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Comment atteindre nos objectifs ?

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J’avais déjà décrit ici http://www.bonheuretamour.com/2012/05/21/definir-vos-objectifs/ comment définir nos buts.

Mais d’abord, avant de se fixer des objectifs, il faut savoir que ce ne sont pas les biens qui rendent heureux, mais les expériences de vie ; il faut donc viser non des biens mais des expériences !

Dans la vente par ex, on a des buts (mensuels, trimestriels ou annuels, selon la durée du cycle de vente) & quand on les atteint, on est heureux parce qu’on ne se fait pas virer & qu’on se fait de l’argent. Mais ce bonheur ne dure pas longtemps parce que l’on veut toujours atteindre plus – augmenter notre quota devient notre obsession.

Pour faire ceci, il faut sans cesse puiser dans notre volonté, alors que c’est une ressource finie – bref, cela nous prend beaucoup d’énergie & est voué à l’échec !

Si votre objectif est de perdre 10 kg, vous vous réveillerez chaque jour avec l’échec à l’esprit parce que le but est difficile à atteindre, et vous ne progressez que très peu.

Vous voyez bien qu’un tel modèle est inefficace. Alors, au lieu d’un but, adoptez un système … Les systèmes sont plus efficaces que les objectifs !

Un moyen efficace de réussir ne consiste pas à se fixer des objectifs absurdes, en travaillant pour les atteindre, pour ne finir par y arriver que par chance et la persévérance, mais bien à créer des systèmes qui, appliqués à notre vie quotidienne qui sont conçus pour nous atteindre un résultat donné.

Par exemple :

– Au lieu de vous fixer le but d’écrire un livre & de devenir un auteur de best-seller, créez un système où vous devrez écrire 1000 mots par jour.

-Au lieu de vous fixer l’objectif de perdre 20 kg & de devenir super-musclé, créez un système qui vous fera manger plus sainement et faire régulièrement du sport.

– Au lieu de vous fixer l’objectif d’atteindre 100 000 € de revenus, répartissez le nombre approximatif de contacts, d’appels ou de mails que vous devrez passer pour générer une vente, multipliez cela par le nombre de clients dont vous aurez besoin pour atteindre ce nombre & mettez toute votre attention à bâtir une habitude quotidienne pour atteindre cette somme de revenus.

Quand on a un but, soit on l’atteint, soit on ne l’atteint pas. Si vous ne l’atteignez pas, vous devez créer un système plus performant pour y arriver.

Sinon, on se félicite & on se crée un nouveau but. On a besoin d’une cible, sinon le système (et notre désir de le créer) est inutile, et le moyen le plus efficace pour atteindre nos objectifs dans la vie est de créer des systèmes qui nous aident à avancer régulièrement vers ces points.

Si vous êtes angoissé, déprimé ou confus parce que vous n’avez pas fait de progrès sérieux vers vos objectifs, c’est normal ; ça fait partie du processus de se fixer des buts.

Faites des plans ; trouvez des habitudes qui vous mèneront vers votre objectif. Si une chose ne marche pas, il faut essayer autre chose, jusqu’à trouver quelque chose qui fonctionne !

Comment acquérir une nouvelle habitude qui nous serve ?

-Engagez-vous à tenir au moins 66 jours. Il a été scientifiquement démontré par diverses études, que 66 jours est ce qu’il faut pour « durcir » une habitude. (Étude de Lally et al., 2009)

Cela signifie que vous devez vous engager à tenir le coup pendant 66 jours quoi qu’il arrive. N’y pensez pas ; contentez-vous de le faire, en vous disant qu’au 67ème jour, vous pouvez arrêter si vous voulez, mais que jusque là, vous continuerez.

-Tout choix révèle le caractère. Souvent, on pense trop à l’habitude & pas au choix & à notre caractère. Si vous êtes tenté d’arrêter la nouvelle habitude (ce qui arrive habituellement après 21 jours), pensez-y en termes de prouver à vous-même que vous le pouvez, ou faites-le parce que vous avez dit que vous le feriez.

En fin de compte, on n’a pas besoin d’une raison de s’en tenir à une habitude ; tout ce qu’il faut, c’est de le faire. Donc, adoptez n’importe quelle raison ou croyance qui renforce votre caractère !

-Vérifiez l’exécution. Que ce soit le temps passé dans la journée, l’argent sur votre compte bancaire ou les habitudes que vous adoptez, si vous ne vérifiez pas, vous ne saurez pas si vous agissez efficacement ou non.

