Archives de Tag: égalité

Extraits des écrits de Louis Pauwels (1ère partie)

Par défaut

L. PauwelsLouis Pauwels est un écrivain injustement méconnu & incompris, un penseur à (re)découvrir, un homme d’intelligence & de sagesse, que j’admire même si je ne suis parfois pas de son avis… Comme tout vrai penseur, il fut curieux de tout, avide d’en apprendre le plus possible sur tout & anticonformiste… donc, très critiqué ! Il eut néanmoins le courage de rester toujours fidèle à lui-même.

A mon avis, ne pourront lire – & surtout comprendre – ce qui suit que les penseurs ( = ayant pensé contre eux-mêmes), les pieux ( = les tolérants) et les sages ( = les accepteurs du réel) ; les autres vont détester !

Je posterai des extraits de 3 de ses (chefs d’)oeuvres – dont voici la 1ère partie :

Extraits de « Le Droit de Parler » (Albin Michel, 1981)

-Citation de Nietzsche : « Autour de tout esprit profond, grandit et se développe sans cesse un masque,grâce à l’interprétation toujours fausse, c’est-à-dire plate, de chacune de ses paroles, de chacune de ses démarches, du moindre signe de vie qu’il donne ».

-Montherlant (…), note que les qualités fondamentales pour la recherche du bonheur sont l’intelligence et la volonté. … Qu’il faille conquérir par soi-même le bonheur, et qu’on le conquière par l’esprit et le caractère, est une opinion mal reçue aujourd’hui. C’est une opinion mal reçue parce qu’elle implique une morale individuelle, et une morale individuelle orientée vers la qualité de l’être. … Qu’il faille conquérir par soi-même le bonheur, est le fondement de l’éthique.

-Mais je pense qu’une certaine indifférence au train et aux batailles du monde est une condition de la liberté.

– … Montherlant disait aussi : « la décadence, c’est quand on n’ose plus appeler la bêtise par son nom »… La faculté de voir les choses comme elles sont est le noyau de la sagesse.

-Ce messianisme et ce catastrophisme induisent dans la mentalité occidentale les ferments de la décomposition. Ces ferments sont l’espérance du barbare et du tyran.

– … toutes les attaques dont l’Occident est aujourd’hui l’objet dans le reste du monde se font justement au nom des valeurs introduites par l’Occident.

– Toutes les idéologies contemporaines sont, en définitives, des idéologies de la mort de l’homme. … La pollution idéologique (l’homme n’a pas de sens, cette vie ne vaut pas d’être vécue, le monde est foutu) a engendré le déclin démographique par sinistrose. Et ce déclin entraînera l’Occident … vers la décadence et l’asservissement.

-Mais l’affaire des mass média n’est pas de communiquer de la vérité, il (sic) est de communiquer de la sensation. Et il n’y a sensation que s’il y a tragédie.

-« Sur la route, nous aurons des difficultés. On les résoudra. Nous aurons sans doute des souffrances. On les supportera. Nous risquerons gros : on prend le risque. »

-Tout messianisme de fin des temps, de Jugement dernier ou de monde parfait me paraît ressortir des maladies de l’esprit.

-Introduire en politique l’idée que les masses sont douées d’une conscience et d’une volonté supérieures est une imposture. (…) les masses sont sans conscience et sans volonté. On le mène comme on veut et quand on le veut, jamais par la raison, toujours par la grossièreté des instincts et le simplisme des sentiments. Car les masses ne sont pas des additions d’intelligence mais des accumulations de médiocrité. … Elles n’écoutent pas la raison. Elles veulent des promesses, et les moins réalisables ont leur préférence.

-Et, dès qu’une croyance s’est fixée dans l’âme primitive des foules, son absurdité n’apparaît plus, nulle raison ne l’atteint plus.

– Toute forme de pouvoir est diabolique, tout ordre est mortel, et l’Etat, quel que soit le régime, est le mal absolu.

-La liberté est indissociable de la volonté. Et celle-ci ne saurait s’épanouir que dans le cadre d’institutions culturelles qui impliquent discipline et hiérarchie. Il n’y a pas d’hommes libres dans une cité sans lois.

-Ces lois, aujourd’hui universellement établies, révèlent qu’il y a des invariances dans l’hérédité (..) et qu’enfin, le cocktail génétique formé lors de la conception détermine la quasi-totalité de l’individu.

– … il n’est ni caractère, ni âme, ni intelligence de plein vent dans la conformité.

-Ce sont l’ignorance, la fermeture d’esprit et la bassesse de coeur qui engendrent l’ingratitude.

-L’apprentissage de la sérénité, c’est celui d’un certain détachement de soi. Il s’agit de rejoindre en soi un centre qui n’a pas partie liée avec les événements de la personne …

-Une grande partie de notre destinée, sinon le plus grande, est liée à notre nature héritée. Voilà le fond de l’injustice : l’inégalité de l’énergie vitale en chacun de nous.

