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Etre soi-même

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Comme dit ailleurs (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/02/27/comment-dois-je-etre/ ), la plupart des gens n’osent jamais montrer leur vraie nature ou exprimer leurs opinions – et c’est même devenu une seconde peau, un rôle qu’ils ont endossé & jouent automatiquement …. Bref, ce que le Pr Peter K. Gerlach nomme des faux selfs.

Bref, quoi qu’ils fassent ou qu’ils disent, ils ne le font pas d’où ils sont vraiment, mais de leur personnage.

C’est pour ça que, quoi qu’un être non-éveillé dise d’autrui, il parle en fait de lui-même…Et pour ça aussi que je n’aime guère perdre mon temps à parler à ce genre de gens.

Le plus marrant, c’est qu’ils se décrédibilisent, parce que leurs proches voient parfaitement leur « jeu », tandis qu’eux-mêmes y sont aveugles. En outre, aux moments de tension, leur vraie nature ressort, ou ce rôle devient tellement exacerbé que c’en est ridicule.

Par conséquent, il faut tâcher de détecter si on n’est pas coincé dans un rôle & si oui, le laisser tomber & se montrer tel qu’on est vraiment – vivre de manière plus authentique – surtout que, quoi qu’on réalise dans sa vie, on ne peut le réaliser QUE à partir de notre vrai moi ; voici pourquoi tant de gens n’arrivent à rien, qu’ils ne font que parler & parler & à part ça, font du « sur place » !

Si vous « jouez votre vie », vous vous êtes choisi, étant jeune, un rôle & ensuite, vous confondez cette défroque avec votre peau.

Imaginez un dieu qui vous observerait du haut des cieux ; il ferait défiler l’histoire de votre vie, l’ambiance ayant baigné votre enfance &, connaissant votre sensibilité, distinguerait quelles conclusions vous avez dû en tirer & le rôle que vous avez dû prendre pour survivre. Quel serait ce(s) rôle(s) à votre avis ? Quels dispositifs avez-vous dû trouver ?

Certains rôles sont personnels, d’autres, liés à la vie religieuse, sociale, familiale, professionnelle, …

Voyez alors combien c’est bête, & combien, malgré cela, vous y êtes attaché.

Voici une liste de rôles. A vous d’examiner le(s)quel(s) vous avez endossé(s) – ou êtes encore en train de porter ; le brave garçon (ou fille), le joueur, le mec cool, le gros dur, le chien fou, l’esprit libre, le philosophe, la bonne mère ou la « mère football », le bon gros, la « desperate housewife », le camé, la petite comique, le loup solitaire, la frimeuse, le glandeur, le ténébreux, l’artiste tourmenté, le timide, le perdant, le battant, le baba cool, le New Ager, la personne responsable, le radin, le perfectionniste, le Chevalier blanc, Mr Je-Sais-Tout, le chicaneur, le cynique, le sceptique, le pécheur, le religieux, le grand mystérieux, le scientifique, l’intello, l’écervelée, le hippie, le vendeur mielleux, la minorité opprimée, le guérisseur ou chaman, le rebelle ou le non-conformiste, le patriote, la drama queen, le macho (ou le mâle alpha), la business woman, la victime, le cœur-en-bandoulière, la carpette, l’indigné(e), le geignard, la pouffiasse, l’homme d’affaires, la violentée, le donneur de leçons (ou Schtroumpf à Lunettes), le sergent-major, la vierge, le métrosexuel,  le sportif, le conspirateur, le gars fiable, l’anarchiste, l’attention-whore, le snob, le Bisounours, le gay fier de l’être, le gay honteux, celui qui fait respecter les lois, la martyre, le geek, le gourou, le gars sympa,  la bohémienne, le vegan, l’écolo, l’idéaliste, le génie incompris, le rationnaliste, le juif, le génie, le Don Quichotte, le vieux ronchon, la sorcière, le fils prodigue, le gentleman ou la lady, le bosseur, l’alcoolo, le sauveur de l’humanité, le défenseur de la vérité, l’adepte de théories conspirationnistes, ..

Si l’une de ces dénominations a fait résonner quelque chose en vous, ça signifie que vous avez joué ce rôle-là. Il faut vous demander qui vous étiez avant d’endosser ce rôle.

Fermez les yeux, songez à ce rôle que vous sentez avoir pris, & revenez à cette époque d’« avant » ; tâchez de vous souvenir de comment était la vie sans ce rôle.

Pouvez-vous retrouver le moment où vous avez adopté le rôle que vous jouez ?

Pourquoi avez-vous besoin de ce rôle ? Quelle fonction a-t-il dans votre vie ?

Pourriez-vous l’abandonner ? A quoi ressemblerait alors votre vie ? Qui deviendriez-vous ?

Voilà l’utilité du développement personnel ; reconnaître les stratégies (utiles alors, mais devenues nocives) que vous avez dû adopter, ôter tous les masques, toutes les couches d’artifices pour revenir à votre moi nu, originel, avec vos mobiles & valeurs authentiques.

