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Santé mentale, ou maladie

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Devant les massacres dans les écoles, ou les actes de terrorisme, on se pose la question : Qu’est-ce qui peut bien amener certains individus à des formes extrêmes de pathologie (souffrance & inaptitude à fonctionner, ou désir d’exterminer les autres) ?

J’ai déjà écrit sur l’importance d’être parfaitement intègre pour être heureux (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/04/22/bonheur-verite/ ).

En effet, bien que certains prônent la cécité de conscience pour vivre en paix, la vérité est que le sens qui se révèle sans cesse est nourrissant & revitalisant, même s’il est dangereux (il est si puissant qu’il peut nous bouleverser).

Pour gérer cette conscience, il faut minimiser ce qu’on peut traiter et pour ça, se bâtir une structure mentale correcte.

Le sens qui se révèle est alors modelé par notre esprit en un monde pratique permettant au sens restant de briller au-travers, en sorte qu’il nous revitalise assez que pour nous éviter de nous corrompre & de verser dans le nihilisme.

Voilà pourquoi il est essentiel de bien observer ce qui se révèle à nous, de ne pas nous berner en employant la langue comme un instrument.

En effet, si vous distordez la structure que vous utilisez pour comprendre le monde, tout ce qu’il révélera, c’est son horreur. Et alors, la pression aura raison de vous & vous ne resterez pas un être bon ; vous deviendrez amer & en colère.

Et comme le sens positif de la vie ne peut passer ainsi, votre vie se délitera… d’où encore plus d’amertume & de ressentiment. Là, on a un cercle vicieux.

Et c’est là que, pour tenir le coup, vous aurez besoin de passer votre douleur, & de faire souffrir quelqu’un d’autre – et vous aurez, bien entendu, un tas de justifications pour le faire.

Ceci découle de milliers de micro-décisions, qu’on ne remarque pas, sur si on est intègre vis-à-vis de quelque chose, ou pas – et ce, d’une façon minuscule, qui n’a quasiment aucune importance…

Mais comme ça se passe des milliers de fois, ça s’accumule et, sans en avoir conscience, on se transforme en un monstre. D’ailleurs, si vous n’avez pas surveillé ceci toute votre vie, il est quasiment certain que vous en êtes un.

Il faut vraiment être toujours attentif aux sens qui se révèlent à chaque instant, ainsi qu’à la stance de vérité que l’on adopte tandis qu’on interagit avec eux.

Il faut savoir que ceci est l’axe sur lequel tourne notre propre santé, ainsi que celle de notre famille & de la société tout entière ; en effet, le monde fonctionne sur ces milliards de micro-décisions prises par chacun d’entre nous à chaque instant, qui s’étendent autour de nous comme des vagues dans un étang.

Alors, à chaque fois qu’on fait quelque chose de tordu, qu’on fait une chose qu’on sait ne pas devoir faire, on distord toute la structure du réel. On a vu, au XXème siècle, les conséquences de ces mauvaises décisions, de ce laisser-aller de l’esprit & de ce manque d’attention au réel ; ça débouche sur des enfers, des régimes totalitaires, des guerres, …

Il est temps d’en prendre conscience & de remettre notre vie sur de bons rails, sous peine d’augmenter le malheur du monde.

Être intègre, être attentif & se surveiller pour parler, sentir & agir « juste » ; voilà la clé non seulement de la santé mentale, mais aussi d’un monde meilleur !

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De quoi dépend la qualité de notre vie ?

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Il est clair qu’elle dépend de la qualité de nos décisions ; si elles sont bien informées, elles nous servent, et dans le cas inverse, nous desservent. Voilà pourquoi il faut s’informer le plus possible sur soi-même, les autres & le monde dans lequel on vit.

Mais quelles que soient les sottises que vous avez commises dans le passé, il ne faut pas vous en vouloir, car « quand on sait mieux, on agit mieux » – vous ne saviez pas, alors, ce que vous savez à présent, et c’est pourquoi vous avez agi bêtement. Vous ne referiez sans doute plus ces mêmes erreurs maintenant.

Ce point m’ayant semblé à la fois très important, & trop peu traité, j’ai décidé de « creuser » le sujet & de le développer ici. Si on veut améliorer la qualité de notre vie, on est amené à y réfléchir &, ce faisant, on arrive à des conclusions étonnantes …

Repartons du début – qui est : à tout moment, nous agissons selon ce que nous savons. De là, découlent plusieurs choses, mises sous forme des 3 phrases ci-dessous, liées l’une à l’autre. Chaque idée mène à la suivante, et toutes ensemble, à un grand secret de la vie :

-Avant de pouvoir obtenir quelque chose de différent de cette vie, vous devez d’abord FAIRE quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir faire quelque chose de différent de votre vie, vous devez d’abord SAVOIR quelque chose de différent,

-Avant de pouvoir savoir quelque chose de différent, vous devez d’abord SOUPCONNER, puis CONFIRMER que c’est votre niveau actuel de compréhension qui a amené dans votre vie ce que vous voulez maintenant changer !

