Archives de Tag: confiance

conte : Psyché & Eros

Par défaut

Il était une fois un roi qui avait 3 filles dont la plus jeune, Psyché, était si belle que les hommes du monde entier cessaient d’adorer Vénus pour, à la place, venir admirer la jeune fille.

Vénus, très en colère d’être ainsi négligée à cause de Psyché, lui jeta un sort ; elle demanda à son fils Eros de faire que plus aucun homme ne veuille d’elle, pour qu’ils recommencèrent à adorer la déesse.

Alors que ses 2 sœurs avaient trouvé un mari, Psyché souffrait terriblement de la solitude, alors, son père alla consulter l’oracle d’Apollon. Celle-ci lui dit qu’il fallait mettre à Psyché des vêtements funéraires & la mener sur une haute montagne, où elle serait livrée à son « époux » ; un horrible monstre.

Très triste, le père revint vers sa fille, l’habilla de sombre & l’amena sur la montagne. (rite/passage ; mort & renaissance)

Une fois tout en haut, Psyché dit adieu à tout le monde & fut laissée seule, à attendre le monstre. Elle attendit longtemps, & finit par s’endormir.

Alors, Zéphyr la souleva de terre & l’emmena dans une jolie vallée, où il la déposa, toujours dormant, sur l’herbe.

Lorsque Psyché s’éveilla, elle vit devant elle un splendide palais bâti par les dieux.

Elle entra sans faire de bruit dans ce palais et, y ayant été menée à une chambre par des serviteurs invisibles, y passa la nuit. Mais durant cette nuit, un homme vint la visiter & en fit sa femme, disparaissant au point du jours & lui défendant de chercher à le voir… et il en fut ainsi durant plusieurs nuits, en sorte qu’elle tomba enceinte.

C’était Eros, le fils de Vénus, qui s’était piqué avec l’une de ses flèches & était tombé amoureux de Psyché.

Bien que n’ayant aucune idée de qui était cet homme, Psyché était totalement heureuse là, car tous ses désirs étaient satisfaits.

Mais elle entendit dire que ses 2 sœurs la cherchaient, et elle voulut aller les rassurer. Son époux inconnu l’avertit qu’elle ne devait pas le faire, car cela causerait la rupture entre eux 2.

Il lui rappela que ses sœurs lui demanderaient certainement ceci & qu’alors, elle trahirait sa confiance en essayant de percer son anonymat – ce qui signerait la fin de leur union.

Psyche, ne voulant pas le croire, invita ses sœurs dans son palais &, quand elles lui demandèrent qui était son époux, elle répondit que c’était un jeune roi qui passait ses journées à la chasse.

En voyant la splendeur du palais de Psyché, ses 2 sœurs devinrent jalouses & se mirent à saper son bonheur, lui rappelant la prédiction, & lui soufflant que, si son mari refusait qu’elle le voie, c’était car il était un monstre, & que bientôt, il la dévorerait, elle & leur enfant.

Incapable de soupçonner la méchanceté de ses sœurs, Psyché les crut & résolut de découvrir à qui elle était mariée. Une nuit, elle amena une lampe à huile près du lit & attendit qu’Eros s’endorme pour l’allumer.

Mais au lieu d’un monstre, la lumière révélà le plus bel homme du monde et, saisie, elle laissa tomber la lampe & se blessa avec une de ses flèches – tombant immédiatement follement amoureuse de lui.

Mais tout ceci fit qu’Eros s’éveilla. Outré de cette trahison, il l’amène près d’une rivière où il l’abandonne.

Et Vénus, ayant appris que son fils avait épousé Psyché, qu’elle détestait, se mit en colère, infligea une grave brûlure à son fils, l’enferma à clé dans une pièce & quitta son palais. Alors, la laideur & la haine se mirent à dominer le monde…

Pendant ce temps, Psyché errait, désespérée, recherchant son bien-aimé. Elle s’adresse à Cérès, puis à Junon, mais réalise finalement qu’elle doit servir Vénus. Elle va donc la trouver pour tenter d’apaiser sa colère.

La déesse la fait d’abord fouetter & torturer par ses 2 servantes ; Tristesse & Souci.

Vénus s’amusa ensuite à déchirer les vêtements de Psyché, à lui cogner la tête contre le sol & à se moquer d’elle d’être tombée enceinte dans un faux mariage.

Enfin, elle lui imposa 4 épreuves à réussir si elle voulait retrouver son amour ;

  1. Elle doit trier un énorme tas de graines en une nuit. Devant l’impossibilité de le faire, Psyché se met à pleurer. Heureusement, des fourmis, attirées par ses pleurs, la prennent en pitié & trient les graines pour elle. Voilà déjà une épreuve de réussie…
  2. Psyché doit ensuite ramener une touffe de poils des béliers (à la toison d’or) appartenant au Soleil. Là aussi, ça semble impossible car ces bêtes sont féroces & tuent tous ceux qui tentent de s’approcher d’eux. Psyché songe à se jeter dans la rivière pour s’y noyer, mais heureusement, un roseau divinement inspiré lui souffle qu’il suffit d’attendre que les béliers dorment, puis d’aller dans leurs champs, ramasser les poils qui sont restés accrochés aux buissons. Voilà la 2de épreuve passée…
  3. Psyché doit escalader une montagne & descendre dans les enfers pour ramener à Vénus une tasse d’eau du Styx (le fleuve des enfers) dans un récipient de cristal. Là encore, Jupiter la prend en pitié & envoie un aigle pour l’aider ; l’oiseau la porta en haut de la montagne, puis la fit descendre tout doucement jusqu’au Styx, où elle put remplir son gobelet. 3ème tâche accomplie…
  4. Elle devait enfin redescendre dans les enfers, trouver l’épouse d’Hadès ; Perséphone, et ramener, dans une boîte, le secret de l’éternelle jeunesse. Là, Psyché est totalement découragée ; elle gravit une haute tour pour s’en jeter & s’ôter la vie – mais la tour la prend en pitié & lui indique comment trouver l’entrée des enfers (à Taenarus) & revenir saine & sauve du pays d’Hadès.

Il lui conseille de se munir de 2 gâteaux au miel pour le chien Cerbère, & 2 pièces de monnaie pour le passeur, Charon. En suivant bien ces instructions, Psyché put accomplir sa mission.

On pourrait penser qu’elle a tout réussi, mais en fait, Psyché est curieuse ; alors, avant d’apporter à Vénus la boîte contenant le secret de la jeunesse, elle l’ouvre… & tombe dans un profond sommeil.

Alors, Eros, qui s’était remis de sa brûlure & avait réussi à s’échapper – par la fenêtre – de la chambre où il était prisonnier, vient à Psyché, ôte le sommeil de son visage, et le replace dans la boîte.
Psyché peut alors enfin aller offrir la boîte à Vénus.

Eros va alors chez Zeus, le suppliant d’approuver son union avec Psyché. Zeus accepte & exige de Vénus qu’elle accepte aussi. Psyché, vu les épreuves subies, devient à son tour une déesse.

Le conte finit ainsi ; ils restèrent tendrement & passionnément unis à jamais, et eurent un fils, nommé Volupté.

Bien entendu, ce n’est pas qu’un conte ; c’est bien plus profond ; c’est un mythe destiné à nous faire comprendre des secrets de la vie ;

– Eros, c’est l’amour. Psyché, c’est l’âme & son « voyage », qui change la souffrance en signification,

– Passer de l’état de jeune fille à celui d’épouse impose une « mort » suivie d’une renaissance,

– ça exige de « grandir » & de se fier à son propre instinct & esprit, en niant toute autre influence (même – ou surtout – celle de la famille),

– La fuite d’Eros, montre que l’amour ne peut demeurer là où il n’y a pas de confiance,

– Aussi, que les belles-mères peuvent se révéler d’infernales harpies (j’en sais quelque chose !),

– La 1ère tâche exigée par Vénus (trier des graines) enseigne la discrimination à Psyché,

– La 2ème tâche lui donne le courage,

– La 3ème tâche symbolise l’aptitude à gérer les émotions & la vie spirituelle,

– La 4ème tâche représente la sagesse acquise quand on ose descendre dans les profondeurs de soi-même.

– Finalement, Psyche réussit les 4 épreuves & fut réunie à son amour, annonçant une nouvelle approche de la vie & des relations adultes (sous-entendu : la méfiance, le besoin de tout vérifier & d’être toujours rassuré(e), c’est immature).

– On voit aussi que le secret de rester jeune est de bien dormir !

