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La dure quête d’équilibre

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funambule

Dans la vie, tout doit s’équilibrer. Quelqu’un a dit qu’on est comme des funambules marchant sur le fil d’une épée entre 2 précipices, et c’est très vrai : toute notre vie n’est que ça ; une tentative d’avancer en gardant l’équilibre…

Cela vaut bien sûr aussi pour le développement personnel ; l’équilibre en est un facteur essentiel.

Pour l’illustrer, voici le conte du sage & du garçon (tiré de « l’Alchimiste » de Paulo Coelho) ;

Un commerçant envoya son fils étudier le secret du bonheur chez l’homme le plus sage du monde. Le garçon dut marcher 40 jours dans le désert avant d’arriver à un beau château en haut d’une montagne. Là vivait le sage.

En entrant dans le château, le garçon tomba sur une foule de gens ; des commerçants qui arrivaient ou partaient, des gens qui parlaient dans les coins, un petit orchestre qui jouait de la musique douce, et une table couverte d’aliments délicieux.

Le sage conversait avec tout un chacun, et le garçon dut attendre 2 heures avant que le sage ne le reçoive. L’homme écouta attentivement le garçon, puis lui répondit qu’il ne pouvait lui expliquer tout de suite le secret du bonheur.

Il suggéra au garçon de faire le tour de son palais et de revenir le voir dans 2 heures… mais qu’entretemps, il devrait tenir une cuiller contenant 2 gouttes d’huile. « Tout en te promenant – lui dit-il – veille à ne pas renverser l’huile ».

Le garçon commença à gravir et descendre les nombreux escaliers du palais, les yeux fixés sur la cuiller. 2 heures plus tard, il revint trouver le vieux sage.

« Alors – dit le sage – as-tu vu les tapis persans suspendus aux murs de ma salle à manger ? As-tu vu le jardin que mon maître jardinier a mis 10 ans à créer ? As-tu remarqué les beaux parchemins dans ma bibliothèque ?

Le garçon, gêné, dut avouer qu’il n’avait rien vu. Son seul souci avait été de ne pas renverser l’huile que le vieil homme lui avait confiée.

« Alors, retourne observer les merveilles de mon monde – dit le sage – on ne peut faire confiance à un homme si l’on ne connaît pas sa maison. »

Soulagé, le garçon reprit la cuiller et partit à la découverte du palais, cette fois, en observant toutes les œuvres d’art sur les murs et les plafonds. Il vit les jardins, les montagnes tout autour de lui, la beauté des fleurs et le bon goût avec lequel tout avait été choisi.

En revenant vers le sage, il lui relata en détail tout ce qu’il avait vu. « Mais où sont les gouttes d’huile que je t’ai confiées ? » demanda le sage. Baissant les yeux sur la cuiller, le garçon vit que l’huile était partie.

« Eh bien, voici mon conseil – dit le sage ; le secret du bonheur est de voir toutes les merveilles du monde, et de ne jamais oublier les gouttes d’huile sur la cuiller ».

Ce conte illustre parfaitement ce qu’est l’équilibre ; il dit que la vie est faite pour être goûtée, éprouvée par tous nos sens, avec émerveillement, mais que pour atteindre le bonheur, il faut aussi – tout en en jouissant – se souvenir de l’essentiel (la sagesse).

Ou qu’il faut penser en veillant à garder le précieux (la sagesse), tout en jouissant des beautés de la vie.

Et c’est justement ceci (concilier les 2) qui est difficile… surtout que cela ne peut pas s’enseigner.

Vous pouvez apprendre les principes, mais ensuite, c’est à vous d’y travailler & de le trouver.

On ne peut qu’écouter un conseil, puis l’appliquer ; c’est un processus d’essais & erreurs, pour l’adapter à nous.

La sagesse ne peut s’enseigner ; elle est un travail que chacun doit expérimenter « en live » pour se l’approprier – et comme chacun est différent, le ressenti d’un même événement diffèrera selon les personnes, et une solution qui marchera avec l’un, ne marchera pas du tout avec un autre…

Cette quête d’équilibre vaut aussi pour la rationalité & la fantaisie ; il ne faut être ni un robot purement logique & dénué d’émotions (là, un vrai robot fera cela mieux que nous !), ni un rêveur perdu dans les nuages.

L’équilibre est dur à trouver entre être idéaliste ou pragmatique ; il ne faut ni devenir inhumain et seulement « orienté résultats », ni tellement perdu dans les idées qu’on ne réalise jamais rien de concret.