-Toutes les idéologies contemporaines sont des réductionnismes bourgeois ou révolutionnaires. Elles impliquent toutes … une possibilité d’agir sur l’homme d’une manière quasi mécanique pour le transformer,

le juguler, le normaliser. (…) En conséquence des réductionnismes …, la pensée contemporaine est embarquée dans la revendication égalitaire. Schématisons … Si tout homme en vaut un autre, quel qu’il soit, personne ne vaut rien. Si toute pensée, quelle qu’elle soit, en vaut une autre, aucune pensée ne vaut rien. Vous avez là les justifications de n’importe quelle forme de totalitarisme. … Comment cette égalité devant Dieu – idée noble, défendable – s’est-elle peu à peu transformée en égalité de droit, puis enfin en identité des natures et en identité de destins ?

-Les choses contre lesquelles nous ne pouvons rien, faisons en sorte qu’elles ne puissent rien contre nous. C’est le b-a ba de toute morale un peu relevée, le minimum de toute conduite un peu digne.

-Montherlant remarque que les débiles ont toujours un pressant besoin d’idées nettes.

-Mon ami Bergier, (…), se bardait de devises, dont celle-ci : « Qui n’a pas tout dit ne méritait pas la parole. »

-En réalité, les chômages ont leur cause dans les incohérences et dans un profond changement. Et enfin, le problème n’est pas de rétablir le plein emploi, qui n’a d’ailleurs jamais existé. Il est de commencer à organiser le non-emploi.

– C’est une douleur de vivre une époque dont on ne saisit pas les transformations profondes. Certes, il est nécessaire de secourir les victimes de ces transformations. Mais il y a une autre nécessité : faire comprendre au plus grand nombre la nature des changements qui s’opèrent.

– Les sociétés d’Ouest comme d’Est sont fondées sur l’assujettissement des hommes au labeur. (…) Cependant, émancipés de l’esclavage du salaire-pour-vivre … les hommes ne seraient plus contraints, comme les « travailleurs », d’adhérer à des partis de masses pour protéger leurs droits, et ainsi de sacrifier leur individualité à leur sécurité.

-L’information suppose un certain degré de formation chez celui qui la reçoit. L’information des non-formés porte un triste nom : la manipulation.

-Qui flatte l’ignorance, augmente la faiblesse. … les faibles ont des problèmes, les forts ont des solutions.

– De la sinistrose jointe au confort égoïste, les arts décomposés, les lois contestées et une absence de manières : voilà notre débâcle. (…) Le type d’homme aujourd’hui le plus répandu, c’est le décivilisé. … Quelqu’un de bas, de vide, et de furieux, entre le décadent et le barbare. Il ne vaut rien. Il le reconnaît lui-même, avec un mélange de haine du monde et d’extrême compassion pour soi. (…) « Puisque je suis bas, que tout soit abaissé. Puisque je suis la vacuité, que toute valeur soit vidée de sens. Puisque je ne vaux rien, il faut que rien ne vaille. Et j’exige que personne ne vaille plus que moi. »

-L’harmonie veut à chacun sa place et sa part, pour produire la beauté.

-Le véritable partage s’opère maintenant entre les esprits que le changement .. contracte, et ceux que ce changement rend plus agiles. Plus la marche du temps contredit les premiers, plus ils se piègent dans leurs illusions, durcissent leur erreur, répètent leur discours. « Si ça ne marche pas, c’est la faute aux méchants. » Les seconds disent : « Si ça ne marche pas, pensons autrement et faisons autre chose ». Les uns cherchent des coupables. Les autres, des solutions.

-Il viendra un jour où, pour élever un enfant, on devra le préserver de l’école.

-Nous savons aussi qu’être affamé de mode est signe certain de barbarie.

– Il n’est meilleur commerce que de vendre aux pauvres et aux ingénus, parce que leur faiblesse les fait grégaires, et qu’ils ne peuvent ni ne savent choisir.

– Encouragée par les foudroyants progrès de la jobardise et de l’inculture, une nouvelle barbarie déferle et ravage la mémoire de Rome. Ce qui achève, dans les esprits, de ruiner le passé, achève de déshériter l’avenir.

-Le marxisme est une religion. Il se prétend une science comme le loup se disait grand-mère. Cependant, il tire sa force essentielle d’être vécu comme une religion…

-Si les religions sont parfois ce qu’il y a de plus cruel au monde, la religion politique est, de toutes, la plus cruelle.

-Mais il ne suffit pas qu’un sentiment devienne général pour qu’il devienne la vérité. Je rêve d’une information courageuse. D’une information qui mettrait le nez des gens sur le réel. Elle serait impopulaire, bien entendu. Quelle vertu ! C’est le signe qu’on dit vrai. Le public tient aux idées reçues, surtout aux hypocrites.

– Qui osera dire : il n’est aucune qualité de vie sans qualité des êtres ?

– Quand le climat des idées devient désertique, il faut faire pleuvoir des vérités premières.

-Votre caractère et vos facultés sont hérités. Dans nos gènes réside la majeure partie de notre individualité. Voilà l’opinion scientifique. (…) Les gens de gauche refusent cette opinion. C’est le social qui explique et fait tout l’homme.

– Qu’il existe des hommes exceptionnels ou, plus simplement, des hommes plus ou moins doués, cela est devenu insupportable aux préposés de la morale publique. (…) l’ignorance et le fanatisme égalitaire ont beaucoup progressé en France.