La seule façon de faire perdurer une habitude est de la pratiquer tous les jours. L’avez-vous fait aujourd’hui ? Oui ou non ? Il n’y a pas de « peut-être », « à moitié » ou « je suppose », ici. Ou vous l’avez fait ou vous ne l’avez pas fait, point ! Alors, notez ce que vous devez faire sur une feuille de papier & « cochez » à chaque fois que vous remplissez cette habitude.

– Prenez un copain pour vous contrôler, quelqu’un qui vous tienne responsable & à qui vous devez rendre des comptes et qui vous confronte à vos manques ou mensonges, si besoin est. Il n’est pas question qu’il vous punisse si vous ne suivez pas votre engagement – sinon, vous travaillerez pour éviter la punition plutôt que pour développer l’habitude.

– Récompensez-vous à la fin de chaque jour. Quelque chose de simple suffit ; cela ne doit pas être quelque chose d’extraordinaire.

Par ex, si vous aimez lire, donnez-vous pour récompense de pouvoir lire chaque jour où vous aurez respecté votre engagement, & sinon, pas – ceci renforce l’habitude.

– Amusez-vous.  Il y a une raison pour laquelle vous voulez développer cette habitude – parce qu’elle améliorera votre vie, ou vous-même – donc, essayez de vous amuser en le faisant !

– Comprenez que le but est de pratiquer l’habitude, pas de la rendre automatique. Donc, quand elle devient ennuyeuse, vous pouvez en changer.

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Comprendre pour évoluer

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coccinelles   1.On n’est pas notre esprit
on tend à croire que ce qui se passe dans notre tête (le « bavardage mental ») est notre «moi» auquel arrive les choses que l’on vit. Mais en fait, la vie n’est faite que d’expériences fugaces, et nos pensées ne sont qu’une catégorie des choses que l’on vit & ressent – tout comme les odeurs, les sons et les couleurs.  Comme toute expérience, elles surgissent dans notre conscience, pour céder ensuite la place à autre chose…
Si vous pouvez observer vos pensées comme vous pouvez observer d’autres objets qui passent – tel une vache regardant passer un train, on peut se demander ceci : Mais QUI fait l’observation ?

Ne répondez pas trop vite. Cette question, et sa réponse indicible, sont au centre des religions et traditions spirituelles.
2. La vie ne se déroule que dans de petits moments
Tout ce que l’on « vit » se déroule en un moment – donc, le seul défi de la vie est d’affronter cet unique moment ; maintenant. Beaucoup de gens, ignorants de cette vérité, passent leur vie à se ronger les sangs, à affronter des défis qui ne sont pas là, à craindre des dangers qui n’arriveront sans doute jamais.

Sachant que le seul moment de la vie sur lequel on peut agir est le moment présent, il faut décider de n’affronter que celui-là – tout le reste est inutile ; en effet, le passé est passé (on ne peut donc agir dessus) et le futur est en germe (une simple potentialité).

  1. Notre qualité de vie est déterminée par la façon dont on agit envers nos moments, et non pas quels moments se produisent et lesquels ne le font pas.

il est tentant d’essayer de contrôler toutes les circonstances pour tenter d’obtenir ce qu’on veut, mais un être sage se contente d’accueillir tout ce qui se présente et d’interagir avec cela – et c’est ça qui rend heureux.

Qu’il s’agisse d’une maladie qui vous tombe dessus, d’un pneu qui crève ou de toute circonstance malheureuse, il n’est pas nécessaire d’en souffrir ou de craindre l’adversité, si vous décidez de l’affronter quand elle arrive.

Voilà la façon de rendre la vie meilleure.

  1. La plupart de la vie est imaginaire
    Les êtres humains ne se rendent pas compte qu’ils sont tout le temps en train de penser et qu’ils ne réagissent pas au monde en lui-même, mais avec leurs croyances sur ce monde, leurs attentes, & leurs intérêts personnels. En général, ils sont incapables d’observer une chose sans la confondre avec leurs pensées à ce sujet – ainsi, la plupart de ce qu’ils vivent est imaginaire. Voilà en quoi cultiver la pleine conscience est utile.
  2. Les êtres humains ont évolué pour souffrir, et se montrent meilleurs à la souffrance que dans toute autre chose
    Il faut comprendre que, quand on souffre, ça ne signifie pas qu’on est nul ou mauvais, mais que la vie est pleine d’obstacles & de douleur – et plus une vie est pleine, plus elle comprend de souffrances.