Si vous avez eu la chance d’avoir une enfance heureuse, cet exercice vous sera plus facile, parce que vous aurez adopté un rôle assez tard (à l’adolescence). Si notre enfance fut saine & sereine, si nos parents ont bien pris soin de nous, notre « sous-moi » est efficace ; il nous renforce, nous sert, nous permet de prendre de saines décisions & d’exprimer nos talents.

Dans le cas inverse (d’une enfance malheureuse), vous aurez plus dur à retrouver la naissance de vos rôles & à vous ancrer dans ces souvenirs d’avant le rôle, quand vous étiez encore vous-même.

Vous avez dû alors choisir, non des stratégies pour croître & vous réaliser, mais des stratégies pour survivre – ce qui est bien triste & a de pénibles conséquences personnelles, sociales & relationnelles … J’en sais quelque chose !

Mais même ainsi, rien n’est perdu ; prendre conscience de l’ambiance qu’on a dû subir, des émotions que, vu notre sensibilité, ça a dû nous causer & des décisions qu’on a dû prendre pour survivre, est déjà un 1er pas essentiel pour y échapper – en se « remettant » sur le droit chemin à chaque fois qu’on est tenté de jouer un rôle contraire à notre vrai moi.

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Narcissisme malin ; dû à une enfance malheureuse ?

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Je vois, presque chaque jour, des énormités sur les PN ; de soi-disant « spécialistes » (& les jobards qui les suivent) osent affirmer qu’ils ont eu eu une enfance malheureuse & sont en fait des victimes, & que c’est parce qu’ils ont trop souffert qu’ils ont basculé « du côté sombre de la Force »…

Ca me fait bondir ! Si cétait vrai, je serais la plus grande PN du monde puisque je fus battue & maltraitée depuis mon tout 1er souffle jusqu’à maintenant & qu’en ces 58 ans, j’ai subi tous les genres de tortures et des souffrances inouïes.

Et ma sœur ne le serait pas, puisqu’elle fut toujours chouchoutée par les 2 cinglés qui nous servaient de parents. Ni mon ex-mari, qui était véritablement le dieu de sa mère, et n’a manqué de rien durant son enfance (bien qu’il m’ait « accorchée » en se faisant passer pour le « pauvre incompris souffrant » de sa famille).

Donc, foin de ces âneries : la science dit que c’est dû à un déficit de neurones-miroir et quand des PN parlent de leur cas, comme le Dr Sam Vaknin ou Athena Walker, ils nous disent eux-mêmes (& Sam Vaknin est un médecin, spécialisé dans la Perversion Narcissique) que c’est inné.

Voici ce que dit d’elle-même cette jeune femme PN dans son article sur Quora (Psychopathy is present from the first breath one takes, to the last) que je vous traduis tel quel :

D’accord, je vais seulement aborder brièvement l’idée que nous rejetons les «victimes». Ce n’est pas seulement parce que vous faites partie de notre vie et que notre relation prend fin, que cela fait de vous une victime. Cela fait de vous une personne qu’on ne veut pas fréquenter.  Les autres réponses ont couvert « joliment » les hypothèses sur les psychopathes et les monstres, je suis d’accord avec eux, je suis fatiguée d’aborder le sujet, alors je vais laisser leurs réponses parler de cela.

Sur pourquoi nous coupons le contact. Je n’appelle pas cela « rejet » parce que ce n’est pas ce que l’on fait. Notre relation est finie. On n’en veut plus. Je n’ai plus rien à vous dire, alors pourquoi resterais-je en contact avec vous ? Quand je garde le contact avec quelqu’un, c’est parce qu’il y a quelque chose à en tirer (un bénéfice pour moi). Si la relation est qu’ils font des choses pour moi et que leur utilité a atteint sa fin, alors c’est ce que c’est, la fin.

Avant que quiconque ne s’écrie « Voilà ! Cela signifie que vous violentez (vraiment) les autres « !

Non, je ne le fais pas. Je négocie avec eux et quand je pars, à moins que ce soit le fait de ne plus avoir de contact avec moi qui les rend malheureux, je me suis occupée d’eux & leur ai donné quelque chose qu’ils voulaient en échange de ce qu’ils ont fait pour moi. Je préfère cette méthode parce que je n’ai pas une trace de personnes (quittées) dans mon sillage, mais plutôt des individus satisfaits qui étaient globalement heureux de me connaître.

L’autre raison pour laquelle j’arrête le contact est si ce que je recevais de vous était (juste) de la compagnie. En d’autres termes, vous étiez un membre de mon cercle intérieur, et vous avez fait quelque chose qui vous a retiré de cette position. Je fais confiance aux gens dans mon cercle intérieur. Violez cela, et nous avons fini de parler. Dans ce cas, je ne vois vraiment pas quelle raison a la personne de se plaindre du résultat. Je suis très claire sur mes attentes des 2 côtés. Il s’agit d’un accord passé entre nous 2, et je ne suis pas assez rigide que pour supposer qu’il n’y aura pas de moments où la personne échoue de son côté, comme je pourrais le faire du mien.

Ces événements sont discutés, il n’y a pas de zone grise, et je m’assure qu’ils savent qu’en continuant sur cette voie,  ma confiance en eux diminue, et le résultat sera une fin de notre contact. Si cela finit par arriver, c’était un choix de la part de cette personne. À peine une victime, mais plutôt quelqu’un qui n’a pas respecté la relation que nous avions, et elle est maintenant clôturée.