-L’hérédité est déterminante, disent les premiers. Non, répliquent les autres, c’est l’environnement qui fait les êtres. Je croirai ceux-ci quand un percheron élevé à Chantilly aura gagné le prix de Diane… c’est moins l’hérédité qui gêne que l’accent mis sur l’intelligence. (…) On en nie l’existence, on en réfute les mesures. C’est en effet l’intelligence qui partage le plus cruellement les hommes. Et l’on veut que nous haïssions les différences. La vertu consisterait à les humaniser. Et le courage à oser dire que ce sont les plus intelligents qui ont le plus de bonté. Et que c’est avec la bêtise que marche la méchanceté.

– … toute vérité naît en perçant la couche de l’illusion commune …

-La dénaturation du langage est l’arme principale de la désinformation.

-Les prophètes de 1789 … avaient formulé les droits et les devoirs du citoyen, dans une nation et un Etat souverains qui exigeaient civisme et patriotisme. (…) Nous avons pour article de foi qu’il existe des droits « naturels » de l’individu … Et que les sociétés sont seulement chargées de garantir la liberté et le confort des individus, quels qu’ils soient, quoi qu’ils fassent. Voilà le nouvel Evangile. Pratiquez-le, et vous sentirez bientôt que tout ce qui oblige l’individu à se conduire en citoyen est contraire au droits de l’homme.

– … le changement fut abaissement et l’égalité, uniformisation dans l’inférieur. Mais il est anarchique, et donc suicidaire, … d’ignorer les différences d’aptitude. … De nier l’existence de forts et de faibles…. Quand l’égalité devient une injustice faite aux capables, … on est en présence, non d’une générosité, mais d’une perversion de l’esprit démocratique. (…) L’excès d’égalité retire leurs chances aux meilleurs du petit peuple.

-J’appris sur le vif qu‘il est interdit, sous peine de haine, de se distinguer, et que l’égalité tient sur deux jambes dont l’une se nomme peur et l’autre jalousie.

-Tout racisme est une absurdité. Tout crime raciste, une abomination.

– Si l’on déclare : « Je suis anti-égalitaire », on laisse supposer que l’on souhaite que des hommes soient supérieurs à d’autres, … Or, ce n’est pas du tout cela. … « Contre l’indifférenciation et l’uniformisation des hommes. »

– … que l’humanité doive ses progrès et son histoire à un petit nombre, cela est vrai. Qu’aucune société ne puisse vivre, se maintenir, prospérer sans l’exemple des meilleurs et l’oeuvre des plus capables, cela est vrai aussi.

-On invente un fascisme. C’est plus facile qu’inventer une réponse aux vrais problèmes. (…) La méthode consiste à jouer, non pas sur ce qui est dit, mais sur le non-dit, que l’on suppose affreux. … C’est une méthode proprement totalitaire. (…) A partir du moment où vous n’êtes plus jugé sur ce que vous êtes et ce que vous dites, mais sur le masque qu’on vous a mis et sur les propos que vous n’avez pas tenus, où est le dialogue ? Et la fin du dialogue, c’est la mort de l’esprit.

– …je continue de penser que contre la peur, il n’est qu’un seul remède : le courage.

-Ce détournement de l’attention d’un peuple mériterait une analyse. C’est un remarquable épisode de la guerre psychologique dont l’arme est la désinformation.

– Il faut un jour convenir que les belles illusions font les dures déceptions.

– Hélas, l’histoire des révolutions nous a enseigné que lorsque les riches sont devenus pauvres, les pauvres ne sont pas plus riches. On a seulement changé de personnel dans les commissariats.

-Les illusions n’aident pas à vivre, comme on dit. Elles aident à se tromper.

– … par la phobie de la sélection, on s’emploie à compromettre les chances des plus capables. … la bigoterie de l’égalité. C’est ainsi que, sous peine du crime d’élitisme, il est interdit en France de créer des classes pour enfants très doués. Les cagots interdisent même de tenir ces enfants pour tels.

Il y a une religion triomphante en Occident, c’est la religion égalitaire. Vous pouvez douter du Christ et blasphémer Dieu. Mais oseriez-vous proclamer publiquement : « Je suis contre l’égalité »? Vous seriez au ban de la société. Que dis-je ! De l’humanité. (…) Que promettent-ils ? De « réduire les inégalités. » Fort bien. Mais les réduire jusqu’où ? Pour parvenir à quoi ? Y a-t-il une limite ? J’en ai interrogé beaucoup et jamais n’ai obtenu de réponse.

-La gauche … dénonce notre société comme « foncièrement inégalitaire », donc mauvaise. Qu’est-ce donc qu’une bonne société ? Une société intégralement égalitaire ? … Et, chose curieuse, si la droite et la gauche professent que l’inégalité est un mal, personne ne prend la responsabilité d’une définition de la société égalitaire. … Il serait donc temps d’y voir clair. Si l’on hait les inégalités, c’est que l’on adore et que l’on désire l’égalité. Comment l’établir ? Il faut en finir avec la société de libre concurrence, je ne vois nul autre moyen. …Si l’on veut l’égalité, il faut l’étatisation générale. … La social-démocratie absolue assure aux hommes l’égalité des revenus et des modes de vie, la sécurité et l’irresponsabilité. … Si tel est le paradis, qu’on me le dise. (…) Qu’y a-t-il au fond de cette passion ? Approfondissez. Vous trouverez une lamentation menteuse sur soi et la jalousie du voisin. Le sentiment égalitaire contient très peu de solidarité. Il est fait, pour chacun, d’égoïsme, de ressentiment et de malveillance. Voilà la vérité. Qu’est-ce que cette grande utopie ? Le moyen de prêter un « supplément d’âme » à des mobiles sordides.