– L’engagement de Psyché envers l’amour sexuel lui vaut l’immortalité (car je rappelle que la Grèce a 3 genres d’amour : Philia ; l’amour amical, Agape ; l’amour « universel » & Eros ; l’amour sexuel).

– Enfin, la volupté (plaisir sexuel) naît de l’union de l’amour & de l’âme (ou quand on aime avec son âme).

S’affirmer, devenir sûr de soi

Par défaut

sur-de-soi

Certains manquent d’assurance, n’osent pas s’affirmer ou même s’exprimer, se sentent laids ou patauds, se jugent timides ou introvertis, et cela les rend invisibles ou inintéressants (ou même exploitables) en société.

Ces gens-là craignent de déplaire aux autres, tentent de leur plaire ou d’obtenir leur approbation et se sentent très mal à l’aise si quelqu’un les critique, les dément ou les désapprouve.

En société, au lieu de s’attendre à briller ou à être bien accueillis, ils s’attendent à être rejetés ou désapprouvés, ou à se rendre ridicules, ou à n’avoir rien d’intéressant à dire – et, à cause de cette attitude, ils le sont effectivement.

Conclusion ; tout le monde les traite comme quantités négligeables, comme des carpettes (à écraser ou sur qui se défouler), ce qui leur fait une vie minable en tous domaines ; carrière, amis, amour, …

Ils ont des qualités, mais elles passent inaperçues – tandis que d’autres, moins doués mais plus « grande gueule » se ramassent tous les honneurs, les bons jobs & les belles filles (ou gars) ! Eh oui ; le monde est une jungle où les faibles se font écraser.

Mais heureusement, ça peut changer.

Le manque de confiance en soi est causé par des croyances limitantes, instillées par soi-même ou sa famille. Tous les bébés sont extravertis mais il arrive souvent qu’un ou plusieurs événements traumatiques fasse qu’on se sent mal à l’aise avec les autres & fasse basculer dans l’introversion.

Pour acquérir de l’assurance, il faudra donc creuser & retrouver ce qui nous a fait adopter ces croyances limitantes.

Il faut cesser de dire « Je suis introverti » ou « Je manque de confiance en moi », mais d’identifier les domaines de notre vie où on manque de confiance en soi – par ex, en groupe, ou pour parler en public, ou pour s’adresser au sexe opposé, ou pour contester une note au magasin ou au restaurant, ou devant les figures d’autorité (chef, policiers, douaniers, …).

Notez ces incidents… Peu à peu, des schémas se mettent à émerger.

Puis, réfléchissez à comment ça se manifeste et à quel moment précis. Ecrivez ceci aussi, en détail. Analysez ceci & ensuite, songez à quelqu’un de très sûr de lui.

Demandez-vous ce qu’il penserait & comment il agirait dans cette même situation, comment il se tiendrait (sa posture), …

Ecrivez tout ceci, car c’est ce qu’il faut faire. Là, il faut commencer – très graduellement – à pratiquer cette façon de faire, le plus souvent possible, c-à-d dès qu’il y a une occasion de le faire – chaque jour, ou du moins, plusieurs fois par semaine. Là, au lieu de vous réfugier dans votre coquille dans les situations « menaçantes », vous commencerez à adopter l’attitude du modèle sûr de lui que vous aviez choisi.

Cela prendra de 6 mois à 1 an pour pouvoir agir exactement comme le modèle choisi, mais là, vous serez habitué à pratiquer une attitude assurée, et vous vous sentirez bien plus assuré.

D’abord, commencer à agir différemment & à vous affirmer sera dur, car ça vous semblera non-naturel & vous aurez envie d’agir comme d’habitude & de vous faire tout petit, mais souvenez-vous ; « le bonheur se trouve à la fin de votre zone de confort » !

Il s’agit donc de vous pousser à faire un petit acte différent, plus assuré, puis, de continuer à vous pousser à aller un peu plus loin, puis plus loin, etc.

Il ne faut pas agir d’un coup comme un gars (ou une fille) super-sûr de soi, sous peine de vraiment vous rendre ridicule, ou de vous effrayer & de vous empêcher d’agir.

Pour avancer dans votre changement, vous devez trouver des occasions où vous pourrez tester la méthode ci-dessus.

Aussi, il faut que, chaque matin (durant 2 mois), vous vous répétiez plusieurs fois ; « J’aime être sûr de moi » et « Je me fiche de la bonne ou mauvaise opinion des autres ».

Et chaque soir (toujours durant 2 mois), il faut vous imaginer dans les situations qui vous mettent mal à l’aise (que vous avez écrites) et imaginer ensuite que vous agissez comme votre modèle ; le gars sûr de lui, en ressentant les sentiments qu’il doit ressentir – c-à-d être parfaitement à l’aise & se plaire dans cette situation.

Ces 2 techniques vous aideront à mettre en pratique de nouvelles façons d’agir. Plus vous vous entraînez, plus cette nouvelle façon d’agir (& sensation) vous deviendra familière & naturelle, plus vous deviendrez sûr de vous.

Une chose essentielle ; il faut absolument faire l’effort de trouver plus d’occasions de socialiser. En effet, pour éviter mal-être & attaques, les timides & introvertis ont pris l’habitude de s’isoler.

Seulement, ce n’est pas ainsi qu’on avance vers une meilleure vie ! Il faut multiplier les occasions de sortir de votre zone de confort & de pratiquer vos nouvelles façons de faire.

Il faut briser cet isolement en acceptant plus d’invitations & en recherchant activement des groupes dont vous pourriez faire partie, puis joignez-vous-y.

Je recommande, par ex, les groupes Toastmasters Int. ; ils sont pleins de timides & d’ex-timides et en outre, leur but est de nous faire parler en public et on n’y est jamais critiqué – même qu’on est très mauvais, on n’y reçoit que des compliments, ce qui ôte la peur de s’exprimer & augmente beaucoup la confiance en soi.

Quand les autres vous « verront », qu’ils sauront qu’il faut compter avec vous, vous verrez bientôt une grande différence dans votre vie !

Pour une vie riche & excitante

Par défaut

bliss2

« La pire des folies est de voir le monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être » ! (Jacques Brel)

Voilà plus de 4 ans que j’ai écrit sur la mission de vie (voir Trouvez votre mission de vie et Comment exécuter notre mission ?)

Si votre vie vous semble morne, avec chaque jour qui ressemble au précédent, que vous la traînez comme un boulet, avec ennui & n’avez envie de rien, vous subissez votre vie… une vie frustrante.

Pour retrouver du plaisir à vivre, il faut trouver ou retrouver la passion, & pour ça, découvrir votre mission ici-bas.

Moi, ça m’a frappée avec Gordon Ramsay ; comme il hurlait des injures aux autres, je le considérais comme un personnage méchant … jusqu’à ce que je découvre qu’il était vraiment passionné par la nourriture & qu’il voulait donner à ses clients une expérience inoubliable, un moment de bonheur, en savourant ses plats… Là, il a remonté dans mon estime. 😉

Vous voyez ; pas besoin de vous faire moine & de prier & jeûner chaque jour pour le bien de l’humanité ; votre mission ne doit pas nécessairement être une activité d’une haute élévation ; ça peut être une « petite » chose, mais quelque chose que vous faites bien & qui vous passionne (& qui fait du bien aux autres). Bref, cela peut être tout ce que vous voulez…

Qu’est-ce qui vous semble digne de toute votre temps & énergie ?

Une « vision » est nécessaire ! Pour en avoir une, asseyez-vous au calme & demandez-vous qu’est-ce qui pourrait bien vous faire vous bouger ? Une tâche qui vous ferait donner le meilleur de vous-même ? Un rêve d’enfant ou de jeunesse, qui vous paraissait excitant jadis ? Car on a tous été passionné par quelque chose, avant – alors, essayez de vous rappeler par quoi c’était pour vous, ce que vous rêviez de faire étant enfant…

Beaucoup n’arrivent pas à répondre à ceci, soit qu’ils ne trouvent aucune réponse, ou qu’ils en envisagent plusieurs, parce qu’en fait, beaucoup de gens craignent ce qu’ils trouveront comme réponse…

Si vous évoquez quelle serait pour vous la vie idéale, où vivriez-vous, dans quel pays ou environnement, avec quels êtres proches, quelle activité, quel corps ou état de santé, qu’est-ce que vous créeriez, combien d’argent auriez-vous, quelles croyances auriez-vous, quels biens posséderiez-vous, … ?