Maintenant, inversons l’ordre de ces idées & tirons-en les conclusions :

-Jusqu’à ce que vous SACHIEZ quelque chose de différent, vous ne pouvez rien FAIRE de différent,

-Jusqu’à ce que vous FASSIEZ quelque chose de différent, vous n’OBTIENDREZ rien de différent.

Et jusqu’à ce que vous OBTENIEZ quelque chose de différent de votre vie, vous ne pouvez pas savoir ce que vous avez MANQUE et combien PLUS il y a à comprendre.

A quoi nous mènent ces réflexions ? A ceci :

Essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, sans D’ABORD changer ce que vous SAVEZ au sujet de la vie est voué à l’échec ; c’est comme d’enfiler des vêtements secs sur des vêtements mouillés, & ensuite, se demander pourquoi vous continuez à frissonner.

Il faut donc cesser d’essayer de changer ce que vous obtenez de la vie, et, au lieu de ça, travailler à changer ce que vous vous donnez à vous-même.

La chose qu’il est essentiel de comprendre, c’est que la vie ne vous prive pas exprès de ses richesses, mais que vous vous êtes privé de la vie réelle par une croyance qu’on doit subir sa vie, & que la seule chose qui puisse nous protéger d’un monde dur est ce qu’on peut gagner et posséder pour soi-même.

Bien que notre monde devienne effectivement de plus en plus dur, on en fait partie ; nous sommes le monde. Ni notre monde individuel ni le global ne peuvent changer jusqu’à ce que nous cessions de nier qu’il y a un lien entre ce que nous vivons & ce que nous sommes.

C’est pourquoi nous devons avoir une nouvelle connaissance ; le changement passe par une compréhension spirituelle, laquelle n’est pas quelque chose de mystérieux ou hors de ce monde ; c’est juste ce que nous savons de nous-mêmes, de ce que nous sommes réellement.

Et ce savoir est en fait le plus important & pratique que l’on puisse posséder, puisque c’est lui qui détermine la qualité de notre vie !

Nous ne pouvons pas séparer nos croyances de nos actes et nos actes, de leurs résultats. Ils peuvent sembler individuels dans leur fonctionnement parce que, souvent, ils se produisent à des moments différents, mais en réalité, ils forment une seule & même chose.

Cf le vieil adage : « On récolte ce qu’on sème » ; avec de bonnes graines, on aura une bonne récolte, et une mauvaise avec de mauvaises graines. Ici, nous semons notre savoir, & ce que l’on récolte dans notre vie, ce sont les résultats de ce savoir.

Cette connaissance spirituelle nous montre l’importance extrême de remettre en question ce que l’on croit savoir.

La vie essaie de nous atteindre et de nous enseigner, par ce qu’elle nous fait vivre, qu’on a besoin de réponses nouvelles et véridiques. Ce sont ces réponses « supérieures » qui constituent l’abri protecteur qui éloigne sans effort ce qui est nocif et garde ce qui est sain et vivifiant.

Voici 5 réponses élevées & comment elles peuvent fonctionner pour vous – car chacune suggère une nouvelle action & promet un nouveau résultat.

Chaque section (de 1 à 5) représente une action complète, qui amènera un résultat différent. Car comme la chaleur suit la lumière du soleil, ainsi une vie plus épanouie suit des actions plus éclairées (puisqu’on ne peut séparer nos réponses de nos actions et nos actions de leurs résultats).

  1. Votre nouvelle réponse : la vraie force est le refus d’agir à partir d’une position de faiblesse.

Votre nouvelle action : examinez où vous avez appelé une faiblesse intérieure de la force ; comme de nommer l’anxiété, du souci d’autrui, ou de la colère, une juste indignation. Osez vivre sans ces fausses forces.

Votre nouveau résultat : la fin de votre confusion & de la douleur de vous demander pourquoi vos forces vous font si souvent échouer. En même temps, vous remarquerez la naissance d’une force nouvelle et vraie qui ne se transforme jamais en son opposé faible.

  1. Votre nouvelle réponse : ayez le courage de persévérer même en sachant que vous avez peur.

Votre nouvelle action : osez faire un pas tremblant après l’autre.

Votre Nouveau résultat : la libération d’une vie de peur parce que la peur ne peut exister si on valorise plus la compréhension, que la sensation de peur.

  1. Votre nouvelle réponse : le pardon est la compréhension que, mises à part les circonstances, il n’y a pas de réelle différence entre vous et votre agresseur.

Votre nouvelle action : malgré vos voix intérieures qui vous hurlent le contraire, osez traiter votre agresseur comme vous voudriez être traité.

Votre nouveau résultat : lorsque vous arrêtez de punir les autres pour leur faiblesse, vous cesserez de vous punir pour la vôtre.

  1. Votre nouvelle réponse : la compassion est le refus conscient d’ajouter à la souffrance d’une autre personne, même si cela augmente la vôtre.

Votre nouvelle action : osez soulever 100 fois le poids mental & émotionnel que vous croyez pouvoir porter.

Votre nouveau résultat : contenue au plus profond de la souffrance, est l’intuition qu’il n’y a pas d’être souffrant.

