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« Victimes de sectes » ; addendum

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Guyana

Suite aux remarques peu amènes (& peu pertinentes) à cet article http://www.bonheuretamour.com/2016/06/21/victimes-de-sectes-a-plaindre-ou-a-blamer/ , je dirais ceci :

S’il faut mettre les points sur les « i », je le ferai :

Toute vision promouvant la séparation est Mal ! (mauvaise, démoniaque) & ne fait qu’engendrer (« c’est au fruit qu’on connaît l’arbre ») les fréquentes dérives de ces trouducs spirituellement (& mentalement) faibles, qui se croient autorisés à recourir à la violence pour promouvoir « l’Amour » (terrorisme, mettre le feu au cinéma passant « la dernière tentation du Christ », « suicides » de masse, viols, prostitution & pédophilie, meurtres rituels, cruauté physique & mentale, coups & emprisonnement d’adeptes refusant d’obéir, meurtre des adeptes voulant partir ou parler, …).

Le Mal, ça consiste à faire (du) mal aux autres ; il faut le dire ! Les membres des sectes sont pareils à ceux d’un parti ou d’un groupement extrémiste (genre Ku Klux Klan), mais plus hypocrites – or, tant qu’à être une merde, je préfère qu’on le soit ouvertement ! Ca ne fait qu’un outrage, et pas 2 !

La vérité est toujours de l’amour, & toujours divine.

Or, la vérité, ça coupe (ou ce n’est pas la vérité). R.W. Emerson l’a dit en 1841 : « truth is handsomer than the affectation of love. Your goodness must have some edge to it, else it is none. »

Jadis, on reprochait à Zola de « se vautrer dans l’ordure », alors qu’il ne faisait que dénoncer les tares de la société.

Ses écrits auraient pu (& dû) servir de leçons aux riches – pour qu’ils prennent conscience de leur exploitation injuste & fassent cesser ce scandale – et aux pauvres – pour qu’ils voient les pièges ouverts sous leurs pas et puissent les éviter.

J’ai moi-même vécu très isolée, rejetée de partout, en poignant manque d’amour & en recherche de Dieu (même quand j’étais ou me croyais athée) et j’ai été approchée par diverses sectes (Hare Krishna, Scientologie & Témoins de Jéhovah), mais j’ai tout de suite vu à qui j’avais affaire et ne me suis pas laissée avoir.

Mais imaginons que j’aie cédé à « l’appel des sirènes » d’une promesse de chaleureuse communauté ; eh bien à partir du moment où ceux du groupe auraient commencé à pervertir le langage par l’emploi d’un jargon sectaire ou auraient dit quoi que ce soit impliquant qu’il fallait se séparer de ses proches (famille, amis, collègues), ou faire des choses anti-vie comme cesser de manger ou de dormir ou donner de l’argent, ou que le gourou me demanderait de lui livrer ma fille de 12 ans (car il y a énormément de viols & de pédophilie dans les sectes) je me serais levée & je serais partie.

Quand on entend de telles choses, on a beau avoir envie d’être aimé(e) & accepté(e), on comprend que c’est très malsain et on refuse d’en être victime & complice.

Oui ; « et complice » – car tant qu’on participe, tant qu’on promeut, tant qu’on ne dénonce pas, on est complice !

Par ex, un copain à moi, Michel Antoine, s’était fait happer par la scientologie, et tentait de m’y convertir. Lui, si bête, me traitait de haut, avec l’air supérieur de « ceux qui savent », comme si j’étais une débile à qui il faut faire voir la lumière…

Il me disait d’un air convaincu des choses complètement connes, du genre : « tu es myope ? Eh bien, c’est parce que tu n’es pas « claire » (ex. de terme perverti) ; si tu lis le livre « La Dianétique », ta myopie disparaîtra et tu verras parfaitement. Ou, si tu as le vertige et que tu lis le livre, tu pourras tendre une corde entre le sommet de 2 buildings & traverser sans problème » (!). Déjà, on voit qu’il faut être bien bête pour croire à de telles élucubrations.

Pour lui faire plaisir, j’ai commencé à lire … Après quelques pages (qui d’ailleurs m’ont bien barbée, car à tout être ayant du bon sens, ça ne paraît que comme un fatras délirant), j’ai repéré que l’auteur, Ron Hubbard, se contredisait … c’était à mourir de rire.

Je l’ai fait remarquer à Michel, qui a enfin ouvert les yeux, & quitté la secte (il était, à ce moment, ruiné & dans les dettes, mais sans mon intervention, ça aurait empiré).

Et l’article, je l’ai écrit pour que les membres de sectes qui le liront, fassent un retour sur leur scandaleuse stance de supériorité (si éloignée de toute spiritualité vraie) et que les non-adeptes soient mis en garde, et cessent de voir ces êtres comme d’innocents agneaux. Je ne nie pas qu’ils furent victimes, mais ils s’y sont mis par un bien vilain sentiment.

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PN & séduction perverse

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séducteur  Par quel processus un PN attire-t-il sa cible & l’attache-t-il à lui, l’engluant pour qu’elle ne puisse plus partir et qu’il puisse aller s’y alimenter (en lui arrachant la chair ou lui tirant du sang) à chaque fois qu’il en sent le besoin ?

Eh bien, par une forme malsaine (pervertie) de séduction. (Les anglophones emploient le terme « grooming » mais – comme d’habitude ! – il n’existe aucun terme en français pour désigner cela – c ‘est pourquoi il faut utiliser une expression … « Séduction perverse » décrit le mieux ce concept).

