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Le vrai développement personnel

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Beaucoup de gourous auto-proclamés nous affirment (ou pis, on se le raconte à soi-même) qu’ils peuvent améliorer notre vie ou notre niveau de conscience, & avec eux (ou avec des livres de self-help), on croit qu’on fait avancer sa vie, alors qu’en fait, on fait du sur-place !

Pourquoi ? Parce que l’on reste à la surface des choses, on s’attaque aux symptômes et non à la cause profonde ; on ne modifie que les fanfreluches et on ne touche pas au problème de base qui cause les soucis dans notre vie.

La voie de s’attaquer au visible semble la plus logique, mais elle est pernicieuse ; elle nous fait gaspiller du temps & de l’énergie (et souvent aussi, pas mal d’argent).

Quand on décide de changer sa vie & que l’on commence à parcourir la voie du développement personnel, on n’a pas d’idée réelle de qui on est, de notre fonctionnement, ni de ce qu’il nous faut vraiment. On sait juste qu’on ressent un mal-être pénible & qu’on veut s’en débarrasser. Bien sûr, dans cette ignorance, on tombe dans tous les pièges.

Par ex, prenons le cas d’une femme qui souffre de solitude & s’imagine que si elle arrive à se trouver un gars, elle sera heureuse.

Les coaches typiques vont l’interroger (et j’ai déjà dit ici http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/  ce que je pensais de ce système débile) et s’attaqueront ensuite à l’aspect extérieur du problème : ils la pousseront à améliorer son apparence, à perdre du poids, devenir plus féminine, se maquiller, sortir plus, ils lui donneront des exercices pratiques visant à renforcer son estime de soi et à aller plus vers les autres, etc…  alors qu’en fait, le bonheur ne peut jamais se trouver à l’extérieur.

Le visible simple cachant de l’invisible compliqué, approfondissons les choses  (j’explique cette nécessité ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/11/09/pour-changer-de-vie-creusez-profond/ ) ;

Si par la suite, la relation capote ou ne lui fournit pas la béquille (car tout ce qui est extérieur en est une) qu’elle recherchait, la dame en sera au même point, et même si ça marche ; c-à-d qu’elle trouve un homme, qu’il l’aime, qu’il l’épouse, et ensuite… elle a toujours ce vide en elle.

Et c’est d’ailleurs ce vide qui minera la relation, car elle demandera à l’homme de remplir ce puit sans fonds… et ses exigences déraisonnables causeront des scènes qui détruiront l’amour que cet homme lui portait …

Les gens affamés sont de mauvais acheteurs, et ce genre de femme a beaucoup de chances d’être si désespérée qu’elle accepte de sortir avec n’importe qui, ou n’importe quel traitement pour ne pas rester seule.

Pour ce genre de femmes, en effet, n’importe qui vaut mieux que personne – et donc, c’est « mieux vaut être mal accompagnée que seule » !

A cause de cette incomplétude, ces femmes tombent donc, c’est classique, sur des losers qui les battent ou sur un gars marié où elles ne passent qu’en second, … Elles cherchent en dehors d’elles ce qu’elles ne devraient rechercher qu’au-dedans !

Du reste, c’est souvent justement à cause de ce sentiment de manque qu’elles sont seules ; on connaît tous le cas de femmes qui entament le sujet du mariage & des enfants au 1er rendez-vous avec un candidat potentiel… ce qui les fait passer pour des foldingues. Ou d’autres qui, pensant qu’on peut s’attacher un homme par le sexe, couchent au 1er ou au 2d rencard – ce qui les fait se faire exploiter par les petits malins, & fuir par les gars sérieux, qui ne veulent pas d’une marie-couche-toi-là !

Mais même si ça tourne bien, s’il arrive ensuite quoi que ce soit ; que son gars est tout le temps en voyage, ou qu’il la quitte ? Tout son bonheur dépendait du gars, et alors… il s’écroule ! Et comme elles ne se suffisent pas à elles-mêmes et doivent chercher la complétude chez quelqu’un d’autre, au-dehors, elles découragent des gars qui les aimaient, en étant dépendantes & trop collantes …

Donc, ces « solutions » purement extérieures n’en sont pas du tout ! Dans le vrai développement personnel, il y a libération émotionnelle, faisant que le problème devient un non-problème ; on cesse de se tracasser à ce sujet ou d’en souffrir ou d’en avoir besoin.

Je ne dis pas qu’il faut se passer de tout ; ce n’est à la portée que de bien peu de gens de pouvoir vivre comme Diogène dans son tonneau sans rien désirer de plus, mais il faut s’attaquer aux vraies causes !

Ce qu’il faut, c’est se connaître, pour voir de quoi on a besoin exactement – & rien de plus (finis, les moyens névrotiques de soulagement de l’angoisse !).

C’est qu’il faut, c’est un changement de perspective ; effacer l’ancien pour le remplacer par un plus juste & plus efficace, où notre ex-problème ne nous blesse ou ne nous obsède plus, & où on ne comprend même pas comment on a pu s’angoisser pour cela.

Aussi, on n’est plus en mode défensif ; on n’éprouve plus le besoin de défendre quoi que ce soit, on ne doit plus se « pousser » à faire ce qu’il faut & qui est sain pour nous, pour arriver à faire notre job ou aimer les autres, … Les choses viennent toutes seules.

Nos réactions émotionnelles à des situations formant un défi (dans le domaine qu’on tente d’améliorer), révèlent nos progrès. Si on a pu les diminuer, si on a moins de besoins émotionnels en ce domaine, si on s’obsède moins dessus & si on réagit moins aux provocations, alors, oui.

