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Comment choisir un bon thérapeute ?

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Young Woman with Her Hand on Her Belly and Man Beside Her WritingLa simple acquisition d’un diplôme ne suffit pas pour faire de quelqu’un un bon thérapeute ; la personne peut être sotte, insensible, irréaliste, endoctrinée,… Or, quand on est en souffrance et déboussolé, on a absolument besoin d’un aidant qui soit avant tout très humain, chaleureux, encourageant, non-dogmatique, qui respecte autant notre sensibilité d’être souffrant, que notre individualité…

Pas quelqu’un qui reste froid, indifférent, secrètement méprisant, quelqu’un qui ait choisi le métier de thérapeute pour soigner une dépression dont eux-mêmes souffrent (cas de beaucoup de soignants) ou pour se remonter dans leur propre estime en contemplant de haut les souffrances des gens qui vivent dans la vraie vie alors qu’eux sont nés « le cul dans le beurre » et n’ont aucune idée de ce que vous traversez, parce que, le pis qui leur soit arrivé, c’est d’être privé de dessert (je vous jure que j’ai vu le cas !) ou de se retourner un ongle !

Qui, par conséquent, avec la vie protégée et privilégiée qu’ils ont, vos soucis ne risquent certes pas de leur arriver…

En effet, si vous souffrez, c’est parce que quelqu’un a pris ou piétiné ce qui vous revenait de droit, a insulté votre humanité et votre dignité… et ce genre de « thérapeute » fait exactement la même chose, ce qui vous re-blesse et vous enfonce dans votre situation négative …un comble, pour quelqu’un qui est censé vous aider ! Et surtout, quelqu’un vers qui vous allez en confiance, et « délacez votre armure », pour vous ouvrir et vous raconter… quelle honte et quelle douleur ! *

Bref, soyez très prudent(e) en en choisissant un ; un bon thérapeute peut vous aider à guérir, vous éclairer pour faire de meilleurs choix, vous guider vers des relations harmonieuses, alors qu’un mauvais guide peut aggraver votre situation et vos relations en ne traitant pas les problèmes sous-jacents ou en refusant de condamner une attitude toxique, ce qui peut vous détruire.

L’ennui, c’est que beaucoup de gens ne savent pas à quoi prétendre en consultant – beaucoup n’exigent pas de se sentir mieux dès la 1ère séance, et croient, par ex, qu’il faut au moins 20 séances avant de commencer à voir les choses bouger !

Donc, ils trouvent normal que leur thérapeute les écoute sans rien dire, en opinant de temps à autre, ou en leur demandant “comment ceci ou cela les fait se sentir” ou “ce qu’ils en pensent » ou « d’où ils croient que cela provient ».

Ces questions sont des âneries – si un docteur “normal” nous demandait cela, on réagirait et on partirait sans payer, car, si on consulte – et paie ! – un spécialiste, c’est justement pour qu’il nous dise ce qui ne va pas et les remèdes appropriés pour guérir !

IL (ou ELLE) est supposé(e) avoir fait les études le rendant apte distinguer les situations et les remèdes appropriés à y apporter, pas vous !

Si un soi-disant thérapeute vous sort ceci, répondez : « si je le savais, je ne serais pas ici, ne croyez-vous pas ? C’est VOUS le thérapeute, VOUS que je paie pour me dire ce qui cloche ! »

Un thérapeute est en effet, supposé en savoir plus que vous sur vous, les relations et les schémas émotionnels ; c’est son boulot de vous en informer et ce n’est certes pas à vous de faire le boulot à sa place !

Donc, d’après quels facteurs devons-nous choisir un thérapeute ?

1. Assurez-vous que votre relation avec lui génère la chaleur et le soin (gentillesse) dont vous avez besoin pour vous sentir accepté totalement et assez en sécurité pour pouvoir guérir.

La plupart de votre bagage émotionnel vient du fait de ne pas vous sentir aimé, apprécié, ou compris par votre famille ou votre bien-aimé(e) – ne choisissez donc pas un thérapeute qui vous traite avec la même froideur, indifférence ou manque de respects qu’eux. Seul l’amour vous ouvrira, vous permettra d’explorer votre esprit et de guérir. Il est PROUVE qu’on ne peut changer que si l’on est d’abord accepté(e) – et que l’on s’accepte – tel(le) que l’on est !

2. Assurez-vous que ce thérapeute ait fait du travail émotionnel sur soi-même.

Il doit vivre un processus constant de croissance et de guérison ; ce n’est qu’ainsi qu’il pourra vous motiver et sa compassion, vous aider à vous élever aussi. Une bonne thérapie est un mix de compréhension appliquée et de guérison émotionnelle. Car comment quelqu’un pourrait-il vous amener là où il refuse d’aller ?!

3. Assurez-vous qu’il se concentre sur l’exploration et le traitement des schémas émotionnels et comportementaux indésirables – et vous donne un plan d’action à appliquer au quotidien pour briser les habitudes malsaines et en adopter de saines.

L’analyse du passé doit rester au minimum : il faut surtout désapprendre les idées et actes qui vous nuisent et en apprendre d’autres, qui vous bénéficient. Un bon thérapeute vous donne des tâches à faire au-dehors, pour que vous intégriez ces progrès intérieurs.

4. Assurez-vous que vous retirez un gain de vos sessions  – et ce, dès le début.

Dès la 1ère séance, vous devez retirer un bénéfice ; entendre quelque chose de précieux, sentir une révélation ou apprendre quelque chose d’utile. Bien sûr, une séance ne suffit pas, mais si vous n’acquérez pas du positif lors de chaque séance, ce n’est pas bon. Certains thérapeutes vous servent juste de confident et n’insistent pas pour que vous progressiez ou agissiez différemment – ceux-là n’ont pas votre intérêt en vue, mais le leur !

A quoi sert alors de dépenser vos sous chez eux ? Vous seriez tout aussi bien à causer à un copain(une copine). Donc, si vous voulez vraiment changer, prenez un thérapeute qui vous y aide, et dès le début.

Pour trouver le bon, posez des questions à vos connaissances, puis prenez celui dont le style et les façons vous conviennent.  Lors du 1er contact téléphonique, dites-lui  qu’avant de prendre rendez-vous, vous voulez lui parler d’abord de ce que vous cherchez – c-à-d quelqu’un qui vous « pousse », qui vous donne des exercices à faire chez vous, qui ne soit pas juste là à l’écouter, …

Posez-lui des questions, et écoutez bien les réponses, pour déterminer s’il vous convient ou non.

Durant la 1ère séance, réitérez vos besoins : souvenez-vous que c’est VOTRE session, et VOTRE argent : alors, demandez ce dont vous avez besoin !

Rappelez-vous que ce n’est pas le thérapeute qui résoudra vos problèmes ou guérira votre douleur – vous seul(e) pouvez le faire. Le thérapeute ne peut qu’être un guide aimant (bienveillant, à tout le moins) pour vous aider à traverser vos jungles émotionnelles, et vous montrer la voie vers la liberté personnelle.

*Et je ne parle pas des sadiques qui aiment vous insulter – je l’ai été par une psy âgée (qui avait pourtant l’air d’une gentille vieille dame), chez qui j’étais venue chercher un soutien après la mort de ma 2ème fille … dur, pour une mère en deuil ! – ou les nombreux thérapeutes mâles (environ 25% selon les sources) qui profitent de leur position de pouvoir et du désarroi de leurs clientes pour les amener à coucher avec eux !

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