Une vie humaine est faite de craintes, de moments d’horreur, d’insatisfactions – lesquelles nous poussent à en sortir, à vouloir améliorer les choses… C’est justement ce qui a fait que notre espèce a survécu !

Cette envie de changer ou d’échapper le moment présent gère la quasi-totalité de notre comportement. Ce  mécanisme de survie a bien fonctionné pour nous garder en vie, mais a aussi un effet secondaire pénible ; les êtres humains souffrent naturellement beaucoup.

Sachant ceci, on se sent libéré et on peut redéfinir tous les problèmes de la vie comme un trait de la condition humaine. Donc, la souffrance ne signifie pas nécessairement ma vie va mal, et en outre, on sait qu’on peut toujours y faire quelque chose – ne fût-ce que modifier notre façon de la considérer…

  1. Les émotions existent pour nous rendre déraisonnables

On pense que les émotions sont des indicateurs fiables de l’état de notre vie, nous indiquant si on est sur la bonne voie ou non. Mais en fait, on ne peut se fier à nos états émotionnels éphémères pour mesurer notre estime de soi ou notre position dans la vie ; ils ne peuvent nous indiquer que ce qu’on n’arrive pas à quitter.

Le problème est que les émotions nous rendent à la fois plus partial et plus énergique … Un autre mécanisme de survie avec des effets secondaires désagréables !
7. Tout le monde fonctionne à partir des mêmes 2 motivations : assouvir ses désirs et échapper à la souffrance
Apprendre cela m’a permis d’enfin comprendre comment les gens peuvent faire tant de mal aux autres. Même les pires harceleurs, psychopathes et tueurs agissent comme ils font parce que c’est le moyen le plus efficace qu’ils ont trouvé de répondre à un désir ou pour soulager leurs souffrances.

Ce sont des motifs que nous pouvons tous comprendre …Seulement, les gens « normaux » (si tant est que ceci existe) emploient d’autres moyens, moins destructeurs. Cela dépend de notre état de conscience, lequel dépend de nos gènes, de nos expériences précoces, et de notre éducation…

Un comportement destructeur est presque toujours inconscient.Donc, il ne est pas bien et le mal, ne intelligente et muet (ou sages et folles.) Comprendrecela complètement secoué mes notions de longue date de la morale et de la justice.
8. Les croyances ne sont pas quelque chose dont on peut s’enorgueillir

Croire en quelque chose n’est pas un accomplissement. Il est facile d’avoir des croyances ; elles viennent toutes seules – une fois de plus, elles dépendent de nos gènes, de nos expériences précoces, et de notre éducation.

Plus fortes sont nos croyances, moins on est ouvert à la croissance et la sagesse, parce que «la force de la croyance » n’est que l’intensité avec laquelle vous résistez à vous interroger sur les choses – en ce cas, on se ferme totalement à tout fait qui viendrait les contredire. Ce genre de croyance est en fait une porte fermée !

Si l’on est fier d’une croyance, si on croit que cela ajoute quelque chose qui on est, alors, nos croyances sont devenues une partie de notre ego. Il est gratifiant de parler avec force, et d’être approuvé.

Il ne faut croire que ce qu’on a observé soi-même, et ne pas craindre de s’informer sur tous les sujets ni d’en changer si on constate que notre croyance est fausse.

  1. L’objectivité n’existe pas
    La vie est une expérience subjective – et personne ne peut échapper à la subjectivité. Chaque expérience que je vis, m’est strictement personnelle et « non-partageable ». Ceci a des conséquences majeures sur la façon dont je vis ma vie. La plus immédiate est qu’il ne faut se fier qu’à notre expérience personnelle, parce que personne ne vit, ni ne ressent cette vision des choses, et qu’on n’en a pas d’autre. Aussi, que notre compréhension du monde qui nous entoure, est unique.

Toute compréhension « objective » qu’on prétend avoir du monde est entièrement construite par nous-même. Cette « construction » dépend des livres que l’on a lu, des gens qu’on a rencontrés, et de nos expériences.

Cela signifie chacun ne pourra jamais voir le monde tout à fait comme les autres, ni vivre tout à fait dans le même monde – et donc, qu’il ne faut jamais laisser personne (même un proche) décider qui l’on est ou ce qui nous convient ou non.

La subjectivité est une expérience primaire – c’est la vraie vie, et l’objectivité est quelque chose que chacun se bâtit en esprit sur le monde, afin de l’expliquer, le comprendre & pouvoir y naviguer au mieux.