-Les pouvoirs publics encouragent la passion égalitaire : celle-ci les renforce en réclamant une administration toujours plus étendue et contraignante. C’est une conspiration qui préfère des égaux en prison à des inégaux en liberté.

Il est temps de dire que l’égalitarisme, basse passion d’une époque basse, ne va ni avec la liberté, ni avec la justice. Car il y a un moment où l’égalité devient une injustice faite aux meilleurs. (..) Il est temps de dire que l’égalitarisme conduit à l’abandon de toute morale, parce qu’il est un abandon de toute valeur. Qu’est-ce que l’inégalité ? C’est un jugement de valeur porté sur une différence. Il est mieux d’être courageux que paresseux, honnête que malhonnête. L’égalitarisme pousse dans une société où toutes les valeurs se sont décomposées. Quand la question se pose : que faut-il punir ? Que faut-il récompenser ? L’attitude la plus lâche est de refuser le choix. Tout se vaut. L’assassin vaut la victime, le crétin vaut le génie, l’incapable vaut le capable. … Or, si tout égale tout, rien ne vaut rien. Voilà la fleur de l’égalité ; son parfum tue.

Il est temps de dire enfin : s’opposer à l’égalitarisme est légitime, parce qu’il est vital de donner des valeurs à des différences. (…) Les inégalités dépendent des valeurs qu’une société attribue à toutes sortes de qualités personnelles et sociales. Mais une société qui, sous prétexte de passion égalitaire, refuse de se donner des valeurs, ne se donne pas une seule chance de survie.

Publicités

Différences hommes-femmes

Par défaut

homme vs femme

 

Beaucoup de gens se demandent si les divergences de comportements entre garçons et filles sont innées ou acquises (culturelles).

Les premiers hommes – comme les singes ou les tribus dites « primitives » actuelles – vivaient en petits groupes.

On y constate une différentiation très marquée des tâches dévolues à chaque sexe, mais aussi, une égalité des 2 sexes dans la société.  Les hommes chassent (fournissant la viande), les femmes cueillent ou cultivent (fournissant les légumes, fruits & baies).

Il n’y a pas de prédominance masculine (surtout quand on sait que les végétaux constituent 80 % des apports en nourriture, et la viande, seulement 20 %).  Et bizarrement, les corps aussi sont pareils ; les hommes ne sont pas plus grands ou plus musclés que les femmes.

Mais pour nous, l’évolution de nos sociétés a rendu les hommes plus grands & plus musclés ; on voit immédiatement qu’on a affaire à une société à prédominance masculine et surtout polygame.  En effet, chez tous les animaux, quand les sexes sont de même taille, cela entraîne toujours égalité des sexes & monogamie, alors que quand le mâle est plus grand, il y a prédominance des mâles & polygamie.

Physiquement, l’homme est 30 % plus musclé que la femme, sa masse musculaire est 2 fois plus lourde, il a le coeur, les os et les poumons plus gros que ceux de la femme.  Bref, ils sont les plus forts (en général).

Certains prétendent que ces différences sont dues au fait qu’il chassait, mais les hommes des tribus « primitives », qui sont des chasseurs, ne présentent pourtant pas de différences avec les femmes.  Du reste, leur corps est bien moins musclé que celui des hommes « modernes » – qui eux, ne chassent plus depuis belle lurette.

Les femmes « modernes » sont plus grasses que les hommes (2 fois plus de graisse dès la puberté) ; c’est qu’il leur faut des réserves pour les périodes de famines (pour, même ainsi, pouvoir continuer à nourrir le fœtus).

Les femmes anorexiques ou qui font trop de musculation voient leurs règles (et leur fécondité) disparaître ; la nature leur refuse cette fonction dans ces circonstances mortifères pour un bébé.

Le bassin des femmes est plus large que celui des hommes, d’où une façon différente de se tenir, de marcher et de croiser les jambes en position assise.

Dans le visage, à part la présence de barbe & la voix plus basse, les hommes ont les yeux plus enfoncés, le nez plus grand, les mâchoires plus fortes. Ils ont aussi la peau plus épaisse & plus grasse.

Les seins de la femme ne servent pas qu’à nourrir les petits : seul 1/3 du tissu qui les compose sert à cela ; les 2/3  restants servent à leur donner leur forme ronde, laquelle dure pendant toute la période de fécondité (ni avant, ni après) et servirait donc à attirer les mâles.  En fait, les hommes ont appris à l’associer à la période de fécondité, donc, cela les attire. J’en parle dans cet article ; http://www.bonheuretamour.com/seins-levres-pulpeuses-et-desir-sexuel/

En plus des différences physiques, il y a des différences mentales entre les sexes.  La femme est plus terre-à-terre que l’homme, qui lui, est plus doué pour l’abstrait, le futur, les buts à long terme, les calculs.