Laissez aller totalement votre imagination, sans penser aux limitations existantes ou potentielles

On jurerait que notre esprit « logique » veut nous décourager de faire ceci, car toujours, il nous souffle que ce n’est qu’une stupide perte de temps ; une rêverie stérile, des choses impossibles à obtenir, qu’il y a trop de freins dans notre culture ou notre famille, ou que notre âge, notre esprit, notre beauté, notre diplôme ou notre santé précaire nous coupe de toute possibilité d’obtenir ce dont on rêve.

Ce « sage avis » semble très vrai & donc, on est tenté de le suivre.  Mais il ne faut pas l’écouter ! Il faut y résister & s’obliger à faire l’exercice, avoir confiance que c’est possible.

Ce qu’il faut, c’est un changement de mentalité – de « paradigme » comme on dit de nos jours – car on est tellement immergé dans nos ornières, dans notre petite vie, qu’on n’arrive plus à distinguer notre potentiel… & pourtant, il y en a un… C’est juste que notre esprit doit être fait pour refuser les rêves.

Moi, par ex, j’étais si bas il y a 6 ans, que je n’aurais jamais pu imaginer que j’arriverais où j’en suis aujourd’hui (ce dont je remercie Dieu, du reste !).

On ne peut pas atteindre une situation désirée si on ne l’imagine pas d’abord – & voici pourquoi cet exercice de vision est l’étape obligée vers une meilleure vie !

Donc, brisez d’abord ce mur invisible tendu par votre cerveau puis, après avoir conclu votre exercice de vision, notez-la…  SANS vous restreindre pour « rester raisonnable » !

Attention : la vision ne viendra sans doute pas à la 1ère tentative – donc, refaites régulièrement cet exercice sans vous décourager. Demandez-vous quelle est la vision la plus merveilleuse que vous avez de vous et fixez une date lointaine (dans 5 ou 10 ans), pour rassurer votre esprit, lui communiquer que ça ne doit pas se faire dans un mois ou un an.

Quelle est cette belle chose que vous pourriez créer ? Quel est l’impact que vous pourriez avoir sur le monde ? Qu’est-ce que vous pourriez ajouter au monde qui pourrait l’améliorer (selon votre avis personnel) ?

Ceci vous motivera, car cette notion de « contribution » est importante. Les objectifs purement égoïstes & matérialistes ne motivent pas autant, loin s’en faut !

Des études – par Barbara L. Fredrickson, Pr de Psychologie à l’Université de Caroline du Nord – ont démontré qu’au niveau moléculaire, le corps distingue entre divers genres de bonheur et y réagit d’une manière favorisant ou nuisant à la santé ! La sensation de bien-être résultant d’un but noble améliore la santé cellulaire, alors que celui résultant d’une gratification égoïste aurait des effets négatifs, même si, sur le moment, on se sent bien. (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/11/16/la-bonte-est-bonne-pour-la-sante/ ).

Une fois la vision trouvée, il faut l’écrire, en mettant le plus de détails possibles.

Mais quelle activité que ce soit, ça doit être grand, parce qu’on obtient généralement un peu moins que ce qu’on avait prévu. D’ailleurs, si on « essaie de rester réaliste », on ne se pousse pas à fond, à réaliser notre plein potentiel… qui est le seul facteur pouvant nous rendre heureux (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/01/16/comment-trouver-lepanouissement/ ).

Vous ne pouvez apercevoir ce plein potentiel – donc, il faut avoir la foi qu’au fur & à mesure de votre avancée, les choses s’éclairciront et du reste, seule la passion, la motivation (venant de ce dont j’ai parlé plus haut) est le vent qui fera gonfler les voiles de notre bateau & vous fera avancer !

Donc, ne mettons pas la charrue avant les bœufs : cessez de vous soucier du comment & des détails : clarifiez votre vision & suivez-la, & tout se mettra en place tout seul.

N’en doutez pas ; des portes s’ouvriront, car « Quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir» (Paulo Coelho) !

Bien sûr, vous devrez agir, mais vous y serez poussé par la passion – & la vision vous gardera sur le bon chemin…

Marchez-vous « à l’envers de vous-même » ?

Par défaut

marcher-a-lenvers

c-à-d en tournant le dos à ce qui est votre vraie voie, celle qui vous correspond ? En ce cas, il y a des indices qui ne trompent pas… des indices qui prouvent que vous suivez une voie qui ne vous convient pas, une voie qui vous ne vous satisfait ni ne vous épanouit, mais vous épuise & vous déprime.

On entend souvent parler de « trouver sa mission de vie », « vivre nos rêves », « poursuivre nos passions », mais c’est vague… Alors, je vous décrirai ci-dessous les signes qui doivent vous alerter & vous faire songer sérieusement à revoir votre manière de vivre :

Pour nous humains, la bonne voie consiste à vivre « aligné » sur nos rêves & nos désirs, et à développer & utiliser nos dons, passions & compétences.

Diverses études ont montré que les animaux (oui ; même les animaux !) étaient le plus heureux lorsqu’ils peuvent donner le meilleur d’eux-même, exprimer pleinement leurs capacités … Et combien plus ceci vaut-il pour l’homme !

Depuis tout petits, la société – qui, je le rappelle,1) est mécanique & inhumaine, 2) ne vise pas notre bien, mais le sien – nous fait entrer dans une ornière et fait tout pour nous y maintenir… en faisant miroiter des biens illusoires & clinquants, censés nous donner le bonheur, mais bien incapables de le faire !

Encore pire : des études scientifiques ont prouvé, encore & encore, que plus quelqu’un est matérialiste, plus il est malheureux & insatisfait de sa vie !

– D’abord, vous ressentez de l’envie, & même de la jalousie, envers ceux qui vivent leurs rêves ou réussissent dans la branche qui les passionne.

Quand on est aligné sur notre mission de vie, on est inspiré, & non aigri, par la réussite des autres.

Par conséquent, si vous remarquez que vous devenez jaloux d’une personne qui est heureuse & prospère, ça prouve que vous n’êtes pas en train de suivre le bon chemin – c-à-d pas en train de créer du bonheur et/ou du succès pour vous-même.

Décidez de cesser de jalouser (ce qui ne vous apporte rien de bon) pour, à la place, vous inspirer de ces gens qui réussissent dans ce qu’ils aiment.

« Le courage – a dit Amelia Earheart – est ce que la vie exige de nous en échange de la paix ». Corollaire : sans courage, jamais on n’aura le bonheur ; jamais on n’aura un sentiment de paix, de sérénité, d’accomplissement, ici-bas !

Donc, sachez que les alouettes ne vous tomberont pas toutes cuites dans le bec ; il faudra vous retrousser les manches & travailler d’arrache-pied. C’est ce qu’ont fait ces battants que vous enviez… Certains sont partis du bas de l’échelle, & sont arrivés au sommet…Si vous suivez ce que vous aimez, vous pourrez le faire aussi.

Un autre signe qu’on a perdu le contact avec ses rêves, ses espoirs & ses passions, est que l’on passe du temps à s’intéresser à la vie d’autres personnes au lieu de s’occuper de la nôtre, de nos propres désirs.

Ceci est une perte de temps & d’énergie – c’est perdre sa vie ! Ce qui se passe dans notre propre vie, et ce qu’on a besoin d’y faire, devrait être au centre de nos préoccupations, et rien d’autre !

Se focaliser sur ce qui arrive à d’autres ou ce qu’ils font de leur vie, tue nos aspirations & créativité ! Cet espace se ferme parce que notre attention est au-dehors au lieu d’être en nous-mêmes.

Notre conscience doit être en nous, et non dispersée à l’entour, perdue & affaiblie dans les histoires sordides & inintéressantes des autres !

Cela épuise notre énergie mentale, qui devrait normalement servir à nos projets & à embellir notre vie. Donc, laissez les gens vivre leur vie, & progressez avec assurance vers vos rêves !

Il est sain de s’inspirer d’êtres qui ont réussi & qui vivent leur rêve – non pour y rêver stérilement, mais pour s’en inspirer pour agir. Il faut se bouger pour notre vie, notre réussite, notre carrière, … un pas après l’autre (sinon, on se décourage). « Comment mange-t-on un éléphant ? Une bouchée à la fois ! »

3ème signe : vous vous laissez toucher par l’opinion des autres.

Quand on sait, au plus profond de soi, qu’on fait quelque chose de grand pour soi-même, on se fiche de ce que pensent les autres.

