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Narcissisme malin ; dû à une enfance malheureuse ?

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Je vois, presque chaque jour, des énormités sur les PN ; de soi-disant « spécialistes » (& les jobards qui les suivent) osent affirmer qu’ils ont eu eu une enfance malheureuse & sont en fait des victimes, & que c’est parce qu’ils ont trop souffert qu’ils ont basculé « du côté sombre de la Force »…

Ca me fait bondir ! Si cétait vrai, je serais la plus grande PN du monde puisque je fus battue & maltraitée depuis mon tout 1er souffle jusqu’à maintenant & qu’en ces 58 ans, j’ai subi tous les genres de tortures et des souffrances inouïes.

Et ma sœur ne le serait pas, puisqu’elle fut toujours chouchoutée par les 2 cinglés qui nous servaient de parents. Ni mon ex-mari, qui était véritablement le dieu de sa mère, et n’a manqué de rien durant son enfance (bien qu’il m’ait « accorchée » en se faisant passer pour le « pauvre incompris souffrant » de sa famille).

Donc, foin de ces âneries : la science dit que c’est dû à un déficit de neurones-miroir et quand des PN parlent de leur cas, comme le Dr Sam Vaknin ou Athena Walker, ils nous disent eux-mêmes (& Sam Vaknin est un médecin, spécialisé dans la Perversion Narcissique) que c’est inné.

Voici ce que dit d’elle-même cette jeune femme PN dans son article sur Quora (Psychopathy is present from the first breath one takes, to the last) que je vous traduis tel quel :

D’accord, je vais seulement aborder brièvement l’idée que nous rejetons les «victimes». Ce n’est pas seulement parce que vous faites partie de notre vie et que notre relation prend fin, que cela fait de vous une victime. Cela fait de vous une personne qu’on ne veut pas fréquenter.  Les autres réponses ont couvert « joliment » les hypothèses sur les psychopathes et les monstres, je suis d’accord avec eux, je suis fatiguée d’aborder le sujet, alors je vais laisser leurs réponses parler de cela.

Sur pourquoi nous coupons le contact. Je n’appelle pas cela « rejet » parce que ce n’est pas ce que l’on fait. Notre relation est finie. On n’en veut plus. Je n’ai plus rien à vous dire, alors pourquoi resterais-je en contact avec vous ? Quand je garde le contact avec quelqu’un, c’est parce qu’il y a quelque chose à en tirer (un bénéfice pour moi). Si la relation est qu’ils font des choses pour moi et que leur utilité a atteint sa fin, alors c’est ce que c’est, la fin.

Avant que quiconque ne s’écrie « Voilà ! Cela signifie que vous violentez (vraiment) les autres « !

Non, je ne le fais pas. Je négocie avec eux et quand je pars, à moins que ce soit le fait de ne plus avoir de contact avec moi qui les rend malheureux, je me suis occupée d’eux & leur ai donné quelque chose qu’ils voulaient en échange de ce qu’ils ont fait pour moi. Je préfère cette méthode parce que je n’ai pas une trace de personnes (quittées) dans mon sillage, mais plutôt des individus satisfaits qui étaient globalement heureux de me connaître.

L’autre raison pour laquelle j’arrête le contact est si ce que je recevais de vous était (juste) de la compagnie. En d’autres termes, vous étiez un membre de mon cercle intérieur, et vous avez fait quelque chose qui vous a retiré de cette position. Je fais confiance aux gens dans mon cercle intérieur. Violez cela, et nous avons fini de parler. Dans ce cas, je ne vois vraiment pas quelle raison a la personne de se plaindre du résultat. Je suis très claire sur mes attentes des 2 côtés. Il s’agit d’un accord passé entre nous 2, et je ne suis pas assez rigide que pour supposer qu’il n’y aura pas de moments où la personne échoue de son côté, comme je pourrais le faire du mien.

Ces événements sont discutés, il n’y a pas de zone grise, et je m’assure qu’ils savent qu’en continuant sur cette voie,  ma confiance en eux diminue, et le résultat sera une fin de notre contact. Si cela finit par arriver, c’était un choix de la part de cette personne. À peine une victime, mais plutôt quelqu’un qui n’a pas respecté la relation que nous avions, et elle est maintenant clôturée.

Pour chaque personne qui crie victime, je suis là pour leur rappeler. Peu importe ce que vous affirmez avoir eu lieu. La version de l’autre personne sera probablement très différente. Lorsque vous vous considérez comme la victime, l’autre personne ne le fait probablement pas. Quand un psychopathe ne veut pas vous fréquenter, ça se résume à un simple fait. Nous ne nous lions pas. Lorsque nous investissons dans une relation avec vous, c’est fait pragmatiquement. Si l’investissement l’emporte sur le bénéfice pendant suffisamment longtemps, il n’y a aucune raison de continuer dans une entreprise inutile. Vous vous liez, nous pas. Une fois que la relation est clôturée, nous en avons fini de faire des concessions pour vous. Fin de l’histoire.

Quand on est jeune, on fait ce qu’on peut avec les informations que l’on a à notre disposition. Quand tous les enfants sont jeunes, ils font partie d’une courbe d’apprentissage abrupte. On ne peut pas plus comparer un jeune psychopathe à qui il deviendra à l’âge adulte, qu’on ne peut le faire avec les neurotypiques.