L’homme privilégie la vision – d’où le dicton : « les yeux sont les maquereaux de l’âme » – tandis que la femme privilégie la parole pour communiquer et être sexuellement excité(e)…d’où le dicton : « la femme, c’est comme les lapins ; ça s’attrape par les oreilles » !

L’homme est plus doué pour les représentations en 3 dimensions (d’où sa meilleure orientation dans l’espace) ; à l’école, les garçons sont donc meilleurs en math et dessin technique, et les filles, en orthographe (toujours en général… calmos !).

Ils « marchent » à la compétition et la hiérarchie, elles, plutôt à la relation et la coopération.

Ils aiment les objets, les stratégies et les plans complexes (95 % des champions d’échecs sont de sexe masculin), elles, les gens, les discussions.

S’il y a 15 fois plus d’hommes que de femmes qui meurent d’accident, c’est qu’ils aiment le défi, les risques inutiles, (se) prouver leur valeur, … et les femmes, non ; ces idioties ne les intéressent pas.

L’homme a aussi besoin de faire partie d’un groupe ayant un but commun & le goût des idées abstraites.  Pour être fidèle à ce groupe, les hommes feraient n’importe quoi ; ils sont donc plus faciles à endoctriner, si le groupe a un leader inspiré.  La guerre, par ex, est moins le résultat de tendances agressives que celle de ce suivisme typiquement mâle ; ceux qui la font ont moins peur d’être tués ou mutilés que de déchoir aux yeux de leurs camarades (ceci en dit long sur leur prétendue logique !). Ils tuent – ou se font tuer – non parce qu’ils haïssent l’ennemi, mais pour se conformer à l’attitude de leur groupe.

Cette tendance à obéir à des règles même stupides ou dangereuses et à accepter les punitions, est la force et la faiblesse de l’homme.

Ils sont solidaires, mais agissent selon leur rang dans une hiérarchie stricte.

La femme, elle, préfère l’égalité… et la vie !

Les scanners du cerveau prouvent que l’homme et la femme pensent de manière différente : chez la femme, les 2 hémisphères (logique et sentiments) sont généralement tous les 2 impliqués, donnant des conclusions plus globales et raisonnables que chez l’homme, chez qui un seul hémisphère est activé dans la plupart des cas – d’où une vue plus « carrée », moins nuancée des choses …ce qui est bon pour l’action… même si ce n’est souvent pas la bonne action !

Et les femmes, ayant plus de conscience de tout ce (et tous ceux) qui sont impliqués, tendent à hésiter plus, car elles doivent « peser » toutes ces options et sont en outre plus prudentes.

Un scientifique berlinois a prouvé que toute action avait une base émotionnelle; les femmes n’ont aucun problème à l’accepter, tandis que les hommes, qui sont pourtant davantage « poussés » par leurs sensations, persistent à le nier et à se prétendre rationnels.

De plus, en présence d’une tâche à effectuer, ce sont différentes zones du cerveau qui sont activées selon le sexe.

Dès la naissance, les filles sont plus précoces et douées au niveau verbal ; plus tard, elles ont plus de vocabulaire, de don pour épeler, pour la ponctuation et se souviennent mieux des détails d’un récit.

A la pré-puberté, l’amour des filles pour les animaux augmente, ce qui les prédispose à l’amour pour un homme & des enfants. Les garçons, eux, ne s’y intéressent pas plus qu’avant.

L’odorat – et donc le goût – sont bien plus développés chez les filles ; en effet, comme ce sont elles qui nourrissent les petits, elles doivent pouvoir détecter tout goût ou odeur suspects pour ne pas les mettre en danger.

Jadis, c’étaient les mâles qui vivaient le plus vieux, mais à présent, c’est l’inverse ; les progrès dans la contraception, la surveillance de l’accouchement & surtout l’asepsie, ont fait chuter la mortalité féminine.  On a étudié les moines et moniales dont la vie est semblable (même vie calme & sans excès, même alimentation saine, ..) et l’on a constaté que la femme est biologiquement programmée pour vivre 5 ans de plus que l’homme.

La nature l’a voulu ainsi parce que la grand-mère est plus importante pour la survie des jeunes que le grand-père ; il ne peut plus chasser, tandis qu’elle peut toujours aider à leur survie en aidant une mère épuisée à garder les petits.

Remarque : chez la plupart des espèces, les parents meurent juste après la ponte des œufs ou une fois les petits élevés.  Seuls les grands primates gardent des grands-parents ; ce qui prouve leur utilité pour la survie de la progéniture.  En effet, la nature ne fait rien sans raison et la propagation de la vie est sa plus grande loi.

Une autre raison de sa survie plus longue est que la femme, tout en se préoccupant de sa santé, accepte plus la nécessité de la mort & ne craint donc pas de consulter au moindre signe d’alerte.

L’homme, à l’inverse, ne s’observe pas ; il ne repère pas les signes d’alerte ou, craignant un mauvais diagnostic, adopte la politique de l’autruche…  Quand les symptômes deviennent alarmants, il est souvent trop tard pour le sauver (encore la fameuse logique masculine, je présume !).