Souvent, on prend la réussite ou l’obtention de ce que l’on voulait pour un signe qu’on a évolué positivement. Notre société se focalise d’ailleurs sur ces résultats tangibles, sur trouver une solution extérieure à un problème (v. l’exemple ci-dessus) – mais ceci n’est que du succès & le vrai problème, qui est en vous, reste inchangé – forcément : il n’a pas été traité !

Cette chose s’est inscrite dans chacune de nos cellules et il faut le « dégraver », sinon ça restera là, quels que soient les emplâtres qu’on met dessus ! Même si l’on obtient ce que l’on croit nécessaire à notre bonheur, ça ne nous rendra que peu heureux et ça se retournera contre nous un jour ou l’autre.

Ces accomplissements ont beau nous faire nous sentir mieux, ils ne forment qu’une distraction temporaire à notre problème. Les émotions nocives sont toujours là, sous la surface, & continuent de modeler nos comportements – elles sont aussi toujours prêtes à ressurgir & à nous pourrir la vie !

Le vrai développement personnel, ce n’est pas de mettre un petit pansement sur la peau alors qu’il y a une blessure grave & profonde, mais de soigner pour de bon cette blessure.

Bref, alors que le succès se passe au-dehors, la croissance, elle, se passe au-dedans & elle est bien plus dure à atteindre que le succès !

Voilà pourquoi – hédonisme aidant – les hommes tentent de modeler les choses extérieures & négligent l’intérieur, et pourquoi il est dur de faire comprendre ceci à ceux qui débutent dans le développement personnel.

Ignorant les lois de la psyché, ils sont persuadés que, s’ils atteignent les résultats extérieurs qu’ils désirent, le problème est réglé, et refusent de croire que ça ne peut pas fonctionner ainsi.

L’expérience étant à usage unique & non-communicable, ces personnes devront passer par une phase où ils poursuivront & atteindront des buts externes & constateront – puisque le savoir doit être vécu pour être intégré – que leur mal-être persiste… Alors ils commenceront à comprendre que le mal est en eux.

Plusieurs clients m’ont mal jugée à cause de ça ; ils pensaient que je leur demandais de ne rien faire et de juste chasser les sentiments négatifs, de se sentir bien & qu’ils attireraient alors ce qu’ils veulent comme par magie.

Non ; ce que je demande, c’est qu’ils fassent le travail intérieur, le seul valable, et je les guide sur cette voie qu’ils ignorent. Cela demande beaucoup de courage, de travail & de persévérance ! Un engagement total & à vie, à croître est ce qu’il faut poursuivre ! Voilà ce qu’il faut faire, au lieu de poursuivre les « fanfreluches » !

Beaucoup croient avoir avancé dans certains domaines de leur vie, alors qu’ils n’ont fait que ré-arranger leurs circonstances extérieures… Au fond d’eux-mêmes, rien n’a changé, il n’y a eu aucune croissance réelle.

Il n’y a pas développement personnel sans changement personnel, mais il est rare que les gens acceptent de se changer eux-mêmes !

Steve Pavlina l’avait compris ; le développement personnel n’est pas pour tout le monde ; c’est une chose effrayante (mettant notre identité en danger), qui requiert un travail intérieur dur, profond (donc une certaine profondeur & intelligence) & brisant notre loyauté envers nous-mêmes & peut-être nos parents ou notre culture.

Si l’on veut évoluer, il faudra pourtant renoncer à notre ancien moi, se quitter soi-même… sans savoir qui on retrouvera de l’autre côté 😉

Voilà ce qu’il faut accepter si on veut se développer – car croire qu’on y parviendra sans se changer soi-même est une illusion. Il est impossible de rester pareil & d’évoluer ; on ne peut à la fois garder son moi & trouver l’épanouissement profond !

Iil faut choisir, et choisir, c’est renoncer… à vous de voir à quoi vous voulez renoncer !

Vous ne pouvez rester loyal à votre moi actuel & supprimer vos problèmes, puisque ce que vous êtes pour le moment ne fait que renforcer tout ce que vous n’aimez pas de vous. Oui, toute la m… de votre vie provient de ce moi inadapté.

Lors de ce trajet sur la voie du développement personnel, vous serez tenté de prendre des raccourcis, des solutions de facilité, des choses à acheter, ou pour lesquelles vous serez louangé.

Le travail de croissance, lui, est invisible ; personne ne le remarque & ne vous en félicite – pis ; votre changement dérange, & on vous le reproche. Souvent, votre entourage vous sabotera de toutes les façons possible !

Vu tout ceci, est-ce que ça vaut la peine de se donner tout ce mal pour évoluer, sans même savoir ce qu’on en retirera ? Et ce, alors que ne pas changer procure des gratifications, et qu’on peut trouver des alternatives au changement ; des « ersatz » de bonheur … Le faux développement personnel semble, en comparaison, plus gratifiant… (et d’ailleurs, c’est pour ça que les vendeurs de succès extérieur pullulent & prospèrent).

Einstein l’a dit : on ne peut résoudre un problème au niveau de conscience où il a été créé. Donc, quelle est l’utilité du développement personnel ? RESOUDRE TOUS NOS PROBLEMES !

Là, ça devient intéressant non ? Surtout sachant que le reste, le faux, le clinquant, l’extérieur, ne résoud RIEN DU TOUT !

Ne préférez-vous pas la vraie sérénité durable de la vérité & de l’évolution de conscience aux plaisirs creux & éphémères de la fausse croissance ? Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages !

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Peut-on guérir son partenaire PN ?

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folie4 Toute relation implique d’y travailler tout du long, en renégociant sans cesse, & il y a moyen, avec de l’amour, de la bonne volonté & de l’humilité, d’arranger n’importe quel problème, aussi grave soit-il.
Mais avec un pervers narcissique, je serai directe : NON !