Pour chaque personne qui crie victime, je suis là pour leur rappeler. Peu importe ce que vous affirmez avoir eu lieu. La version de l’autre personne sera probablement très différente. Lorsque vous vous considérez comme la victime, l’autre personne ne le fait probablement pas. Quand un psychopathe ne veut pas vous fréquenter, ça se résume à un simple fait. Nous ne nous lions pas. Lorsque nous investissons dans une relation avec vous, c’est fait pragmatiquement. Si l’investissement l’emporte sur le bénéfice pendant suffisamment longtemps, il n’y a aucune raison de continuer dans une entreprise inutile. Vous vous liez, nous pas. Une fois que la relation est clôturée, nous en avons fini de faire des concessions pour vous. Fin de l’histoire.

Quand on est jeune, on fait ce qu’on peut avec les informations que l’on a à notre disposition. Quand tous les enfants sont jeunes, ils font partie d’une courbe d’apprentissage abrupte. On ne peut pas plus comparer un jeune psychopathe à qui il deviendra à l’âge adulte, qu’on ne peut le faire avec les neurotypiques.

Sommes-nous très bons dans la manipulation quand nous sommes enfants ? Mieux que très bons. D’abord et avant tout, il nous faut du temps pour comprendre que vous ne pensez pas comme nous et que c’est pourquoi vous nous criez toujours dessus. Nous ne voyons rien de mal avec ce que nous faisons, mais c’est clairement un problème pour nos parents.

Nous posons des questions. Les réactions que nous obtenons à nos questions sont la confusion, parfois le choc, ou le dégoût, ou la colère. Il est clair que nous faisons quelque chose de mal, et que tout ce que les gens s’obstinent à nous répéter n’a aucune influence sur notre façon de penser. Ainsi, nous apprenons ce qu’il ne faut pas demander, ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il ne faut pas dire. Nous observons nos frères et sœurs si nous en avons. Et les autres enfants aussi. Nous voyons leur interaction avec les adultes, et comment ils n’ont pas les mêmes problèmes que nous.

Lumière ! D’une certaine façon, ils pensent différemment que nous. Comment ils pensent est comme d’essayer de briser un coffre-fort. Rien de ce que font les neurotypiques n’a de sens pour nous. C’est comme essayer de comprendre un film étranger sans sous-titres et sans contexte scénique. Nous commençons à juste imiter. En grandissant, cette compétence augmente et nous faisons mieux, mais au début, nous y sommes mauvais. Un autre problème auquel nous sommes confrontés est de devoir apprendre la valeur que les neurotypiques placent sur certains comportements qui nous semblent sans valeur.

-Partager. Pourquoi ? Ceci est à moi. Va donc t’en chercher un à toi et oui, je vais te frapper avec pour te tenir à distance.

-La peur. Et quoi ? Les lumières sont éteintes et vous pleurez ? Pourquoi ? Pleurer est pour quand on veut quelque chose et que les autres ne veulent pas nous le donner.  Pourquoi vous ne descendez pas dans le sous-sol la nuit ? Quel est le problème ?

-Dire la vérité. Expliquez-moi cela. Je veux X, et je vous l’ai dit. Ma raison, parce que je le veux, ne vous a pas impressionné. Alors, je vous ai donné une autre raison, et j’ai obtenu ce que je voulais. Pourquoi est-ce mauvais ? J’ai obtenu ce que je voulais. J’ai accompli mon but. Vous ne cessez de changer les règles pour moi. Vous ne voulez pas que je mente parce que c’est malhonnête, mais vous ne pouvez pas me dire en termes raisonnables pourquoi cela importe. Et non, c’est « mal », ne compte pas.

-Pleurer. Les enfants le font tout le temps. Je l’ai utilisé pour manipuler, et ça a fonctionné super-bien. J’ai supposé que c’était la raison pour laquelle tous les enfants le font jusqu’à ce que ma sœur ait parlé de «peur». Puis, c’était de tristesse. Puis, c’était de bonheur. Voulez-vous, s’il-vous plaît, choisir une raison pour laquelle l’eau sort de vos yeux ? C’est un cauchemar !

-Il y a des tas d’autres (choses) aussi. Nous devons apprendre tout cela à mesure que nous grandissons et vieillissons. Et oui, nous devenons meilleurs au fil du temps, notre contrôle des impulsions est meilleur après nos années d’adolescence … habituellement. Nous apprenons que retarder la gratification peut nous apporter de riches récompenses. Nous apprenons donc à mettre cela en pratique.

Cependant, demander si un enfant psychopathe est « à faible fonctionnement » est comme de dire qu’un joueur de football enfant est nul par rapport à un quarterback de la NFL. Evidemment, il a 4 ans. On ne peut comparer l’un à l’autre. Ce qu’on peut faire, cependant, est de regarder l’équipe enfantine et de voir un enfant, et de dire que l’enfant a du talent par rapport aux autres. On pourrait faire ce jugement de 2 choses semblables. Un enfant psychopathe, comme tout enfant, essaie de comprendre comment le monde fonctionne. C’est juste doublement difficile parce que nous devons apprendre que notre monde et votre monde ne sont pas le même. Alors, je dois prendre mon monde et le conformer pour qu’il ressemble à votre monde. Je dois apprendre 2 mondes en même temps.