Par contre, lorsque l’on néglige de nourrir nos désirs, passions et talents, on n’est pas confiant & sûr de soi ; on n’a pas cet espace de d’assurance en nous-mêmes, & c’est pourquoi on est vulnérable aux affirmations des autres.

Mais on est le seul à voir – & surtout, ressentir – le monde comme on le fait et à avoir ces aspirations profondes… Donc, même des gens qui veulent notre bien ou sont très intelligents, ne sont pas dans notre peau, et ne peuvent pas savoir quelle voie est la meilleure pour nous ; seul nous-même pouvons savoir cela !

Alors, décidez d’avancer concrètement – à petits pas – vers votre but ; passez plus de temps à faire ce qui vous fait vous sentir bien, & moins de temps à vous soucier de l’avis des autres.

Souvenez-vous ; « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, c’est le bonheur qui est le chemin ! »

D’ailleurs, remarquez ceci : les gens qui vous découragent, qui démolissent vos idees et projets ou vous font douter de vous, jamais ne poursuivent leurs rêves, ne vivent de leur passion ou ne travaillent pour réaliser leur potentiel le plus élevé… Jamais ces gens-là ne se trouvent là où ils voudraient être dans la vie !

Les gens qui végètent dans un espace où ils ne veulent pas être, nous poussent toujours à rester dans un espace où l’on ne veut pas être.

Il faut bouger, sinon, vous aussi deviendrez aussi l’un de ces démotivateurs ; quelqu’un qui poussera les autres à rester où ils sont malheureux…

Vous, ce que vous voulez, c’est être à l’endroit où vous voulez être, et aider les autres à atteindre cet endroit aussi.

4ème signe : un rien vous déprime, vous faire sentir vide, triste, sans espoir.

Ces sentiments peuvent naître de traumatismes anciens ou de manques alimentaires, mais ce type de désespérance-ci s’enclenche plusieurs fois durant certaines conversations, parce qu’elles déclenchent une vague compréhension que vous ne faites pas ce que vous voulez faire, ou ce que vous devriez pour mener une vie qui vous convient.

On voit ici comme la vie est bien faite ; la Nature a pourvu les mammifères d’émotions (énergie en mouvement), pour les guider ou leur sauver la vie. Ce désespoir est clairement un signal d’alarme pour nous avertir que l’on « marche à l’envers de soi-même » & qu’on se fait du tort !

Songez à quel point il serait nocif de prendre des anti-dépresseurs pour anesthésier cette douleur qui est un signal ! C’est comme si un homme sciait une chaise, et que soudain, il pense à autre chose & commence à scier dans son bras.

La Nature l’a pourvu du signal de la douleur, pour l’avertir qu’il se nuit et qu’il ait à cesser de le faire. Il en va de même avec les douleurs morales ; il est stupide de les museler pour ne plus les entendre et pouvoir continuer à marcher à l’abîme !

Ce qu’il faut plutôt, c’est écouter ce que nous dit notre corps et se dire : « Houlà, je suis en train de me faire du mal ! Il faut vite que j’arrête & que j’agisse dans l’intérêt de ma vie ! »

Oui : lorsque l’on ne vit pas en alignement avec notre mission, c’est la vie elle-même qui nous crie, avec ces sentiments de tristesse, de cesser de gâcher notre potentiel !

Il y a des gens qui poursuivent dans cette voie durant des dizaines d’années… mais tous sont la proie d’une addiction quelconque pour remplir ce vide qu’ils sentent en eux (alcool, nourriture, drogues – légales ou non, sexe, travail, fièvre acheteuse, …)

Donc, n’essayez pas de nier ces sentiments ou de faire de la « pensée positive » pour les masquer ou les combattre. Demandez-vous plutôt pourquoi vous les ressentez, ainsi que d’autres questions : est-ce que vous vous aimez assez que pour travailler à devenir la meilleure version de vous-même ? Est-ce que vous sortez de votre zone de confort pour faire ce que vous aimez ou voulez ? Est-ce que vous nourrissez ou étouffez vos dons & passions ? Avez-vous atteint votre potentiel ? Et si pas, pourquoi ?

Prenez du temps pour creuser en vous pour trouver des réponses à ces questions, et permettez-vous de ressentir pleinement votre insatisfaction & votre souffrance. Acceptez-les, car ce n’est qu’en voyant clairement dans quelle situation on est, que l’on peut agir pour la changer – dans le cas inverse, on « tape toujours à côté » !

Tâchez de trouver la source de ces sentiments, la raison de leur présence et commencez à agir pour les déraciner (arracher la raison de leur présence) et les remplacer par la confiance, la passion, un but clair, l’énergie, ..

Le 5ème signe est que vous trouvez toutes sortes d’excuses expliquant pourquoi vous ne « pouvez pas » le faire.

Notre neo-cortex est fait pour trouver à tout des justifications « logiques » ; même si on n’a pas d’excuse, il trouvera des raisons « valables » à nos comportements. Il faut savoir ceci, et l’envoyer paître avec ses justifications injustifiables, car ça ne rapportera que du vide & du dégoût de soi…

Demandez-vous quelle est la chose que vous vouliez accomplir ou obtenir jadis ? Vous pensez que vous ne le pouvez pas, mais ce n’est généralement qu’une excuse masquant la peur de l’inconnu.

Oui, l’inconnu fait peur, mais si vous ne sortez pas de votre zone de confort, vous vous condamnez à une vie au rabais, loin de tout accomplissement & satisfaction ! Par conséquent, si vous voulez atteindre un jour vos objectifs, vos rêves, vos désirs, supprimez ce terme de votre vocabulaire ! Ne pensez, parlez & agissez désormais qu’à partir de ce que vous pouvez faire.

Souvent, la peur fait qu’on se torture l’esprit en songeant à nos échecs, ou aux oiseaux de mauvais augure qui nous prédisent l’échec. Des tonnes d’excuses surgissent dans notre esprit ; que l’on est trop jeune, trop vieux, trop expérimenté, …. Toutes musèlent nos désirs intérieurs & résistent aux aspirations de notre âme.

Il faut chasser ces pensées dès qu’elles surgissent. Tout le monde en a, même les battants, mais eux ne les nourrissent pas.

Dites-vous ceci ; « Je ne peux pas empêcher un corbeau de se poser sur ma tête, mais je peux l’empêcher de faire son nid dans mes cheveux ! »

La différence entre ceux qui vivent leur rêve & ont une vie épanouissante, et ceux qui ne le font pas, est que les 1ers écoutent leur coeur, et les seconds, pas !

Attention : ce n’est pas parce que vous ne suivez pas la bonne voie, que vous êtes stupide ou mauvais ; c’est juste le résultat de vivre dans une société éloignée de notre vraie nature, qui est d’être libres & créateurs.

Au lieu de ça, on est mis dans l’ornière de l’éducation depuis tout petits et on devient esclave d’institutions inhumaines, d’un système politique & monétaire froid & sans âme.

Les medias convoyent ces mensonges pour nous faire rester à notre place de bons petits moutons à tondre…

Je le dis dans ma page d’accueil ; « tant la nature que la société se fiche du bonheur des gens : ce que veut la nature, c’est que l’espèce se reproduise et ce que veut la société, c’est qu’on PRODUISE, consomme et “rapporte” : notre bonheur individuel n’entre pas en ligne de compte ! »

Donc, si l’on veut être heureux, il faut se distancier du système & de ses mensonges, et écouter plus notre « petite voix » !

Victimes : écoutons nos émotions enfouies !

Par défaut

émotions enfouies

Les êtres que le PN choisit comme cible sont, je l’ai déjà dit, des êtres d’une grande richesse intérieure ; humbles, ayant des tonnes d’amour & de tendresse à donner, avides d’aider & de se dévouer pour les autres – pour se rendre dignes d’être aimés.

Ces êtres cherchent à être validés au-dehors d’eux-mêmes & dépendent donc de l’approbation d’autrui … ce qui fait bien les affaires d’un PN – qui a beau jeu d’agiter sans cesse cette carotte devant le nez de la victime ! Elle tentera alors toujours désespérément de bien agir, de lui plaire, sans jamais y parvenir…

Celles- ci sont du genre à craindre de déplaire et d’être mal jugées ou rejetées, et à croire qu’elles ne peuvent être aimées juste pour ce qu’elles sont, mais doivent toujours s’efforcer de contenter tout le monde, en s’oubliant totalement.