Toutes les cultures humaines ont accentué les différences naturelles entre les sexes ; peintures corporelles, tatouages, vêtements, comportements,.. doivent souligner les différences sexuelles. Ceci en a poussé certains à déduire que les différences entre sexes n’étaient QUE culturelles.  On sait à présent que c’est faux : l’homme et la femme, bien qu’égaux, diffèrent profondément en essence.

Il faut en tenir compte, justement pour arriver à se rejoindre et à se comprendre – et aussi pour promulguer des lois qui seraient VRAIMENT justes !

Petit conte sur le cerveau & les petites boîtes :

Les hommes ont le cerveau fait de petites boîtes ; une boîte pour l’argent, une pour le job, une pour la femme, une pour la voiture, … Et ces boîtes ne se touchent pas. Quand un homme parle d’un sujet, il va à la boîte concernée, la sort, l’ouvre et ne discute que de ce qu’il y a dans cette boîte-là, puis, il la referme et la remet en place, en ayant soin qu’elle ne touche aucune autre boîte.

Mais les femmes ont le cerveau comme une grande boîte de fils électriques où tout est connecté à tout le reste, un peu comme l’Internet – et fonctionne à l’énergie nommée « émotions ». Et alors, les femmes se rappellent de tout, car si on prend un événement et qu’on le connecte à une émotion, ça brûle à jamais dans la mémoire. Ceci n’arrive que rarement aux hommes, parce qu’ils s’en foutent !

Les femmes, elles, se soucient de tout.

Les hommes ont une boîte avec rien dedans – la « boîte de rien », qui est en fait leur préférée ; s’ils en ont l’occasion, ils y mettront la plupart des choses. Voici pourquoi les hommes peuvent faire des activités (comme la pêche, …) où le cerveau n’a aucune part. Une étude américaine a montré que oui, les hommes peuvent parfois ne penser à rien du tout ! Les femmes par contre, ont toujours le cerveau en activité et ne peuvent pas faire comme eux.

Et, comme elles ignorent l’existence de la « boîte de rien », rien ne les irrite plus que de voir un homme faire… rien.

L’égalité dans le couple

Par défaut

love

J’avais déjà parlé des « ingrédients d’une bonne relation d’amour » (voir http://www.bonheuretamour.com/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ ) ? J’aimerais insister ici sur la nécessaire égalité entre les 2 partenaires du couple. Voici donc ce que doit comporter une relation saine, c-à-d égalitaire :

-Communication ouverte :

Etre franc ; dire ce que vous pensez & penser ce que vous dites,

Pouvoir (et vouloir) exprimer vos opinions et émotions,

Savoir (et accepter) que ne pas être d’accord sur tout, est normal.

-Respect :

Faire attention à l’autre même si vous êtes avec des amis,

Honorer l’opinion de l’autre, même si elle diffère de la vôtre,

Ecouter ce que l’autre a à dire.

-Confiance & soutien :

Soutenir l’autre, et l’encourager en cas de besoin,

Toujours lui souhaiter le meilleur,

Accepter que l’autre ait des amis différents,

Savoir que l’autre nous apprécie.

-Honnêteté & responsabilité :

Ne pas se trouver d’excuses à nos comportements, ou à ceux de l’autre,

Quand on a tort, l’admettre le plus vite possible,

Respecter sa parole,

Ne pas cacher nos plans.

-Partage des responsabilités :

Prendre ensemble les décisions,

Faire des choses pour l’autre,

Aller à des endroits que les 2 aiment,

Donner autant que ce que l’on reçoit.

-Equité & négociation :

Accepter le changement et les compromis,

Travailler à chercher des solutions « win-win »,

Accepter de ne pas toujours être du même avis.

-Affection physique :

Se serrer dans les bras,

Embrasser,

Tenir sa main,

Mettre le bras sur son épaule ou autour de sa taille,

Respecter son droit à refuser.

-Intimité :

Etre fidèle,

Respecter l’intimité, la pudeur et les limites de l’autre,

Ne pas le (la) forcer aux relations sexuelles.

Egalité des sexes : et les hommes ?

Par défaut

poing & barbelés

Ayant suivi une video de Glen Poole, j’en ai extrait & traduit une partie, qui montre que la domination masculine fait du tort à tout le monde – aux hommes aussi !

Focalisons-nous donc sur eux, pour une fois et observons les statistiques à leur sujet :

Depuis le moment de sa naissance, un garcon risque plus de mourir avant l’âge d’un an, d’être rejeté par ou enlevé de sa famille ; il a 25% plus de risques de devoir aller dans un home d’accueil, 25% plus de risques de ne pas en sortir ou de n’être pas adopté, 2x plus de risque de présenter des problèmes scolaires, & d’avoir besoin d’un enseignement adapté.

Il a  4x plus de risques d’être renvoyé de l’école et à 16 ans, d’être sorti du système scolaire – et bien sûr, il risque par conséquent plus d’être non-diplômé, et chômeur..

L’homme a en outre 2,5 x plus de chances de mourir avant 25 ans, a 3x plus de chances de se suicider, 2x plus de chances de tomber victime d’un crime, il a plus de chances (71%) d’être tué par un étranger que par un proche, il a 4 x plus de chances d’être alcoolique et 3x plus, d’être accro au cannabis.