Si nous réussissons, je dirais que c’est l’inverse du faible fonctionnement.

Dans un autre article, Athena Walker évoque les gens qui blâment ses parents pour son état et dit que c’est faux ; que  la  psychopathie est innée (on naît avec cela). Elle précise qu’ils étaient de bons parents & que c’est grâce à eux si elle est devenue, non une criminelle, mais une PN à haut fonctionnement.

Elle dit qu’enfant, elle était téméraire, qu’elle mentait constamment s’occupait de ce qui l’intéressait & jouait seule avec ses jouets, qu’elle avait peu d’amis, car les autres l’ennuyaient & elle les voyait comme des obstacles.

Aussi, qu’elle ne fréquentait que ceux qui pouvaient lui être utiles, et que le peu d’amis qu’elle avait, elle les manipulait & leur volait leurs jouets.

Elle raconte qu’elle était « sympa » quand il le fallait mais adorait les faire souffrir & les voir pleurer… et bien sûr, qu’elle n’assumait jamais ses bêtises & en accusait toujours quelqu’un d’autre.

Voilà ; j’espère que cet aperçu du cerveau d’un PN vous a intéressé…et que vous cesserez de croire à la fable de la « pauvre victime » qui a disjoncté et est plus à plaindre qu’à blâmer !

« Bombardement d’amour » ; tous aux abris !

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Souvent, l’ex-enfant Bouc Emissaire d’une famille perverse tombe dans les filets d’un PN une fois adulte.

Après bien des déboires, la victime s’en veut de s’être laissé(e) prendre à sa comédie de l’amour fou. On se dit qu’on est stupide, et on se demande comment on a pu avaler ses déclarations mélodramatiques…

Pourquoi on est-on si touché(e) par le « bombardement d’amour » d’un(e) PN ?

Chacun veut avoir un entourage nous fournissant un sentiment de stabilité, de bien-être & de sécurité.

Mais quand on a grandi comme Bouc Emissaire, on ignore à quoi ressemble l’amour, puisqu’on n’en a jamais reçu avant. De plus, on a été « entraîné » par nos parents, non à réussir, mais à se saboter et comme on n’a pas de limites personnelles & que notre estime de soi est très basse, cela nous rend plus susceptible de devenir la victime d’un PN lorsqu’on atteint l’âge de tomber amoureux.

La victime a tout intérêt à s’analyser, à détecter les programmations nocives qu’elle a intégrées et à les déraciner, sinon, ce dressage la poussera immanquablement, une fois grands, à rester avec des individus toxiques.

Comme presque tous ces enfants-là arrivent à l’âge adulte assoiffés d’amour, sans limites ni estime de soi & avec un stress post-traumatique complexe.

C’est dire si elles seront époustouflées par le bombardement d’amour d’un PN (qui lui, a tout de suite détecté leurs grandes qualités) ! Et aussi si, à cause de l’impuissance acquise, elles resteront longtemps dans des relations toxiques !

Alors, pour faire cesser cela, il faut apprendre sur soi, sur comment on est entraînées à ne pas écouter les signaux que nous envoie notre corps et surtout, sur les « déclencheurs » (les éléments faisant qu’on restera avec un être nocif).

Quand on sait, on reconnaît les signaux d’alarme de quelqu’un qu’on a rencontré & on rompt rapidement, au lieu de rester en contact avec lui & d’être entraîné(e) dans une relation perverse.

Si le bombardement d’amour d’un PN nous touche tant, c’est parce que, étant petit, on a manqué de cet ingrédient indispensable ; l’amour, et que donc, même si on ne le réalise pas, on en est assoiffé(e).

Voilà comment on adore ce bombardement et comment, lorsque le PN nous le retire pour commencer le cycle de violences, on lui court après ; c’est parce que l’on croit que sa froideur ou son insulte n’est qu’un « couac », & qu’il pourra redevenir – on en a TANT besoin ! – l’amoureux fou qu’il était au début…

J’en ai parlé ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/04/comment-le-pn-sait-que-sa-proie-est-ferree/ ; « quelqu’un qui a grandi dans une famille PN est déjà conditionné à accepter les maltraitances et sera porté à rechercher le familier ( = ce qu’il ou elle a vécu, enfant) et à nommer cela « amour ».

En tout cas, pour un PN, c’est l’extase absolue de vous voir lui courir après, après qu’il vous a démoli(e) avec ses méchancetés, de chercher la discussion, de lui demander pourquoi il a fait ça, de tenter de lui faire comprendre à quel point vous l’aimez & combien cela vous blesse, …

Pendant que votre coeur saigne, le PN est aux anges ; il sait qu’il a le contrôle total sur votre vie – que maintenant, il peut vous dire et vous faire les pires choses et que vous voudrez toujours de lui (elle) dans votre vie !” et La victime accepte ces mauvaises raisons parce qu’elle a été programmée pour se nier elle-même. Et puis, c’est si soudain ; à une seconde, on est avec son amour, et il (elle) vous porte un coup sans prévenir. Cette « tempête par ciel bleu » est si brutale que la victime est en état de choc !

