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Guérir du PTSD dû aux violences perverses

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au-bout-du-tunnel3 Tout allait assez bien pour vous jusqu’à ce que vous vous installiez avec votre PN…. et depuis, vous allez de mal en pis, car il(elle) ne fait que vous blesser…Vous ne comprenez pas comment votre partenaire, si amoureux(se) au début, est devenu(e) perpétuellement insatisfait de vous, comment celui(celle) qui vous traitait comme un roi (une reine), vous traite maintenant comme de la crotte.

Vous avez une pauvre idée de ce que vous valez, et « comprenez » qu’avec tous vos manques, vos tares, votre bêtise, votre laideur, votre sale caractère, c’est normal qu’il(elle) vous traite mal ; vous insulte, vous frappe, vous trompe… Même, vous vous demandez si vous n’êtes pas fou (folle).

Vous êtes souvent si désespéré(e) qu’on dirait que votre âme vous a été arrachée !

Vous vous sentez vidé(e), épuisé(e), et impuissant(e) à y changer quoi que ce soit…surtout que, si vous consultez, on vous jette toute la faute sur le dos !

Mais vous POUVEZ vous en sortir !

Les traumatismes subis vous ont abîmé(e), et, après quelques années de violences, vous en êtes réduit(e) à une loque humaine, affligée de troubles physiques & psychiques divers qui vous empêchent de partir, et vous font sembler, aux yeux des gens non-bienveillants & non-éclairés (puisqu’on ne voit bien qu’avec le coeur), atteint(e) d’un trouble borderline ou pis …

Ca s’explique parce que notre cerveau comprend 3 parties : – le cerveau reptilien ; gérant les instincts & besoins de base ; manger, dormir, se reproduire, il s’occupe de ce qui est moi ou à moi, et possède l’agressivité pour le défendre, – le système limbique, gérant les émotions & les apprentissages,

– & le néo-cortex, qui trouve des justifications (pseudo)-logiques à nos pensées & comportements.

Le cerveau se développe de l’arrière (en bas) vers l’avant (en haut), en sorte que ce sont les lobes frontaux & temporaux (ceux qui régissent le contrôle des impulsions, la prise rationnelle de décisions & l’évaluation des conséquences) qui se développent en dernier (à environ 25 ans).

Dans le cerveau, c’est le système limbique qui gère les dangers possibles.

Au fond de celui-ci, l’amygdale gère la perception des dangers & notre façon d’y réagir, et l’hippocampe régit la mémoire, le traitement des émotions & leur liaison à la mémoire.

Des études ont montré que chez des personnes traumatisées, l’amygdale devient hyperactive, tout le temps en mode « alarme maximale » ; à force de travailler sans cesse, elle s’emballe comme un cheval fou et il n’y a plus moyen de la calmer !

Quant à l’hippocampe, il s’atrophie & s’étiole comme une peau de chagrin. Voilà pourquoi, en cas de stress intense ou prolongé, c’est la mémoire qui s’efface en 1er.

Oui, notre aptitude à traiter les émotions & souvenirs, diminue réellement ; alors, même on a la volonté de s’en sortir, on n’en a plus les moyens ! Et ce n’est pas « dans la tête » ou « si on veut, on peut », comme disent les gens mal informés, donneurs de conseils mal avisés ! La victime de PTSD est réellement bloquée !

D’une part, notre cerveau disjoncte (on « dissocie » pour pouvoir survivre aux violences ; voir http://www.bonheuretamour.com/2015/06/02/refugiee-dans-ma-tete/ ) et d’autre part, l’amygdale nous renvoie sans cesse les sons, images et sensations des traumas (d’où les flash-backs & pensées obsédantes irrépressibles).

On estime qu’un être humain lambda est soumis, durant toute sa vie, à 3-4 minutes de stress intense ; de ce niveau de menace où sa vie est en jeu, ou il sent que chaque seconde le met en danger et qu’il peut mourir d’un moment à l’autre… Mais les individus traumatisés (situations de guerre ou de vie commune avec un prédateur démoniaque & violent) ont été exposés à ce genre de stress mortel durant des années.