95% des personnes en prison sont des hommes, et ce n’est pas dû à leur cerveau d’homme ; quand on les interroge, on découvre que  parmi ces hommes, 90% souffrent d’un trouble mental quelconque, que 72% ont été dans des homes d’accueil, 20 à 30 % d’entre eux ont des troubles de l’apprentissage, 50% ont une addiction, 70% ont grandi dans un foyer sans père (sans modèle masculin positif), et que 90% des jeunes en prison furent exclus de l’école.

Et voilà les résultats, pour les hommes eux-mêmes, de l’éducation et de la société telle qu’elle est… Il  y a là matière à réflexion, non ?

Pour plus d’infos sur cette éducation et situation, vous pouvez lire ; « Le secret de l’homme » : http://www.bonheuretamour.com/le-secret-de-lhomme/  &  « la déprime des mâles » : http://www.bonheuretamour.com/la-deprime-des-males/ ).

Je recommande aussi cette vidéo instructive sur le sujet : “Tough Guise” (de Jackson Katz)  : https://www.youtube.com/watch?v=3exzMPT4nGI .

Etre époux, être père.. ça signifie quoi ?

Par défaut

????????????????Presque tous les problèmes psychologiques ont leur source dans la société, qu’elle soit stricte, ou permissive …

La nôtre est plus que permissive ; elle est relâchée, déchaînée, débridée, car décadente ; le sacrifice et l’auto-discipline y sont dépréciés, les valeurs en berne, et l’espoir est mort..

Pas étonnant que les dépressions fleurissent !

La morale n’étant plus à l’honneur, il n’y a que bien peu de gens qui comprennent les bases du mariage, et donc, ses ingrédients indispensables.  Jadis, il était basé sur le concept d’un homme et d’une femme se donnant l’un à l’autre à jamais, pour amener de nouvelles vies au monde, créer une famille où les enfants sont élevés dans le respect des valeurs et ne craignent pas l’amour. L’acte d’amour conjugal garantit ceci.

Le mariage est ici un acte de service, et non un « droit » de remplir le sentiment de vide de quelqu’un, via une « relation » à un autre.  Personnellement, j’aime la manière dont ceci s’exprime en Inde : là, on ne dit pas « je me marie », mais bien : « je deviens un(e) époux(se) »… car c’est bien de cela qu’il s’agit, en fait !

Hélas, partout et en tous temps, le concept de mariage a été perverti par le matérialisme ; on y a mêlé l’argent, la préservation du patrimoine – d’où l’exigence que l’épouse arrive vierge, et soit ensuite rigoureusement fidèle ; il fallait être certain que les héritiers soient bien issus du père de famille.

Les hommes – puisque ce sont eux qui avaient le pouvoir – ont donc fait de l’union (dont la nature profonde est spirituelle) un simple contrat matériel, garantissant la transmission des richesses, du pouvoir et du statut… Bref, l’essentiel y manque : l’égalité – condition INDISPENSABLE à toute relation basée sur des sentiments.

Bizarrement, la liberté et la fraternité (ou amitié) brillent alors aussi par leur absence… ce qui empêche toute harmonie au foyer (sauf exceptions) … Triste base pour y accueillir des enfants !

Même la notion de famille n’existe pas dans ce contexte, puisque les enfants ne sont que les « outils » devant assurer ces diverses transmissions.

Néanmoins, si l’amour romantique était souvent absent de ce genre d’unions, au moins la religion et la pression sociale faisaient que les conjoints s’engagaient et se tenaient à leur devoir (ne fût-ce qu’extérieurement), et donc, l’union tenait fermement.  Ce cadre-là frustrait en général tout le monde, mais il avait du moins le mérite d’être solide comme le roc, forçant chacun à assumer ses responsabilités.

Les enfants n’étaient peut-être pas heureux dans un tel cadre, mais ils avaient une structure et en général, de quoi manger…

Je l’ai dit ailleurs : on se lie aux gens soit pour l’amour, soit pour l’argent – donc, ce genre d’union tenait par des intérêts communs, si ce n’est par des sentiments partagés…

Nos contemporains occidentaux tiennent l’amour pour l’ingrédient indispensable à l’union – l’engagement, lui, est devenu très flou et dépend de la morale intime de chacun. Or, il est dans la nature de « l’amour-passion » de passer, et c’est l’engagement (à base morale) qui est la « colle » indispensable au mariage …

Mais lorsque ladite moralité est absente, plus personne ne se sent tenu à honorer ses promesses, ou l’union, ou son(sa) partenaire  … et finalement, soi-même ! Et voilà pourquoi il y a tant de ruptures et de divorces.

Les pères, par ex, qui étaient jadis « fonctionnels » parce que moraux et tenus à leur devoir par toute la communauté (les gens vivaient en petites communautés, où chacun se connaissait), peuvent à présent se laisser aller à leurs bas instincts ; plus de morale interne pour les retenir, ni de punition de la société ; cette société de plaisir les y pousserait plutôt !