Du reste, cela dépend des situations : s’il faut résoudre un problème de maths, le cerveau logique doit être aux commandes, & par contre, en relations ou si l’on médite, il faut laisser ce cerveau au placard & donner le pouvoir à l’autre (le cerveau émotionnel).

Pouvoir reconnaître les émotions en nous, & les exprimer adéquatement (sans les réprimer ou leur laisser tout loisir de s’exprimer) est aussi un équilibre à trouver.

Ou pour la croissance personnelle ; il faut trouver un équilibre entre s’y épuiser, ou ne pas y travailler du tout.

Toute plante peut soigner, si prise à la bonne dose. Mais si on en prend trop, ça devient un poison & si on en prend trop peu, c’est inefficace. Tout est une question de mesure…

Quand on n’a pas trouvé sa mission, on n’a pas de motivation ; on est tenté de se laisser aller & de ne pas travailler sur soi & sur sa vie, mais se surmener pour atteindre la gloire ou la richesse ne vaut pas mieux.

D’un côté, il FAUT croître (sinon, comme le monde & notre corps évoluent, on aura des problèmes) & ne pas traîner, mais il ne faut pas ne faire que ça ou se forcer au point qu’on en arrive au dégoût (& à abandonner) ou à négliger nos relations.

J’aime cette citation : « Si doué qu’il soit, un pur-sang ne galope jamais aussi vite que sous la cravache de son cavalier. Alors, cravache-toi ! » (« Lettre à Prunelle », Alain Ayache)

Oui, il faut se pousser (car si on attend « d’avoir envie », on ne fait jamais rien), mais il faut aussi s’accorder des pauses-plaisir… Bref, il ne faut être ni trop dur, ni trop complaisant envers soi-même.

Le conte des cailloux (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) indique comment organiser les divers éléments de notre vie.

La chose à savoir, c’est qu’il faut parler, non d’UN équilibre, mais de nombreux équilibres à trouver ; tout le temps, partout, en tous domaines de notre vie, on doit maintenir notre équilibre !

Par ex, on nous dit, d’un côté, qu’on doit s’accepter & de l’autre, qu’il faut croître… Alors, doit-on se pousser à avancer ou pas ? Ca dépend du contexte & de notre état ou situation.

Est-on assez fort, malin & motivé que pour résister à la société & suivre nos idéaux ? C’est à chacun de peser ceci…

Cette flexibilité pour rester en équilibre – pouvoir constamment s’adapter & adopter le comportement ad hoc – est le résultat du travail de développement personnel.

Il faut aussi pouvoir équilibrer l’étude & l’action (ne se perdre ni dans l’une, ni dans l’autre), entre nos buts matériels & spirituels. Il semble que si l’on poursuit l’un – disons la carrière & la réussite matérielle, on doive renoncer à l’autre. Mais en fait, non ;

Comme on vit sur la Terre, on a des besoins matériels (par ex, respirer, boire, manger, se protéger du froid). Si on n’y pourvoit pas, on mourra, & on ne pourra donc pas poursuivre nos buts spirituels. Il faut donc pourvoir à nos besoins matériels – et ceci dépend de notre nature, c-à-d de nos besoins profonds (d’où la nécessité de bien se connaître) – pour ensuite pouvoir se développer spirituellement. Je le dis ailleurs, bien peu de gens sont capables de se satisfaire d’un simple tonneau, comme Diogène…

Attention : même cette quête de besoins matériels doit receler une part de « spirituel » (c-à-d être le plus en phase avec l’honnêteté & le bien d’autrui possible). Elle doit, du reste, s’appuyer sur un élan spirituel pour pouvoir réussir et/ou se maintenir. Les 2 sont inextricablement liés, comme dans notre être…

Et le 3ème facteur ; l’esprit (la pensée), dans tout ça ? Eh bien, l’esprit doit servir à agir juste, comme agir doit servir à penser juste (raisonnement réaliste, tirer les leçons de l’expérience) … Ils se nourrissent l’un l’autre ; c’est une boucle. Les 3 éléments qui nous constituent sont étroitement imbriqués & doivent chacun avoir leur dû…ce qui n’est pas facile.

Et l’équilibre entre matériel & spiritualité ne peut être une solution 50/50 ; ce ne peut qu’être personnel à chacun, & c’est à chacun d’« agir-réfléchir » pour trouver celui qui convient à leur nature (sensibilité, valeurs, mobiles d’actions, …).

