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PN : dommage & résilience

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J’ai été unie à un pervers narcissique pendant 24 ans. J’étais une bonne épouse ; je gardais la maison propre, je cuisinais des repas tous les soirs, j’étais honnête, loyale et fidèle. Je me pomponnais toujours pour quand il rentrait le soir et étais demandeuse de sexe (mais vous le savez, ces monstres doivent toujours frustrer leur victime, en sorte qu’il ne couchait quasiment jamais avec moi).

J’ai élevé 2 enfants (il a fait mourir ma 2de fille en me shootant violemment dans le ventre quand j’étais enceinte de 6 mois) et, avec un QI de 130 et plein de rêves & d’ambitions, je suis restée cantonnée dans ces rôles de mère & servante durant plus de 20 ans car il refusait que je travaille (bien sûr ; l’argent est la clé de la liberté !).

Je pensais qu’au fond de lui, c’était un homme gentil, mais perturbé – qu’il avait le potentiel pour être moins agressif, mais était traumatisé parce que ses parents ne le comprenaient pas … (tu parles !)

il n’était pas émotif, jamais intimidé par rien, n’avait absolument aucune crainte de quoi que ce soit, jamais anxieux ou nerveux à propos de quoi que ce soit, n’avait jamais tort, & avait toujours des excuses pour tout – même, je l’admirais pour ça, j’étais émotive & j’aurais souvent voulu être aussi calme que lui dans les circonstances difficiles. Après 20 ans, j’ai appris qu’il avait des liaisons (il y avait eu plein de signes, mais je n’avais pas voulu les voir, ou il me disait que j’étais folle, que je me faisais des idées, …) – avec des collègues, des prostituées, & aussi des hommes.

Normal : en plus de n’avoir pas de moralité, les psychopathes n’ont pas d’identité sexuelle. Quand j’ai cherché à découvrir les choses qu’il faisait & surtout, commencé à comprendre ce qu’il était vraiment, il a commencé à tout faire pour me piétiner totalement, me détruire.

Il était un menteur pathologique, mentant sans raison, pour le plaisir – en sorte que, sans la base stable que constitue la vérité, je vivais dans l’anxiété.

Il voulait à faire croire à tout le monde que j’étais dingue, même à moi-même – mais en sa présence, mon corps me disait qu’il mentait (j’avais l’estomac serré).

Et à part les maltraitances (précédées de rituels de terreur vraiment sataniques), il disait que j’avais fait et dit des choses que je n’avais pas fait ni dit, en sorte que je me suis mise à douter de ma santé mentale, & il m’a salie partout où il allait.

Le film « Gaslighting » de 1944, raconte l’histoire d’un homme qui tente de rendre sa femme folle. Un PN fait cela à ses victimes. Quand j’ai commencé à apprendre qui et ce qu’il était réellement, il a dû me faire taire – et pour ça, faire croire à tout le monde que j’étais folle pour qu’ils ne croient pas ce que je disais sur lui.

Ayant craqué (après 20 ans de tortures de toutes natures) sous la pression de ses violences, j’ai même en soins mentaux pendant 2 jours. Comme tous les pervers, il est très charmant, très convaincant & expert dans l’art de manipuler les perceptions d’autrui dans le sens qui l’arrange.

Ce sont juste quelques-unes des choses que cet homme a faites. Bien sûr, il nie énergiquement tout ; il s’en tire en jouant toujours les innocents & les ignorants. Au contraire, il vous accuse de tout le mal qu’il vous fait ; on l’a toujours « poussé » à … (boire ou se camer, nous tromper, nous frapper, …). Et le pis est qu’on le croit !

Il a causé un énorme dommage à moi & à mes enfants car la perversion narcissique est une prédation violente, un viol émotionnel (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ), un assassinat moral, un anéantissement de tout ce que l’on croyait être.

Rien dans ma vie n’était comme je l’avais pensé. L’homme à qui j’avais donné 25 années de ma vie à et dont je pensais qu’il avait fait la même chose, ne s’était pas engagé du tout, en fait. Et, m’ayant menti sur sa nature & ses vrais goûts, il était un étranger total pour moi.

Beaucoup de choses cruelles qu’il m’a faites étaient juste pour le plaisir, pour causer une réaction, pour se nourrir & s’amuser.

Il a fait des choses dont je n’oserais pas même parler. Il était constamment mauvais, cruel, hostile, haineux – sauf bien sûr quand vous faites mine de partir ; alors, on a droit à un torrent de larmes, de mea-culpa & de promesses de changer…

Et tout était intentionnel – voilà la réponse à une question qu’on me pose souvent ; ces morts-vivants ne pensent qu’au mal qu’ils peuvent vous faire, & se sentent en droit de le faire, et ça leur procure du plaisir de le faire. Ils sont seuls responsables, seuls agresseurs, car eux seuls ont pris la décision de faire ce qu’ils ont fait.