Tout le monde profite d’elles et si elles se plaignent, s’en fichent ; ce qu’elles désirent ou ressentent n’a aucune importance pour les profiteurs… & pour elles-mêmes non plus, apparemment, puisqu’elles ne se battent pas pour l’obtenir !

Et tandis que les autres (& surtout le PN) prospèrent & s’engraissent de toutes leurs bonnes qualités, elles-mêmes se vident & s’épuisent de plus en plus. La science a démontré qu’une exposition continuelle à des niveaux élevés de peur, d’alarmes et d’attaques, génère un état d’hyper-excitation affectant les systèmes immunitaire & cardio-vasculaire, ainsi que les fonctions neurologiques, psychologiques & émotionnelles (avec des troubles du sommeil, de l’humeur, de la mémoire & de l’apprentissage).

Quand notre bien-aimé(e) prend son air déçu ou méprisant, qu’il (elle) ne semble pas apprécier ce qu’on fait pour lui, au lieu se se fâcher, la victime s’en veut, s’angoisse, se jure de s’améliorer… Nous sommes des êtres émotionnels, et ce traitement, où l’autre ne nous écoute pas, ne nous complimente jamais, nous ignore & nous nie, nous frustre de toute tendresse & considération, revient à nous affamer émotionnellement.

Les humains sont des êtres grégaires ; la science a prouvé que le facteur qui rend l’humain heureux est « se sentir membre d’une communauté » – Donc, on ne peut aller bien que si on est nourri émotionnellement par notre entourage et sinon, on va de plus en plus mal.

Et ça aussi, ça fait les affaires du PN, car plus la victime s’affaiblit, plus elle devient confus(e), plus elle manque de confiance en soi, et donc, plus elle croit ce que l’autre dit et plus elle lui obéit pour tenter de lui plaire & d’obtenir son approbation. Le proverbe disant « les gens affamés sont de mauvais acheteurs » est vrai !

Il faut cesser de dépendre de quelqu’un d’autre que nous pour nous valider, et commencer à se rendre compte de ce qui se passe vraiment.

Pour ce faire, il faut cesser d’être comme un lapin apeuré & s’arrêter pour réfléchir : se demander ce qu’on ressent lors de divers incidents de notre vie (quand il nous insulte, nous nie, nous rabaisse, quand il nous ignore en soirée & fait le joli-coeur avec d’autres, qu’il nous dit qu’on se fait du mal à nous-même & qu’on « sur-réagit », quand il nous salit ou nous humilie en public, …).

Souvent, on a été entraîné(e) à « ignorer » nos sensations (à se nier) dès l’enfance. Alors, à l’âge adulte, on n’a pas de limites personnelles, on ne sait pas quand l’autre dépasse la limite & envahit nos frontières (c-à-d nous agresse).
être soi-même On en ressent la douleur mais sans être capable de « mettre des mots dessus », de le penser & le comprendre comme une agression. Tout est là ; il faut rendre leur « voix » à nos émotions enfouies & niées !

Si on avait été élevé(e) dans le respect, on aurait compris dès sa 1ère attaque qu’il nous manquait de respect, était dangereux et que c’était inacceptable, mais pour des êtres ayant été élevés dans la négation de soi, c’est quelque chose

d’habituel, de normal, qui ne les « choque » pas consciemment et donc, ne les pousse pas à partir. Leur programmation inconsciente les maintient dans ce genre de relations malsaines.

Il n’y a qu’en en prenant conscience que l’on peut s’en libérer. Il faut comprendre qu’on n’est pas ce programme nocif, mais bien un être merveilleux, important. Oui ; ce sont toujours les meilleurs qui ignorent qu’ils ont une valeur, et à l’inverse, les pires ordures sont très sûrs d’eux.

Il faut s’observer pour pouvoir voir si l’on vit dans un état de réactivité à tout ce qui se passe autour de nous et si c’est le cas, savoir que l’on a ce programme inconscient implanté en nous … et là, chercher d’où ça vient, comment ça se manifeste, et, quand ça nous arrive, en prendre conscience & briser ces schémas en décidant de ne plus réagir comme avant – c-à-d ne plus « sauter comme l’autre siffle » et, s’il nous agresse ou nous manque de respect, l’exprimer à haute voix.

Et surtout, prendre conscience de nos frontières personnelles & décider de les faire respecter – au besoin, en coupant le contact avec ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas les respecter !

La victime doit accepter ce qu’elle ressent et décider ce qu’elle va faire de ceci. Comme, pour le faire, il faut prendre conscience que nos limites sont violées, il faut s’entraîner chaque jour à réfléchir à ce qu’on ressent à divers moments de la journée, lieux, situations, avec tous ceux qu’on rencontre, …

Si vous voulez cesser d’être malheureux(se) car tout le monde vous traite comme une carpette, il faut cesser de vouloir plaire à tout prix (ou à éviter de déplaire) & de dire oui à tout ; vous allez apprendre à dire non !

Quand quelque chose vous fait mal ou vous met mal à l’aise, voilà une limite à faire respecter – bien sûr, il faut dépasser votre peur des confrontations !

Et tant pis si ça déplaît, si certains font les « outrés », les « choqués » par votre attitude – qui est pourtant normale, compte tenu des circonstances ! Eh oui ; votre libération ne plaira pas à ceux qui veulent continuer à profiter de vous ou à se défouler sur vous ! Alors, sachez que tous ceux qui veulent vous interdire de vous faire respecter, ne sont pas vos amis !

Car au moins, si ces gens vous étaient reconnaissants de tout ce que vous faites pour eux & de vos sacrifices… mais ils ne vous voient même pas ; ils ne vous aiment pas, ni ne vous estiment. Ils ne vous donneront pas l’amour que vous attendez en échange de vos services.

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de se faire respecter ? Car on peut se passer de pain, mais non de respect !

PS : attention, danger ; la soumission aux désirs de l’autre peut être autre chose qu’un retour au familier et une tentative de guérison ; c’est souvent aussi (« bénéfice secondaire » !) une tentative de contrôler ladite relation ; en effet, la victime ayant vécu une enfance traumatisante, insécurisante, tendra à vouloir éviter ce chaos et à prendre ainsi le contrôle. Si cet élément prédomine, il bloquera la victime dans sa situation inconfortable, l’empêchant d’aller vers une vie plus authentique & épanouissante…

Union : les choix foireux

Par défaut

mariée tuée J’ai déjà parlé de l’amour & des relations (par ex, ici : http://www.bonheuretamour.com/2016/05/25/a-la-decouverte-de-lamour/) mais je voudrais passer à l’étape suivante : le mariage.

Il est clair que tout le monde veut éviter la catastrophe que serait le mariage avec la mauvaise personne, mais tou(te)s (sauf exception), on tombe dans ce piège…

Faire un choix stupide est quasiment obligé, pour plusieurs raisons ;

– d’abord, car on est généralement jeune & qu’on se connaît mal (notre être profond, nos besoins réels, qui est vraiment compatible avec nous), qu’on connaît mal la vie, et qu’on connaît mal les autres – on ignore totalement ce qui constitue un signal de danger, par exemple.

Bref, qu’on a qu’une chance infime de juger correctement l’autre & la relation … surtout que, l’amour étant aveugle, on ne voit pas les défauts de l’autre, ou on espère qu’il changera..

Bien sûr, on ne peut faire passer des tests psychologiques à l’autre, & l’envoyer en thérapie durant 10 ans avant de consentir à le fréquenter !

En plus, pour la majorité d’entre nous, ce sont nos attachements psychologiques qui nous dirigent (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ ), en sorte que, même en croyant rechercher le bonheur, on recherche en fait l’inverse !

C’est pour ça qu’on a rejeté les partenaires gentils, équilibrés & amoureux de nous (moi : Jean-Marie Ragoen), sous prétexte qu’ils nous semblaient « ennuyeux » (!)

Et puis, beaucoup, étant sans doute inintéressants, s’ennuient tout seuls, &, trouvant l’état « isolé » insupportable, acceptent n’importe quoi pour passer à l’état « en couple » ! (sans compter une pénible abstinence sexuelle).

En outre, notre société (qui veut notre malheur parce qu’elle veut notre argent ! – voir http://www.bonheuretamour.com/2014/06/11/une-affaire-en-or-lauto-sabotage/), met au pinacle « l’amour romantique », & conspue la raison (pourtant seule garante d’harmonie) dans la formation des couples.

Et ensuite, on exige que cet état d’ébriété qu’est l’état amoureux ou lune de miel, perdure – même au milieu du train-train, du ménage, du travail & des enfants ; c’est impossible !