Toute solution ne peut être que personnelle, car chacun – tout en étant pareil par certains côtés – est différent.

J’ai traité ailleurs la question de l’argent ; https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/01/15/argent-bonheur/.

Mieux on se connaît, mieux on peut « sentir-découvrir » où sera cet équilibre (comme tous les autres) pour nous en ce moment.

Ou un autre (qui m’a donné du fil à retordre) est celui entre l’amour inconditionnel ou être un punching ball pour les méchants.

J’ai découvert, à la dure, que tendre l’autre joue n’est bon que pour les grands saints. Ayant été giflée un jour & ayant été trop surprise que pour réagir, j’ai senti que ça a abîmé un peu mon âme, que ça m’a aigrie, & diminué mon niveau de conscience.

Alors, si vous êtes au niveau spirituel de Jésus, laissez passer, mais si vous sentez que ça vous fait du mal, rendez la gifle !

La plupart d’entre nous seront abîmés par les maltraitances ; elles diminueront notre spiritualité – ce qui nous nuit à nous comme au monde. Donc, la plupart d’entre nous doivent s’en protéger.

Là aussi, pas question de devenir trop assertif, au point d’être arrogant ou un agresseur soi-même.

Un autre équilibre à trouver ; socialement, faut-il être franc ou hypocrite ?

Si on a choisi d’évoluer, il faut équilibrer l’étude & l’action & savoir que l’on n’avancera pas avec une seule méthode, mais que vouloir les étudier toutes nous fera aussi rester sur place. Il faut penser & agir !

Pour les individus peu éveillés, ce sont leurs croyances (formées au hasard d’une éducation) qui leur disent quoi voir, et ensuite – biais de confirmation oblige ! – ils ne percevront (ou n’interpréteront ainsi) que ce qui confirme leurs croyances.

Ils tendent à tomber dans l’extrême et à rejeter, par ex, une méthode de développement parce qu’elle a des dangers & des défauts… mais tout en a ! Il suffit de se connaître & de savoir ce qui est rédhibitoire pour soi (pour notre caractère) & ce qui est faisable.

Attention : « trouver l’équilibre » n’est pas (pas du tout !) tout faire avec modération. Ca, c’est la recette de la médiocrité ! « Les moyens termes sont toujours des moyens ternes », comme l’a écrit Frédéric Dard.

La quête d’équilibre en est aussi une qui est infinie, car même si l’on trouve un équilibre dans un domaine de la vie, comme aucune situation n’est figée à jamais, l’équilibre est toujours à renégocier.

Le monde change autour de nous, les autres changent, et nous changeons. Au fur & à mesure qu’on évolue, on voudra et pourra modifier les équilibres antérieurs.

Les gens qui stagnent sont condamnés à souffrir, puisque « la souffrance, c’est s’accrocher à ce qui change » (Bouddha).

D’ailleurs, même si on ne fait pas de développement personnel, notre cerveau évolue, et les choses qui nous intéressaient à 20 ans, ne nous intéresseront plus à 30 ou à 40, etc.

La vie est comme un bol à cocktail, en fait, où chacun doit mettre les ingrédients qui lui conviennent, dans la quantité qui leur convient, pour créer un mélange unique qui leur correspond.

Le mélange d’expériences précoces & de sensibilité de chacun étant différent, la voie vers l’épanouissement sera différente (en vitesse ou mode) pour chacun.

Réaliser ceci rend tolérant ; on comprend que si on peut faire ainsi & changer quand on sent qu’il le faut, il est normal que d’autres gens (ou cultures) se concoctent un mélange différent.

Mais beaucoup sont trop faibles pour accueillir le changement ; leur mélange s’est trouvé fini vers 25 ans, & ils n’en changent plus. Et si quelqu’un tente de modifier leur cocktail, ils résistent violemment.

De plus, jugeant que seule leur formule est la bonne, ils ne supportent aucun mélange différent du leur.

Nos opinions se sont faites (& durcies) autour de nos blessures – & voilà à quoi ils veulent rester fidèles, voilà pourquoi ils s’y accrochent et pourquoi ils résistent au changement ou aux opinions différentes.

Pourtant, il est aisé de voir que chacun n’a pas eu les mêmes blessures, les mêmes expériences, la même sensibilité devant les bonheurs & malheurs de la vie, ni étudié les mêmes sujets – alors, comment pourraient-ils avoir les mêmes idées ?

