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Epicurisme …

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epicure Ou : la recette du bonheur selon Epicure

Sa théorie est que tout provient des sensations ; tout plaisir est bon, toute douleur, mal, et rien n’a de valeur que ce qui nous apporte du plaisir. Donc, pour être heureux, il faut maximiser la somme de plaisir dans notre vie, et diminuer celle des douleurs.

Mais, comme on vit dans la réalité, la vie ne peut être 100 % plaisir et 0% douleur. Donc, une activité comme se droguer, par ex, ne convient pas ; car, même si ça nous procure du plaisir tout de suite, ça nous causera de la douleur plus tard – plus de douleurs diverses, en fait, que ce que ça nous donne de bonheur. C’est donc une opération déficitaire – qui coûte plus qu’elle ne rapporte. Ce n’est donc pas intelligent, et ça illustre le dicton « Le plaisir est le bonheur du fou, le bonheur est le plaisir du sage » !

Epicure nous prévient qu’il ne faut pas tout se permettre, sous peine de conséquences négatives.

A contrario, une chose pénible à la base (travailler dur durant ses études), peut nous procurer bien plus (et plus longtemps) de plaisir & de bonheur par la suite.

Pour lui, il y a 2 types de plaisirs : les statiques et les mobiles. Ces derniers s’éprouvent lorsqu’on est en train de satisfaire un désir – ex, quand on a faim, manger – puis deviennent des plaisirs statiques, qui eux, s’éprouvent donc quand le désir est satisfait et qu’on n’est plus en état de besoin – ils sont en fait, les plus satisfaisants.

Avoir des besoins insatisfaits est douloureux, et, pour Epicure, le grand destructeur de bonheur, c’est la peur de l’avenir, vu que la peur est une douleur.

On a donc plus de chance d’être heureux si on considère le futur avec un sentiment de confiance.
Comme le plaisir implique la satisfaction de nos désirs, et la douleur, des désirs insatisfaits, Epicure s’est dit que l’on doit soit viser soit à combler, soit à éliminer nos désirs.

Si l’on élimine le plus de désirs qu’on peut, il n’en reste que quelques-uns, faciles à satisfaire, et on atteint la sérénité.

Pour savoir quels désirs éliminer, Epicure les divise en 3 catégories : – les naturels et nécessaires, – les naturels et dispensables, – les non-naturels et non-nécessaires.
Les naturels et nécessaires sont les besoins de base (nourriture, sommeil, abri, sécurité, …), et il n’y a que ceux-ci à garder et à tenter de satisfaire (vu qu’ils sont indispensables) ; les autres peuvent être éliminés.

Les naturels et dispensables sont : des biens de luxe comme le restaurant, … Manger est nécessaire, mais ça ne doit pas être du caviar et du champagne ; un œuf –coque sur du pain beurré suffit.

Epicure n’était nullement contre le luxe, mais à condition qu’il soit à disposition de la personne – devoir le gagner, par contre, est pour lui un effort inutile – quand on n’est pas né dedans, il vaut mieux faire une croix dessus, car le plaisir qu’il nous apporterait alors, ne vaudrait pas la douleur qu’on a eu à le gagner.

A cause de ça, devenir dépendant de ce genre de besoin est une voie vers la misère.

Les besoins non naturels et non nécessaires sont le pouvoir, la richesse et la gloire. Ces besoins-ci sont assez aisés à éliminer et très difficiles à obtenir – du reste, même obtenus, on n’a jamais le sentiment d’en avoir assez.

Epicure dit que ce besoin est appris, il nous est soufflé par la société et les fausses croyances – que plus on possède, plus ça nous angoisse & nous crée des problèmes – voilà pourquoi il faut aspirer à la sérénité en éliminant les désirs, c-à-d en simplifiant sa vie au maximum.

Epicure dit que les grands plaisirs de la vie, se trouvent dans l’amitié ; pour lui, avoir de bons amis est facile et procure un plaisir durable. Il en déduit que notre but 1er doit être de socialiser et de nous faire des amis.

Et ceci est corroboré par les études scientifiques récentes, qui ont comme conclusion que le bonheur des humains réside dans le fait de sentir qu’on appartient à une communauté…
Enfin, en ce qui concerne la peur de mourir, je prendrai la philosophie chinoise à témoin ; elle dit qu’il y a 2 choses dont il ne faut pas s’inquiéter : de ce qui est passé, et ce qui n’est pas encore arrivé !

Mieux vaut rester dans le Moment Présent… mais, pour en vanter tous les bienfaits, Eckart Tölle est tellement plus doué que moi 😉 !

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