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citations Mircea Eliade

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Mircea Eliade 1

Le magicien primitif, l’homme-médecine ou le chaman est non seulement un homme malade, il est avant tout, un homme malade qui a été guéri, qui a réussi à se guérir.

Notre monde est un univers dans lequel le sacré s’est déjà manifesté.
Tant que vous n’avez pas compris que vous devez mourir pour grandir, vous êtes un invité perturbant sur la terre sombre.
A ceux pour qui une pierre se révèle comme sacrée, sa réalité immédiate est transmuée en réalité surnaturelle. En d’autres termes, pour ceux qui ont une expérience religieuse, toute la nature est capable de se révéler comme la sacralité cosmique.
La joie de vivre n’est pas un genre profane de plaisir : elle révèle le bonheur d’exister, de partager dans la spontanéité de la vie et la majesté du monde.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.

Les crises de l’homme moderne sont dans une large mesure des crises religieuses, dans la mesure où elles sont un éveil à la conscience d’une absence de sens.
Pour une expérience profane, l’espace est homogène et neutre ; aucune rupture ne différencie qualitativement les différentes parties de sa masse. Pour l’homme religieux, l’espace est pas homogène; il subit des interruptions, des pauses ; certaines parties de l’espace sont qualitativement différentes des autres.
Même l’existence la plus désacralisée conserve encore les traces d’une valorisation religieuse du monde.
L’homme religieux ne peut vivre que dans une atmosphère imprégnée de sacré.
La manifestation du sacré fonde ontologiquement le monde.
Une création implique une surabondance de réalité, en d’autres termes une irruption du sacré dans le monde.
La vie n’est pas possible sans une ouverture vers la transcendance ; en d’autres termes les êtres humains ne peuvent pas vivre dans le chaos.
Les instincts de l’homme restent intacts, voici la simple vérité qu’oublient les « rationalistes ». Or, sa soif de salut fait partie de l’ordre naturel des choses. Quoi qu’il lui arrive, quels que soient les changements qui s’opèrent en lui, l’homme veut, espère, croit faire son salut, trouver le sens central de son existence, valoriser sa vie.

Chaque espace sacré implique une hiérophanie, une irruption du sacré qui se traduit par le fait de détacher un territoire du milieu cosmique ambiant pour le rendre qualitativement différent.
La réalité primordiale est le sacré ; parce que seul le sacré existe sur un mode absolu, agit efficacement, crée des choses et les rend durables.
S’il faut vivre dans le monde, il doit être fondé – et aucun monde ne peut venir naître dans le chaos de l’homogénéité et de la relativité de l’espace profane.
La lumière ne vient pas de la lumière, mais de l’obscurité.
Pour l’homme religieux, chaque monde est un monde sacré.
Le dragon est la figure paradigmatique du monstre marin, du serpent primordial, symbole des eaux cosmiques, de l’obscurité, la nuit et la mort – en bref, de l’amorphe et du virtuel, de tout ce qui n’a pas encore acquis une «forme». Le dragon doit être conquis et mis en pièces par les dieux afin que le cosmos puisse naître.
Pour devenir libres, que voulez-vous écarter d’autre que des fragments de vous-mêmes ?

La création du monde devient un archétype de chaque geste humain créatif, quel que soit son plan de référence.
On est dévoré par le temps, non pas parce qu’on vit dans le temps, mais parce que l’on croit à sa réalité, et donc qu’on oublie ou méprise l’éternité.
Un univers naît de son centre; il se propage à partir d’un point central qui est, pour ainsi dire, son nombril.
L’homme religieux cherche à vivre aussi près que possible du « centre du monde ».
Qu’est-ce que la capacité d’apprendre, sinon un aspect de l’éternité ?

La montagne apparaît parmi les images qui expriment le lien entre le ciel et la terre.
Il est préférable d’aimer un génie que d’aimer les chefs-d’œuvre d’une âme médiocre.
Et je réalise combien inutiles sont les lamentations et injustifiée, la mélancolie.
L’expérience d’Espace Sacré rend possible la «fondation du monde» : où le sacré se manifeste dans l’espace, le réel se dévoile, le monde vient à l’existence.

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