Des mots véridiques, donc.

Ce Verbe (ou logos), associé au fait de créer, est lié au fait de prononcer la vérité, car elle seule peut construire.

Pour nous, elle est la voie du salut ; elle rebâtit, guérit, libère & nous mène au paradis – puisque ce dernier est plus un état d’esprit qu’autre chose.

Toutes les religions nous le répètent : chacun d’entre nous rencontrera la souffrance sur cette route de la vie, c’est inévitable.

Quelle défense a-t-on, pauvres fourmis humaines, contre ceci ? Une arme (faible & transitoire) est l’idéologie et l’indignation vertueuse… Ceci est le (faible) bouclier des faiblards, pour leur éviter de devoir s’informer sur la vie, et d’avoir le courage de devenir réellement quelqu’un de bien.

Mais il n’y a qu’un seul bouclier efficace contre les malheurs de la vie ; la vérité. Elle seule élève notre âme & enrichit notre vie.

Pour trouver cette chose précieuse entre toutes, la vérité, il faut partir de l’hypothèse que la plupart des choses que l’on pense & que l’on dit, ne sont pas à nous, et donc, cesser de les croire.

Ce ne sont que des choses qu’on a « ramassées » ici & là en avançant dans la vie. On les brandit comme des marques de notre statut, alors qu’en fait, elles ne sont pas vraiment nous – parce que ce qui est vraiment nous est dur à découvrir.

Puis, il faut commencer à écouter ce que l’on dit, et le ressentir…. Le but est de remarquer si ce que l’on dit nous fait nous sentir plus fort ou plus faible.

Dans le 1er cas, on peut continuer à le dire. Dans le 2d cas, il faut cesser ; il faut alors reformuler autrement ces paroles, en sorte que quand on les réexprime, la sensation d’intégrité & de force réapparaisse au centre de notre corps.

Quand on dit quelque chose d’insincère, il y a, en quelque sorte, scission de notre psyché, dissonance cognitive ; on se dissocie, puisqu’une partie de nous est d’accord avec cela, tandis qu’une autre partie ne l’est pas.

Mais si on s’observe attentivement, on sent quand on arrive à s’aligner sur notre vérité.

Là, on est centré dans notre être, ce qui nous permet de résister à la souffrance sans se corrompre, on peut supporter les attaques de la vie (avec ses morts, ses tragédies).

Ce qu’il y a de mieux ici-bas, c’est de parler à partir du fond de notre âme – & on peut apprendre à parler ainsi.

Beaucoup de gens voudraient bien le faire, mais ils en sont empêchés parce que le monde fait payer cher le fait de dire la vérité (je peux en témoigner !!!).

Sans compter que, comme toute chose précieuse, la vérité se paie cher – et c’est pour cela qu’elle est rare ; parce que presque personne ne veut payer un tel prix. En effet, on ne peut acquérir la vérité qu’au prix d’un désillusionnement radical & d’une confrontation avec le Mal…

Pourtant, les conséquences sont moins graves que de ne PAS dire la vérité – ça pourrit notre âme, pervertit notre famille & détruit notre communauté !

Ayant vécu avec des pervers narcissiques & écouté les plaintes de centaines de gens, j’ai constaté que la pire chose qu’on puisse faire à quelqu’un, c’est de lui mentir ! C’est de là que proviennent tous les malheurs affectant notre monde.

Mentir à autrui est un acte incroyablement malveillant, hostile & destructeur ! Mais mentir à soi-même ne vaut pas mieux.

Le conte d’un déluge fait partie de toutes les cultures du monde. Il raconte que, de temps à autre, les sociétés deviennent corrompues, parce que les gens trompent & mentent, et que seule une extermination de masse (qui d’ailleurs en est la conséquence naturelle) peut nettoyer cette crasse.

Leur aveuglement volontaire & leurs vices sapent les fondations mêmes de leur culture, en sorte qu’à la fin, l’ordre des choses succombe ; le chaos submerge le tout, & tue quasiment tout le monde…

Ceci arrive aussi à chaque être n’ayant pas vécu dans sa vérité ; ses astuces pour se tirer d’affaire ne marchent plus, les choses se retournent contre lui et il se retrouve à crever de mal, dans les enfers… voilà où mène le mensonge …

Notre salut réside dans la vérité exprimée ! Par ex, on peut dire qu’on croit en Dieu, sans que ça corresponde à une vérité – le truc est de voir comment on AGIT !

Une bonne idée pour éviter d’arriver là est de décider de ne plus jamais utiliser le langage pour essayer d’obtenir ce qu’on veut (parce qu’en fait, on ignore ce qu’on veut) & de dire toujours la vérité, à la place – de la façon la plus claire possible.

Il s’agit d’abandonner tout ce qui n’est pas vérité, de formuler nos paroles de la manière la plus précise possible pour exprimer notre vérité fondamentale… & là, laisser le monde y réagir, en ayant foi que ce sera le meilleur résultat pour nous-même, même si ça n’en a pas l’air (même si ça semble négatif).

Lorsque l’on s’exprime, on peut le faire faussement ou véridiquement ; c-à-d soit pour manipuler la réalité en vue d’obtenir quelque chose, ou pour communiquer précisément ce que l’on pense & perçoit.

Par ex, là, je n’essaie pas de convaincre qui que ce soit – je ne fais que dire ma vérité – une vérité qui, je le pense, peut soigner le monde – & c’est à vous de la recevoir ou pas.

Je ne fais qu’exprimer ce que toute une (longue) vie d’expériences diverses, de lectures & de contacts m’a appris, dont la vie m’a enseigné que c’est l’outil majeur pour se forger une bonne vie – c’est véritablement l’antidote à la souffrance dans notre vie !

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De quoi dépend la qualité de notre vie ?

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Il est clair qu’elle dépend de la qualité de nos décisions ; si elles sont bien informées, elles nous servent, et dans le cas inverse, nous desservent. Voilà pourquoi il faut s’informer le plus possible sur soi-même, les autres & le monde dans lequel on vit.

Mais quelles que soient les sottises que vous avez commises dans le passé, il ne faut pas vous en vouloir, car « quand on sait mieux, on agit mieux » – vous ne saviez pas, alors, ce que vous savez à présent, et c’est pourquoi vous avez agi bêtement. Vous ne referiez sans doute plus ces mêmes erreurs maintenant.

Ce point m’ayant semblé à la fois très important, & trop peu traité, j’ai décidé de « creuser » le sujet & de le développer ici. Si on veut améliorer la qualité de notre vie, on est amené à y réfléchir &, ce faisant, on arrive à des conclusions étonnantes …

Repartons du début – qui est : à tout moment, nous agissons selon ce que nous savons. De là, découlent plusieurs choses, mises sous forme des 3 phrases ci-dessous, liées l’une à l’autre. Chaque idée mène à la suivante, et toutes ensemble, à un grand secret de la vie :

-Avant de pouvoir obtenir quelque chose de différent de cette vie, vous devez d’abord FAIRE quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir faire quelque chose de différent de votre vie, vous devez d’abord SAVOIR quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir savoir quelque chose de différent, vous devez d’abord SOUPCONNER, puis CONFIRMER que c’est votre niveau actuel de compréhension qui a amené dans votre vie ce que vous voulez maintenant changer !