J’ignorais que la haine pouvait être si puissante. Oui, les PN sont cruels juste pour le plaisir. Et ceux avec lesquels ils sont les plus cruels sont ceux qu’ils sont censés aimer le plus, & protéger. Si vous êtes assez malchanceux(se) pour être la cible d’un tel psychopathe, vous pourrez récupérer, mais vous en sortirez (SI vous vous en sortez en vie !) modifié à jamais.

Oui, le dommage est immense… mais faut-il rester par terre ? Non ! C’est justement ça qu’il veut pour vous ! La meilleure des vengeances contre un passé horrible, est un avenir radieux !

Ecrivez ce qui vous est arrivé – ce n’est pas parce que vous pensiez mal (et comment peut-on imaginer CA ?!) que vous êtes coupable de quoi que ce soit. Vous avez agi selon ce que vous saviez, & vous saviez peu car les informations vraies sont cachées, tandis que les mensonges sur les relations s’étalent partout.

Maintenant que vous savez mieux, vous agirez mieux.

Ne vous penchez pas trop sur votre passé ; allez de l’avant – Vous êtes changé(e) mais, je l’espère, pas en devenant « malade » à votre tour (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/07/10/lhorrible-mutation-des-victimes/ ).

Refusez de vous identifier à votre vécu, refusez de donner du pouvoir à votre passé & à votre bourreau.

Si vous partez en quête de vos rêves, vous irez mieux – surtout si ces rêves impliquent d’aider des êtres qui en ont besoin…

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Les divers genres de violences

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femme pleure2  J’ai souvent entendu des femmes abusées et épuisées par leur partenaire, dire « au moins, il ne me frappe pas ».

Elles semblent croire que seule la violence physique existe, ou qu’elle est la pire de toutes… mais c’est faux !

Toute femme qui, comme moi, a subi tous les genres de violence, sait que les coups ne sont pas le plus terrible…

Il n’y a pas que les « bleus » qui témoignent de violences – car celles-ci peuvent s’exprimer de TANT d’autres façons que physiquement ! Cela peut être la manipulation, l’exploitation, les mauvais traitements, la négligence, la violence, la cruauté, le viol, …

En fait, il y a (au moins) 7 sortes de violences : physique, mentale, verbale, psychologique (ou émotionnelle), financière, sexuelle et spirituelle. Voyons, ci-dessous, comment chacune s’exprime :

-physique :

Intimidation – intimidation en se tenant debout devant vous & vous fixant ou vous serrant de trop près & refusant de reculer.

Isolation – Limiter la capacité d’échapper à des situations dangereuses.

Contrainte – vous confiner à l’intérieur en bloquant une porte ou un passage vers l’extérieur, vous agripper quand vous tentez de sortir, verrouiller des portes ou vous attacher.

Agression – Frapper, coups de pied, coups de poing, tordre le bras, pousser, boxer, pousser, mordre, gifler, frapper avec un objet, secouer, pincer, étouffer, tirer les cheveux, traîner par terre, brûler, couper, poignarder, étrangler, et nourrir de force (y compris l’overdose ou l’usage de drogues).

Mise en danger – menaces verbales de mort accompagnant la violence physique et l’utilisation d’armes.

– mentale :

Rage – Une colère furieuse & intense soudaine & sans raison, surprenant et choquant une personne & la forçant à obéir ou à se taire.

Gaslighting – mentir à propos du passé, nous faire douter de notre mémoire, de nos perception et de notre santé mentale. Ils prétendent et donnent des preuves de mauvais comportement passé pour causer le doute chez d’autres.

Le regard fixe – Un regard intense sans sentiment – fréquemment mélangé avec le traitement silencieux.

Traitement silencieux – Punir en nous ignorant. Nous couper de notre vie de façon permanente pour des choses sans importance.

Projection – Ils déversent leurs problèmes (& ceux qu’ils causent) sur les autres, comme si c’était l’autre qui avait fait ce que eux ont fait.

« Tourner » la vérité – Lorsqu’on les confronte à leurs actes, ils rejettent toute responsabilité & blâment autrui pour leur comportement – même, ils exigent des excuses.

Manipulation – Faire que l’autre craigne l’abandon, l’infidélité,ou le rejet.

Jouer la victime – Quand tout le reste échoue, ils jouent la carte « victime » afin de gagner la sympathie des autres.

– verbale :

Ton & volume vocaux extrêmes – Soit ils crient, hurlent, enragent, soit, ils tombent dans un total silence, en nous ignorant et en refusant de nous répondre.