Sommes-nous très bons dans la manipulation quand nous sommes enfants ? Mieux que très bons. D’abord et avant tout, il nous faut du temps pour comprendre que vous ne pensez pas comme nous et que c’est pourquoi vous nous criez toujours dessus. Nous ne voyons rien de mal avec ce que nous faisons, mais c’est clairement un problème pour nos parents.

Nous posons des questions. Les réactions que nous obtenons à nos questions sont la confusion, parfois le choc, ou le dégoût, ou la colère. Il est clair que nous faisons quelque chose de mal, et que tout ce que les gens s’obstinent à nous répéter n’a aucune influence sur notre façon de penser. Ainsi, nous apprenons ce qu’il ne faut pas demander, ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il ne faut pas dire. Nous observons nos frères et sœurs si nous en avons. Et les autres enfants aussi. Nous voyons leur interaction avec les adultes, et comment ils n’ont pas les mêmes problèmes que nous.

Lumière ! D’une certaine façon, ils pensent différemment que nous. Comment ils pensent est comme d’essayer de briser un coffre-fort. Rien de ce que font les neurotypiques n’a de sens pour nous. C’est comme essayer de comprendre un film étranger sans sous-titres et sans contexte scénique. Nous commençons à juste imiter. En grandissant, cette compétence augmente et nous faisons mieux, mais au début, nous y sommes mauvais. Un autre problème auquel nous sommes confrontés est de devoir apprendre la valeur que les neurotypiques placent sur certains comportements qui nous semblent sans valeur.

-Partager. Pourquoi ? Ceci est à moi. Va donc t’en chercher un à toi et oui, je vais te frapper avec pour te tenir à distance.

-La peur. Et quoi ? Les lumières sont éteintes et vous pleurez ? Pourquoi ? Pleurer est pour quand on veut quelque chose et que les autres ne veulent pas nous le donner.  Pourquoi vous ne descendez pas dans le sous-sol la nuit ? Quel est le problème ?

-Dire la vérité. Expliquez-moi cela. Je veux X, et je vous l’ai dit. Ma raison, parce que je le veux, ne vous a pas impressionné. Alors, je vous ai donné une autre raison, et j’ai obtenu ce que je voulais. Pourquoi est-ce mauvais ? J’ai obtenu ce que je voulais. J’ai accompli mon but. Vous ne cessez de changer les règles pour moi. Vous ne voulez pas que je mente parce que c’est malhonnête, mais vous ne pouvez pas me dire en termes raisonnables pourquoi cela importe. Et non, c’est « mal », ne compte pas.

-Pleurer. Les enfants le font tout le temps. Je l’ai utilisé pour manipuler, et ça a fonctionné super-bien. J’ai supposé que c’était la raison pour laquelle tous les enfants le font jusqu’à ce que ma sœur ait parlé de «peur». Puis, c’était de tristesse. Puis, c’était de bonheur. Voulez-vous, s’il-vous plaît, choisir une raison pour laquelle l’eau sort de vos yeux ? C’est un cauchemar !

-Il y a des tas d’autres (choses) aussi. Nous devons apprendre tout cela à mesure que nous grandissons et vieillissons. Et oui, nous devenons meilleurs au fil du temps, notre contrôle des impulsions est meilleur après nos années d’adolescence … habituellement. Nous apprenons que retarder la gratification peut nous apporter de riches récompenses. Nous apprenons donc à mettre cela en pratique.

Cependant, demander si un enfant psychopathe est « à faible fonctionnement » est comme de dire qu’un joueur de football enfant est nul par rapport à un quarterback de la NFL. Evidemment, il a 4 ans. On ne peut comparer l’un à l’autre. Ce qu’on peut faire, cependant, est de regarder l’équipe enfantine et de voir un enfant, et de dire que l’enfant a du talent par rapport aux autres. On pourrait faire ce jugement de 2 choses semblables. Un enfant psychopathe, comme tout enfant, essaie de comprendre comment le monde fonctionne. C’est juste doublement difficile parce que nous devons apprendre que notre monde et votre monde ne sont pas le même. Alors, je dois prendre mon monde et le conformer pour qu’il ressemble à votre monde. Je dois apprendre 2 mondes en même temps.

Si nous réussissons, je dirais que c’est l’inverse du faible fonctionnement.

Dans un autre article, Athena Walker évoque les gens qui blâment ses parents pour son état et dit que c’est faux ; que  la  psychopathie est innée (on naît avec cela). Elle précise qu’ils étaient de bons parents & que c’est grâce à eux si elle est devenue, non une criminelle, mais une PN à haut fonctionnement.

Elle dit qu’enfant, elle était téméraire, qu’elle mentait constamment s’occupait de ce qui l’intéressait & jouait seule avec ses jouets, qu’elle avait peu d’amis, car les autres l’ennuyaient & elle les voyait comme des obstacles.

Aussi, qu’elle ne fréquentait que ceux qui pouvaient lui être utiles, et que le peu d’amis qu’elle avait, elle les manipulait & leur volait leurs jouets.

Elle raconte qu’elle était « sympa » quand il le fallait mais adorait les faire souffrir & les voir pleurer… et bien sûr, qu’elle n’assumait jamais ses bêtises & en accusait toujours quelqu’un d’autre.

Voilà ; j’espère que cet aperçu du cerveau d’un PN vous a intéressé…et que vous cesserez de croire à la fable de la « pauvre victime » qui a disjoncté et est plus à plaindre qu’à blâmer !

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