Tout ce que vous gagnerez à tenter de le changer, c’est de vous engluer de plus en plus dans sa toile d’araignée maléfique & de vous faire aspirer peu à peu toute votre force de vie ! (Je le sais ; je suis passée par là durant plus de 25 ans !).. Le narcissisme malin est incurable – mettez-vous bien ça dans la tête !

Donc, si vous êtes en relation avec un de ces monstres, faites une croix sur la relation : elle n’est pas sauvable, elle ne vaut pas la peine d’être sauvée et en plus, ce n’est pas une vraie relation ; juste un fantasme...

Ce trouble du caractère est gravé si profondément dans l’individu qu’ils ne peuvent jamais changer (ils n’en ont ni la force, ni même la volonté).

Beaucoup de sites et de livres sur les relations prétendent informer les lecteurs sur comment faire pour améliorer notre PN ou pour « contre-manipuler »… J’ai dit ailleurs à quel point ceci est stupide & dangereux !

Ce qu’il faut que la victime fasse, c’est se sortir de cette relation, & vite ! Car, vu qu’on ne peut pas changer un psychopathe, il est évidemment impossible qu’on puisse améliorer notre relation avec lui !

Toutes les études l’ont prouvé ; la psychopathie est un «trouble pathologique de la personnalité » incurable, résultant d’un câblage cérébral défectueux, parfois couplé avec un traumatisme émotionnel datant de l’enfance.

Le Dr Sandra L. Brown décrit le PN comme «un prédateur émotionnel» & nous avertit que jamais on ne pourra changer sa physiologie ou son mauvais câblage, que jamais notre amour ne pourra l’amener à devenir sain d’esprit.

Les femmes en relation avec un PN ont été conditionnées par leur partenaire à porter le blâme pour tous les problèmes de la relation. Souvent très amoureuses, elles espèrent qu’il s’améliorera un jour…

Souvent, elles recherchent la thérapie, le conseil ou des groupes de soutien (se raccrochant à tout ce qui pourrait les aider à sauver la relation pathologique), aux moindres petits signes positifs, et elles rêvassent au temps béni des débuts, quand il se montrait un amoureux empressé … bref, au fantasme de l’amour romantique qu’il avait créé.

Elles sont dans le déni pour ne pas devoir comprendre que l’homme qu’elles aiment & pour qui elles ont tant sacrifié, les maltraite exprès.

Face à l’immense écart entre les belles paroles du PN & ses actes malveillants, elles sont désorientées. Elles veulent croire que le PN a un bon côté, & qu’elles-mêmes sont à blâmer pour son côté mauvais.

Mais les PN n’ont pas un bon côté. Ce côté soi-disant bon – fait de faux charme, manipulation et mensonge – n’est qu’un masque qu’ils mettent pour dominer les autres et les utiliser pour leurs buts égoïstes.

On veut croire qu’il ya quelque bien dans chaque être humain, alors, il est dur d’admettre que les PN sont mauvais jusqu’à la moëlle. Liane Leedom dit que les PN sont « poussés à faire le mal ». Leur compulsion à nuire aux autres et leurs désirs prédateurs sont physiologiquement enracinés dans leur structure de personnalité.

Au XIXème siècle, la psychopathie était appelée «insanité morale». On pourrait aussi l’appeler «la maladie de l’inaptitude à aimer », puisqu’elle est causée par des émotions superficielles.

Depuis les années 1940, Hervey Cleckley a mené son étude de la psychopathie, & essayé de comprendre la base physiologique de ce trouble.

Robert Hare ( LE spécialiste des PN) démontre que le problème naît du fait qu’aucune des 2 parties du cerveau d’un psychopathe ne traite l’émotion correctement. Pour les PN, les énoncés émotionnels tels que «Je t’aime», «Je suis désolé de t’avoir blessé», «Je ne le ferai plus », ne signifient absolument rien. Ce sont juste des mots qu’ils utilisent pour tromper et manipuler les autres.

Les PN ont noté que d’autres personnes leur attachent une signification spéciale. ; que lorsqu’ils disent «Je t’aime», «Je te serai toujours fidèle » ou «Tu es la femme de ma vie», ils obtiennent une réaction positive.

Les psychopathes n’ont cependant pas la capacité d’expérimenter, et donc de saisir pleinement, le sens des mots chargés émotionnellement, mais ces phrases les aident à séduire les autres, à voler leur confiance et à les utiliser pour leurs propres fins égoïstes.

Tel un daltonien, un PN manque d’un important élément – en ce cas, l’expérience émotionnelle – mais a appris les mots employés par les autres, pour imiter les expériences qu’il ne peut vraiment comprendre (« Without Conscience », 129).

Pour vérifier ceci, le Pr Hare & son équipe ont mené des études sur les PN comparés aux non-PN. Grâce à des électro-encéphalogrammes, ils ont pu voir que les sujets normaux réagissaient plus vite à des mots émotionnellement connotés, & non les psychopathes (sur qui ces mots n’avaient aucun effet).

Les recherches montrent qu’à cause d’un câblage défectueux dans le cerveau, les PN fonctionnent à un niveau de superficialité & de pauvreté émotionnelle effarants.

Chez la plupart des gens, la partie droite du cerveau joue un rôle central dans le traitement des émotions, alors que chez les PN, aucun côté ne prime ; les processus contrôlant les émotions sont, chez eux, divisés et flous, ce qui entraîne une vie émotionnelle terne & peu profonde.

La superficialité de leurs émotions explique pourquoi les psychopathes se fichent d’employer la violence contre leurs proches & n’y voient rien de mal ; même quand ils violent et assassinent, ils ne ressentent aucun remords. Leurs excuses et promesses théâtrales de changer sont aussi vides que leurs promesses d’amour, car ils sont incapables de véritable lien affectif avec les autres.

