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Eckart Tolle : 2 extraits essentiels

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LotusEckart Tolle a donné de longues conférences sur pas mal de sujets, mais je trouve que ces 2 extraits sont les plus essentiels, car les plus aptes à nous sortir des soucis et induire un changement positif dans notre vie.
J’ai donc traduit & résumé ces extraits de conférence et vous les présente ici.
le 1er traite de nos réactions à l’illogisme et l’imperfection d’autrui ; « complain, people and more » : https://www.youtube.com/watch?v=cblTPBDx7qo
Eckart Tolle lit la lettre d’une femme se plaignant d’avoir été bernée. Quand on dit que quelqu’un nous a menti ou nous a fait du mal, ça fait mal parce qu’on le prend personnellement, et ce qui a mal, c’est l’ego.
Comme cette femme, nous disons de quelqu’un qu’il NOUS a menti – ce qui est mal formuler les choses ; ce que l’on ne comprend pas, c’est que cet homme n’a fait qu’agir à partir de son niveau de conscience, et à présent que la relation est terminée, il est sans doute en train de mentir à quelqu’un d’autre !
Il ne nous a pas délibérément choisi(e) en pensant : « je vais mentir à celle-là » ! Il n’a fait que faire ce qu’il ne pouvait s’empêcher de faire => Il faut « se » retirer (retirer le moi) du tableau !
Il a menti car son niveau de conscience, à ce stade, le faisait mentir – et peut-être n’en est-il même pas conscient. Même si tout au fond de lui, il sait que ce qu’il dit ne correspond pas à la vérité, consciemment, il peut très bien croire à ses propres mensonges.
Bref, cela ne nous est pas particulièrement destiné !
Par exemple, quand on conduit sa voiture et que quelqu’un nous fait une queue de poisson ; il ne l’a pas fait exprès. Il fait cela sans doute tout le temps et il se trouve, par hasard, qu’on est sur la même route. En fait, il n’est sûrement même pas conscient de notre existence !
Mais l’ego adore se plaindre car plus une personne se plaint de choses qu’on à fait à « moi », plus ce « moi » grandit et s’enfle… Et plus il y entre d’émotions, plus ça s’enfle. Si la colère s’y ajoute (j’en ai marre de ces gens ! Pour qui se prennent-ils ? ), l’ego s’enfle encore plus.
Bref, ceci est très satisfaisant pour lui.. Se plaindre est même son occupation favorite ! En se plaignant des autres, qui m’ont « manqué » d’une façon quelconque, ou transgressé une règle, ou fait ou négligé de faire quelque chose à « moi », on se donne raison – et plus on se plaint des autres, plus on a raison.
Or, le monde est rempli de gens qui – c’est inévitable – nous donneront des occasions de nous plaindre. Mais la vie ne les place pas sur notre chemin pour nous ennuyer, mais pour nous rendre plus conscients.
Ces gens qui ne sont pas ce qu’ils devraient être ou ne font pas ce qu’ils devraient faire, ne sont pas placés là par un démon maléfique pour nous pourrir la vie… Car si on sort de ce schéma consistant à se plaindre d’autrui, cela commencera à affamer l’ego.
Lorsqu’on cesse de se plaindre, au début, on sent un manque, mais peu à peu, un sentiment de paix naîtra.
Mais faut-il pour autant être un paillasson et tout accepter sans se plaindre ? Certes pas ! On peut le dire à la personne sans se plaindre, et prendre les mesures nécessaires. Par exemple, si un ouvrier nous promet d’être là à 3 h puis ne vient pas, on peut se dire qu’on fera appel à un autre ouvrier et lui téléphoner pour l’en informer.
Nous plaindre n’a pas d’utilité ; cela n’aide pas l’autre, ni ne le rend plus conscient ; cela ne fait que renforcer notre identification avec un faux moi.
En plus, nous plaindre des gens créent de fausses identités pour eux ; quand on se plaint, cette critique devient en effet, dans notre esprit, QUI cette personne EST.