Il faut vraiment 2 conjoints matures & équilibrés, car le manque de maturité & de complétion des conjoints est une grosse pierre d’achoppement. On dit toujours « ma moitié », car beaucoup voient le couple comme composé de 2 moitiés d’êtres humains… où chacun se raccroche à l’autre pour le soutenir & le compléter. Non ! Chacun doit être complet, tenant droit sur ses pieds… le partenaire doit juste être quelqu’un qui vient rajouter à cette vie déjà remplie, sinon, ça fait peser un gros poids sur lui… Le couple est déjà une chose difficile, & n’est pas fait pour porter ce poids supplémentaire !

Enfin, tout le monde s’engage dans la chose la plus importante de leur vie (l’union) sans aucune formation !

Pas étonnant que ça foire à tous les coups ! pente fatale

Vu tous ces critères, c’est normal que les mariages « coulent » (voir http://www.bonheuretamour.com/2012/12/16/la-pente-fatale-du-couple/) … L’anormal (& le miracle, en fait), c’est que certains surnagent !

=> d’où tout l’intérêt des mariages arrangés ! Bien sûr, pas les mariages arrangés de jadis, où on unissait 2 patrimoines, mais des unions arrangées par des gens plus sages, dans le seul intérêt des jeunes gens concernés ; des êtres matures connaissant à la fois lesdits jeunes gens, leur moralité (car c’est là le plus important), ce qu’il leur faut, et ce qui fait fonctionner une union. Alors, la réussite – c-à-d l’amour solide & durable, l’harmonie, un partenariat altruiste, efficace & joyeux – sont possibles.

Vous comprenez ici que l’union n’est pas pour tout le monde : les êtres égoïstes, immatures (inaptes au sacrifice) & immoraux en sont exclus.

Car l’amour – le vrai amour, pas la « folie » du « tomber amoureux » – est une décision, et une action, non un sentiment.

Comment peut-on imaginer fonder quoi que ce soit de solide, en se basant sur quelque chose d’aussi fluctuant que les sentiments ? C’est stupide et ne peut mener qu’au désastre, car les sentiments vont & viennent !

Ce qui fonde une union durable & heureuse, c’est l’engagement, l’humilité, la fiabilité, la maturité (rendant la remise en question & le sacrifice possibles).

J’aime, par ex, le discours de Julie dans La Nouvelle Héloïse, à Saint-Preux, son ancien amant, sur l’amour & le mariage : elle y dit que l’amour romantique cause des sentiments intenses, que – à cause de leur intensité – on croit durables, mais qu’en fait, ce n’est qu’un feu de paille. Qu’ainsi, on ne connaît pas l’autre, et que, si on l’épouse, ça ne peut qu’aller vers le bas, et on ne peut qu’être déçu(e) quand on découvre tous ses défauts et que la passion disparaît.

Qu’au final, ça ne forge qu’une vie de malheur, car la passion meurt vite quand on vit ensemble jour après jour & qu’on partage les basses réalités du train-train quotidien.

Elle ajoute que, par contre, un mariage de raison est un partenariat où chacun essaie de se montrer bon époux(se), qu’on apprend à se connaître peu à peu et que, comme on n’a pas d’attentes ou d’espoirs au départ, on ne risque pas d’être déçu(e) , de tomber de haut, puis d’en vouloir à l’autre. Bref, que ces mariages-là sont bien plus harmonieux que les autres.

Au temps des mariages arrangés au Japon, par ex, il y avait peu de divorces. Par contre, depuis qu’on peut choisir son (sa) partenaire, le divorce a énormément augmenté… D’accord, les temps ont changé, mais ça prouve qu’on ne choisit pas mieux que les parents, bien au contraire.

Sans doute les gens étaient-ils moins égoïstes et plus résignés, mais – je regarde toujours « les fruits que donne l’arbre » puisque c’est cela qui permet de juger – ça donnait moins d’enfants tarés (perdant leur vie à des bêtises).

Avant, comme le divorce était impossible ou très mal vu, les gens faisaient des efforts pour faire fonctionner leur couple (pas de porte de sortie) alors qu’à présent qu’il est devenu facile de divorcer, on rompt à la moindre occasion…

Mais comment – si on est une femme – mettre un peu plus de chances de notre côté ?

Eh bien, il faut éviter les hommes suivants

– fils à maman (toujours à lui obéir), ou immature ; toujours avec sa famille ou ses amis,

– homme voulant toujours tout contrôler,

– celui qui fait voler l’argent,

– celui qui ne vous dit pas qu’il vous aime ou pis, vous rabaisse ou vous insulte,

– le pas libre ou l’infidèle (peu importent ses « bonnes raisons »),

– le vieux célibataire (même qu’il a été 10 fois en couple),

– l’enragé qui est inapte à se maîtriser et pique des colères

– l’obsédé sexuel (ou ayant une autre tare à ce niveau).

Tous ceux-là, cessez de les voir, ou vous vous préparez des années de misère…

Vérifiez plutôt si les ingrédients d’une bonne relation sont présentes ! (voir http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/) ; c-à-d le respect, la confiance, le soutien, une communication saine & l’égalité financière.

Et sachez que « mieux vaut être seule que mal accompagnée », vu qu’une mauvaise relation est plus dangereuse pour la santé (mortelle, en fait) que l’alcool, le tabac, l’obésité & la sédentarité REUNIES !

Colère & indignation

Par défaut

Que ferait Jésus

Ce « meme » (qui dit ; « La prochaine fois que quelqu’un vous demande « Que ferait Jésus ? », rappelez-leur que renverser des tables & chasser des gens avec un fouet est du domaine des possibilités ») m’a d’abord amusée… puis il m’a portée à réfléchir.

Les saintes Ecritures disent que la colère fait partie des péchés mortels (les 7 péchés capitaux sont : la colère, l’orgueil, l’envie, la luxure, l’avidité (ou avarice), la gourmandise & la paresse).

Or, Jésus devait sans aucun doute être très en colère pour renverser les tables des changeurs, arracher sa ceinture et les battre avec…

Comment un si saint homme (répandant la Vérité & l’Amour) pourrait-il se damner en commettant un péché mortel ? C’est évidemment impossible !

Ce qu’il ressentait en fait, c’est de l’indignation ; un sentiment d’outrage devant quelque chose de mal & de choquant – bref, une SAINTE colère – qui elle, je n’en doute pas, n’est nullement un péché, bien au contraire !

Car c’est au fruit qu’on connaît l’arbre ;

Cf Matthieu 7 : 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.…

=> Jésus, étant bon, ne peut donc faire des choses mauvaises.

Ce qu’il a vu ( = un lieu saint, où tout ne devrait être que spirituel, changé en lieu où s’expriment des actes & sentiments bassement matériels) était tellement choquant que cette sainte colère est montée en lui, bouillonnant comme un volcan et sortant de lui – aujourd’hui, on dirait qu’il « a pété un câble » !

Même qu’il a dû apparaître comme un fou furieux, j’estime son acte bon, & voici pourquoi :

Il ne voulait pas blesser ces marchands, mais montrer à tous que ce qui se passait était mal – ce qui a certainement provoqué chez certains une prise de conscience salutaire !

Car cette situation a sûrement dû s’installer progressivement (exactement ce qu’on voit dans notre société actuelle) et donc, les gens s’étaient habitués à cette situation scandaleuse – mais Jésus, en s’en offensant, leur a montré que ce n’était ni normal, ni acceptable !

Et bien sûr, ça n’a pas manqué : les mauvais ont crié au sacrilège & au blasphème ; en effet, les méchants haïssent la vérité, qui les démasque, et pourchassent de leur haine ceux qui la répandent.

EUX, ils agissent ; c’est ainsi qu’on a critiqué Bouddha, crucifié Jésus, poursuivi Muhammad, fusillé le Bab, emprisonné Baha’u-llah, assassiné Gandhi, … c’est pour cela que tout va mal ; les mauvais sont actifs alors que les bons ne font rien !

Alors, tout en sachant que personne n’est parfait & que je suis une pécheresse, quand je poste un article ou un commentaire polémique indigné, & qu’on me le reproche, on s’oppose au Bien & à la vérité, comme on l’a fait avec Jésus !

Si on lit la biographie des grands hommes, on constate d’ailleurs que tous les coeur purs (amis de Dieu & de la connaissance) sont décrits comme ayant « un caractère colérique », que tous ont senti de ces saintes indignations & piqué des rages en face du mal.