Mais cela ne signifie pas qu’ils soient déconnectés du réel ; quand ils blessent les autres, même si c’est « dans la chaleur du moment », ils sont de sang-froid et conscients de leurs actes, & ils les savent répréhensibles. Seulement, ils s’en fichent ! Même, ça les amuse ; c’est un jeu pour eux d’enfreindre les règles sans se faire prendre. La transgression plaît énormément aux PN !

Les psychopathes répondent pourtant aux normes juridiques et psychiatriques de santé mentale ; ils comprennent les règles sociales et le sens du bien & du mal, ils sont capables de contrôler leur comportement et comprennent les conséquences potentielles de leurs actes. L’ennui, c’est que cette connaissance ne les dissuade pas du comportement antisocial.

A chaque fois qu’on discute d’un comportement criminel ou déviant, le débat séculaire entre inné ou acquis (nature ou culture) ressort… Alors, les PN sont-ils nés ainsi ou le sont-ils devenus à cause de leurs expériences précoces ? ILS SONT NES AINSI, & leur cas peut juste s’aggraver à cause d’un environnement négatif …

La recherche psychologique et sociologique montre que les PN sont beaucoup moins influencés par leur environnement que les non-psychopathes. Ceci est conforme à la conclusion générale que les psychopathes ont un ego solide, qui les protège de tout message négatif, attaque ou critique.

Bien qu’ils apprécient la louange, la critique ou la punition ne les touche nullement. Un environnement violent ne génèrera pas la psychopathie, mais peut pousser un psychopathe à exprimer par la violence son insensibilité émotionnelle innée.

Martha Stout confirme les conclusions de Robert Hare que c’est la nature (ici, l’incapacité physiologique à ressentir & traiter les émotions) qui cause la psychopathie, puisqu’il y a des preuves que les PN sont moins influencés par leurs expériences précoces que sont non-PN.

Les sociopathes qui ont été étudiés révèlent une aberration significative de leur capacité à traiter l’information émotionnelle au niveau du cortex cérébral. Et au vu des études d’héritabilité, on voit que les principaux traits de personnalité de sociopathie sont héritables à 50% . Les causes restantes, les autres 50 %, sont nébuleuses.

Ni la maltraitance infantile, ni le trouble de l’attachement ne causent la psychopathie (The Sociopath Next Door, 134).

En d’autres termes, la psychopathie constitue une déficience physiologique causant la superficialité des émotions et toutes les conséquences négatives qui en découlent. Cette carence est héréditaire ,, la moitié du temps. L’autre moitié du temps, elle peut être causée par des accidents, des lésions cérébrales, des médicaments ou d’autres causes inconnues. Et le plus triste est qu’il n’y a aucun remède ; il n’existe aucun médicament ou traitement pouvant donner aux PN l’aptitude neurologique à traiter correctement l’émotion. Par conséquent, RIEN ne peut le changer en être humain fonctionnel & aimant – RIEN ne peut transformer un psychopathe en un non-psychopathe.

Toute personne qui vous dit qu’un PN peut être amélioré, est un ignorant, inconscient de cette pathologie et n’ayant pas votre intérêt en tête. Si vous avez embauché un tel thérapeute, vous ne le payez que pour renforcer vos attentes irréalistes et confirmer votre vœu pieux.

Le Dr Sandra L. Brown nous donne le seul conseil valable : rester loin de ces hommes. Plutôt que de persister à essayer de les sauver, se sauver soi-même. Ni une thérapie, ni des médicaments ne peuvent transformer un robot en un homme bienveillant.

En outre, contrairement à un retard mental, la psychopathie n’est pas une déficience inoffensive, mais un manque très dangereux !

Un « thérapeute » qui prétend que les tares émotionnelles sont comparables à des déficiences mentales, est incompétent. Pour comprendre la bêtise d’une telle comparaison, songez si quelqu’un ayant un retard mental pourrait machiner le carnage causé par des dictateurs psychopathes comme Hitler ou Staline, ou les meurtres perpétrés par des tueurs en série ou même le mal plus banal causé par votre PN, qui trompe, escroque, dupe et manipule sans cesse son entourage.

Bref, c’est un cinglé dangereux, & d’autant plus dangereux qu’il semble normal ! L’imagination & les noirs desseins des PN leur donnent un vrai « talent » pour les mauvaises actions … N’en soyez plus la dupe !

Les divers genres de violences

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femme pleure2  J’ai souvent entendu des femmes abusées et épuisées par leur partenaire, dire « au moins, il ne me frappe pas ».

Elles semblent croire que seule la violence physique existe, ou qu’elle est la pire de toutes… mais c’est faux !

Toute femme qui, comme moi, a subi tous les genres de violence, sait que les coups ne sont pas le plus terrible…

Il n’y a pas que les « bleus » qui témoignent de violences – car celles-ci peuvent s’exprimer de TANT d’autres façons que physiquement ! Cela peut être la manipulation, l’exploitation, les mauvais traitements, la négligence, la violence, la cruauté, le viol, …

En fait, il y a (au moins) 7 sortes de violences : physique, mentale, verbale, psychologique (ou émotionnelle), financière, sexuelle et spirituelle. Voyons, ci-dessous, comment chacune s’exprime :

-physique :

Intimidation – intimidation en se tenant debout devant vous & vous fixant ou vous serrant de trop près & refusant de reculer.

Isolation – Limiter la capacité d’échapper à des situations dangereuses.

Contrainte – vous confiner à l’intérieur en bloquant une porte ou un passage vers l’extérieur, vous agripper quand vous tentez de sortir, verrouiller des portes ou vous attacher.