Pour en revenir au bombardement d’amour, les émotions qu’il cause, agissent sur la victime comme une drogue dont elle ne peut plus se passer, mais surtout, cela apaise & diminue les symptômes du PTSD complexe qu’elle a en elle depuis l’enfance ! (anxiété, fatigue, cauchemars, confusion, oublis, …).

Enfin, quelqu’un lui montre de l’amour, la complimente sur son apparence, son intelligence & ses accomplissements, … C’est comme une ondée bienfaisante sur une plante desséchée !

La victime se sent sur un nuage, elle en est submergée plus que quelqu’un d’autre, parce qu’elle n’a jamais reçu d’amour dans sa vie…

A cause d’une enfance caractérisée par un manque d’amour & des violences constantes, elle est en état de stress aigu constant ; fatiguée, épuisée, toujours sur la brèche.

Un ex-enfant Bouc Emissaire recherche donc sans cesse – inconsciemment – l’être qui le (la) soulagera de cette angoisse permanente…  Or, cette tactique perverse -le bombardement d’amour – fait que pour la 1ère fois, la victime sent qu’elle peut enfin déposer son fardeau, oublier les violences subies dans son enfance – bref, qu’elle peut enfin être elle-même & se relaxer ; elle est comme plongé(e) dans un bain relaxant après avoir trimé toute sa vie !

Et quand le PN, la sachant ferrée, montre son vrai visage & commence à la violenter, la victime le supporte durant des années, parce que nos parents PN ont fait qu’on ne trouve pas normal (& qu’on n’exige pas) d’être bien traité(e).

Toute victime doit s’informer sur ce qu’elle a en elle & surtout, comprendre que quand on trouve quelqu’un qui nous traite bien, à cause du PTSD complexe, on y réagira plus fortement que quelqu’un ayant eu une famille normale & aimante.

La victime doit bien piger cette vérité : si le bombardement d’amour du PN fonctionne aussi bien, c’est parce qu’il apaise la douleur de tous les abus qu’elle a subis durant toute sa vie !

Hélas, quand le PN l’arrête, cette antique blessure se rouvre, et les nouveaux abus subis du PN viennent, en plus, s’y rajouter !

Un ex-Bouc Emissaire doit comprendre qu’il ne doit compter sur personne d’autre pour prendre soin de lui-même, qu’il doit apprendre à se traiter avec douceur, à d’abord s’aimer & se respecter lui-même, puis à se faire respecter.

Une victime doit réfléchir sur elle-même, étudier ce qui la blesse & travailler sur ces points de douleur. Elle doit aussi se renseigner sur les PN & leurs tactiques. Enfin, elle doit devenir un être qui ne pourra plus être manipulé à réagir aux déclencheurs dont se servent les PN.

Pour cela, elle doit réaliser le mal qui lui a été infligé, comment elle s’est mise dans sa situation actuelle, ses mobiles d’action, & qu’elle est une blessure sur pattes, clairement visible par les êtres mauvais en quête de proie.

Il ne s’agit pas de devenir un robot sans sentiments (comme l’est un PN), mais de rester constamment en contact avec ce que vous ressentez.

Victime de PN : vérités enfouies

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seule & triste Aujourd’hui est le moment de vous dire vos 4 vérités !

Tout en étant méconnues de presque tout le monde, les informations suivantes sont essentielles, alors, retenez-les, si possible :

1) notre expérience de victime de PN est accordée aux blessures de notre moi profond,

2) si on ne soigne pas tout de suite nos blessures internes, on se bâtit des défenses mentales autour d’elles,

3) notre corps nous lie chimiquement à nos agresseurs,

4) il est impossible de guérir d’un traumatisme émotionnel par la pensée consciente.

Ré-examinons-les en détail :

1) notre expérience de victime de PN est accordée aux blessures de notre moi profond

Je sais que ce n’est pas une chose à dire à une victime, et je sais que le PN est à 100% responsable des maltraitances qu’il vous inflige (vous n’y avez AUCUNE part) mais ceci est vrai à un niveau subconscient.

Pour illustrer que vous n’êtes aucunement responsable du mal que vous fait le PN, je vous cite mon exemple ; moi, je sais (sûre à 100%)que si je rencontrais une personne bonne, douce & naïve, je n’en profiterais pas pour lui faire du mal – au contraire, j’essaierais de m’en faire un ami ou de l’aider en cas de besoin.

En Europe, on reproche aux victimes d »’attirer » ce genre de personnes ou d’expériences toxiques dans leur vie – ce qui est aussi TOTALEMENT faux. Ce n’est pas vous qui allez vers lui mais au contraire lui qui vous prend pour cible, vous choisit, vous teste, puis fait ce qu’il faut pour s’insinuer dans votre vie & vous rendre accro.