L’être réel (= ce que cette personne est vraiment) disparaît totalement sous cette critique – car ce que fait la critique, c’est détruire la gentillesse et le sentiment d’unité avec tout le reste…Cet espace est perdu par ce schéma de pensée consistant à se plaindre.
Au lieu de critiquer ces personnes (que notre esprit « jugeur » estime être inférieurs à nous, perturbants et ennuyants), on devrait les remercier, car ils nous rendent plus conscients, alors que si l’on s’en plaint, notre ego grossit.
Eckart Tolle nous recommande donc, comme pratique spirituelle, de bannir toute plainte. Bien entendu, il ne suffit pas de ne pas se plaindre tout haut ; il faut changer la mentalité, ne plus penser mal des « offenses » qu’on nous fait.
Il faut surveiller notre esprit, pour voir s’il ne nourrit pas de pensées plaintives. Car si sl’on songe à ce genre de pensées, ce n’est pas utile, ni ne rend la vie plus belle – au contraire,notre vie est plus heureuse, plus claire, plus légère sans cela !
– le 2ème extrait traite du corps de souffrance et des spectacles violents ;  » your Pain Body is very seductive » : https://www.youtube.com/watch?v=f0TMxz9BNDY
Autant les films que la télé (téléfilms ou journaux télé) nous présentent de nombreux spectacles violents par jour .. Mais qui finance ces spectacles ? Qui les réalise ? Qui les regarde et paie pour les voir ? Personne d’autre que le corps de souffrance.
Il existe une énorme industrie destinée à nourrir les corps de souffrance. Sinon, pourquoi serions-nous d’accord de payer pour voir ça et aimerions-nous nous sentir mal ? La seule raison, c’est que cela nourrit notre corps de souffrance !
De temps en temps, des associations ou hommes politiques affirment qu’il faut abolir la violence à la télé, mais ça n’arrivera pas, parce qu’il y a une énorme demande pour cela.
En fait, on ne voit pas la folie de notre civilisation parce qu’on y est habitués, mais quand on comprend ceci, le besoin de visionner ce genre d’images diminue.
Ce triste fait devient comique lorsque l’on considère notre propre tragédie et qu’on comprend qu’elle est une fiction créée par l’esprit pour nous donner un sens d’identité. Car en l’absence d’un vrai sentiment d’identité, on s’accroche à ce « moi » misérable.
Que l’on pleure ou que l’on en rie, notre drame personnel est illusion. Lorsqu’on comprend ceci, on devient bien plus souriant..
Quand on révèle ainsi à un groupe le corps de souffrance, il se défend chez certains ; il se sent attaqué et a soudain besoin de cesser d’écouter la vérité ; en effet, les corps de souffrance détestent la lumière (l’attention qu’on leur porte), détestent qu’on révèle leur existence, car ils prospèrent dans la non-conscience de leur existence, dans l’invisibilité.
Alors, quand on pointe notre attention sur lui, il se racrapote, il veut partir ou il se met en hibernation, attendant un meilleur moment pour s’éveiller et resurgir…
Ces personnes-là réagissent alors avec colère, traitent cet enseignement de bêtise (c’est comme qui dirait le corps de souffrance qui s’exprime) et quittent la salle.
Bref, avec cette nouvelle conscience, on sentira que notre corps de souffrance est toujours là et a envie de voir des spectacles violents, mais lorsqu’on en regardera, nos réactions seront diminuées.
Alors, que penser des nouvelles télévisées ? Il faut savoir qu’il y a des gens, là derrière ; des personnes qui gens choisissent les nouvelles qu’ils vont nous servir – et ce qu’ils choisissent dépend de leur niveau de conscience… Les « news » ne sont pas les vraies infos sur le monde, mais certaines infos choisies – c-à-d des informations que certaines personnes (ayant un certain niveau de conscience) « estiment » significatives et choisissent de publier. Or, il y a plein de choses qui arrivent mais qu’ils ne choisissent pas…
Conclusion : débarrasser votre vie de ces 2 choses qui lui nuisent (les plaintes et les spectacles violents) la rendra plus légère et lumineuse… vous verrez !

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