Mais alors, que faire ? La compréhension empathique et la parole véridique & chaleureuse (ami, bon thérapeute), chargée d’amour & de compréhension, peuvent faire regrossir l’hippocampe.

L’évocation de souvenirs agréables, en ouvrant l’accès aux émotions & à la mémoire, fait du bien.

Pouvoir accéder à des souvenirs en toute sécurité & sereinement (avec le thérapeute, par ex) est bon. Même, plus on pratique des exercices de mémoire et des émotions qui furent associées à ces divers souvenirs (de préférence, positifs), plus l’hippocampe regrossit.

il faut, pour lutter contre la dissociation, reprendre contact avec notre corps, avec ce qui se passe autour de nous, et pour ça, découvrir de nouveaux lieux ou mouvements, de nouvelles choses agréables.

Ce sont les émotions qui furent abîmées, et que ce sont elles qu’il faut traiter, car si on souffre de stress post traumatique et qu’on y reste bloqué(e), on ne peut aller de l’avant ou guérir parce que l’on a subi un trauma si massif que le cerveau n’arrive pas à le « digérer ».

Et IL LE FAUT, car toutes les études faites sur le sujet prouvent que le PTSD (surtout complexe) s’aggrave avec le temps, à cause de l’addiction aux peptides négatifs (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ ).

Bref, si l’on n’agit pas, on finit par se suicider, soit vite – sauter sous le train – soit lentement – vie dénuée de toute joie & marquée par des abus divers (d’alcool, de médicaments, de drogue, de nourriture, style de vie dangereux & déréglé, ..) => une vie de mort-vivant où l’on survit comme une plante, sans rien sentir de positif et faisant le vide autour de soi – car les autres, même bien intentionnés, finissent par nous quitter ; notre manque d’affects les blesse & les désespère…

Il vous faudra :

– vous informer pour comprendre le processus de séduction perverse, apprendre les tactiques perverses, & voir ce qui est en train de se jouer, pour ne plus retomber dans les pièges que le PN vous tend,

– cesser de consommer de l’alcool, des drogues ou des médicaments ; ceci vous rendra plus de force et vous fera sentir exactement à quel point le PN vous martyrise,

– comprendre votre programmation sous-jacente,

– vous pardonner d’avoir cru ses mensonges & d’être restée aussi longtemps,

– rompre & (si possible) couper tout contact avec le PN,

– apprendre à vous donner vous-même l’estime, la validation et le soin dont vous avez besoin,

– calmer l’amygdale déréglée, pour vous libérer de l’angoisse, des pensées obsessionnelles & flash-backs, puis de l’addiction aux peptides négatifs, par une thérapie émotionnelle.

Une méthode bizarre, mais qui fut trouvée efficace pour ce trouble, est que les victimes écrivent leur expérience de ce qui leur est arrivé, et comment ça les a fait se sentir – et ensuite, l’ami ou thérapeute (de préférence, de sexe opposé) le leur relit.

Ainsi, la victime peut externaliser le problème et l’entendre du point de vue d’un autre, comme si c’était l’histoire de l’autre. Ceci augmente l’émotionnalité de la victime ; c’est comme si elle pouvait ressentir de la compassion envers un autre qui aurait traversé ces épreuves … & cet autre est en fait lui-même !

Là, pour la 1ère fois, la victime écoute un autre lui raconter ces faits horribles ; elle entend son souvenir avec la voix & la vision de quelqu’un d’autre et elle lui offre la compassion qu’elle s’est toujours refusée !

Le secret de la réussite de cette méthode est que la victime peut enfin éprouver de la compassion pour elle-même (ce que les PN l’avaient empêchée de faire), ce qui est libérateur.

Mais pour ceux qui veulent aller plus loin, la seule méthode thérapeutique capable d’extirper l’addiction aux peptides négatifs & la spirale descendante qui l’accompagne, et rendre la joie de vivre à la victime souffrant de PTSD, est la méthode de guérison énergétique. Je le sais ; je l’ai suivie ! Et maintenant, je peux l’appliquer…

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