Intimidation verbale – jurer & faire des menaces si l’autre refuse de faire ce qu’ils veulent.

Discours intense – leur mode de communication est discuteur, hostile, sarcastique, intimidante et exigeant. Ils interrompent souvent, parlent fort pour couvrir notre voix, retiennent des informations clés, et interrogent.

Attaques personnelles – insultes, réponses cinglantes, moqueuses ou diffamatoires, critiquer notre caractère, rabaisser nos sentiments, et dévaluer nos opinions.

Pas d’excuses – Ils rejettent toute responsabilité, deviennent hostiles, invalident & dévaluent les sentiments d’autrui, mentent, et oublient leurs promesses ou engagements.

Blâmer – Tout ce qui va mal est la faute de quelqu’un d’autre. Il nous accuse d’être trop sensible, veut dominer, s’oppose à nos arguments & critique nos réactions.

Brusquer – Il dit des choses comme : « Si seulement tu faisais …,je ne serais pas forcé de te frapper », « tu n’as pas d’humour ; c’était juste une blague », « Le problème avec toi, c’est que … » et « Ca ne s’est pas passé. « 

– émotionnelle :

Pinailler – Tout ce qui est important pour les autres est minimisé par rapport à leurs propres besoins. Ils déprécient nos réalisations, aspirations, ou personnalité devant les autres. Ils emploient la taquinerie méchante ou le sarcasme pour nous rabaisser et se moquer.

Faire honte – Ils partagent des informations privées sans notre consentement, nous traitent comme un enfant ou un(e) débile mental(e) ou exposent un événement honteux. Sans cesse, ils claironnent nos lacunes, souvent de manière passive-agressive.

Anxiété accrue – Il est facile de devenir anxieux quand chacun de nos actes, nos mobiles, et nos aptitudes sont mises en doute.En outre, on est débordé(e) car on doit sans cesse tout laisser tomber pour s’occuper d’eux.

Culpabilité excessive – Comme on ne peut s’occuper que d’eux (il n’y a qu’eux qui en soient dignes), il est égoïste de s’occuper de nous ou de prendre soin de nous… ou même de penser à nous et à nos besoins.

Insécurité – cela naît de ce qu’ils exigent de nous des choses irréalistes, impossibles ou impossibles à maintenir, et qu’ensuite, comme on échoue, on se fait rabaisser.

Confusion – Être traité comme une extension de l’agresseur, et non une personne distincte.

Aliénation – Discréditer nos amis et notre famille et faire des engagements sociaux un cauchemar (en revanche, ils se montrent incroyablement charmants à leurs propres engagements sociaux).

Colère / Peur – Ils génèrent une réaction de colère en agissant de façon si immature et égoïste mais accusent l’autre personne de se comporter de cette façon. Ils emploient l’intimidation, les menaces, le terrorisme ou la destruction de biens auxquels on tient.

Hostilité / Rejet – il nous harcèle, dans ou dehors de la maison. Ils refusent de reconnaître notre valeur en nous retirant l’amour ou l’intimité – ce qui fait planer une menace de rejet.

-financière :

Accès interdit à l’argent, la vérification des comptes, ou aux possessions, pour créer une dépendance envers l’abuseur pour la nourriture, l’habillement, le logement, et les nécessités de la vie. Il a des comptes secrets dans diverses banques & vide en secret les comptes d’épargne ou de retraite.

Vol : Intercepte, escroque ou exploite la famille et s’attend à ce qu’on trouve ça normal.

Atouts – Exige que tous les dons financiers, les actifs ou les héritages soient placés à son nom. Il ouvre des comptes bancaires juste à son nom sans nous le dire, ni nous y donner accès. Annule l’assurance-vie, santé, ou logement sans prévenir.

Salaires – il nous pousse à virer nos salaires sur son compte.

Factures / crédit – Met toutes les factures ou les cartes de crédit à notre nom. Les actifs sont à leur nom, mais les dettes, de préférence au nom de quelqu’un d’autre. Il pousse vers le haut (au montant maximum) les cartes de crédit, sans nous le dire et, comme elles sont à notre nom et qu’il nous vole tout ce qu’il peut, on ne peut rembourser et notre crédit est ruiné auprès des banques.

Taxes – il falsifie des dossiers fiscaux pour, lui, devoir payer moins, et exige qu’on signe des documents sans poser aucune question.

Budget – comme souvent, il nous interdit de travailler (car travail = salaire et salaire = indépendance), on dépend de lui pour vivre, et il nous alloue une somme ridicule pour faire marcher le ménage. Et pendant qu’on se serre la ceinture pour arriver à la fin du mois, lui claque l’argent de façon royale (j’en sais quelque chose !), en sorte qu’on est en échec. Il punit les dépenses avec des violences verbales, physiques, sexuelles ou psychologiques.