Loin des théories débiles du New Age, prétendant qu’il faut être toujours positif, c’est au contraire les mauvais qui laissent tout passer sans réagir. Dans notre société (décadente & perverse), tout est bon, tout est valable, tout est ok, & si on est outré & que l’on ose protester contre les saletés qui s’y passent, on se fait moquer ou traiter de moyennâgeuse ou de fou (folle) …

Voici un de leurs mensonges (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/03/12/p-c-new-age/) ; Personne ne devrait jamais se mettre en colère, c’est une émotion qui doit être purgée de votre système. => Correction : la colère est une émotion comme une autre – et, comme une autre, a été créée en nous pour nous sauver la vie ! On ressent de la colère lorsque quelqu’un envahit notre espace ou nous prend quelque chose qui est légitimement à nous. Alors que la colère injuste et non-canalisée est contre-productive, une juste indignation est la motivation majeure pour créer des changements positifs dans le monde. Si vous n’êtes pas indignés par ce qui se passe autour de vous, vous ne faites pas attention, vous êtes inconscient et/ou indifférent (c-à-d complice du mal).

Du reste, n’avez-vous pas remarqué comme les « serpents » sont calmes & apparemment normaux ?

C’est vrai que j’en veux plus aux flics, à la soi-disant « Justice » & aux services sociaux – qui savent ce que mon ex-mari m’a fait subir (& fait encore), ou à mes voisins, qui entendaient qu’il me battait et ne réagissaient pas, qu’audit mari ; car quand il y a violence durable ou harcèlement, c’est toujours que la communauté (frères & soeurs humains) & l’autorité en charge ne font pas leur boulot !

Ces gens auraient dû s’indigner et agir pour me protéger (faire cesser la violence & punir l’agresseur).

De même quand ma mère me battait étant petite : à cette époque, je ne pouvais m’exprimer cette pensée, mais je la ressentais & perdais foi en moi-même et en l’humanité !

Si tous ces gens qui l’ont vue & entendue me battre & m’humilier étaient intervenus pour me défendre & lui faire honte de sa conduite, j’aurais pigé que c’était elle qui faisait mal, et non moi qui était une ratée totale… ce qui aurait modifié le cours de ma vie ! Car la seule qualité (à part bien sûr les connaissances indispensables à la survie) que les parents doivent développer pour assurer le bonheur de leur enfant dans la vie, c’est la confiance en soi.

Par ex quand, le 20 mars 1972 (mon anniversaire !), je suis arrivée à l’école en pleurant, et bleue de coups des pieds à la tête, les profs « n’ont rien remarqué » et quand je suis arrivée chez le Dr Dethier, à Molenbeek, avec l’oreille déchirée, saignant abondamment et pleurant convulsivement, il « n’a rien remarqué » non plus… Cette passivité est CRIMINELLE ! (& même pis : certains, non contents de ne pas agir pour faire cesser ces abus, en profitaient pour se défouler sur moi – sachant que j’étais trop petite pour me défendre et que mes « parents » ne feraient rien pour me défendre).

Les prisonniers des camps de concentration le disaient aussi : ils ont plus souffert de l’absence de réaction des habitants des alentours des camps (qui savaient ce que les nazis leur infligeaient & laissaient faire) que de leurs bourreaux !

Bien loin d’être un péché, cette rage de Jésus est donc la vertu opposée : un acte de bonté. Quand on voit quelque chose qui est Mal, il est normal d’en ressentir de la colère, normal de vouloir rectifier la situation scandaleuse, et de notre devoir de nous indigner !

Alors, oui ; demandez-vous ce que Jésus ferait et s’il le faut, laissez-vous aller à une sainte colère !

Infidélité ; signes, découverte & pardon

Par défaut

infidèle4 Certains signaux indiquent que votre partenaire vous trompe :

– son gsm est fermé la majorité du temps,

– son gsm est dissimulé ou il change tout le temps son mot de passe sur son gsm, son PC, et ses comptes sur les médias sociaux,

– il(elle) retourne son gsm (« sur le ventre ») ou l’éteint quand vous êtes là,

– le temps qu’il passe avec vous, vos interactions (aussi sexuelles) et le nombre de fois où il(elle) vous appelle ou vous texte, diminue.

La découverte de l’infidélité est toujours un écroulement de toute notre vie, une douleur insupportable (à moins de ne pas aimer son partenaire).

Ensuite, pour que le partenaire trompé puisse se remettre de cette terrible épreuve, il faut que le partenaire infidèle comprenne toute l’étendue du ravage qu’il a causé & l’exprime, en montrant du remords pour ce qu’il a fait – et ce remords se prouve en racontant tout, en étant joignable à tout moment et en prenant des mesures extrêmes pour que ça n’arrive plus jamais à l’avenir.

C’est un fait que l’infidélité, ça « marque ».. et beaucoup ! Comme pour la mort d’un enfant, il y a un « avant » et un « après »…

Les théories débiles actuelles exigent que l’on pardonne … « pas pour l’autre, mais pour soi » … Mais le but n’est pas de « pardonner » – car beaucoup savent qu’ils sont censés être « braves », être « positifs », « ne pas rester dans le négatif » et donc, pardonnent .. mais du bout des lèvres !

Ils disent ensuite des choses du genre : »je lui ai pardonné, mais je n’ai pas oublié ».

Le vrai but, en fait est d’avoir une « clôturation émotionnelle » (anglais : emotional closure) sur cette aventure – que ça ne vous fasse plus « mal au ventre ».

Ce n’est pas tout le monde qui peut se remettre d’une liaison, donc, c’est à chacun de décider s’il peut ou non s’en remettre.

Si vous voyez qu’il y a quelque chose à sauver, que l’autre montre un vrai repentir, et que vous prenez la décision de pardonner et de surmonter l’épreuve, eh bien faites-le, mais alors totalement !

Sinon, coupez – totalement aussi ! Si vous sentez que la trahison était si profonde que vous avez perdu toute confiance en l’autre et que vous ne pourrez plus jamais lui refaire confiance, si vous sentez qu’il(elle) vous a tellement blessé(e) que jamais vous ne parviendrez à surmonter l’amertume et la douleur de cette trahison, rompez.

Beaucoup font l’erreur de rester à jamais « le cul entre 2 chaises » ; essayant, d’une part de se raccrocher au passé (qui est pour tant mort au moment où vous avez appris son infidélité) et d’autre part, de se dire « mais je devrais pouvoir recommencer à avancer avec ma vie. »

L’ennui, c’est que, comme tout dans l’univers, c’est une énergie, qui reste active en vous, alors, ça doit sortir d’une façon ou d’une autre …

Bref, ce poison continue à vous ronger de l’intérieur, ça abîme votre âme, ce que vous êtes, comme personne, comme père (ou mère) & comme époux(se). Ca change comment vous vous sentez, votre santé, et ça modifie votre comportement ; comment vous traitez les autres.

Alors, comment arriver à redonner sa confiance ? Quand quelqu’un a été blessé de cette façon, il se demande comment il peut se ré-ouvrir et refaire confiance.

Eh bien, il y a 2 étapes : la confiance vient de SAVOIR (& non pas croire) que vous pouvez gérer ce que l’autre fera, même en ne pouvant pas prédire à 100% ce qu’il (elle) va faire.

Comme le dit Dr Phil : le degré de notre confiance dépend de celui de notre force, et du fait de savoir que l’on est capable de gérer les imperfections de notre partenaire. Là, on n’a plus peur, on ne se sent plus obligé de pardonner – pour ensuite devoir vivre dans la douleur et dans la peur que l’autre le refasse. Et, comme on a de bonnes limites, s’il (elle) le refait, on rompt immédiatement.

Dans beaucoup de cas, le partenaire trompé reste, mais vit dans la peur que l’autre le(la) re-blesse – en pensant « et si…? « . La solution à ceci est simple ; finissez la phrase « Et s’il (elle) me retrompe ? » ou « Et s’il(elle) part avec un(e) autre ? », et puis répondez-y : « s’il part, je serai ok », « je m’en remettrai », ou même « Tant pis pour lui (elle) ! »

Dites-vous « J’ai traversé ça avant, et j’y survivrai une fois de plus, car je crois en moi et je parie sur moi et pas sur quelqu’un d’autre ! »

Finalement, la question n’est donc pas : « puis-je faire confiance à mon (ma) partenaire ? », mais bien : « Puis-je ME faire assez confiance ? »

Car c’est CA, la vie ; apprendre à se fier assez à soi-même pour ne pas permettre à d’autres de nous démolir totalement.