Cette séduction « maligne » consiste à repérer un besoin (& tous les vivants en ont) chez sa cible, puis, lui concocter un appât, creux, vide, faux, mais présentant l’apparence exacte de la chose dont la victime a besoin, et aller l’agiter sous son nez … Comme l’a si bien dit Balzac ; « on mène les chiens bien loin en leur montrant un os »… Et c’est bien d’un os qu’il s’agit !

La cible a faim, l’autre rusé lui fait croire qu’il va la nourrir en lui montrant un beau morceau de poulet rôti… mais en fait, il n’y a qu’un os tout sec mais déguisé en une chose bien appétissante, un os sans rien à manger dessus, que des apparences, de la poudre aux yeux, pour appâter sa proie !

Bref, alors même que le PN semble offrir quelque chose, non seulement il n’offre rien, mais en plus, ne vise qu’à prendre, à, LUI, se nourrir !

Telle une araignée maléfique, le PN – en appâtant ainsi sa cible – met en place un piège où la proie va aller s’engluer ; je compare cette tactique à faire un petit chemin de graines, qu’un oiseau va picorer et qui va le mener droit dans une cage… C’est comme les hommes préhistoriques ; ils devaient d’abord parcourir la savane pour chercher des proies … sans être sûrs d’en trouver ou d’arriver à les attraper. Ce fut un grand progrès d’en attraper certaines & de les laisser vivre & se reproduire dans des enclos ; ainsi, ils avaient de la nourriture toujours à portée de main…

La séduction perverse est un acte de prédation utilisée par les êtres mauvais pour accaparer une source de « nourriture » (approvisionnement narcissique), exactement comme les Cro-Magnons avec les chèvres. Cet abus délibéré de nos émotions les plus nobles est en fait un viol émotionnel (voir :  https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ).

Ces êtres démoniaques sont des as ; ils jaugent les autres, choisissent une proie bien grasse ( = une nature aimante, sensible, riche, généreuse) et fabriquent le piège où elle viendra tomber…Et en effet, il faut que la proie soit une riche nature, car ils veulent pouvoir « rentabiliser leur investissement » ; elle doit pouvoir leur servir longtemps et abondamment. C’est que c’est tout un boulot, pour le PN, de créer son piège, & il ne veut pas avoir à le faire trop souvent…Donc, plus il est malin, plus sa victime sera une riche & forte nature … (car il est faux de penser que les victimes sont faibles !).

Au départ, pour créer un lien fort, il joue le jeu du « on est pareils, tous les 2 » ; il a – comme par hasard ! –  les mêmes goûts, intérêts & valeurs que vous (ben tiens !).

Ces fourbes créent une dépendance ; au début, avec eux, c’est super agréable – puis, quand on commence à être accro à ce déferlement d’amour, ils commencent à faire machine arrière … Peu à peu, leurs appells, attentions, marques d’amitié se font + rares – alors, la victime ressent un manque & commence à les poursuivre… C’est là qu’ils savent qu’elle est « accrochée » & qu’ils peuvent attaquer.

Il faut donc se méfier des êtres « trop » gentils ou amoureux ; souvenons-nous du conte de La Fontaine où un lapereau fut effrayé par un coq (bruyant mais inoffensif) & attiré par un chat (mielleux mais dangereux). Ce n’est pas pour rien qu’existe l’expression « trop poli pour être honnête » – car au départ, le PN est TROP gentil… tellement calme & doux qu’on dirait un ange !

La séduction perverse d’une victime adulte comporte les mêmes étapes que celle qu’emploie un pédophile pour attraper un enfant ; d’abord, détecter une proie possible, puis collecter des informations, puis, remplir un besoin, puis, abaisser les défenses (peu à peu, par petites touches) & enfin, passer à l’attaque ouverte pour se procurer ce qu’il recherchait depuis le début (pour un pédophile, du sexe avec un enfant, et pour un PN, de l’approvisionnement narcissique – pour plus d’infos à ce sujet, voir http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ ).

Normalement, l’amour vise le bien de l’autre, vise à ce que l’aimé(e) soit heureux, qu’il réussisse dans la vie et ait plein d’amis… La séduction perverse, qui se prétend « amour », fait pourtant tout l’inverse ; il s’agit ici d’affaiblir la cible, de l’isoler & de la confusionner, pour la mettre totalement à la merci du prédateur, qui pourra alors s’en nourrir à volonté, chaque fois qu’il en sentira le besoin…

Quand le lien est créé (qu’on les aime & qu’on est attachée à eux), on ne peut ni partir, ni comprendre ce qui se passe (ce serait trop horrible) et comme, en plus, il a l’art de rejeter la faute de ses violences sur nous, on se sent coupable de ce qu’on subit & on n’a pas envie de le dénoncer… ce qui est tout bénéfice pour ce lâche !

Et n’oublions pas que, tout ce temps, il continue d’agiter l’appât sous notre nez – c’est comme s’il nous disait : « allez, essaie encore un peu + fort, et tout s’arrangera ; je redeviendrai l’amoureux fou que j’étais au début »… Et on s’accroche à cette chimère, on poursuit la « carotte »… qui nous échappera toujours !

Autre facteur qui fait qu’on s’attache & qu’on supporte (en plus de la confusion où il nous place) : la pitié : TOUS les PN que j’ai rencontrés se présentent comme ayant eu une enfance sans amour, ou ayant été battus ou violés – alors, devant sa froideur & ses crises de rage, on l’excuse, on met cela sur le compte de ses traumatismes passés… et on se  dit qu’à force d’amour, on arrivera à les lui faire oublier… Quelle naïveté de notre part !

Quand on interroge des PN, on voit qu’ils savent très bien ce qu’ils font en nous racontant ces bobards !

Oui, un PN a souvent souffert, mais ce qu’un être fait de sa souffrance (soit la résoudre, soit, s’en défouler sur d’autres) est toujours un choix personnel !