Agression – Frapper, coups de pied, coups de poing, tordre le bras, pousser, boxer, pousser, mordre, gifler, frapper avec un objet, secouer, pincer, étouffer, tirer les cheveux, traîner par terre, brûler, couper, poignarder, étrangler, et nourrir de force (y compris l’overdose ou l’usage de drogues).

Mise en danger – menaces verbales de mort accompagnant la violence physique et l’utilisation d’armes.

– mentale :

Rage – Une colère furieuse & intense soudaine & sans raison, surprenant et choquant une personne & la forçant à obéir ou à se taire.

Gaslighting – mentir à propos du passé, nous faire douter de notre mémoire, de nos perception et de notre santé mentale. Ils prétendent et donnent des preuves de mauvais comportement passé pour causer le doute chez d’autres.

Le regard fixe – Un regard intense sans sentiment – fréquemment mélangé avec le traitement silencieux.

Traitement silencieux – Punir en nous ignorant. Nous couper de notre vie de façon permanente pour des choses sans importance.

Projection – Ils déversent leurs problèmes (& ceux qu’ils causent) sur les autres, comme si c’était l’autre qui avait fait ce que eux ont fait.

« Tourner » la vérité – Lorsqu’on les confronte à leurs actes, ils rejettent toute responsabilité & blâment autrui pour leur comportement – même, ils exigent des excuses.

Manipulation – Faire que l’autre craigne l’abandon, l’infidélité,ou le rejet.

Jouer la victime – Quand tout le reste échoue, ils jouent la carte « victime » afin de gagner la sympathie des autres.

– verbale :

Ton & volume vocaux extrêmes – Soit ils crient, hurlent, enragent, soit, ils tombent dans un total silence, en nous ignorant et en refusant de nous répondre.

Intimidation verbale – jurer & faire des menaces si l’autre refuse de faire ce qu’ils veulent.

Discours intense – leur mode de communication est discuteur, hostile, sarcastique, intimidante et exigeant. Ils interrompent souvent, parlent fort pour couvrir notre voix, retiennent des informations clés, et interrogent.

Attaques personnelles – insultes, réponses cinglantes, moqueuses ou diffamatoires, critiquer notre caractère, rabaisser nos sentiments, et dévaluer nos opinions.

Pas d’excuses – Ils rejettent toute responsabilité, deviennent hostiles, invalident & dévaluent les sentiments d’autrui, mentent, et oublient leurs promesses ou engagements.

Blâmer – Tout ce qui va mal est la faute de quelqu’un d’autre. Il nous accuse d’être trop sensible, veut dominer, s’oppose à nos arguments & critique nos réactions.

Brusquer – Il dit des choses comme : « Si seulement tu faisais …,je ne serais pas forcé de te frapper », « tu n’as pas d’humour ; c’était juste une blague », « Le problème avec toi, c’est que … » et « Ca ne s’est pas passé. « 

– émotionnelle :

Pinailler – Tout ce qui est important pour les autres est minimisé par rapport à leurs propres besoins. Ils déprécient nos réalisations, aspirations, ou personnalité devant les autres. Ils emploient la taquinerie méchante ou le sarcasme pour nous rabaisser et se moquer.

Faire honte – Ils partagent des informations privées sans notre consentement, nous traitent comme un enfant ou un(e) débile mental(e) ou exposent un événement honteux. Sans cesse, ils claironnent nos lacunes, souvent de manière passive-agressive.

Anxiété accrue – Il est facile de devenir anxieux quand chacun de nos actes, nos mobiles, et nos aptitudes sont mises en doute.En outre, on est débordé(e) car on doit sans cesse tout laisser tomber pour s’occuper d’eux.

Culpabilité excessive – Comme on ne peut s’occuper que d’eux (il n’y a qu’eux qui en soient dignes), il est égoïste de s’occuper de nous ou de prendre soin de nous… ou même de penser à nous et à nos besoins.

Insécurité – cela naît de ce qu’ils exigent de nous des choses irréalistes, impossibles ou impossibles à maintenir, et qu’ensuite, comme on échoue, on se fait rabaisser.

Confusion – Être traité comme une extension de l’agresseur, et non une personne distincte.

Aliénation – Discréditer nos amis et notre famille et faire des engagements sociaux un cauchemar (en revanche, ils se montrent incroyablement charmants à leurs propres engagements sociaux).

Colère / Peur – Ils génèrent une réaction de colère en agissant de façon si immature et égoïste mais accusent l’autre personne de se comporter de cette façon. Ils emploient l’intimidation, les menaces, le terrorisme ou la destruction de biens auxquels on tient.

Hostilité / Rejet – il nous harcèle, dans ou dehors de la maison. Ils refusent de reconnaître notre valeur en nous retirant l’amour ou l’intimité – ce qui fait planer une menace de rejet.

-financière :

Accès interdit à l’argent, la vérification des comptes, ou aux possessions, pour créer une dépendance envers l’abuseur pour la nourriture, l’habillement, le logement, et les nécessités de la vie. Il a des comptes secrets dans diverses banques & vide en secret les comptes d’épargne ou de retraite.

Vol : Intercepte, escroque ou exploite la famille et s’attend à ce qu’on trouve ça normal.

Atouts – Exige que tous les dons financiers, les actifs ou les héritages soient placés à son nom. Il ouvre des comptes bancaires juste à son nom sans nous le dire, ni nous y donner accès. Annule l’assurance-vie, santé, ou logement sans prévenir.

Salaires – il nous pousse à virer nos salaires sur son compte.

Factures / crédit – Met toutes les factures ou les cartes de crédit à notre nom. Les actifs sont à leur nom, mais les dettes, de préférence au nom de quelqu’un d’autre. Il pousse vers le haut (au montant maximum) les cartes de crédit, sans nous le dire et, comme elles sont à notre nom et qu’il nous vole tout ce qu’il peut, on ne peut rembourser et notre crédit est ruiné auprès des banques.