Maintenant, inversons l’ordre de ces idées & tirons-en les conclusions :

-Jusqu’à ce que vous SACHIEZ quelque chose de différent, vous ne pouvez rien FAIRE de différent,

-Jusqu’à ce que vous FASSIEZ quelque chose de différent, vous n’OBTIENDREZ rien de différent.

Et jusqu’à ce que vous OBTENIEZ quelque chose de différent de votre vie, vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez MANQUE et combien PLUS il y a à comprendre.

A quoi nous mènent ces réflexions ? A ceci :

Essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, sans D’ABORD changer ce que vous SAVEZ au sujet de la vie est voué à l’échec ; c’est comme d’enfiler des vêtements secs sur des vêtements mouillés, & ensuite, se demander pourquoi vous continuez à frissonner.

Il faut donc cesser d’essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, et, au lieu de ça, travailler à changer ce que vous vous donnez à vous-même.

La chose qu’il est essentiel de comprendre, c’est que la vie ne vous prive pas exprès de ses richesses, mais que vous vous êtes privé de la vie réelle par une croyance qu’on doit subir sa vie, & que la seule chose qui puisse nous protéger d’un monde dur est ce qu’on peut gagner et posséder pour soi-même.

Bien que notre monde devienne effectivement de plus en plus dur, on en fait partie ; nous sommes le monde. Ni notre monde individuel ni le global ne peuvent changer jusqu’à ce que nous cessions de nier qu’il y a un lien entre ce que nous vivons & ce que nous sommes.

C’est pourquoi nous devons avoir une nouvelle connaissance ; le changement passe par une compréhension spirituelle, laquelle n’est pas quelque chose de mystérieux ou hors de ce monde ; c’est juste ce que nous savons de nous-mêmes, de ce que nous sommes réellement.

Et ce savoir est en fait le plus important & pratique que l’on puisse posséder, puisque c’est lui qui détermine la qualité de notre vie !

Nous ne pouvons pas séparer nos croyances de nos actes et nos actes, de leurs résultats. Ils peuvent sembler individuels dans leur fonctionnement parce que, souvent, ils se produisent à des moments différents, mais en réalité, ils forment une seule & même chose.

Cf le vieil adage : « On récolte ce qu’on sème » ; avec de bonnes graines, on aura une bonne récolte, et une mauvaise avec de mauvaises graines. Ici, nous semons notre savoir, & ce que l’on récolte dans notre vie, ce sont les résultats de ce savoir.

Cette connaissance spirituelle nous montre l’importance extrême de remettre en question ce que l’on croit savoir.

La vie essaie de nous atteindre et de nous enseigner, par ce qu’elle nous fait vivre, qu’on a besoin de réponses nouvelles et véridiques. Ce sont ces réponses « supérieures » qui constituent l’abri protecteur qui éloigne sans effort ce qui est nocif et garde ce qui est sain et vivifiant.

Voici 5 réponses élevées & comment elles peuvent fonctionner pour vous – car chacune suggère une nouvelle action & promet un nouveau résultat.

Chaque section (de 1 à 5) représente une action complète, qui amènera un résultat différent. Car comme la chaleur suit la lumière du soleil, ainsi une vie plus épanouie suit des actions plus éclairées (puisqu’on ne peut séparer nos réponses de nos actions et nos actions de leurs résultats).

  1. Votre nouvelle réponse : la vraie force est le refus d’agir à partir d’une position de faiblesse.

Votre nouvelle action : examinez où vous avez appelé une faiblesse intérieure de la force ; comme de nommer l’anxiété, du souci d’autrui, ou de la colère, une juste indignation. Osez vivre sans ces fausses forces.

Votre nouveau résultat : la fin de votre confusion & de la douleur de vous demander pourquoi vos forces vous font si souvent échouer. En même temps, vous remarquerez la naissance d’une force nouvelle et vraie qui ne se transforme jamais en son opposé faible.

  1. Votre nouvelle réponse : ayez le courage de persévérer même en sachant que vous avez peur.

Votre nouvelle action : osez faire un pas tremblant après l’autre.

Votre Nouveau résultat : la libération d’une vie de peur parce que la peur ne peut exister si on valorise plus la compréhension, que la sensation de peur.

  1. Votre nouvelle réponse : le pardon est la compréhension que, mises à part les circonstances, il n’y a pas de réelle différence entre vous et votre agresseur.

Votre nouvelle action : malgré vos voix intérieures qui vous hurlent le contraire, osez traiter votre agresseur comme vous voudriez être traité.

Votre nouveau résultat : lorsque vous arrêtez de punir les autres pour leur faiblesse, vous cesserez de vous punir pour la vôtre.

  1. Votre nouvelle réponse : la compassion est le refus conscient d’ajouter à la souffrance d’une autre personne, même si cela augmente la vôtre.

Votre nouvelle action : osez soulever 100 fois le poids mental & émotionnel que vous croyez pouvoir porter.

Votre nouveau résultat : contenue au plus profond de la souffrance, est l’intuition qu’il n’y a pas d’être souffrant.

  1. Votre nouvelle réponse : le vrai espoir est le fait qu’il y a toujours une solution plus élevée.

Votre nouvelle action : comprenez que, chaque fois que vous vous sentez vaincu ou souffrant, c’est seulement parce que vous insistez pour vous accrocher à ce qui ne fonctionne pas. Osez laisser aller cela et vous ne perdrez rien sauf une croyance punitive.

Votre nouveau résultat : une nouvelle vie qui ne craint aucun défi intérieur ou extérieur, puisque la défaite ne peut exister qu’en l’absence d’une volonté d’apprendre.

Après ces 5 réponses nouvelles, vous voudrez peut-être écrire les vôtres. Ceci est très profitable pour accélérer votre croissance interne. Ne vous découragez pas si au début vous ne pouvez pas trouver de nouvelles idées ; même la plus petite tentative de trouver de nouvelles réponses est une nouvelle réponse !

Plus vous employez des principes véridiques, plus ils travailleront en votre faveur.

Rappelez-vous que quand on travaille avec de ce genre d’idées supérieures, des parties encore inconnues de vous-même essayeront de vous induire en erreur, car elles « savent » que votre vision spirituelle croissante vous éloignera de leur influence néfaste et vous donnera une sécurité véritable. Peu importe ce que ces voix nuisibles vous soufflent, celui qui met la vérité à la 1ère place ne perdra jamais rien, sauf ce qui n’a jamais été réel.

PN : faire profil bas pour l’apaiser

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eau-ds-vin

Quand je me suis mariée – avec un pervers narcissique – ma belle-mère m’a dit qu’il fallait mettre beaucoup d’eau dans son vin pour préserver l’harmonie dans son ménage.