Carrière – Il nous interdit de faire des études, de gagner de l’argent, ou d’accepter les promotions pouvant avancer notre carrière.

Travail – il interfère avec notre vie professionnelle en téléphonant ou textant sans cesse (même au patron), ou en surgissant à l’improviste. Il exige d’avoir accès aux e-mails de travail et de connaître des détails confidentiels.

– sexuelle :

Séduction perverse – Faire un acte sexuel non désiré ou gênant conçu pour nous déstabiliser, nous inquiéter et voir si on va lui obéir.

Rages de jalousie – il exige qu’on lui raconte tout de nos partenaires sexuels précédents, puis, il utilise ça contre nous, en nous traitant de salope. Il nous accuse très souvent de flirter, d’être attiré(e) par d’autres, d’exposer notre corps, et de le tromper (toutes choses que LUI fait !).

Tactiques de coercition – Utilisation du harcèlement, de la culpabilité, de la honte ou de la rage pour nous contraindre à avoir des relations sexuelles. Ils provoquent, « scient », insultent, deviennent pénibles et refusent de nous laisser dormir jusqu’à ce qu’on cède.

Menace d’infidélité – Il évoque la possibilité d’une autre personne dans le but de nous forcer à des actes sexuels dont on n’a pas envie.

Incitation à la peur – Il menace de nous frapper, de partir, de nous punir, nous tromper ou nous couper les vivres si on ne fait pas l’amour (la haine, plutôt) avec lui.

Demandes égoïstes – Un exemple classique de sexe égoïste est la demande de rapports sexuels non protégés. Comme les préservatifs diminuent les sensations et qu’il n’y a qu’eux qui comptent, ils refusent d’en utiliser & insistent pour que l’autre prenne la pleine responsabilité du contrôle des naissances ou de la protection contre les MST.

Privation de sexe – Certains retirent tout le sexe de la relation. Toute demande de sexe est accueillie par des cris, des moqueries ou des excuses ridicules pour l’abstinence.

Ultimatums – Pour eux, leur corps est à eux, mais aussi celui des autres. Les ultimatums comprennent des exigences de perdre du poids, de s’arranger d’une certaine façon, une grossesse ou un avortement forcé, et l’interdiction de l’allaitement.

Destruction des principes – les normes sexuelles antérieures sont effacées. Par exemple, exiger que l’autre participe à de la pornographie, la prostitution, fasse l’amour avec des partenaires multiples ou avec des animaux.

Le viol – Le viol est « une pénétration, même très légère, du vagin ou de l’anus avec une quelconque partie du corps ou un objet, ou la pénétration orale par l’organe sexuel d’une autre personne, sans le consentement de la victime. »

Actes dégradants – La dégradation est dans l’oeil du spectateur. Ils ne voient pas ces actes comme dégradant, mais d’autres oui. Voici quelques exemples: uriner sur une personne, avoir des relations sexuelles alors qu’on est aux toilettes, ou des rapports sexuels forcés dans les lieux publics.

Sexe sadique – Il y a 2 formes d’actes sexuels sadiques : doux (ou BDSM) et « durs » qui peuvent conduire à la mort. Des exemples bénins comprennent : les jeux maître-esclave, immobiliser l’autre à l’aide de drogue ou d’alcool, fouetter ou fesser l’autre pendant les rapports sexuels, l’enfermer dans une cage, lui bander les yeux, le menotter, pincer ses organes sexuels. Les exemples durs comprennent : les coups, l’étouffement, la torture psychologique, brûler, couper, poignarder, le vampirisme, et l’assassiner avant, pendant ou après les rapports sexuels.

– spirituelle :

Pensée dichotomique – Diviser les gens en 2 parts ; ceux qui sont d’accord avec eux et ceux qui ne le sont pas. Pleins de préjugés, ils se moquent ou rabaissent les croyances différentes.

Élitisme – Refuser de s’associer avec des personnes ou des groupes qu’ils considèrent comme impurs ou impies.

Soumission – ils exigent que d’autres adoptent complètement leur point de vue. Il n’y a pas de place pour des opinions divergentes ou la remise en question de leur autorité. Ils punissent, insultent et appliquent le traitement silencieux pour les « dissidents ».

Étiquetage – Les personnes qui ne sont pas conformes à leurs croyances sont considérées comme désobéissantes, rebelles, sans foi, des démons ou ennemis de la foi.

Façade parfaite – il exige la perfection et le bonheur à tout moment. Les activités religieuses telles qu’aller à l’église sont soumises à des exigences extrêmes, des attentes excessives, et de la rigidité.