  1. Votre nouvelle réponse : le vrai espoir est le fait qu’il y a toujours une solution plus élevée.

Votre nouvelle action : comprenez que, chaque fois que vous vous sentez vaincu ou souffrant, c’est seulement parce que vous insistez pour vous accrocher à ce qui ne fonctionne pas. Osez laisser aller cela et vous ne perdrez rien sauf une croyance punitive.

Votre nouveau résultat : une nouvelle vie qui ne craint aucun défi intérieur ou extérieur, puisque la défaite ne peut exister qu’en l’absence d’une volonté d’apprendre.

Après ces 5 réponses nouvelles, vous voudrez peut-être écrire les vôtres. Ceci est très profitable pour accélérer votre croissance interne. Ne vous découragez pas si au début vous ne pouvez pas trouver de nouvelles idées ; même la plus petite tentative de trouver de nouvelles réponses est une nouvelle réponse !

Plus vous employez des principes véridiques, plus ils travailleront en votre faveur.

Rappelez-vous que quand on travaille avec de ce genre d’idées supérieures, des parties encore inconnues de vous-même essayeront de vous induire en erreur, car elles « savent » que votre vision spirituelle croissante vous éloignera de leur influence néfaste et vous donnera une sécurité véritable. Peu importe ce que ces voix nuisibles vous soufflent, celui qui met la vérité à la 1ère place ne perdra jamais rien, sauf ce qui n’a jamais été réel.

Choix et bonheur

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Sculpture.cathedrale.Reims

(Photo credit: Wikipedia)

A méditer : «Le bonheur est le plaisir du sage, le plaisir est le bonheur du fou »…

Pour être heureux dans la vie, on ne doit pas songer à toujours recevoir ; mais chaque jour, donner quelque chose aux autres.  Si l’on poursuit le bonheur, il nous fuit, alors que si l’on se concentre sur les besoins d’autrui et de faire les choses au mieux de nos capacités, il viendra à nous naturellement.

Quand on suit son coeur, on ne peut se tromper – lorsque l’on prend une décision avec le cœur, on prend généralement la bonne décision…  Chaque jour, il faut chercher à « toucher » un autre humain par une bonne action. Et même si l’on souffre parfois, il vaut mieux le garder pour soi que d’ennuyer les autres avec nos soucis, car préserver sa dignité est l’une des grandes conditions du bien-être.

Quelle relation y a-t-il entre plaisir et bonheur ? Les neurophysiologistes affirment qu’il n’y en a aucune ; le plaisir est une sensation physique : lorsque le cerveau reptilien (partie inférieure du cerveau) décode un besoin – faim, soif, sommeil, faire l’amour, etc. -, il envoie un « signal » de détresse sous forme de désir. Le cerveau limbique (gérant les automatismes) lui répond en le satisfaisant. Le désir devient alors plaisir, résultat d’échanges électrochimiques complexes, ceux-ci pouvant être provoqués artificiellement par des molécules de synthèse. Ou frustration, s’il demeure insatisfait.

Rien de tel pour le bonheur : c’est une sensation psychophysiologique. Il naît dans le néocortex (siège de l’intelligence), la partie supérieure du cerveau, que (à l’inverse du cerveau reptilien) nous pouvons contrôler. Quand  nous décidons d’avoir un état d’esprit positif, notre néocortex envoie des signaux positifs à notre cerveau limbique. Leur relation est harmonieuse, nos actes sont en accord avec nos pensées. C’est ça le bonheur !

La plupart des gens ne comprennent pas que notre bien-être dépend de nos choix dans la vie et que ceux-ci ne dépendent que d’une chose ; de notre faculté de jugementA son tour, notre jugement dépend de nos aptitudes cognitives, lesquelles n’ont rien à voir avec l’intelligence ; on peut être très intelligent et faire pourtant des choix stupides. Mais « quand on choisit un comportement, on choisit aussi ses conséquences » (Dr Phil Mc Graw).

Mauvaise nouvelle :  l’intelligence semble souvent empêcher d’agir de façon raisonnable !  Voilà qui expliquerait que tant de génies sont des ratés.  Et du reste, on savait depuis longtemps que, pour réussir dans la vie, les quotients émotionnel et relationnel comptaient plus que l’intellectuel.

Et dire que les recruteurs se basent encore sur le Q.I. pour trouver un candidat idéal aux postes où il faut bien juger des situations et prendre les bonnes décisions !

La qualité de nos décisions ne dépend que du fait que nos pensées sont ou non rationnelles (= capacité de jugement + processus de décision).  Par conséquent, au lieu d’essayer d’augmenter le Q.I. des enfants, on ferait mieux de promouvoir l’aptitude au raisonnement !

Pour ce faire, renseignons-nous sur ce que ces termes recouvrent, sur les réalités qu’ils génèrent et sur les moyens de les améliorer (c-à-d, finalement, d’être plus heureux).

Je traiterai dans d’autres articles de ce que recouvrent les termes d’aptitudes cognitives, et des biais (ou défauts) cognitifs.