Taxes – il falsifie des dossiers fiscaux pour, lui, devoir payer moins, et exige qu’on signe des documents sans poser aucune question.

Budget – comme souvent, il nous interdit de travailler (car travail = salaire et salaire = indépendance), on dépend de lui pour vivre, et il nous alloue une somme ridicule pour faire marcher le ménage. Et pendant qu’on se serre la ceinture pour arriver à la fin du mois, lui claque l’argent de façon royale (j’en sais quelque chose !), en sorte qu’on est en échec. Il punit les dépenses avec des violences verbales, physiques, sexuelles ou psychologiques.

Carrière – Il nous interdit de faire des études, de gagner de l’argent, ou d’accepter les promotions pouvant avancer notre carrière.

Travail – il interfère avec notre vie professionnelle en téléphonant ou textant sans cesse (même au patron), ou en surgissant à l’improviste. Il exige d’avoir accès aux e-mails de travail et de connaître des détails confidentiels.

– sexuelle :

Séduction perverse – Faire un acte sexuel non désiré ou gênant conçu pour nous déstabiliser, nous inquiéter et voir si on va lui obéir.

Rages de jalousie – il exige qu’on lui raconte tout de nos partenaires sexuels précédents, puis, il utilise ça contre nous, en nous traitant de salope. Il nous accuse très souvent de flirter, d’être attiré(e) par d’autres, d’exposer notre corps, et de le tromper (toutes choses que LUI fait !).

Tactiques de coercition – Utilisation du harcèlement, de la culpabilité, de la honte ou de la rage pour nous contraindre à avoir des relations sexuelles. Ils provoquent, « scient », insultent, deviennent pénibles et refusent de nous laisser dormir jusqu’à ce qu’on cède.

Menace d’infidélité – Il évoque la possibilité d’une autre personne dans le but de nous forcer à des actes sexuels dont on n’a pas envie.

Incitation à la peur – Il menace de nous frapper, de partir, de nous punir, nous tromper ou nous couper les vivres si on ne fait pas l’amour (la haine, plutôt) avec lui.

Demandes égoïstes – Un exemple classique de sexe égoïste est la demande de rapports sexuels non protégés. Comme les préservatifs diminuent les sensations et qu’il n’y a qu’eux qui comptent, ils refusent d’en utiliser & insistent pour que l’autre prenne la pleine responsabilité du contrôle des naissances ou de la protection contre les MST.

Privation de sexe – Certains retirent tout le sexe de la relation. Toute demande de sexe est accueillie par des cris, des moqueries ou des excuses ridicules pour l’abstinence.

Ultimatums – Pour eux, leur corps est à eux, mais aussi celui des autres. Les ultimatums comprennent des exigences de perdre du poids, de s’arranger d’une certaine façon, une grossesse ou un avortement forcé, et l’interdiction de l’allaitement.

Destruction des principes – les normes sexuelles antérieures sont effacées. Par exemple, exiger que l’autre participe à de la pornographie, la prostitution, fasse l’amour avec des partenaires multiples ou avec des animaux.

Le viol – Le viol est « une pénétration, même très légère, du vagin ou de l’anus avec une quelconque partie du corps ou un objet, ou la pénétration orale par l’organe sexuel d’une autre personne, sans le consentement de la victime. »

Actes dégradants – La dégradation est dans l’oeil du spectateur. Ils ne voient pas ces actes comme dégradant, mais d’autres oui. Voici quelques exemples: uriner sur une personne, avoir des relations sexuelles alors qu’on est aux toilettes, ou des rapports sexuels forcés dans les lieux publics.

Sexe sadique – Il y a 2 formes d’actes sexuels sadiques : doux (ou BDSM) et « durs » qui peuvent conduire à la mort. Des exemples bénins comprennent : les jeux maître-esclave, immobiliser l’autre à l’aide de drogue ou d’alcool, fouetter ou fesser l’autre pendant les rapports sexuels, l’enfermer dans une cage, lui bander les yeux, le menotter, pincer ses organes sexuels. Les exemples durs comprennent : les coups, l’étouffement, la torture psychologique, brûler, couper, poignarder, le vampirisme, et l’assassiner avant, pendant ou après les rapports sexuels.

– spirituelle :

Pensée dichotomique – Diviser les gens en 2 parts ; ceux qui sont d’accord avec eux et ceux qui ne le sont pas. Pleins de préjugés, ils se moquent ou rabaissent les croyances différentes.

Élitisme – Refuser de s’associer avec des personnes ou des groupes qu’ils considèrent comme impurs ou impies.

Soumission – ils exigent que d’autres adoptent complètement leur point de vue. Il n’y a pas de place pour des opinions divergentes ou la remise en question de leur autorité. Ils punissent, insultent et appliquent le traitement silencieux pour les « dissidents ».

Étiquetage – Les personnes qui ne sont pas conformes à leurs croyances sont considérées comme désobéissantes, rebelles, sans foi, des démons ou ennemis de la foi.

Façade parfaite – il exige la perfection et le bonheur à tout moment. Les activités religieuses telles qu’aller à l’église sont soumises à des exigences extrêmes, des attentes excessives, et de la rigidité.

Légalisme – Le strict respect de leurs règles et règlements est exigé, avec des déclarations absolues sur des questions insignifiantes telles que la couleur des cheveux ou le style de vêtements autorisés. Celui qui y désobéit est sévèrement puni ou encourt même l’excommunication.