Et ensuite, lors de crises avec lui, lorsque, en plein désarroi, je demandais conseil à ma famille – hélas aussi PN – ou à des amies ou à des centres d’aide, j’avais droit au refrain que « dans une dispute, chacun des partenaires est responsable à 50% ».

Pour les disputes, je ne sais pas, mais ce que je sais, par contre, c’est que lors d’agressions (car avec un PN, ce sont toujours des agressions), c’est 100% la faute de l’agresseur & 0% celle de la victime !

Et quant à « mettre de l’eau dans mon vin », il n’y a RIEN, même qu’on aurait fait tant de compromis qu’il y aurait 99% d’eau & 1% de vin, qui puisse stopper une attaque perverse !

Je l’ai dit ; le vampire a soif de sang et il vous en tirera coûte que coûte, quoi que vous puissiez faire pour tenter de l’apaiser ou de vous mettre à l’abri !

En couple, en famille ou avec un ami, on est parfois d’avis différent lorsqu’on doit décider si on regardera un film d’action ou un film romantique, si on veut des carottes ou des brocolis, … Là, il est facile de faire des compromis ; on alterne : aujourd’hui, le film d’action & demain, le film romantique, ou aujourd’hui, les carottes & demain, les brocolis.

Mais avec un PN, il n’y a aucun compromis possible, parce que les différences d’opinion ne portent pas sur des broutilles, mais sur nos valeurs les plus profondes & sacrées et sur ce qu’on perçoit comme étant vrai ou faux.

Le PN distord le réel & veut vous forcer à accepter ce mensonge… et on est censé « faire des compromis » ? Pas question !

N’avalez pas l’opinion commune, le fait que tout le monde conseille ceci. Une vérité est une vérité, même si vous êtes tout seul à la croire et un mensonge reste un mensonge, même si tout le monde le croit !

D’ailleurs, tout individu malin sait que pour commencer à VRAIMENT penser – la 1ère chose à faire est de rejeter l’opinion commune !

Voici ce qu’en dit Yahoo Answers : « C’est la façon de penser du plus grand nombre sur des sujets variés et qui manque d’analyse profonde et personnelle.
Les médias, les politiques, les commerciaux, les religions… utilisent divers moyens pour faire passer une information sans fondement comme véridique afin de manipuler le plus grand nombre dans un intérêt égoïste et déloyal. Ils savent bien que l’humain est influençable et aime penser comme la masse afin d’être accepté ». 

Et « C’est la pensée unique, le prêt-à-penser, une caricature ou parodie de la pensée. En gros, c’est ce qu’il est acceptable de penser, ce que la plupart des gens pensent ou plutôt… ce qu’on pense que la plupart des gens pensent 😉 Une sorte de formatage qui entraînerait un effet « boule de neige », une censure intérieure calquée sur une loi de la majorité qui nous empêche de penser librement, en s’affranchissant des préjugés. Des idées déjà toutes faites, que l’on a admises alors qu’on n’y a jamais réfléchi sérieusement ». 

Bref, si on veut saisir la vérité, il faut se distancer le plus possible de l’opinion communément admise !

En fait de compromis, confrontée à des crises de rage permanentes ou des remarques acides constantes, la victime de PN apprend vite à « marcher sur des œufs » et à accepter un tas de choses inacceptables dans le but de s’éviter de futures violences… ce qui est justement le moyen de prouver au PN qu’il peut continuer à l’agresser ! Et comme il est un genre de « drogué », il est inévitable qu’il lui en faille toujours plus, et que la violence s’intensifie au fil du temps.

Alors, ceux qui vous conseillent de « mettre de l’eau dans votre vin » sont bêtes & dangereux ; ce sont des représentants de « l’innocence au sourire sanglant » de Kundera, ceux qui, « ne faisant pas partie de la solution, font partie du problème ! » – car n’oublions pas que, dès qu’il y a harcèlement où que ce soit, c’est TOUJOURS que l’Autorité & la Communauté ne font pas leur boulot ! (car les PN ou les harceleurs sont des lâches, qui cèdent toujours devant la Force).

Et ensuite (phénomène du Bouc Emissaire), la société jette la faute des agressions sur la victime ! (sur les théories victimaires insensées qui infestent notre société malade, voyez

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/ ).

J’ai été 24 ans en couple avec mon démon et ai été amenée à devoir souvent appeler les secours. J’ai parlé à des psys, des assistantes sociales, des flics & des écoutants de télé-secours.

Je me rappelle surtout d’une vieille dame que j’avais appelée dans un moment de détresse, et qui me disait – en toute gentillesse, et visiblement, pour m’aider : « Ne le provoquez pas, taisez-vous, ne répondez pas »…

Ca m’a choquée ! J’ai pensé : «  Mais comment pourrais-je aller plus loin dans la soumission ? Quand il arrive, je me tais… Alors, le cinglé cherche à me provoquer et, comme je ne mords pas à l’hameçon et continue à me taire, il se met à dire d’un ton haineux : « salope ! Tu es une salope ! Tu penses des saloperies sur moi, je le sais ! » et il lui est arrivé de me frapper quand je faisais non de la tête.  Que pourrais-je faire de plus ? »

C’est cette nuit-là, après cette réponse-là, que la coupe fut pleine pour moi, et que j’ai décidé de ne plus jamais appeler des gens qui, censés aider, ne font qu’enfoncer les victimes !

Ils sont souvent de bonne volonté (malgré un mépris inconscient), mais en fait, ignorent TOUT de cette problématique… et répondre « à côté » à une victime INTENSIFIE ses souffrances. Seule la VERITE (venant d’une connaissance de ce problème) et une VRAIE compassion peuvent soigner nos blessures !

Je sais maintenant que les bonnes intentions ne suffisent pas, qu’après leur avoir parlé, la victime ne peut que conclure que les tortures qu’elle subit sont, d’une ou d’autre façon, de sa faute, que c’est « normal » et que nous sommes les dingues qui devons le comprendre & faire des compromis !

Eh bien, merde ! C’est faux & c’est malsain, et oser dire ceci à une victime est le comble de la cruauté & une complicité avec le bourreau (car « si on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème ») !

Ces gens ne sont pas des PN, mais des Flying Monkeys… leur ignorance du sujet les rend fortement toxiques !

Quant à la nécessité de faire des compromis, voici quoi en penser :

Votre PN fut sûrement le Golden Child dans sa famille d’origine. Il sentait que son parent était mauvais, dérangé & dangereux, mais sa faiblesse innée de caractère (& c’est en ceci qu’il ressemble à son parent PN) a fait que, contrairement à l’enfant Bouc Emissaire (plus pur & plus courageux), il s’est plié aux règles démentes de cette famille dysfonctionnelle… et est devenu le chouchou.

Il s’est plié à tout pour avoir ce faux amour, se protéger des agressions & jouir des avantages – & s’il fallait, pour cela, démolir l’autre enfant, il l’a fait sans hésitation.