D’ailleurs, tous ces débats ne sont qu’une sorte de jeu, où l’on s’occupe de critiquer le cocktail des autres, pour nous distraire de travailler à notre cocktail…

Ne tombez pas dans ce piège ; la vie est brève, alors, foin de ces amusements néfastes ; employez efficacement votre temps (voir

http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ) ; occupez-vous de votre petit bol, pour en ôter les choses pourries (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/02/05/comment-gacher-sa-vie/ ) & créer le mix du bonheur …

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Evoluez sans déraper !

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Depuis Descartes, la rationalité règne en Occident, en sorte que les occidentaux aiment (& y ont des facilités) l’Idée, l’abstraction, les théories, mais sont déconnectés de leur corporalité (sensations). Il leur est facile de penser, mais difficile d’agir ou de jouir de la vie.

Pourtant, pour trouver ou s’approprier une vérité, il faut qu’elle ait une base dans le ressentie (parfois même dans le plaisir), sinon, on bascule dans la psychose (où on mélange ce que l’on est & ce que l’on perçoit).

Notre corps, notre environnement, … doivent toujours être inclus dans nos vérités. C’est pour cela que je trouve si génial le 7ème principe Huna (trouvé par les sages Hawaïens il y a des millénaires) de « Pono » ; l’efficacité est la mesure de la vérité.

Il est clair que plus on s’élève, plus l’ancrage au sol (au concret) doit être puissant (voyez les pyramides, ou la tour Eiffel).

Et c’est cet ancrage fort dans le réel qui manque à nos New Agers & à leur théories – ce qui en fait des théories non seulement mensongères, mais finalement déprimantes & dangereuses ! (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/03/12/p-c-new-age/ ).

Ils manquent de bon sens & n’ont pas étudié (ben tiens ! Il faudrait se donner du mal !) le fonctionnement du monde, de leur position dans celui-ci, la psyché humaine & leur propre psychologie … biais cognitifs compris !

L’orientation « masculine » de nos sociétés fait qu’on promeut les dogmes, les hiérarchies, la notion de pouvoir,

& que simplement jouir de la vie est mal vu.

Les humains marchent toujours sur le fil du rasoir entre la terre & le ciel & doivent savoir comment unir les 2 pour rester en équilibre, mais à cause de la croyance qu’il y a lutte entre la terre (le corps, la Matière, la mère nourricière) & le ciel (l’Ame, l’esprit, Dieu le père), c’est très difficile.

Et à ceci s’ajoute la croyance que l’homme est mauvais à la base – c’est aussi une croyance néfaste, qui fait que les hommes n’ont pas confiance dans ce qu’ils sont ni dans leurs frères humains.

A partir de là, 2 attitudes se font jour : soit se laisser aller complètement & tomber au niveau de la brute (puisqu’on est quand même mauvais), soit tenter de s’élever au-dessus de soi-même & prétendre à l’angélisme …

Mais comme l’a si bien dit Blaise Pascal ; « Qui veut faire l’ange fait la bête » ! Voilà pourquoi on croise tant d’humains qui ne sont que des robots matérialistes ou des psychotiques vantant le « tout positif », l’intervention des anges … quand ce n’est pas la venue des extraterrestres sauveurs !

Par ex, j’ai un jour dit à Concetta, une amie (psy !) que j’aimais le Cherry Coke. Je lui aurais avoué avoir tué 10 personnes, qu’elle n’aurait pas été plus choquée ! Elle m’a regardé d’un air horrifié & méprisant, s’est exclamée que c’était nocif, puis m’a évitée comme la peste tout le reste de la soirée… Sympa !

Ou quand j’ai osé dire sur un groupe vegan Facebook que je mangeais de la viande (Horreur ! Malheur !) & que je cuisais mes aliments, on aurait aussi dit que j’étais la femme la plus bête & folle de la planète … Les membres du groupe m’ont fait la leçon (Bonjour les Schtroumpfs à Lunettes !) ou m’ont carrément insultée ( !) – mais je leur pardonne, sachant que le cerveau a besoin, pour bien fonctionner, de beaucoup de gras, & que ces pauvres vegans n’en absorbent que bien peu… Je remercie Dieu de m’avoir donné plus de bon sens que ces idéalistes irréalistes… & un cerveau en état de marche 😉 !

Donc, pour en revenir à nos moutons, il faut s’élever vers le ciel, vers l’Idéal & les hautes pensées, mais à condition d’avoir, d’abord, les pieds fermement plantés dans la terre glaise de la réalité !