Légalisme – Le strict respect de leurs règles et règlements est exigé, avec des déclarations absolues sur des questions insignifiantes telles que la couleur des cheveux ou le style de vêtements autorisés. Celui qui y désobéit est sévèrement puni ou encourt même l’excommunication.

Ségrégation – Il utiliser le secret ou tait l’information, qu’il ne donne qu’à quelques individus qu’il estime dignes de le savoir. Séparation d’avec des membres de la famille et des amis en dehors de la religion, incluant l’évitement, la mise à l’écart ou la persécution.

L’obéissance aveugle – est exigée. Ils ont remplacé la religion avec eux-mêmes et les gens sont censés les adorer.

Abus de pouvoir – ils utilisent leur autorité ou leur pour magouiller pour leur bénéfice personnel (souvent financier) et justifient leur comportement en disant qu’ils le méritent.

Fraude – Se livrer à une faute criminelle ou couvrir les transgressions des autres au nom de leur religion. Cela inclut la dissimulation de délits, crimes financiers, violences physiques et abus sexuels.

Les jaloux sont dangereux

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femme refuse ou confuse Plusieurs femmes m’ont déjà fait part de leur désarroi face à la jalousie de leur compagnon.

J’avais traité de ce problème en général (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/02/16/la-jalousie-maladive/ ), mais je veux maintenant y revenir plus en détail.

Ces femmes m’exposent qu’elles souffrent des accusations d’infidélité & des scènes continuelles que leur partenaire leur fait – et ce, sans aucune raison, puisqu’elles n’aiment que lui.

Par ex, si elles doivent sortir, ou rencontrer des copains ou aller dans un lieu où elles risquent de tomber sur un de leurs « ex », ça déclenche une tempête ; leur homme les accuse des plus sombres desseins, leur interdit toute une liste de choses (sortir, se maquiller, porter des vêtements moulants ou des talons, …) et hurle comme un forcené – ce qui les blesse et les attriste. Et elles veulent que je les aide à rassurer Monsieur l’Enragé …

Eh bien non ! Ayant leur intérêt & leur bonheur en vue, je ne les encouragerai pas à poursuivre dans cette voie… car RIEN ne pourrait calmer le jaloux – et, en même temps, rester avec un gars pareil les met grandement en danger. En effet, ce genre de jalousie est un signal d’alarme annonçant de la violence.

La meilleure solution pour préserver leur santé (et leur vie) est de dire au fou furieux ; « je refuse de rester avec quelqu’un qui me croit capable de telles vilenies ».

Vous verrez que, comme par hasard, ce gars, qui était enragé & mauvais, comprend que le vent tourne et voulant garder son petit « punching ball » ( = vous), il va soudain devenir tout sucre, tout miel, pleurnicher qu’il vous aime et vous promettre la Lune. Ne faites pas l’erreur de le croire & de lui retomber dans les bras…sinon, vous êtes repartie pour un tour !

Personnellement, je ne suis pas jalouse ; j’ai toujours considéré ça comme une maladie mentale & la marque d’un manque de confiance en soi. Aussi, comme venant de gens ayant beaucoup de négativité en eux, et qui trouvent l’harmonie trop calme (ce qui n’est pas normal) – qui donc, ont besoin de vie en dents de scie, de « grandes scènes du III », de cris, de coups,… bref, des gens décidés à se pourrir la vie et à la pourrir à celui ou celle qu’ils prétendent aimer !

Je ne comprends pas celles qui trouvent normal d’être ainsi insultées : car un gars qui vous fait ce genre de scènes, c’est comme vous dire que vous êtes à la fois une pute et une menteuse – & aussi, de vous faire payer pour une blessure antérieure à vous ; beaucoup ont été, étant enfants ou jeunes, trahis par une femme : soit leur mère était une coureuse, soit une ex à eux les a trompés, &, comme ils n’ont pas digéré la chose, c’est la suivante qui paie les pots cassés, pour l’autre !
Mais enfin ! Aimer c’est « couper une orange en 2 et toujours donner la plus grosse part à l’autre »,

Aimer, c’est vouloir se présenter sans défauts devant l’autre, comme un Prince Charmant,

Aimer, c’est s’efforcer de s’améliorer avec l’autre,

Aimer, c’est toujours vouloir le bonheur et l’épanouissement de notre bien-aimé(e), même si ça implique de se sacrifier, ou de s’effacer…

Alors ces scènes déplorables ; NON ; ce n’est sûrement pas aimer ! (pour plus d’infos, voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/ ).

A 18 ans, je suis tombée raide dingue d’un gars (Patrick Van H..) … J’étais bleue de lui ; même si Brad Pitt m’avait draguée, je ne lui aurais pas fait l’aumône d’un regard, c’est dire !