Bref, « mettre de l’eau dans son vin » est sûrement efficace avec la plupart des gens, MAIS PAS AVEC UN PN ! En plus, vous voyez qu’à force de compromissions avec le Mal, de pactiser avec un démon, on devient son complice, on perd son âme & on en devient un soi-même !

Idem avec ces gens qui ont l’estomac trop sensible que pour voir la vérité quand on la leur met sous les yeux !

Je ré-insiste sur ceci : si vous subissez l’attaque d’un PN, n’en parlez pas, car la plupart des gens ne peuvent pas (ne VEULENT pas, en fait !) réaliser que ça existe (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/10/04/victime-de-pn-a-qui-le-dire/ ).

Avec un ami, partenaire ou membre de famille normal, on peut être soi-même. Il n’y a jamais ce genre de drames ; les différends se discutent honnêtement, on peut exprimer nos désirs et sentiments sans craindre une scène, des insultes & des humiliations, on ne doit pas renoncer à nos valeurs ou à la réalité, ni faire des compromis qui nous abîment l’esprit & l’âme !

Voilà les gens que vous devez tenter d’avoir dans votre vie – tous les autres, avec qui vous devez « mettre de l’eau dans votre vin » n’ont rien à faire dans votre vie !

Des enfants PN ?

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enf.PNQuand vous avez fait des enfants avec un PN, il arrive souvent qu’ils deviennent, en grandissant, très difficiles, sans respect, exploiteurs d’autrui, sans honte de leur conduite… & vous vous demandez s’ils ne sont pas PN, eux aussi…

A mon avis, leur coller cette étiquette n’est bon ni pour vous, ni pour eux, car ils restent vos enfants, et vous devrez de toute façon rester leur parent.

Foin des étiquettes ! Ne vous permettez plus de les nommer ainsi (même en pensée !), mais traitez-les comme des enfants, et des enfants à vous. Cela fera du bien à eux, et surtout, à vous !

Le PN adulte est clairement infantile, puéril ; ses affects sont restés à un niveau très immature (au lieu d’évoluer et de mûrir) – il en est vraiment resté au niveau du bambin qui, si on le frustre, pique une colère et hurle : « méchante maman ! Je t’aime pas ! »

Mais qu’un enfant soit immature, c’est normal. Les enfants sont naturellement très avides ; c-à-d qu’ils ne font que prendre sans rien donner en retour – Ceci n’est pas un caractère pervers, mais un trait typique d’un enfant … (c’est pour ça qu’il faut être mûr(e), moral(e) et en bonne santé physique & mentale pour en avoir un, ou pour se mettre en couple).

Ce qui n’est pas normal, par contre, c’est qu’il RESTE ainsi ; normalement, au fur & à mesure qu’il grandit (et c’est d’ailleurs à ceci qu’on estime la maturité de quelqu’un), il s’autonomise et se responsabilise, devenant de plus en plus conscient de comment ses actes impactent les autres. Il ramassera ses chaussettes qui traînent, par ex, pour ne pas surcharger sa maman, etc.. 

Pour améliorer le comportement d’un enfant qu’on est tenté de nommer PN, il faut savoir que « la réalité est l’ombre des mots » & que si on les nomme ainsi (= Pervers), on les traitera ainsi (même inconsciemment) jour après jour et ils le deviendront de plus en plus. Même, on peut, dans un moment de colère, le traiter de PN… ce qui aggravera encore plus les choses & nous aliénera cet enfant…

Si votre enfant vous fait une vie amère, souvenez-vous que se focaliser sur ses faiblesses nous affaiblit, alors que se focaliser sur ses forces, nous renforce !

Et vous en aurez besoin, de force – car la seule solution avec un PN, qui est de les fuir, ne vous est pas permise. Vous avez eu la malchance (étant vivant, bon, sensible, généreux,…) d’attirer un PN, et, trop naïve, vous avez créé un lien longue durée avec lui en faisant un enfant… le vin est tiré, il faut le boire ! Vous devez « vivre avec », que ça vous plaise ou non !

Cet enfant a quand même la moitié de vous (donc du bon) & l’autre moitié, plus faible… sans compter que le PN l’utilise aussi de toutes les façons possibles (pour vous faire du mal), ce qui l’affaiblit encore plus..

Ce qu’il faut faire, c’est d’abord, les nommer et les voir comme nos enfants, qui ne sont pas parfaits (mais qui l’est, à part Dieu ?), mais qui ont souffert et qu’on aime – et qui nous aiment, même si ça ne se voit pas.

« Pas coupable, responsable » doit être notre motto ! Ne vous sentez pas coupable – car d’une part, vous ne l’êtes pas, et d’autre part, la culpabilité affaiblit, et on a besoin de toutes nos forces – et n’entrez pas dans leur jeu quand ils tentent de vous culpabiliser !

Il faut comprendre que ces enfants ont dû porter 1 poids trop lourd pour eux (confrontés, jeunes & faibles, au Mal & au mensonge, et à des problèmes d’adultes) et qu’ils ont craqué sous ce fardeau, comme un âne qui devrait porter un chargement trop lourd ; leur esprit est « passé de l’autre côté » ; du côté sombre de la Force – c-à-d qu’ils sont sortis de la conscience d’Amour, pour adopter celle de la Peur – laquelle dissout l’âme !

Dans leur non-conscience, ils refusent de continuer à souffrir et choisissent le PN contre vous. Car enfin, que voient-ils ? Que c’est toujours la victime qui se fait avoir, qui souffre et qui a une vie de merde, tandis que le salaud jouit tranquillement de la vie.

A la base, ce choix (celui de refuser de souffrir), est sain – mais l’ennui, c’est que ce choix de la satisfaction immédiate est le mauvais, car c’est celui de se couper de son humanité pour être « invulnérable » ; celui de la « force tout seul » au lieu de celui de la « force avec tout l’Univers »…

Donc, comme ces enfants (qu’il faut prendre en pitié) ont déjà trop souffert, en ont marre et ne peuvent plus supporter un gramme de souffrance supplémentaire, ils vont se mettre du côté de celui qu’ils perçoivent comme le « fort » et renier le « faible » et ses vertus ; c-à-d rejeter toute sensibilité, humanité, sens moral – car ils constatent – conclusion apparemment logique – que ce sont ces qualités qui exposent un être aux coups et aux souffrances… Ils ignorent à quel vide, de quel néant, à quelle vie morte ce choix les condamne pour le reste de leur vie ! Ce sera nécessairement, s’ils font ce mauvais choix, une vie de solitude, de relations sans profondeur ni signification, avec, pour tenir le coup, des addictions à l’alcool &/ou la drogue (car tous les pervers narcissiques abusent d’une ou plusieurs substances toxiques) …

Ils voient le PN être ce « fort », réussir dans la vie, obtenir tout ce qu’il veut – & ils sont tellement mal dans cette famille dysfonctionnelle qu’ils aspirent (c’est normal) à sortir de ce chaos, de cette peur constante, de ce stress, pour devenir, eux aussi, des « vainqueurs ».