En plus, on croit que plus le monde avance, plus il régresse ; qu’au début, c’était l’Age d’Or, puis l’Age d’Argent, etc, jusqu’à l’Age de Plomb & qu’on va droit dans le mur, vers une apocalypse – bref, que le niveau de conscience, loin de s’élever, ne fait que baisser, qu’il n’y a pas d’espoir, que l’avenir est sombre.

Le monde devient dur & stressant, oui (surtout à cause de ces croyances-là, d’ailleurs !)… ce n’est donc pas étonnant que les humains aspirent à autre chose – soit au retour à la Nature, soit se perdent dans des rêveries d’Utopies merveilleuses…

Ne pouvant fuir physiquement ce monde qui les opprime & les terrorise, ils fuient en esprit.. Ca me rappelle la fin du film Brazil, de Terry Gilliam, où, à la fin, le héros est torturé & fuit dans la folie.

Si l’on veut se réaliser, il faut, comme je le dis dans mon article d’hier, que notre expression soit alignée sur notre cœur, que nos actes soient guidés par nos valeurs profondes, bref, qu’on SOIT ce que l’on professe.

Il y a actuellement trop de psys ou de « gourous » qui parlent de choses dont ils ignorent tout.

C’est ce qui explique que beaucoup de gens trébuchent sur la voie du développement personnel ; ce n’est qu’un savoir déconnecté du concret (& quand quelque chose arrive, où ils pourraient mettre leur savoir en pratique, on voit qu’ils ne le font pas), ou un effort sans joie pour atteindre – péniblement – un résultat…

Seulement, « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, c’est le bonheur qui est le chemin ». Donc, il faut suivre ce qui nous plaît ; c’est ainsi qu’on avance !

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Il faut être bien avancé sur la voie du développement pour appréhender, par ex, la notion d’unité ; comprendre que ce ne peut être qu’une unité dans la diversité (que tout est lié, qu’on est tous un maillon de la toile de la Vie, mais chacun avec son unicité propre), & non une pensée unique (exigence totalitaire que tout le monde soit pareil).

De cette agressivité sous couvert de supériorité morale, j’ai parlé ici : Marre de l’angélisme !!! http://www.bonheuretamour.com/2016/02/25/marre-de-langelisme/.

Le penseur A. Christophe dit que l’agressivité & la victimisation sont marquées dans notre société, ainsi que d’agresser les autres pour se faire sentir mieux quand on se sent coupable & qu’on ne se pardonne pas,.

De même, cette pensée unique nie toute différence entre les gens – ce qui est une croyance destructrice ; car si tout le monde a la même valeur, personne n’a de valeur… & on en arrive à ce que la vie humaine ne vaille plus rien !

Pour ces puritains sans cœur ni tripes, seul l’Univers peut s’exprimer & non l’humain… « Mais les fruits d’une connaissance sans amour sont portés par un arbre dont l’ombre est, vous le savez, mortelle » (Louis Pauwels).

Comme on est plongés dans ces croyances, on voit naître des tas de mouvements qui les expriment et qu’on est tentés de rejoindre… pour notre malheur.

Pour évoluer sans déraper, il faut se souvenir qu’on ne peut le faire que via une maladie (qui nous « secoue ») & l’expérience directe.

Les leçons tirées de S. Pavlina

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Steve Pavlina est un auteur à succès – & à juste titre ; il a écrit « Personal Development for Smart People » ; un ouvrage unanimement reconnu comme le meilleur livre jamais écrit sur le développement personnel.

Il a ainsi offert au monde une contribution essentielle au domaine de la croissance, lui donnant un cadre simple ; 7 principes universels pour croître.

Il y a 3 principes de base : Amour, Vérité & Pouvoir & 4 principes dérivés : Unité (Vérité + Amour), Autorité (Vérité + Pouvoir), Courage (Amour + Pouvoir) & Intelligence (Amour + Pouvoir + Vérité).

Steve nous demande de remarquer comment un manque de Vérité nous crée des problèmes, comment un manque d’Amour nous fait sentir seul, et comment un manque de Pouvoir nous fait sentir impuissant, et de découvrir combien la vie est plus facile lorsqu’on l’aligne avec l’Amour, le Pouvoir & la Vérité. »

Voici ces 7 principes, avec leurs composants :

  • Vérité : elle inclut la perception, la prédiction, la justesse, l’acceptation & la conscience de soi.
  • Amour : il inclut la connexion, la communication & la communion.
  • Pouvoir : il inclut la responsabilité, le désir, l’auto-détermination, la concentration, l’effort & l’auto-discipline.
  • Unité : elle inclut l’empathie, la compassion, l’honnêteté, l’équité, la contribution & l’unité.
  • Autorité : elle inclut le commandement, l’efficacité, la persévérance, la confiance en soi et le sens.
  • Courage:  il inclut le « cœur », l’initiative, la franchise & l’honneur.
  • Intelligence : elle inclut l’authenticité, l’auto-expression créative, la croissance, le flow & la beauté.