Mais il y a quelque chose en vous, très profondément, qui « veut » la négativité ; j’en parle ici : http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/

Quand on est encore un enfant, on ne peut qu’absorber ce que nos parents disent & pensent de nous, ou ressentir ce qu’on nous fait, mais sans comprendre exactement de quoi il s’agit, ni être capable de le mettre en mots.

Donc, comme cette programmation précoce n’a ni nom, ni définition, elle « n’existe pas », en quelque sorte …Par conséquent, on ne peut la percevoir, l’examiner ou la remettre en question pour la rejeter !

Beaucoup d’entre nous ont développé (sous le niveau conscient) des croyances que l’amour est conditionnel ; que l’on ne peut être aimé(e) & accepté(e) que pour ce que l’on fait, et non pour ce que l’on est.

Si, à l’âge adulte, le (la) PN nous a séduit(e), c’est qu’il semblait nous accepter inconditionnellement, et que ça nous a procuré un tel sentiment de bien-être qu’on a cru tomber sur l’homme (ou la femme) de notre vie ! Enfin on se sent entier et apaisé(e) !

Et voilà ce qu’on aspire si désespérément à retrouver lorsqu’il (elle) fait demi-tour, et ce pour quoi on le poursuit, et l’espoir auquel on se raccroche… et qui nous garde dans la relation !

Donc, tant que ces blessures d’enfance ne seront pas détectées & soignées, on restera dans des relations néfastes.

2) si on ne soigne pas tout de suite nos blessures internes, on se bâtit des défenses mentales autour d’elles

Bien sûr, la relation avec des personnes toxiques nous fait très mal et c’est justement cette douleur qui nous pousse à vouloir sortir à tout prix de la situation . C’est alors que l’on commence à s’informer, à chercher de l’aide au dedans comme au dehors de soi. Le PN est à blâmer, oui, mais se concentrer sur le mal nous fait tomber dans le mal… et n’améliore pas notre situation pour autant, car on reste dans la négativité.

Hélas, tant qu’on n’a pas reconnu nos blessures anciennes, on continue à s’obséder sur le PN ..

Pour s’éviter la douleur de comprendre ce qu’on a subi jadis, on n’ose aller « remuer le passé »… On ne creuse pas assez profond, en sorte que nos « fantômes » peuvent continuer à contrôler notre comportement et à nous nuire !

On réfléchit sur la culpabilité d’autrui, on trouve des excuses pour agir comme on fait et ne pas creuser plus profondément en nous-même. C’est pourtant le seul moyen de nous en sortir, car c’est cette compréhension-là qui nous libérera – sinon, on trouve toujours des « excuses » ou « explications logiques » pour ne pas le comprendre.

Et c’est pourtant essentiel de le faire, car là, même si le PN est sorti de notre vie, on se fait du mal à soi-même & aux autres.

3) notre corps nous lie chimiquement à nos agresseurs

Ceci explique pourquoi les victimes restent aussi longtemps dans une relation toxique, ou retombent dans les mêmes erreurs (reviennent avec le même PN ou se mettent avec un autre, au lieu d’avec un partenaire convenable), ou regrettent leur agresseur s’il les plaque.

J’ai déjà parlé ici http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ de cette horrible addiction.

Dès que quoi que ce soit nous arrive, notre système de croyance (inconscient, car formé dans l’enfance, à un âge trop tendre pour qu’on puisse l’observer & le mettre en doute) crée une perception – une « décision » concernant cet incident, ce qui envoie un signal électrique à l’hypothalamus, lequel à son tour, produit des substances (peptides) adaptées à nos perceptions (joie, peur, colère, tristesse, ..), qui sont alors envoyées partout dans notre corps.

Voilà ce qui crée l’émotion correspondant à notre perception de l’événement.

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On sait maintenant que l’on reste émotionnellement bloqué à l’âge où les traumatismes ont commencé. Donc, une fois adulte, lorsque notre bourreau nous fait quelque chose qui rappelle une chose vécue dans l’enfance, les mêmes perceptions (de nullité, d’impuissance, …) se déclenchent et nous voilà revenus à l’âge où nos parents nous faisaient la même chose… Si ces peptides furent issus de perceptions de douleur, traumatisme & impuissance, on peut les nommer « peptides de victime » et, quand elles pénètrent dans nos cellules, ça fait mal ; on se sent épuisé, on tremble, une douloureuse tension court dans nos veines, on est à peine capable de fonctionner..

Bref, chaque cellule de notre corps est comme « drogué » à ces émotions douloureuses (tromperie, trahison, rejet, abandon, ..). Nous voulons à la fois re-ressentir ces émotions familières, et parvenir à guérir la relation => on reste coincé(e) dans les angoisses & pensées répétitives, à s’obséder sur le PN & à se ronger les sangs jour & nuit pour tenter de comprendre s’il l’a fait exprès ou pas, comment il peut nous traiter aussi cruellement, ou comment on peut s’exprimer mieux, pour lui faire comprendre qu’on l’aime & qu’on n’est pas aussi mauvais(e) qu’il semble le croire (!).

Comme l’a chanté Frank Zappa « the torture never stops » !

C’est pourquoi on a beau être intelligent(e), s’informer, & y réfléchir durant des heures, on ne peut ni solutionner le problème, ni apaiser l’angoisse lancinante qui nous empêche de dormir !