Ils ne comprennent pas la vérité, qui est que dans l’absolu, ces vertus sont une force, que le fort, c’est en fait celui qui souffre (c’est bizarre, mais c’est ainsi), car il a la Vie en lui – alors que le PN est vide, exsangue et, tel un vampire, doit trouver des vivants pour leur sucer cette Vie … Une force de vie toute puissante & infinie, que ne possèdent que les sensibles, justement.

L’enfant ignore qu’en tentant de se rendre « fort » (c-à-d sans affects), il tue cette vie (car toute vie a sa base dans l’amour) et qu’ensuite, il n’aura plus qu’une vie très appauvrie & misérable, comme le golum dans « le Seigneur des Anneaux » & qu’il sera à son tour obligé (car c’est un besoin) de trouver des vivants pour subsister.

=> La solution la meilleure (ou la moins mauvaise) avec un tel enfant est de l’aimer (tout en s’en protégeant), de beaucoup parler avec lui (de sujets profonds), d’ouvrir son esprit et le modifier par des informations, lui montrer le bon exemple (bonté), lui offrir les sécurités de base (amour surtout), et, sans trop le charger de responsabilités, le mettre à l’abri des problèmes d’adultes (le laisser être un enfant) – tout en (Loi de la Frite Ramollie oblige !) le récompensant pour tout acte bon et responsable ! Et bien entendu, ignorez-le totalement quand il agit de façon méchante, insensible ou irresponsable.

Ainsi (car tout PN l’est à un degré divers, allant de faiblement, à totalement), vous pouvez « limiter les dégâts », c-à-d limiter la gravité (le « taux », le « pourcentage ») de ce trouble du caractère chez votre enfant …

Et s’il fait « ce qu’il faut » pour, à l’adolescence, vous éjecter de sa vie, eh bien, qu’il en soit ainsi ! Laissez-le partir. Pour moi, un enfant qui gagne contre sa mère, perd contre lui-même … Ca déchire le coeur car on l’aime plus que notre vie, et le voir se détruire, nous détruit aussi un peu.

Là, sa vie se détache de la vôtre – vous n’y pouvez plus rien & votre devoir vous est remis… Vous l’avez informé – il n’a pas pu, ou pas voulu vous suivre… Acceptez-le, même si ça fait mal. Qu’il vive la vie qu’il s’est choisie (en connaissance de cause, puisque vous l’aviez averti) !

Vous avez fait de votre mieux ; on ne peut pas exiger plus de quelqu’un !

Raisons des manipulations

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peur  Pour quelqu’un d’intègre, manipuler est à la fois immoral (car ça lèse les autres) et stupide (car ça se découvre un jour et ça se retourne contre l’auteur des manipulations).

Donc, pourquoi certains le font-ils ? Pourquoi ne peuvent-ils pas essayer de se procurer ce qu’ils désirent d’une façon honnête ?

La raison la plus évidente est la peur ; le manipulateur craint qu’en employant la franchise, il n’obtiendra pas ce qu’il veut, que les ressources sont limitées (qu’il n’y en a pas pour tout le monde), que la vie et les autres ne sont pas généreux ou favorables, qu’ils sont contre lui.

Vu que les gens voient le monde non comme il est, mais comme ils sont, le pervers voit le monde comme un lieu fait de dupes et de fripons, où tout le monde tente de gagner sur les autres et où ce sont les plus rusés qui réussissent et les autres (les naïfs) coulent, un monde cruel, où règne le « manger ou être mangé »…

Dans ce monde tel qu’il le voit, il craint que les autres gagnent & pas lui, et pour éviter que cela n’arrive, il faut être « fûté » & se débrouiller pour se donner l’avantage. La peur lui fait croire que si lui ne le fait pas, c’est un autre qui le fera, & qui prendra l’avantage sur lui.

Finalement, il se juge sans valeur, pas digne du bon de la vie… Il croit qu’il ne vaut pas assez pour qu’autrui prenne ses intérêts à coeur.

David R. Hawkins, dans sa classification des niveaux de conscience, dit que les bas niveaux de conscience opèrent toujours à partir d’une énergie de peur, tandis que les niveaux élevés opèrent à partir d’une énergie d’amour (généreuse).

Les êtres inconscients ne peuvent voir le lien leur niveau interne & leur perception, et les événements de leur vie. A ceux-là, les échecs, déceptions & épreuves ne servent pas de leçon ; jamais ils n’évoluent car ils ne tirent pas la leçon de leurs expériences antérieures. Donc, la seule façon d’obtenir ce qu’on veut, est de tricher… Et si ça finit mal, au lieu de se dire que c’est un mauvais moyen, ils créent une autre manipulation …

Manipuler n’est pourtant pas efficace à long terme, puisque ce n’est pas une action juste, bonne ou véridique mais une tentative de défense injuste & nuisible pour compenser la peur, la douleur et l’indignité.

Le manipulateur n’a pas la notion d’unité de la vie ; c-à-d que la vie est une grande toile dont nous sommes un maillon et que donc, ce que l’on fait à un maillon, on le fait à la toile tout entière.

Par conséquent, s’accorder un gain via la manipulation, ne donne que des victoires creuses, toujours plus de peur & de vide intérieur, et finalement, toujours plus d’indignité (séparation radicale d’avec autrui et d’avec le courant de la vie) – car inconsciemment, le manipulateur « sait » qu’il agit mal, et ça renforce sa peur & son sentiment d’être indigne de recevoir le meilleur de la vie… C’est un vrai cercle vicieux !

Souvenons-nous : « Soyez meilleur, vous serez plus heureux. Ceci est la meilleure leçon de morale, car elle est fondée sur l’intérêt » (Duc de Levis-Mirepoix).

On le voit, ne manipulent que ceux qui se sentent indignes – souvent des êtres ayant un manque d’estime de soi.

Tous, nous manifestons dans notre vie ce que nous craignons, et plus nous essayons de manipuler les autres & les circonstances au lieu d’affronter nos peurs, plus les effets sont désastreux !

Même les pervers narcissiques – qui le font pour obtenir leur approvisionnement narcissique – sont dans ce cas ; eux aussi (tout au fond d’eux-mêmes) se jugent inférieurs & indignes d’être aimés pour ce qu’ils sont.

Vous le savez ; ça ne sert à rien de vouloir changer autrui ; on n’a de pouvoir que sur soi-même, et quant aux autres, il ne faut tolérer dans notre vie que ceux qui opèrent à partir d’un niveau d’amour ; les autres (ceux qui partent d’un niveau de peur) ne feront que nous exploiter d’une façon ou d’une autre…

Lorsque l’on cesse de vouloir changer les autres & travaillons à être intègre, on n’a pas besoin de manipuler qui que ce soit pour soigner nos blessures non cicatrisées.