Mais hélas, il était jaloux ; il a commencé par tenter de restreindre ma liberté puis les accusations, les reproches et enfin, une scène violente. Or je déteste les scènes ; donc après cette 1ère scène injustifiée, je suis sortie & l’ai trompé – ainsi, je n’avais pas été insultée et criée dessus pour rien !

La 2ème scène fut plus violente ; il me frappa…Et là, tout l’amour que j’avais pour ce connard est tombé de moi d’un seul coup, comme un vêtement, et je l’ai plaqué … Voilà ce que sa jalousie a fait de notre relation – pourtant prometteuse.

Bref, avec une fille comme moi, la jalousie ne marche pas… Par contre, avec bien des femmes, les losers violents peuvent se laisser aller à les traîner dans la boue et elles s’excuseront & tenteront de s’expliquer…

QUAND comprendront-elles que les coups, les meurtres, ça commence toujours comme ça ? QUAND comprendront-elles que ça lui plaît – à ce petit adjudant de banlieue – à ce minable voulant jouer les hommes – de dégueuler toute sa saleté, sa négativité, ses complexes, sa frustration, sa hargne, son désir de revanche ou sa méchantceté sur elles, EN PROFITANT DE LEUR AMOUR comme une crapule qu’il est ?!

Femmes : souvenez-vous qu’en tentant de vous justifier, c’est comme si vous lui donniez raison de vous accuser.. Et plus vous entrez dans sa folie (dans l’espoir irréaliste de le calmer), plus ça dégénère, plus il exigera de « preuves »… C’est une folie ; il n’y a tout simplement PAS MOYEN de le rassurer !

Souvent aussi, le gars sent que vous êtes trop belle pour lui, et, craignant de vous perdre, il tente ainsi de vous terrifier pour vous contrôler.

Pourquoi estimez-vous que vous devriez payer les pots cassés du petit ego fragile de « monsieur » ou de sa mauvaiseté ? Peut-être que son chef lui fait des misères, ou qu’il fut battu etant enfant, et là, il faut que ça sorte ! Tant que vous acceptez – car protester en paroles, c’est accepter ! – ce traitement injuste et destructeur, ce loser pourra se défouler contre vous… et ça ira de plus en plus loin ; souvenez-vous que c’est une escalade ! H crie F

En outre, sachez que les hommes jaloux sont les plus portés à tromper (ce sont les plus infidèles)!

L’écrivaine Pearl Buck raconte qu’au début de son 2d mariage, son mari, qui était jaloux, lui a fait une remarque pour un rendez-vous d’affaire qu’elle avait avec un homme. Elle n’a pas répondu, mais, furieuse d’être ainsi insultée (car cette femme avait, elle, du bon sens & du respect de soi), elle ne fit rien d’autre que de laisser tomber la vaisselle qu’elle tenait en mains et quitter la pièce. Son mari comprit qu’il la perdrait s’il continuait ; il a dompté ses mauvais instincts et l’a par la suite toujours respectée.

Mais le souci est qu’ici, la femme est un peu complice de ces scènes ; en effet, la société, grande répandeuse de croyances grotesques, les persuade que la jalousie fait partie d’une relation d’amour (?!). Pis encore : beaucoup de femmes (manquant d’estime de soi) sont flattées que leur mec le soit, et seraient vexées s’il ne se montrait pas jaloux !

D’autres supportent ces scènes parce qu’elles ont également une négativité en elles (mais inversée) – une blessure d’enfance qu’elles ont aussi besoin de « recycler » pour en guérir… Cela cause cet effet pervers (j’étais ainsi avant, donc je connais bien le sujet) : un gars calme aimant et respectueux nous paraîtra ennuyeux ; nous aussi, on soupire après les orages de la passion… sans se douter qu’on y laissera notre peau ou notre santé physique et mentale (et celle de nos enfants) !

Les femmes qui supportent les scènes souffrent sans doute d’attachements psychologiques (à ce sujet, voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ et

http://www.bonheuretamour.com/2013/11/24/cessez-de-vous-faire-du-mal/).

femme coupe homme Bref, ce qui est préoccupant, ce n’est pas le loser & ses crises de rage (ça, vous le plaquez immédiatement & l’évitez comme la gale à l’avenir), mais c’est vos liens d’antan ou votre manque d’amour de vous (lisez http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/de-la-femme-comme-jardin/) – voilà ce à quoi vous devriez réfléchir dès maintenant…

PS : conseil aux hommes : si vous êtes jaloux, maîtrisez-vous (c’est une cause de désamour : http://www.bonheuretamour.com/2013/12/14/les-causes-du-desamour/ ) et si vous ne l’êtes pas, feignez de l’être un peu.