Pourquoi ? Parce que notre corps est accro à ces peptides de douleur et, comme toute drogue, il nous en faut de plus en plus.

Voilà pourquoi, de même que les PN continuent à nous recontacter pour avoir de l’approvisionnement narcissique, on continue à retourner vers eux – même en sachant qu’ils sont mauvais – pour avoir ces fameux « peptides victimaires ».

Scott Peck disait qu’il ne faut pas se pencher sur l’abîme du Mal car si on le fait, on sera contaminé(e) par lui.

Et c’est vrai ; plus les PN auront réussi à tuer nos émotions (la Vie en nous), plus on devient pareil à eux, c-à-d déprimé(e) & ayant besoin à la fois de « drame » pour se sentir vivre & de substances (alcool, drogues, nourriture, médicaments, ..) pour anesthésier les sentiments négatifs… n’est-ce pas vrai ?

La seule différence, est que nous (victimes) tentons encore de rejouer ces scènes (de drame) pour, cette fois, que la « tragédie » finisse bien, pour guérir la relation…

Mais en tout cas, tant que ce cycle chimique infernal ne sera pas détruit, on continuera à avoir dur à cesser de danser avec l’autre la danse macabre…

4) il est impossible de guérir d’un traumatisme émotionnel par la pensée consciente

=> Ce qu’il faudrait pour aller mieux, c’est stopper le cycle addictif des cellules ! C’est pourquoi la logique n’aide pas. Les émotions, qui dirigent nos actes de façon tangible, ne sont, elles-mêmes, pas tangibles ; il s’agit d’énergie – imperméables à la logique. C’est l’énergie de l’émotion qui a généré le cycle des peptides & les symptômes physiologiques, psychologiques & compulsifs- addictifs qui en résultent.

Quand on reçoit de gros flux d’émotions douloureuses, le cerveau se met en mode de survie (ondes cervicales beta haute fréquence). A cette fréquence, on est déconnecté de la partie sage & évoluée du cerveau, & on agit à partir de la zone primitive du cerveau.

Voilà pourquoi notre esprit est constammentenvahi de pensées d’impuissance, de désespoir, de trahison, de traumatismes, de peur, de désir, de panique, de manque, & d’excuses nous poussant à nous raccrocher à des espoirs insensés d’une possible réparation de la relation avec le PN, de s’obséder sur lui (elle), de nourrir l’idée que l’on peut faire quelque chose pour que ça marche, que si on lui explique bien, il comprendra enfin et que tous 2 pourrez connaître le bonheur en couple…

Vous pouvez alors, même si vous savez qu’il est un PN, prendre des décisions impulsives qui créent plus de douleur pour vous-même. Chaque fois que vous essayez d’utiliser votre esprit pour sortir de la douleur et vous éloigner du PN, cet esprit trouvera un moyen pour continuer à revenir, à cause de sa dépendance aux peptides négatifs.

Conclusion :

Je me re-cite : La plupart des gens croient qu’en parler, peut arranger les choses, alors qu’en fait, ça aggrave les choses, puisque ça ré-évoque des pensées du trauma, donc produit plus de peptides & renforce l’addiction !Une « solution » à éviter à tout prix, par conséquent ! Il est essentiel de comprendre que c’est pour ça qu’une thérapie de la parole ne PEUT PAS soigner, et même, qu’elle AGRAVE le mal-être des victimes ; que c’est une perte de temps, d’argent & d’énergie où la victime est revictimisée, puisque le thérapeute lui fait la même chose que le PN ; c-à-d l’utiliser sans respect pour ce qu’elle est, pour assouvir ses propres besoins inconscients !

La vérité est qu’il est impossible de guérir ce problème par la logique ; même si l’on est très malin (ou même un génie), toute l’intelligence du monde n’est d’aucune utilité, car vouloir se sortir d’une détresse émotionnelle par le raisonnement, avec un cerveau ne fonctionne que mené par son addiction, est une bataille perdue d’avance !

Notre esprit nous souffle sans cesse que si on y pense plus & mieux, on peut trouver une solution. Il nous fait croire que seule la pensée a le pouvoir de nous sortir de notre triste situation ; que si on trouve le sens de la façon d’agir du PN, on peut arrêter la douleur, ou que si on l’aime assez que pour l’apaiser, si on arrive à s’exprimer mieux, le PN comprendra qu’on ne lui veut pas du mal, et combien ce qu’il faut ou dit, nous blesse, et il saura ce qu’il faut faire pour participer à la bonne marche du couple… mais l’esprit se trompe ; plus on réfléchit, moins on comprend, plus les choses deviennent confuses et plus on souffre !

Notre corps a pris le contrôle et notre esprit de peut rien contre ça ! Mais si vous décidez de traiter vos blessures intérieures & de briser (avec une thérapie énergétique) l’addiction aux peptides, vous pouvez guérir ; là votre cerveau suivra.