Chaque fois qu’on tourne le dos à l’authenticité en soi, on tente en fait de manipuler quelque chose ou quelqu’un d’extérieur (manoeuvre vouée à l’échec), à créer un résultat différent qui nous permettra de nous sentir plus digne.

Il faut savoir que notre valeur est en nous, jamais au dehors, peu importe la situation où l’on est. Même si l’on n’a aucun contrôle des conditions extérieures, on peut – & on doit – contrôler notre être intérieur, parce que ce qu’on est, se manifeste comme la vie qui nous entoure.

Comme l’a si bien dit Barbara de Angelis : Vivre avec intégrité signifie : ne pas accepter moins que ce que vous savez mériter dans une relation, demander ce que vous voulez et avez besoin de la part des autres, dire la vérité, même si ça peut créer des conflits ou des tensions, avoir les comportements correspondant à vos valeurs personnelles, faire des choix basés sur ce que vous croyez et non sur ce que d’autres croient.

Or, vous rejetez votre dignité & votre intégrité à chaque fois que vous :

– Faites des choix de relations basés sur le manque, pour y gagner de l’énergie, la sécurité, l’approbation, l’amour, plutôt que sur un vrai désir d’une relation saine, joyeuse, compatible,

– Ignorez les abus et l’auto-désintégration plutôt que d’affronter le fait d’être seul(e),

– Tentez de plaire aux gens pour gagner l’amour, l’approbation ou la sécurité,

– Prenez la culpabilité sur vous pour apaiser quelqu’un d’autre afin de maintenir la relation ou d’éviter une nécessaire confrontation.

Modifier les habitudes de manipulation dans notre vie commence avec l’authenticité ; l’authenticité signifie que qui vous êtes à l’intérieur est en harmonie avec la personne que vous présentez à l’extérieur.

Être authentique signifie agir selon un sentiment de valeur intérieur (savoir que vous êtes aimable et acceptable tel que vous êtes) – non sur une validation en dehors de vous.

Mais si on craint de changer de méthode, de se lancer dans la vie « sans filet », comment changer ? Eh bien, en modifiant nos croyances.

Il faut croire que le monde est abondant, généreux, & qu’il y a une place pour nous dedans ! Et rejeter l’idée qu’on ne vaut quelque chose que si les autres nous aiment ou nous apprécient. Il faut se rappeler notre enfance, quand cette croyance fut implantée en nous, et l’en arracher (en voyant que ceux qui nous l’ont implantée mentaient).

Alors, les comportements inadaptés (résultant de cette croyance douloureuse) disparaissent.

Nous trimballons tous un « excès de bagages » datant de l’enfance, une programmation interne dont il est impossible de se débarrasser sans remettre en question & rejeter les croyances qui nous furent insufflées.

Savoir ce qu’on fait & pourquoi on le fait ne suffit pas à se changer durablement ; pour cela, il faut travailler sur soi & libérer la douleur émotionnelle datant de cette époque.

Vous pouvez le faire, mais pas un PN ; il est trop faible pour ça ! En outre, comme sa voie mauvaise lui réussit, il n’a pas de raison de changer. Donc, n’espérez pas qu’il change ; c’est tout simplement impossible.

Si vous vous raccrochez encore à cette chimère, lisez

https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/03/06/pn-vous-voulez-lui-ouvrir-les-yeux-quelle-erreur/

PN : pourquoi on reste si longtemps

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rester   Toute victime de PN se reproche son apathie, son manque de volonté, la tare mentale qui fait qu’elle aime et veut rester avec son bourreau… Cet article, ô chers frères & soeurs victimes, vise à mettre un terme à ces idées fausses.

Aussi : pour répondre aux salauds malavisés qui se fichent de vous et vous reprochent (ça m’est arrivé souvent !) votre soi-disant « masochisme » !

C’est reprocher à l’oiseau à qui on a coupé les ailes, de ne pas s’envoler !

Chacun connaît le syndrome de Stockholm (quand, après avoir été pris en otage par un braqueur, des gens ont ensuite tenu pour lui contre la police).

Eh bien, il en va de même avec un PN avec qui on est en relation (parent ou partenaire amoureux). Il (elle) a beau nous maltraiter – nous insulter, nous rabaisser, nous humilier, nous tromper, nous frapper, … – on a dur à le(la) quitter.

Pourquoi ? Parce qu’un phénomène a lieu dans ce cas-là ; le lien traumatique.

Un tel lien se crée lorsque 3 conditions sont réunies :

– une différence de pouvoir (l’oppresseur se conduit de façon dominante, contrôlante, oppressive),

– des récompenses intermittentes (des traitements blessants, douloureux, alternent avec de rares moments de calme ou de tendresse),

– des périodes de haute tension (générant des sentiments très intenses de peur, angoisse, excitation, …) suivies de périodes de rapprochement. Oui ; l’oppression crée une dépendance, oui, la peur immobilise et renforce l’attachement.

Ces liens traumatiques se créent dans les situations de kidnapping, d’inceste, de captivité de guerre, de foyer violent, et surtout si le partenaire est un PN).

Donc, il est courant pour une victime de PN, de poursuivre son bourreau s’il la plaque – ce qui (car la victime réalise à quel point elle agit follement) augmente encore la honte, le désarroi chez elle.. elle se dit qu’elle est une loque pathétique, et son estime de soi diminue encore plus !

Lorsqu’un détraqué nous dérobe tout pouvoir, il nous lie à sa volonté ; on devient faible, craintif, dépendant(e), angoissé(e), en manque, …

Des chercheurs ont étudié ceci : ils ont fait jouer des singes avec des distributeurs ; certains, si on actionnait le levier, livraient un fruit à chaque fois, d’autres, ne livraient un fruit que de temps en temps. Le résultat, c’est que dans le 1er cas, les singes se lassent vite de jouer alors que dans le 2ème cas, ils jouent des journées entières.

On voit donc que, quand on ne peut prédire si et quand on sera récompensé (affection, gentillesse), on redouble d’efforts pour en obtenir – et c’est comme ça qu’on reste englué dans une relation nocive !

Pour beaucoup de victimes de PN, la relation de couple n’a jamais été aussi intense qu’avec lui… Elles croient donc que leur bourreau est leur âme-soeur (O, comme j’ai cru à cette chimère !!!)… sauf que (détail qui change tout !)

la connexion ne vient pas de l’amour réciproque, de la bonté et de la confiance, mais bien dans la charge émotionnelle élévée du traumatisme ( !). Mais comment peut-on ressentir un lien si fort avec la personne responsable du traumatisme & de la douleur ? Eh bien, parce que 2 autre phénomènes se rajoutent ; la dissociation et l’identification avec l’agresseur.
La dissociation, c’est quand, pour survivre à ce qui nous arrive, on se détache de notre corps & du monde réel, pour fuir dans un autre monde. Alors, on n’a pas conscience (même si TOUT se stocke dans l’inconscient !) de ce qu’on subit. Dans ce cas, on ne se souvient que des bons moments passés avec notre bourreau.