Marie Crispeels & la blouse fleurie

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triste enfant

 

Je vais vous conter certaines anecdotes de ma vie. Pour survivre, j’ai dû me dissocier de ce qui m’arrivait quand j’étais enfant (je traiterai ce sujet bientôt), mais à présent, certaines choses me reviennent à l’esprit.

Avant, je n’aurais pu les évoquer, mais maintenant, je le peux…

Ma mère (elle est morte entretemps) ; une PN nommée Guislaine Henskens, avait elle-même une mère ; Marie Crispeels.

Tout comme ma mère était, non une maman, mais une foldingue enragée à me battre, m’injurier et m’humilier en public (sans compter me faire faire tout le boulot de la maison depuis toute petite), ma grand-mère était bien loin de la charmante grand-mère qu’un enfant est en droit d’attendre.

Par ex, ma foldingue de mère me reprochait très souvent que, quand j’étais bébé, elle avait dû, à cause de moi, se lever la nuit (elle devait peu se lever, puisqu’elle nous droguait ! – j’en parle ici http://www.bonheuretamour.com/2012/06/22/une-forme-dabus-meconnue-droguer-les-enfants/  ), m’appelant alors « un clou de son cercueil », et du prix que je coûtais à nourrir (« sans toi, je pourrais me payer une villa », disait-elle), et surtout de ses nombreuses disputes avec mon père ou ses soeurs – c’était toujours ma faute – alors que la réalité, c’était que mon père était un coureur de jupons immature, et ses soeurs & elle, des garces agressives toutes plus dingues les unes que les autres !

Du restes, ces « chères taties » ne se privaient pas de me regarder de haut et de m’accuser de ce que faisaient LEURS enfants (mes cousines) – celles-ci avaient par exemple le droit de me prendre ou casser mes jouets, et …qui se faisait enguirlander ensuite de ceci par ma mère ? MOI !

Un jour, mes cousines & ma soeur avaient trouvé un jeu amusant : m’enfermer (on était chez l’une de mes tantes) dans la petite armoire sous l’évier. J’étais terrifiée et les suppliais de m’ouvrir – mais non ; elles m’ont laissé là durant des heures ! (encore aujourd’hui, je suis claustrophobe). Quand les adultes m’ont finalement trouvée & tirée de là, il n’y a eu AUCUNE CONSEQUENCE pour les cruelles filles qui m’avaient terrorisée ainsi !

Quant à ma grand-mère (pour en revenir à elle) ; quand j’étais toute petite, elle m’interdisait d’entrer (me laissant en dehors de sa maison), sous prétexte que j’étais trop laide (je signale que, plus tard, le manequinat m’a rapporté de quoi meubler mon 1er flat à 23 ans).

Voici l’anecdote : on avait 14 ans, ma soeur (jumelle) & moi – elle, l’enfant parfait, moi, le bouc émissaire – et ma mère nous avait acheté une petite blouse blanche avec des fleurettes et du nid d’abeille, très joli & décent.

Ainsi habillée, je l’accompagne un jour chez cette grand-mère… J’étais à l’époque très douce (mon autre grand-mère m’appelait « ma douce »), toujours souriante, gentille, très obéissante, serviable, avide de me rendre utile.

Mais ma « chère mère-grand » voulait se calmer les nerfs – et bien sûr, c’est à ça que je servais dans cette famille de cinglés (mon père me battait à coups de poings, de pied, de cravache, …) , ma mère découpait des morceaux de tissu de ses robes, puis se précipitait comme une furie à 3 heures du matin dans notre chambre, en ouvrant la lumière, en hurlant, en me sautant dessus à coup de gifles, décidée à me faire avouer que c’est moi qui avait fait ça ( !) Et le lendemain, il fallait être en forme pour l’école…  Mais, croyez-le ou pas, j’étais en forme, et même très joyeuse, et j’obtenais les meilleures notes en classe, car, comme pendant les violences, je « me réfugiais dans ma tête », j’étais « ailleurs », tout se brouillait & j’oubliais tout le lendemain (On voit ici la fausseté d’encore une théorie « psy » typique, postulant qu’un gosse battu aura nécessairement de mauvaises notes à l’école !!!).

Bref… Revenons à nos moutons ; ma grand-mère (ou le loup, plutôt !).

Ce jour-là, à peine avais-je posé le pied chez ma grand-mère, qu’elle se mit à m’insulter, et à me traiter d’indécente, de fille perdue, de putain (pauvre de moi ! Je n’avais même encore jamais embrassé un garçon, ni n’avais même d’idée comment ils étaient faits !).