 

L’amant(e) “émotionnellement indisponible”

Par défaut

Tout bébé mammifère est équipé à sa naissance du besoin et de la faculté de créer avec sa mère (et donc, plus tard, avec un partenaire amoureux) des liens très forts. Mais ceux qu’on prive trop ou trop longtemps de soins adéquats développent un rejet des sentiments qui les rend émotionnellement indisponibles.
Ils en viennent à associer amour à rejet, déception, abandon, c-à-d douleur ; tandis que, pour le bébé dépendant mais aimé et bien soigné, le « j’ai besoin de toi » évolue en « je t’aime », pour le bébé négligé, ce même « j’ai besoin de toi » se double d’un « j’ai peur de toi » – une peur et une ambivalence sont ainsi créées– qui perdureront à l’âge adulte.
L’amour étant un besoin, comme tout le monde, ces êtres désirent nouer des liens profonds, mais en même temps, se savent inaptes à supporter un gramme de plus de souffrance relationnelle (de rejet). ; alors, pis encore que ceux qui quittent pour ne pas être quittés, il se réfugient dans leur tête et coupent toute sensibilité (qui, bien sûr, ressortira sous d’autres formes, mais ceci est un autre débat).
Ex-enfants blessés, ces êtres deviennent en grandissant, indifférents aux souffrances comme au plaisir d’autrui ; ils sont froids, distants, dénués d’empathie, insensibles, évitent l’intimité, trop « dans leur tête (hyper-intellectuels) – ce qui fait qu’il n’ont que peu d’amis.
Ces symptômes ne constituent pas pourtant le vrai problème.
Souvent, leurs parents proviennent aussi de familles dysfonctionnelles, en sorte que ces ex-enfants ont souffert d’abus divers – des parents absents, inaptes à fournir à leur enfant le soutien dont il avait besoin.
A cause de ce trauma non-identifié, non-reconnu et non-traité, ils ont une personnalité fragmentée ; il y a plusieurs « sous-moi » qui dirigent leur vie et causent divers problèmes ;
– honte et culpabilité : ils se sentent sans valeur et deviennent trop orgueilleux pour compenser, ou se déchaînent, faisant du mal, brisant les règles et transgressant sans arrêt les tabous ou les interdits,
– vision distordue de la réalité – ce qui inclut le déni de leurs blessures (ils rejettent l’idée qu’ils pourraient souffrir de cela),
– problèmes de confiance : ils ne font pas confiance ou se fient à des gens peu fiables,
– craintes exagérées : ils ont souvent de grosses peurs (peur de l’inconnu, de rater, de réussir, ..),
– et surtout, l’incapacité à se lier, à ressentir et échanger de l’amour, de l’empathie. Ces êtres doivent faire semblant d’éprouver ce qu’ils ne ressentent nullement, car pouvoir reconnaître ses sentiments, donner et recevoir de l’amour, fait partie de nos valeurs sociales.
Alors, tout en désirant des liens, ils nient qu’ils ne ressentent rien (ou presque) ou qu’ils craignent l’intimité – et ils la craignent justement parce qu’ils sont (ou furent) sensibles, et qu’ils sont trop faibles que pour supporter un autre rejet.
L’intimité est fuie à tout prix car elle exige que l’on s’ouvre, qu’on soit vulnérable, risquant ainsi de se faire re-blesser ou re-rejeter…
Bien sûr, leur névrose contrôle leur comportement, et leur mélange de désir et de terreur de l’amour les rend ambivalents en relation, en sorte que, dans leur inconscience, ils blessent inévitablement ceux qui se laissent prendre à leur charme superficiel.
Il faut pourtant éviter de les juger – tout en s’en protégeant, quand même ! Avec ce genre de personnes, il faut toujours se souvenir qu’ils n’ont pas demandé à naître, ni à naître dans ce genre de famille, que ces blessures, ils ne les reconnaissent pas, et/ou ne savent pas quoi y faire : donc, gardons-nous de nous fâcher sur eux pour ça ou de les mépriser. La pitié est ce qui convient… sans baisser sa garde.
Pour vous faire comprendre la situation, je prendrai l’exemple du rat ; si vous en rencontrez un et qu’il peut vous fuir, il le fait, mais si vous l’acculez dans un coin, il se jette sur vous toutes griffes (et dents) dehors.
Un autre exemple est celui des incendies ; quand cela arrive dans un lieu fréquenté, la peur de mourir crée une panique faisant que tous fuient vers les portes et, avides de sauver leur peau, en écrasent d’autres (même des enfants) dans leur fuite irraisonnée.
Ces êtres feront de même avec vous si vous les acculez à la terrifiante possibilité de souffrir – ils n’hésiteront pas à vous piétiner pour en sortir.
Tout comme quand on presse une orange, le jus en sort, quand quelqu’un se sent « pressé », ou stressé (dans ce cas, il(elle) l’est lorsqu’il y a possiblité d’une relation – donc d’être blessé), sa vraie nature ressort … Et cette nature, dans ce cas, c’est la terreur !
Il y a ici détachement, absence ou rejet violent de tout ce qui rend humain : la sensibilité, l’empathie.
Dénués de ces qualités, un tel être est semblable à un robot… Souvenez-vous : le pot de terre (vous) doit éviter de danser avec un pot de fer (l’autre), sous peine d’être vite brisé !