C’est pourquoi on le regrette & on lui court après s’il nous plaque.

L’identification à l’agresseur, c’est quand ses mensonges répétés deviennent une part de nous-mêmes – en sorte qu’on en vient à penser comme lui – c-à-d contre nous-même et dans SON intérêt !
Pour créer l’obéissance et la dépendance, un PN rabaisse énormément sa proie – donc, à force d’entendre qu’on est un(e) nul(le), on internalise cette croyance sur nous-même et donc, on commence à penser qu’on mérite les mauvais traitements qu’il nous inflige.

Comment, alors, pourrait-on penser à se défendre ou à partir ? Non ; à la place, on pense à S’AMELIORER ( !) ou à « lui faire comprendre qu’en fait, nos intentions étaient bonnes » ( !).

Il y a, à part les composantes émotionnelles & psychologiques, des composantes biologiques au fait qu’on reste avec un PN ; comme il nous fait vivre en état de vigilance constante, dans l’angoisse & la terreur, notre système nerveux s’habitue à cet état (de niveau de stress élevé) ; des voies se créent & se renforcent entre nos neurones – en sorte qu’ensuite, tout autre relation (une relation calme, où l’on est aimé) nous semble ennuyeuses. C’est dû à ce qu’on a appris à relier « montagnes russes émotionnelles » et amour.

L’ocytocine (l’hormone de l’attachement) joue un rôle aussi. P. Carnes (dans son livre « Betrayal Bonds ») dit que les femmes ont tendance à soigner et réparer, plutôt qu’à plaquer, lorsque leur partenaire les maltraite.

Donc, cessez de vous reprocher d’aimer & de rester avec un PN ; rappelez-vous que le traumatisme crée des liens d’attachement profond et qu’il y a beaucoup de facteurs (émotionnels, psychologiques et même physiologiques) qui vous poussent à réagir ainsi à la maltraitance.

Si vous vous éloignez de votre bourreau, même s’il y a distance physique, les liens émotionnels restent (comme avec la cigarette, par ex) ; donc, vous risquez la rechute avec un partenaire (soit le même, soit un autre qui vous maltraitera aussi) qui vous fera revivre le même degré d’excitation que le précédent.

Vous devez donc, pour vous en libérer totalement, vous informer sur ce sujet, le comprendre profondément – alors, vous commencerez à pouvoir agir différemment.

Mais je traiterai sans doute ce sujet prochainement …

50 Shades of PN

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PN loup

Les PN sont (contrairement aux apparences) des êtres d’une grande monotonie & n’ont aucune tolérance : tout doit se faire à LEUR façon, toujours de la même manière, par tout le monde. « Routine » est leur mot-clé, car ils sont extrêmement psychorigides.

Par exemple, le mien, qui ne faisait pourtant jamais aucune tâche ménagère, me critiquait sans arrêt sur ma façon de faire la vaisselle ; il fallait d’abord placer ici la vaisselle sale, la laver d’une certaine manière, puis la rincer, aussi comme sa mère le faisait. Non mais, quel IDIOT, quand j’y repense 😉 … Et moi aussi, d’ailleurs, j’étais bien sotte de supporter cela ; j’aurais dû lui répondre : « puisque tu le sais mieux, tu n’as qu’à la faire toi-même ! »

Le PN est fermement convaincu que les choses DOIVENT se faire d’une certaine façon ; la sienne (celle avec laquelle il se sent à l’aise) – et si vous voulez faire les choses autrement, il y aura des conséquences !

En effet, ce faisant, la victime l’a en quelque sorte « attaqué », puisque sa façon de faire l’a mis lui (le PN) mal à l’aise, il s’est senti déstabilisé… Ceci, vous le comprenez, « mérite » une punition !

De même, si la victime, qui au début (vu qu’il se faisait alors passer pour le Prince Charmant), cesse de l’admirer (j’ai déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ quel besoin ces êtres ont d’approvisionnement narcissique), ils deviennent soudain froids & silencieux – et bien sûr, vous punissent (par ex, par de la torture silencieuse : http://www.bonheuretamour.com/pn-torture-silencieuse/ ).

Si la victime insiste, il peut carrément quitter la maison ou, en une seconde, passer à une violence extrême (ou même juste la menace, car ils adorent vous terroriser).

Lorsque vous commencez à voir leur vraie (hideuse) nature, c’est un peu comme quand un bandit dit de quelqu’un « il faut l’éliminer ; il en sait trop ». Oui vraiment ; vous en savez trop ! Pour le PN, personne ne peut voir cela (même pas lui, en fait) !

En plus, comme vous avez arraché son masque et commencez à distinguer ses tactiques pour vous manipuler, il est en quelque sorte « nu », exposé, c-à-d qu’il perd pas mal de pouvoir… et cela, un PN ne le supporte pas !

Au fond de lui, le pervers narcissique est toujours ce petit enfant faible & sans défense, qui fut maltraité, nié, négligé, battu ou terrorisé… Et c’est justement pour cela, pour reprendre le pouvoir, qu’ils vous font subir des sévices ; dans leur esprit tordu, ils doivent « repasser » à quelqu’un leur douleur. Voilà pourquoi ils vous maltraitent, vous négligent, vous nient, vous battent ou vous terrorisent.

Là, ils ont le pouvoir, ils récupèrent un pouvoir sur leur vie, ils « guérissent » – c’est pour ça qu’ils se sentent bien quand ils vous font cela …

La vie est mouvement. Or, le PN est quelqu’un qui n’a pas évolué, n’a pas fait un travail sur lui-même, compris, et repris le cours de sa vie, mais est resté coincé dans un passé douloureux.

Alors, si vous leur faites remarquer qu’ils sont loin d’être parfaits et devraient changer de comportement, cela les enrage.

Ils voient cela, non comme une tentative de communication pour améliorer la relation, mais comme une attaque personnelle. VOUS les attaquez, vous les agressez sans raison, donc vous méritez une punition (ce qui, en fait, était son but depuis le début – comme dans la fable « le Loup & l’Agneau, de Jean de la Fontaine).

En fait, vous êtes tellement mauvais(e) (PROJECTION) que vous méritez la mort. Rien de ce qu’il pourra vous faire, ne pourra vous faire payer pour ce crime de le critiquer, lui qui est si bon & si parfait ( !).

Ils vous dira les choses les plus cruelles et blessantes et passera sa rage sur vous, en voulant vous détruire, vous piétiner, vous ECRASER totalement (car sa rage, en effet, bouillonne en lui depuis des années & s’est accumulée terriblement)… Mais en même temps, il veut vous laisser en vie, pour pouvoir continuer à se venger sur vous de ce qu’ils a subi (et ressenti) jadis.

Mais le pis, c’est qu’il vous rend dingue ; il dit ou fait quelque chose, puis, quand vous y faites allusion, prétend qu’il n’a jamais fait ou dit cela – en sorte que vous pensez être dingue.