Voici une synthèse de ses conseils pour avancer avec notre vie :

– Une des clés pour croître est de séparer votre ego de vos résultats, et de l’effacer de l’image. Cela permet de voir les choses plus précisément, parce que vous ne devez pas avoir raison, de faire quelque chose d’original & risqué, parce que c’est ok d’échouer, puisque votre moi n’est pas impliqué dans le résultat.

– Séparez-vous de vos idées et de votre travail & voyez-les comme quelque chose de séparé de vous-même, et vous sentirez que vous avez le droit de vous tromper. Si une idée échoue, mettez la faute sur l’idée au lieu de vous l’attribuer.

– Dans les relations, la base est que vous décidiez d’abord du résultat précis que vous désirez, avant de pouvoir attirer la relation que vous voulez vraiment.

– Cessez de créer de fausses conditions préalables. Vous avancerez plus rapidement si vous vous concentrez sur ce que vous voulez, plutôt que sur vos problèmes. Au lieu de créer de fausses conditions préalables, nourrissez vos désirs, donnez-leur toute votre énergie ! Il suffit de décider ce que vous voulez, puis de concentrer vos pensées, vos sentiments et vos actions sur ces désirs.

– Bâtissez un ego fort. On peut développer son caractère, se bâtir un fort ego, vivre une vie meilleure et créer plus de bien pour le monde, en assumant qui l’on est et en s’engageant à fond dans la vie, en se focalisant sur l’Intelligence (voir : http://www.bonheuretamour.com/2012/05/19/7-principes-pour-mener-sa-vie/ ), ainsi que sur la construction du caractère (honnêteté, courage, exploration, service, acceptation, discipline et connexion).

-Equilibrez l’acceptation de soi et la croissance personnelle. Plus vous acceptez où vous en êtes, moins vous êtes poussé à changer & à croître. Et plus vous tentez de croître, moins vous êtes satisfait de votre position actuelle.

Le conflit entre acceptation de soi & croissance personnelle est dû, en partie, à une mentalité linéaire. Ancrez-vous dans une chose durable et gardez votre estime de soi séparée des circonstances de votre vie. Ne vous enracinez pas dans des choses changeables, comme le statut ou le titre…

Si vous séparez votre position de votre identité et attachez votre ego à vos résultats, alors vous trouverez la paix intérieure …

-Vivez l’énergie sans attachement, une ambition sans ego, et une paix sans passivité. Il ne s’agit pas de vous isoler & d’être totalement passif. Vous pouvez jouir du fait d’être un fonceur, un battant, un ambitieux dont l’unique objectif est d’atteindre ses buts, et qui s’y donne à fond. Mais pendant ce temps-là, on oublie son moi ; notre identité se perd dans ces résultats fluctuants.

– Ne renoncez à aucune idée jusqu’à ce que vous ayez réellement essayé. Expérimentez diverses choses, dans diverses voies ou directions.

– Le courage joue un rôle-clé dans les relations ; en effet, il faut du courage pour : 1) initier de nouvelles relations et surmonter la peur du rejet, 2) communiquer avec les gens de façon intime, 3) affronter la vérité sur les relations qui ont mal tourné, et 4) mettre un terme aux relations qui ne vous servent plus.

– Sentez (intuitivement) l’image globale qui émerge de multiples points de vue. Changer de perspectives est une compétence que l’on peut acquérir. Au début, tenter de percevoir la réalité à travers de multiples lentilles – surtout via certaines semblant se contredire – semble impossible. Mais avec la pratique, on apprend graduellement à combiner des données de points de vue multiples en une seule image cohérente.

-Cherchez la vérité avec les yeux ouverts, & acceptez courageusement vos découvertes et leurs conséquences. Libérez votre vie du mensonge, du déni et de la peur de ce qui est. Faites de la vérité votre alliée, et non votre ennemie, car « La réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir » !

– Trouvez la voie durable. Si vous prenez soin de vous en premier, vous pourrez prendre mieux soin des autres. N’ignorez pas vos propres besoins ou vous ne supporterez pas le voyage … « Qui veut voyager loin ménage sa monture » !

Si vous voulez servir efficacement les autres, vous devez vous assurer que vous répondez aussi à vos besoins, ou votre travail ne sera pas durable.

– Elevez votre niveau d’exigence. Certains proches m’ont reproché de trop en demander aux autres, de placer la barre trop haut. Mais voyez d’où je viens ; d’un foyer dingue où, bébé, ma mère me bourrait de Valium pour me faire dormir, où, toute petite, je devais faire tout le ménage et où j’étais continuellement rabaissée, insultée et battue, puis d’un mariage tout pareil, suivi d’un divorce où, mon ex ne payant pas la pension, je dépendais de l’aide sociale pour survivre.

En plus, dans mon adolescence, désespérément avide d’amour et d’attention, je couchais avec n’importe qui – et je fumais et buvais pour tenter de noyer mon chagrin et de remplir mon vide intérieur.

Ensuite, j’ai épousé un pervers narcissique, qui m’a fait subir tous les genres de violences durant 38 ans…

Heureusement, je lisais énormément, je m’interrogeais sur moi-même sans me voiler la face, j’apprenais de mes échecs et sur ma situation, et surtout, j’augmentais peu à peu mon estime de moi.

Immanquablement, ça m’a amenée à élever mes exigences quant à la vie que je menais, les gens que je fréquentais, comment je voulais être traitée, ce que je voulais faire dans la vie, …

J’ai décidé que je méritais mieux qu’une vie triste & médiocre.

J’ai aussi abandonné mes illusions ; ayant compris que je ne pouvais compter que sur moi-même et que personne ne viendrait à mon secours, j’ai décidé d’avancer avec ma vie, & de couper tout ce qui ne me servait pas, ou plus.

Ce fut dur, mais je ne l’ai jamais regretté !

J’étais exigeante avec moi-même, mais réaliste ; après tout, personne ne peut exiger que l’on fasse plus que ce que l’on peut faire. Mais tout ce qu’on peut faire, il faut le faire ! Sinon, on est en train de perdre son temps, de ruiner sa vie !

Mais il faut aussi tâcher chaque jour de s’améliorer un petit peu en tous domaines -sinon, on stagne et on est aussi malheureux !

Les études ont prouvé que l’humain (& même l’animal) est heureux quand il se donne au maximum de ses capacités, et qu’il tend à les améliorer – qu’il y a un défi (mais pas trop grand, ce qui est décourageant) à relever…

A vous !

Il n’y a que la foi qui sauve

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lotus temple (Lotus Temple, New Delhi)

J’avais déjà abordé (http://www.bonheuretamour.com/la-foi-qui-deplace-les-montagnes/

et http://www.bonheuretamour.com/foi-et-lacher-prise/ ) la foi, mais je voudrais – c’est l’occasion ! – approfondir le sujet et en montrer (oh, le vilain mot) l’ »utilité ».

En ce qui me concerne, je considère  (à part les écrits baha’is, bien sûr) les 5 livres ci-dessous  comme les plus « nourrissants »,  « enivrants » et éclairants spirituellement.

Certains sont religieux, d’autre non, mais restons ouverts ; sachons ne pas nous braquer sur des étiquettes ; « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse » !

– « Puissance de la Louange » de Merlin Carrothers (évangéliste).

« Amour et Mariage » du Père Louis Evely – a mis en mots et éclairci ma connaissance des relations amoureuses.

–  « plus loin sur le chemin le moins fréquenté » de Scott Peck.

« Pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle.

« Ce que je crois » de Louis Pauwels.

il y a maintenant de nombreuses études qui ont montré un lien clair entre la pratique religieuse et la santé – même, un nouveau champ d’études est né ; l’épidémiologie de la religion.

2 études  ayant porté sur des dizaines de milliers de gens (aux USA) ont établi un lien clair entre la pratique religieuse et l’espérance de vie. Les chercheurs ont constaté que les gens qui n’exerçaient aucune pratique religieuse avaient 2 fois plus de risques de mourir dans les 8 prochaines années que ceux qui pratiquaient plus d’une fois par semaine. Et l’espérance de vie à l’âge de 20 ans de ces pratiquants était supérieure de 7 ½ ans à celle des non-pratiquants.