Elle aussi se jette donc sur moi comme une furie – je faisais 30 kgs pour 1,40 m à l’époque, et elle, un bon 80 kgs  pour 1,70m – et, en pleine crise de rage, m’arrache les cheveux, me jette à terre, s’acharne sur moi (ma mère, bien sûr, ne bronchait pas, mais jouissait du spectacle – n’ayant garde de me défendre ni de dire que c’était elle qui m’avait offert la blouse), et finit par m’arracher ma blouse (souvenez-vous combien on est pudique à 14 ans), et m’obliger à mettre une vieille blouse lui appartenant (jugez comme ça m’allait, vu la différence de taille & de poids) & à la porter tout l’après-midi.

Voilà… cela, c’était mon quotidien dans ma famille… (si on peut appeler ça une famille).

Bien plus tard, quand j’ai vu le film « Mathilda » (d’après le roman de Roald Dahl), j’ai eu une sorte d’ »illumination » en me reconnaissant dans cette fillette, qui était comme une rose poussée sur du fumier ( = une gentille petite fille grandissant dans une famille de sales cons tarés et mauvais qui l’ont prise comme bouc émissaire).

Une des choses qui me faisaient le plus de mal, c’est que les gens savaient & laissaient faire : les voisins, par ex, entendaient les coups & mes cris, mais … rien.  Ils souriaient à mes parents & les traitaient avec respect – forcément, mon père gagnait gros & était, en société, bon vivant et généreux…

Le 20 mars 1972, est un jour d’anniversaire que je n’oublierai jamais. Ce matin-là, ma « mère » – qui carburait à un cocktail d’alcool & de tranquilisants ! – est soudain prise d’une crise de démence. Elle se jette sur moi et me bats (la routine habituelle) mais ça ne lui suffit pas ; elle tire mon père du lit et lui hurle de me battre.

Le sinistre individu – sans savoir la raison, mais ayant aussi envie de se défouler sur une enfant sans défense – prend sa cravache en nerf de boeuf (ô, que c’est dur, le nerf de boeuf !) & m’en cingle le corps de haut en bas.

Et après cette « fête d’anniversaire », on part pour l’école. Mais là, je pleure convulsivement & des « bleus » commencent à se marquer sur ma peau, en sorte que mes profs les voient… Il n’y a eu AUCUNE CONSEQUENCE pour mes parents !

Un autre jour, à l’adolescence, ma soeur ayant fait les 400 coups, mon père commence à lui crier dessus, et moi, bonne petite soldate, je la défends… Conclusion : mon père tourne sa rage vers moi (ça se passait toujours ainsi) et à un moment, ne pouvant m’attraper, me jette une perforatrice à la tête.

Elle m’atteint à l’oreille droite, qui se déchire & se met à saigner. Vite, on m’embarque pour aller chez le toubib (Dr Dethier, rue des Hippocampes à Molenbeek). Là  aussi, je pleurais convulsivement – le gars me soigne comme si c’était d’une grippe, en causant calmement avec mon père. O, comme ça fait mal ! Je ne me le disais pas consciemment, mais toujours, j’espérais qu’un humain quelconque leur ferait honte de leur conduite, et me protégerait… mais cela n’est JAMAIS arrivé ! (tout comme plus tard, chacun ; médecins, flics, voisins, .. ignorerait consciemment mes cris, mes appels au secours & même les traces des coups que mon « cher & tendre », Eric Willems, me porta).

Une autre chose pénible, était que ma mère se plaignait de moi chez les commerçants, et ceux-ci, au lieu de trouver bizarre qu’une mère salisse ainsi son enfant, se penchaient sur moi d’un air outré, & me faisaient la leçon – du style « Oh, c’est pas bien de désobéir » ou « de faire des misères à ta maman », « à l’avenir, obéis-lui ! », et autres genres de conneries…

Autre scène typique ; un jour, à l’âge de 3 ans, j’étais chez mes grands-parents paternels, avec mes parents, et le cousin de mon père, André (un vieux célibataire – homme très grand et très fort) était là aussi.

Soudain, je vois que le manteau d’André est tombé du porte-manteau et traîne par terre. Aussitôt, je me précipite pour le ramasser.  Une seconde après, vlan ! Je reçois une énorme gifle, qui me fait tomber par terre et j’entends « touche pas à mon manteau, sale gamine ! » …C’était André… Bien entendu, mes parents n’ont pas réagi…

Ainsi, je vivais dans un monde où non seulement mes parents me battaient & me torturaient, mais en plus, n’importe quel autre humain (adulte ou enfant) pouvait se servir de moi comme punching ball si l’envie lui en prenait…

J’espère que mon récit poussera les gens témoins de violences à enfant à réagir – car l’indifférence tue !