Moi, par ex, il me disait « tu es folle, j’ai jamais dit ça, je vais te mettre à l’asile ». Et dans ma naïveté, je pensais que je perdais l’esprit… Jusqu’à ce que ma fille grandisse un peu, et me dise « mais maman, il l’a VRAIMENT dit ; moi aussi, je l’ai entendu dire cela ». Alors, j’ai compris que ce n’étais pas moi la dingue…

Ici, ATTENTION ! Il faut radicalement cesser de chercher à comprendre les mobiles de notre PN, et « s’il le fait exprès de nous traiter ainsi, ou pas ; s’il est juste un mauvais communicateur, ou taiseux, ou traumatisé, etc » – Fini la pitié, fini la patience & la compréhension, fini les discussions ; il faut CESSER ! Car c’est CELA qui nous maintient dans cette relation qui nous détruit !

Dites-vous bien qu’on ne discute pas avec quelqu’un qui est fou (ce sont ses « démons », ses pulsions mauvaises, qui le font parler & agir comme il fait), qui n’est pas lucide (il ne voit pas d’ »où » il parle), qui ne vous veut pas du bien,  qui n’est pas de bonne foi et qui ne veut pas que le problème se résolve !

Si quelqu’un agit ainsi, qu’il soit innocent & cinglé, ou juste mauvais (ce qui au fond est aussi une maladie mentale), il ne faut pas rester en relation avec lui, c’est tout. Car même s’il est juste « dérangé », ce n’est pas à vous de le soigner. Qu’il aille se faire soigner ailleurs ! Vous, vous devez prendre soin de vous-même, et d’abord, renforcer vos limites personnelles !

L’amant(e) “émotionnellement indisponible”

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Tout bébé mammifère est équipé à sa naissance du besoin et de la faculté de créer avec sa mère (et donc, plus tard, avec un partenaire amoureux) des liens très forts. Mais ceux qu’on prive trop ou trop longtemps de soins adéquats développent un rejet des sentiments qui les rend émotionnellement indisponibles.
Ils en viennent à associer amour à rejet, déception, abandon, c-à-d douleur ; tandis que, pour le bébé dépendant mais aimé et bien soigné, le « j’ai besoin de toi » évolue en « je t’aime », pour le bébé négligé, ce même « j’ai besoin de toi » se double d’un « j’ai peur de toi » – une peur et une ambivalence sont ainsi créées– qui perdureront à l’âge adulte.
L’amour étant un besoin, comme tout le monde, ces êtres désirent nouer des liens profonds, mais en même temps, se savent inaptes à supporter un gramme de plus de souffrance relationnelle (de rejet). ; alors, pis encore que ceux qui quittent pour ne pas être quittés, il se réfugient dans leur tête et coupent toute sensibilité (qui, bien sûr, ressortira sous d’autres formes, mais ceci est un autre débat).
Ex-enfants blessés, ces êtres deviennent en grandissant, indifférents aux souffrances comme au plaisir d’autrui ; ils sont froids, distants, dénués d’empathie, insensibles, évitent l’intimité, trop « dans leur tête (hyper-intellectuels) – ce qui fait qu’il n’ont que peu d’amis.
Ces symptômes ne constituent pas pourtant le vrai problème.
Souvent, leurs parents proviennent aussi de familles dysfonctionnelles, en sorte que ces ex-enfants ont souffert d’abus divers – des parents absents, inaptes à fournir à leur enfant le soutien dont il avait besoin.
A cause de ce trauma non-identifié, non-reconnu et non-traité, ils ont une personnalité fragmentée ; il y a plusieurs « sous-moi » qui dirigent leur vie et causent divers problèmes ;
– honte et culpabilité : ils se sentent sans valeur et deviennent trop orgueilleux pour compenser, ou se déchaînent, faisant du mal, brisant les règles et transgressant sans arrêt les tabous ou les interdits,
– vision distordue de la réalité – ce qui inclut le déni de leurs blessures (ils rejettent l’idée qu’ils pourraient souffrir de cela),
– problèmes de confiance : ils ne font pas confiance ou se fient à des gens peu fiables,
– craintes exagérées : ils ont souvent de grosses peurs (peur de l’inconnu, de rater, de réussir, ..),
– et surtout, l’incapacité à se lier, à ressentir et échanger de l’amour, de l’empathie. Ces êtres doivent faire semblant d’éprouver ce qu’ils ne ressentent nullement, car pouvoir reconnaître ses sentiments, donner et recevoir de l’amour, fait partie de nos valeurs sociales.
Alors, tout en désirant des liens, ils nient qu’ils ne ressentent rien (ou presque) ou qu’ils craignent l’intimité – et ils la craignent justement parce qu’ils sont (ou furent) sensibles, et qu’ils sont trop faibles que pour supporter un autre rejet.
L’intimité est fuie à tout prix car elle exige que l’on s’ouvre, qu’on soit vulnérable, risquant ainsi de se faire re-blesser ou re-rejeter…
Bien sûr, leur névrose contrôle leur comportement, et leur mélange de désir et de terreur de l’amour les rend ambivalents en relation, en sorte que, dans leur inconscience, ils blessent inévitablement ceux qui se laissent prendre à leur charme superficiel.
Il faut pourtant éviter de les juger – tout en s’en protégeant, quand même ! Avec ce genre de personnes, il faut toujours se souvenir qu’ils n’ont pas demandé à naître, ni à naître dans ce genre de famille, que ces blessures, ils ne les reconnaissent pas, et/ou ne savent pas quoi y faire : donc, gardons-nous de nous fâcher sur eux pour ça ou de les mépriser. La pitié est ce qui convient… sans baisser sa garde.
Pour vous faire comprendre la situation, je prendrai l’exemple du rat ; si vous en rencontrez un et qu’il peut vous fuir, il le fait, mais si vous l’acculez dans un coin, il se jette sur vous toutes griffes (et dents) dehors.
Un autre exemple est celui des incendies ; quand cela arrive dans un lieu fréquenté, la peur de mourir crée une panique faisant que tous fuient vers les portes et, avides de sauver leur peau, en écrasent d’autres (même des enfants) dans leur fuite irraisonnée.
Ces êtres feront de même avec vous si vous les acculez à la terrifiante possibilité de souffrir – ils n’hésiteront pas à vous piétiner pour en sortir.
Tout comme quand on presse une orange, le jus en sort, quand quelqu’un se sent « pressé », ou stressé (dans ce cas, il(elle) l’est lorsqu’il y a possiblité d’une relation – donc d’être blessé), sa vraie nature ressort … Et cette nature, dans ce cas, c’est la terreur !
Il y a ici détachement, absence ou rejet violent de tout ce qui rend humain : la sensibilité, l’empathie.
Dénués de ces qualités, un tel être est semblable à un robot… Souvenez-vous : le pot de terre (vous) doit éviter de danser avec un pot de fer (l’autre), sous peine d’être vite brisé !