Ségrégation – Il utiliser le secret ou tait l’information, qu’il ne donne qu’à quelques individus qu’il estime dignes de le savoir. Séparation d’avec des membres de la famille et des amis en dehors de la religion, incluant l’évitement, la mise à l’écart ou la persécution.

L’obéissance aveugle – est exigée. Ils ont remplacé la religion avec eux-mêmes et les gens sont censés les adorer.

Abus de pouvoir – ils utilisent leur autorité ou leur pour magouiller pour leur bénéfice personnel (souvent financier) et justifient leur comportement en disant qu’ils le méritent.

Fraude – Se livrer à une faute criminelle ou couvrir les transgressions des autres au nom de leur religion. Cela inclut la dissimulation de délits, crimes financiers, violences physiques et abus sexuels.

PN : pourquoi on reste si longtemps

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rester   Toute victime de PN se reproche son apathie, son manque de volonté, la tare mentale qui fait qu’elle aime et veut rester avec son bourreau… Cet article, ô chers frères & soeurs victimes, vise à mettre un terme à ces idées fausses.

Aussi : pour répondre aux salauds malavisés qui se fichent de vous et vous reprochent (ça m’est arrivé souvent !) votre soi-disant « masochisme » !

C’est reprocher à l’oiseau à qui on a coupé les ailes, de ne pas s’envoler !

Chacun connaît le syndrome de Stockholm (quand, après avoir été pris en otage par un braqueur, des gens ont ensuite tenu pour lui contre la police).

Eh bien, il en va de même avec un PN avec qui on est en relation (parent ou partenaire amoureux). Il (elle) a beau nous maltraiter – nous insulter, nous rabaisser, nous humilier, nous tromper, nous frapper, … – on a dur à le(la) quitter.

Pourquoi ? Parce qu’un phénomène a lieu dans ce cas-là ; le lien traumatique.

Un tel lien se crée lorsque 3 conditions sont réunies :

– une différence de pouvoir (l’oppresseur se conduit de façon dominante, contrôlante, oppressive),

– des récompenses intermittentes (des traitements blessants, douloureux, alternent avec de rares moments de calme ou de tendresse),

– des périodes de haute tension (générant des sentiments très intenses de peur, angoisse, excitation, …) suivies de périodes de rapprochement. Oui ; l’oppression crée une dépendance, oui, la peur immobilise et renforce l’attachement.

Ces liens traumatiques se créent dans les situations de kidnapping, d’inceste, de captivité de guerre, de foyer violent, et surtout si le partenaire est un PN).

Donc, il est courant pour une victime de PN, de poursuivre son bourreau s’il la plaque – ce qui (car la victime réalise à quel point elle agit follement) augmente encore la honte, le désarroi chez elle.. elle se dit qu’elle est une loque pathétique, et son estime de soi diminue encore plus !

Lorsqu’un détraqué nous dérobe tout pouvoir, il nous lie à sa volonté ; on devient faible, craintif, dépendant(e), angoissé(e), en manque, …

Des chercheurs ont étudié ceci : ils ont fait jouer des singes avec des distributeurs ; certains, si on actionnait le levier, livraient un fruit à chaque fois, d’autres, ne livraient un fruit que de temps en temps. Le résultat, c’est que dans le 1er cas, les singes se lassent vite de jouer alors que dans le 2ème cas, ils jouent des journées entières.

On voit donc que, quand on ne peut prédire si et quand on sera récompensé (affection, gentillesse), on redouble d’efforts pour en obtenir – et c’est comme ça qu’on reste englué dans une relation nocive !

Pour beaucoup de victimes de PN, la relation de couple n’a jamais été aussi intense qu’avec lui… Elles croient donc que leur bourreau est leur âme-soeur (O, comme j’ai cru à cette chimère !!!)… sauf que (détail qui change tout !)

la connexion ne vient pas de l’amour réciproque, de la bonté et de la confiance, mais bien dans la charge émotionnelle élévée du traumatisme ( !). Mais comment peut-on ressentir un lien si fort avec la personne responsable du traumatisme & de la douleur ? Eh bien, parce que 2 autre phénomènes se rajoutent ; la dissociation et l’identification avec l’agresseur.
La dissociation, c’est quand, pour survivre à ce qui nous arrive, on se détache de notre corps & du monde réel, pour fuir dans un autre monde. Alors, on n’a pas conscience (même si TOUT se stocke dans l’inconscient !) de ce qu’on subit. Dans ce cas, on ne se souvient que des bons moments passés avec notre bourreau.

C’est pourquoi on le regrette & on lui court après s’il nous plaque.

L’identification à l’agresseur, c’est quand ses mensonges répétés deviennent une part de nous-mêmes – en sorte qu’on en vient à penser comme lui – c-à-d contre nous-même et dans SON intérêt !
Pour créer l’obéissance et la dépendance, un PN rabaisse énormément sa proie – donc, à force d’entendre qu’on est un(e) nul(le), on internalise cette croyance sur nous-même et donc, on commence à penser qu’on mérite les mauvais traitements qu’il nous inflige.

Comment, alors, pourrait-on penser à se défendre ou à partir ? Non ; à la place, on pense à S’AMELIORER ( !) ou à « lui faire comprendre qu’en fait, nos intentions étaient bonnes » ( !).

Il y a, à part les composantes émotionnelles & psychologiques, des composantes biologiques au fait qu’on reste avec un PN ; comme il nous fait vivre en état de vigilance constante, dans l’angoisse & la terreur, notre système nerveux s’habitue à cet état (de niveau de stress élevé) ; des voies se créent & se renforcent entre nos neurones – en sorte qu’ensuite, tout autre relation (une relation calme, où l’on est aimé) nous semble ennuyeuses. C’est dû à ce qu’on a appris à relier « montagnes russes émotionnelles » et amour.