Les chercheurs se demandent toutefois dans quelle mesure ces bénéfices sont attribuables à la pratique religieuse comme telle, ou au mode de vie « santé » qui y est souvent associé. En effet, les personnes ayant une vie religieuse active ont plus tendance à adopter un mode de vie sain (alimentation équilibrée, sport, …) & ont moins de comportements à risque (tabagisme, alcoolisme, sexualité, …).

De plus, la pratique religieuse permet souvent de nourrir des relations sociales – facteur propice à la santé. On pense aussi que la spiritualité, en donnant un sens à la vie et en procurant un sentiment de maîtrise accru, permettent de mieux affronter les soucis, le stress & la maladie.

Et ce n’est pas un effet placebo ; le Dr Dale Matthews, dans le cadre d’études à double insu sur la prière à distance, a montré que même quand on élimine toutes les variables confondantes (l’âge, l’état de santé préalable, les facteurs sociaux, etc.), les conclusions demeurent et ne peuvent pas être expliquées par la science classique.

Un spécialiste de la question, le Dr Larry Dossey, affirme que les conclusions des recherches sont nettes : la religion et la spiritualité sont excellentes autant pour la santé en général que pour divers troubles ( troubles cardiaques ou digestifs, hypertension, cancer, …)

Les recherches ont confirmé que s’adonner à des pratiques spirituelles induit un état de relaxation semblable à celui causé par la méditation ; cela stimule les fonctions neurologiques, endocrines, immunitaires et cardiovasculaires.

À la fin des années 1960, le Dr H. Benson, a constaté que la répétition de mouvements, de sons, de phrases ou de mots (comme dans le cas de la prière) crée un ensemble de réactions métaboliques et émotives – par ex, l’activation de certaines zones du cerveau, la diminution du rythme cardiaque et de la tension et une quiétude généralisée.

Il a nommé ce phénomène  « réaction de relaxation »  ; il pourrait expliquer en partie les bienfaits de la prière sur la santé. L’état de bien-être et « d’unité » qui résulte d’une séance de prière pourra être interprété, encore une fois, comme une connexion divine par les croyants, ou comme un simple attribut du cerveau par les non-croyants.

Une autre étude a établi que la récitation du rosaire ou du mantra om-mani-padme-om entraîne un ajustement de la respiration à 6 cycles par minute (5’’ d’inspir, suivies de 5’’ d’expir). Ce rythme (cohérence cardiaque) fut prouvé comme très bénéfique pour les fonctions cardiovasculaires et respiratoires, l’oxygénation du sang et la résistance à l’effort.

Les rythmes des prières et des mantras semblent donc avoir été choisis parce qu’ils nous synchronisent avec certains rythmes bienfaisants pour la physiologie humaine.

La psychoneuroimmunologie nous offre un début d’explication piste… Dès 2000, on savait (preuves à l’appui) que le corps et l’esprit s’influencent mutuellement – en bien ou en mal – et qu’en dirigeant des pensées avec une intention précise, on peut jouer sur des systèmes aléatoires simples, même si les effets mesurés sont très faibles. Divers appareils existent, qui se manoeuvrent par la pensée.

Les recherches montrent que des pensées dirigées intentionnellement – même à de grandes distances – ont une influence sur la guérison, ce qui implique que les humains sont bien plus reliés entre eux et responsables les uns des autres qu’on ne le croyait jadis.

Les Amérindiens le savaient, qui disaient que la Vie est un tissu, et nous, une maille dans cette toile – et que par conséquent, tout ce que l’on fait au moindre fil, on le fait à la toile tout entière…

La neurospiritualité suggère de nouvelles règles spirituelles (à côté des théologies, liturgies et rituels), permettant d’optimaliser la fonction spirituelle et d’améliorer l’expérience spirituelle ; une « règle » spirituelle probable serait alors de se concentrer sur l’expérience spirituelle : la fonction spirituelle ne s’active pas automatiquement ; son activité est liée à la zone d’association volontaire dans le cortex préfrontal ; chacun (c’est toujours une décision personnelle) doit choisir de l’activer – chacun est alors TOTALEMENT responsable de son développement (ou non-développement) spirituel. Selon moi, voici TOUT notre libre-arbitre, en ce monde !
Si quelqu’un s’y oppose, sa fonction spirituelle restera en repos

Le désir sincère de ressentir le Divin est un 1er pas dans le développement de la spiritualité, ensuite, il faut « s’entraîner » (par les pratiques spirituelles) chaque jour.

A nous la santé, le bonheur, l’ivresse, la joie sans mélange & l’extase !