Avant – « noblesse oblige » – les dirigeants donnaient l’exemple de la moralité, car ils savaient que le peuple les prend pour modèles, et que « le poisson pourrit par la tête » !

Les lois du moins, assuraient que ceux qui ont joui d’une femme, ou ceux et celles qui ont procréé des enfants – êtres faibles et dépendants – s’en occupent.

Mais ces temps sont révolus ; ces lois n’existent plus, les « modèles » sont dépravés, les bas instincts (individualisme, égoïsme, hédonisme, immoralité) règnent et sont publiquement vantés …  en sorte que les êtres n’ont plus de limites et échappent sous tous prétextes à leurs responsabilités, sans se soucier du chaos (souffrances, vies brisées, misère physique et psychologique) qu’ils causent !

Cette absence (réelle ou psychologique) des hommes pèse lourd sur la mère et sur les enfants (que ces derniers sont pourtant chargés de protéger).  Comme c’est le père qui représente l’autorité, et qu’il fait défaut, les enfants ne respectent plus non plus les lois, ni eux-mêmes (d’où décrochage scolaire, addictions diverses, délinquance, promiscuité, …).

Montherlant a écrit : « L’homme est chasseur ; au gibier féminin de se garder ! »… A bonne entendeuse…

Education et différences sexuelles :

Par défaut
Anya telling a secret to her brother.

Anya telling a secret to her brother. (Photo credit: Wikipedia)

(encore un extrait de mon « vademecum du bon parent », à paraître dans les mois prochains).  Faut-il élever garçons et filles de manière différente ?  Bien que les 2 sexes diffèrent profondément par essence (les progrès en neurologie l’ont amplement prouvé), je dirais que, pour éviter d’accentuer ces différences, il vaut mieux  élever les enfants de la même façon ; c-à-d les respecter en les éduquant selon leur nature profonde et non en leur posant des limitations à cause de leur sexe.

Malgré tout, les parents ne peuvent s’empêcher de les traiter différemment :

Par exemple, on sait qu’une maman qui allaite un garçon le place plus près de son corps que dans le cas d’une fille, qu’elle s’adapte mieux au rythme du petit (les tétées durent plus longtemps) et qu’elle se lève plus facilement la nuit pour un fils.  Elle pardonne plus facilement les bêtises d’un garçon, et quant à lui, sa maman restera la première femme de sa vie. Mais il ne faut pas tout lui « passer », sinon, il deviendra un gosse gâté, un petit tyran et sera en outre malheureux.

Le « genre » de la maman, quel qu’il soit (tendre ou froide, passive ou dominante) deviendra vite « la femme normale » pour le garçonnet; ce qui lui est familier depuis toujours, ce qui le rassure. Et adulte, il choisira le même genre de femme comme compagne – sinon, il sera mal à l’aise même avec la femme parfaite, et le ménage battra de l’aile. Bien des mères craignent de nuire à leur fils en le dorlotant trop, mais c’est faux ; l’amour est toujours bénéfique.

La mère-boa constrictor (étouffante) n’aime pas, en fait, puisqu’en voulant garder son fils pour elle seule, elle pense à ses propres besoins, et pas à ceux de l’enfant … Or, l’amour est essentiellement altruiste, jamais égoïste !

Un garçon tend à parler moins de ses problèmes qu’une fille ; alors observez son comportement, sortez vos « antennes », redoublez d’amour puis formulez ce qui, selon vous, est son problème.  Alors, se sachant compris, il osera peut-être sortir de sa coquille et se confier à vous.

Heureusement, si vous êtes mère, c’est forcément qu’il existe un père, avec qui – en général – vous vivez ou avez vécu.  Par conséquent, vous connaissez cette attitude masculine typique (que j’appelle « le muet d’Orient ») et devez savoir que cela n’a rien à voir avec vous !

Avec une fille, une maman tend à parler plus ; les 2 sont souvent plus complices. Mais une mère (surtout si elle est seule) risque de nuire au développement de sa fille en lui dévoilant sa vie privée ou lui confiant des problèmes qui ne sont pas de son âge, effaçant ainsi la nécessaire distance entre générations. Un enfant reste un enfant, et ne doit pas savoir tous les détails de votre vie !

Etant enfant, la fillette voit sa mère comme l’image parfaite de la féminité et tente souvent de l’imiter, pour l’égaler.  Mais ceci change à l’adolescence ; la jeune fille s’oppose alors souvent au style de vie de sa mère – alors que, pour le garçon, cette séparation volontaire d’avec la mère a eu lieu bien plus tôt (dès 7-8 ans).

Il existe des pères voulant garder leur fille « petite », mais ce cas survient bien plus rarement que dans la relation mère-fils.

Certaines femmes – plus marâtres que mères – ne supportent pas les premiers signes de la puberté dans leur fille.  Ces mères se sentent alors soudainement rejetées dans la vieillesse, synonyme de non-désirabilité, de manque d’amour. D’où leur attitude hostile envers la pauvre enfant qui n’en peut mais.

D’autres mères refusant de vieillir, s’habillent comme une jeune fille, écoutent la musique des jeunes et sortent en discothèque. Ces comportements perturbent et agacent, à juste titre, l’adolescent(e) : il vaut mieux que chacune reste à sa place !