L’ocytocine (l’hormone de l’attachement) joue un rôle aussi. P. Carnes (dans son livre « Betrayal Bonds ») dit que les femmes ont tendance à soigner et réparer, plutôt qu’à plaquer, lorsque leur partenaire les maltraite.

Donc, cessez de vous reprocher d’aimer & de rester avec un PN ; rappelez-vous que le traumatisme crée des liens d’attachement profond et qu’il y a beaucoup de facteurs (émotionnels, psychologiques et même physiologiques) qui vous poussent à réagir ainsi à la maltraitance.

Si vous vous éloignez de votre bourreau, même s’il y a distance physique, les liens émotionnels restent (comme avec la cigarette, par ex) ; donc, vous risquez la rechute avec un partenaire (soit le même, soit un autre qui vous maltraitera aussi) qui vous fera revivre le même degré d’excitation que le précédent.

Vous devez donc, pour vous en libérer totalement, vous informer sur ce sujet, le comprendre profondément – alors, vous commencerez à pouvoir agir différemment.

Mais je traiterai sans doute ce sujet prochainement …

Relation : quels traitements sont inacceptables ?

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homme hurle

Qu’il s’agisse de relations familiales, d’amitié, ou amoureuses, il y aura nécessairement des frictions de temps à autre – c’est normal.

Mais il y a pourtant certains traitements qui mettent notre équilibre mental, ou même notre santé physique, en danger. A ce moment, il faut se dire que ce genre de personne est toxique, et se respecter assez que pour l’expulser de notre vie.

Voici quelles façons de nous traiter il faut refuser pour nous :

 

L’abandon, le rejet, ne pas prendre le temps d’apprendre à vous connaître ou à s’intégrer dans votre vie, vous faire sentir importun(e), non respecté(e), être dans la rivalité (compétition), vous critiquer continuellement, vous pousser ou vous forcer à être quelqu’un que vous n’êtes pas, vous isoler, vous rejeter, vous blâmer, vous rabaisser, vous manipuler, vous violenter ou vous négliger, mentir, … et surtout REFUSER DE DISCUTER DES PROBLEMES !

Ces traitements irrespectueux nous marquent profondément et nous rendent triste, enragé(e), soupçonneux(se), sceptique, craintif(ve), et déprimé(e), ne voyant quasiment plus rien de positif dans les êtres & situations.

A moins de se placer dans un environnement positif et « soutenant » – et donc, d’apprendre à penser et agir positivement, les méfaits de ces traumatismes durent à jamais…

Indices montrant qu’on a un entourage négatif :

Votre santé ou bien-être mental est abîmé,

Vous vous sentez blessé au niveau physique, mental, et/ou spirituel,

Vos relations avec vos proches (famille, partenaire amoureux) en souffrent,

Il y a de la violence, physique et/ou émotionnelle,

Il y a abus d’alcool ou de drogue,

Il y a de constantes luttes de pouvoir,

Il y a une méfiance & un irrespect injustifiables.

=> Comment en sortir si vous en subissez ?

– Si c’est possible, quittez la personne et l’endroit ; aménagez provisoirement chez un ami, … Sinon, préparez votre départ (accumulez des preuves, faites des copies de clés & de documents que vous cacherez, trouvez un job, …).

Mais que ce soit un lieu où les gens aiment votre compagnie, un environnement « nourrissant » pour votre âme,

– Egalement si c’est possible, cherchez de l’aide (un(e) thérapeute),

– Acceptez les limitations de vos proches – sachez juste que vous n’êtes pas eux, et n’êtes pas forcé d’agir comme eux.

– Permettez-vous d’être en colère et de l’exprimer, mais n’agissez pas (jamais !) sous le coup de la colère ; utilisez plutôt cette émotion productivement, pour réaliser que quelqu’un ne vous respecte pas et faire ce qu’il faut pour que ça cesse.

– Parlez-en ; à quelqu’un en qui vous pouvez avoir confiance, qui soit malin et vous écoute. Demandez-lui de vous aider à améliorer votre situation.

– Limitez le plus possible le temps que vous passez avec le(s) proche(s) toxique(s) ; les visites, vacances, … Ainsi, vous limitez la casse ! Vous pouvez leur souhaiter le meilleur à distance !

–  Posez des limites ; ne vous laissez pas entraîner dans leur jeu malsain. Devenez plus conscient de vous-même ; observez vos réactions, … Ainsi, vous pourrez briser des schémas négatifs de comportements.

–  Apprenez des moyens de vous protéger ; la méditation, … Apprenez à être patient avec vous-même et autrui.

– Donnez-vous de bonnes choses, faites des choses qui élèvent votre estime de vous, et que vous aimez. Rencontrez des gens qui vous aiment bien.

– Créez un équilibre dans votre vie : mangez sainement, faites du sport, … Et évitez les compulsions (manger, shopping, boire, …)

– Prenez votre vie et votre bonheur en main ; n’attendez pas cela des autres.

– Pardonnez *; éliminez toute rancune de votre vie : ça ne nuit qu’à vous-même – puisque ça attire plus de négativité dans votre vie !

* attention : sans oublier, toutefois, ni ré-intégrer la personne dans votre vie.

 

Hygiène mentale

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consolementOn peut organiser son temps et changer ses habitudes, mais si on n’organise pas ses pensées, il est impossible d’atteindre la sérénité. Même entouré de nos proches, dans un paysage calme, notre esprit produira des films stressants. Pour rester en bonne santé mentale, il faut absolument adopter une bonne hygiène de vie mentale (et émotionnelle), comme pour la santé physique !

Il y a 2 genres de souffrances : l’inévitable & l’optionnelle (suite : voir http://www.bonheuretamour.com/hygiene-mentale-2/ )