Par conséquent, on peut réaccepter le tromperur dans notre vie, si on peut avoir assez de confiance en nous-même pour être sûr(e) que, même s’il nous re-trompe, on est certain(e) qu’on ne le tolèrera plus.

Les jaloux sont dangereux

Par défaut

femme refuse ou confuse Plusieurs femmes m’ont déjà fait part de leur désarroi face à la jalousie de leur compagnon.

J’avais traité de ce problème en général (voir http://www.bonheuretamour.com/2013/02/16/la-jalousie-maladive/ ), mais je veux maintenant y revenir plus en détail.

Ces femmes m’exposent qu’elles souffrent des accusations d’infidélité & des scènes continuelles que leur partenaire leur fait – et ce, sans aucune raison, puisqu’elles n’aiment que lui.

Par ex, si elles doivent sortir, ou rencontrer des copains ou aller dans un lieu où elles risquent de tomber sur un de leurs « ex », ça déclenche une tempête ; leur homme les accuse des plus sombres desseins, leur interdit toute une liste de choses (sortir, se maquiller, porter des vêtements moulants ou des talons, …) et hurle comme un forcené – ce qui les blesse et les attriste. Et elles veulent que je les aide à rassurer Monsieur l’Enragé …

Eh bien non ! Ayant leur intérêt & leur bonheur en vue, je ne les encouragerai pas à poursuivre dans cette voie… car RIEN ne pourrait calmer le jaloux – et, en même temps, rester avec un gars pareil les met grandement en danger. En effet, ce genre de jalousie est un signal d’alarme annonçant de la violence.

La meilleure solution pour préserver leur santé (et leur vie) est de dire au fou furieux ; « je refuse de rester avec quelqu’un qui me croit capable de telles vilenies ».

Vous verrez que, comme par hasard, ce gars, qui était enragé & mauvais, comprend que le vent tourne et voulant garder son petit « punching ball » ( = vous), il va soudain devenir tout sucre, tout miel, pleurnicher qu’il vous aime et vous promettre la Lune. Ne faites pas l’erreur de le croire & de lui retomber dans les bras…sinon, vous êtes repartie pour un tour !

Personnellement, je ne suis pas jalouse ; j’ai toujours considéré ça comme une maladie mentale & la marque d’un manque de confiance en soi. Aussi, comme venant de gens ayant beaucoup de négativité en eux, et qui trouvent l’harmonie trop calme (ce qui n’est pas normal) – qui donc, ont besoin de vie en dents de scie, de « grandes scènes du III », de cris, de coups,… bref, des gens décidés à se pourrir la vie et à la pourrir à celui ou celle qu’ils prétendent aimer !

Je ne comprends pas celles qui trouvent normal d’être ainsi insultées : car un gars qui vous fait ce genre de scènes, c’est comme vous dire que vous êtes à la fois une pute et une menteuse – & aussi, de vous faire payer pour une blessure antérieure à vous ; beaucoup ont été, étant enfants ou jeunes, trahis par une femme : soit leur mère était une coureuse, soit une ex à eux les a trompés, &, comme ils n’ont pas digéré la chose, c’est la suivante qui paie les pots cassés, pour l’autre !
Mais enfin ! Aimer c’est « couper une orange en 2 et toujours donner la plus grosse part à l’autre »,

Aimer, c’est vouloir se présenter sans défauts devant l’autre, comme un Prince Charmant,

Aimer, c’est s’efforcer de s’améliorer avec l’autre,

Aimer, c’est toujours vouloir le bonheur et l’épanouissement de notre bien-aimé(e), même si ça implique de se sacrifier, ou de s’effacer…

Alors ces scènes déplorables ; NON ; ce n’est sûrement pas aimer ! (pour plus d’infos, voir : http://www.bonheuretamour.com/2015/05/26/si-cest-intense-ca-doit-etre-de-lamour/ ).

A 18 ans, je suis tombée raide dingue d’un gars (Patrick Van H..) … J’étais bleue de lui ; même si Brad Pitt m’avait draguée, je ne lui aurais pas fait l’aumône d’un regard, c’est dire !

Mais hélas, il était jaloux ; il a commencé par tenter de restreindre ma liberté puis les accusations, les reproches et enfin, une scène violente. Or je déteste les scènes ; donc après cette 1ère scène injustifiée, je suis sortie & l’ai trompé – ainsi, je n’avais pas été insultée et criée dessus pour rien !

La 2ème scène fut plus violente ; il me frappa…Et là, tout l’amour que j’avais pour ce connard est tombé de moi d’un seul coup, comme un vêtement, et je l’ai plaqué … Voilà ce que sa jalousie a fait de notre relation – pourtant prometteuse.

Bref, avec une fille comme moi, la jalousie ne marche pas… Par contre, avec bien des femmes, les losers violents peuvent se laisser aller à les traîner dans la boue et elles s’excuseront & tenteront de s’expliquer…

QUAND comprendront-elles que les coups, les meurtres, ça commence toujours comme ça ? QUAND comprendront-elles que ça lui plaît – à ce petit adjudant de banlieue – à ce minable voulant jouer les hommes – de dégueuler toute sa saleté, sa négativité, ses complexes, sa frustration, sa hargne, son désir de revanche ou sa méchantceté sur elles, EN PROFITANT DE LEUR AMOUR comme une crapule qu’il est ?!

Femmes : souvenez-vous qu’en tentant de vous justifier, c’est comme si vous lui donniez raison de vous accuser.. Et plus vous entrez dans sa folie (dans l’espoir irréaliste de le calmer), plus ça dégénère, plus il exigera de « preuves »… C’est une folie ; il n’y a tout simplement PAS MOYEN de le rassurer !

Souvent aussi, le gars sent que vous êtes trop belle pour lui, et, craignant de vous perdre, il tente ainsi de vous terrifier pour vous contrôler.

Pourquoi estimez-vous que vous devriez payer les pots cassés du petit ego fragile de « monsieur » ou de sa mauvaiseté ? Peut-être que son chef lui fait des misères, ou qu’il fut battu etant enfant, et là, il faut que ça sorte ! Tant que vous acceptez – car protester en paroles, c’est accepter ! – ce traitement injuste et destructeur, ce loser pourra se défouler contre vous… et ça ira de plus en plus loin ; souvenez-vous que c’est une escalade ! H crie F

En outre, sachez que les hommes jaloux sont les plus portés à tromper (ce sont les plus infidèles)!

L’écrivaine Pearl Buck raconte qu’au début de son 2d mariage, son mari, qui était jaloux, lui a fait une remarque pour un rendez-vous d’affaire qu’elle avait avec un homme. Elle n’a pas répondu, mais, furieuse d’être ainsi insultée (car cette femme avait, elle, du bon sens & du respect de soi), elle ne fit rien d’autre que de laisser tomber la vaisselle qu’elle tenait en mains et quitter la pièce. Son mari comprit qu’il la perdrait s’il continuait ; il a dompté ses mauvais instincts et l’a par la suite toujours respectée.

Mais le souci est qu’ici, la femme est un peu complice de ces scènes ; en effet, la société, grande répandeuse de croyances grotesques, les persuade que la jalousie fait partie d’une relation d’amour (?!). Pis encore : beaucoup de femmes (manquant d’estime de soi) sont flattées que leur mec le soit, et seraient vexées s’il ne se montrait pas jaloux !

D’autres supportent ces scènes parce qu’elles ont également une négativité en elles (mais inversée) – une blessure d’enfance qu’elles ont aussi besoin de « recycler » pour en guérir… Cela cause cet effet pervers (j’étais ainsi avant, donc je connais bien le sujet) : un gars calme aimant et respectueux nous paraîtra ennuyeux ; nous aussi, on soupire après les orages de la passion… sans se douter qu’on y laissera notre peau ou notre santé physique et mentale (et celle de nos enfants) !

Les femmes qui supportent les scènes souffrent sans doute d’attachements psychologiques (à ce sujet, voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-nous-aussi/ et

http://www.bonheuretamour.com/2013/11/24/cessez-de-vous-faire-du-mal/).

femme coupe homme Bref, ce qui est préoccupant, ce n’est pas le loser & ses crises de rage (ça, vous le plaquez immédiatement & l’évitez comme la gale à l’avenir), mais c’est vos liens d’antan ou votre manque d’amour de vous (lisez http://www.bonheuretamour.com/2012/05/10/de-la-femme-comme-jardin/) – voilà ce à quoi vous devriez réfléchir dès maintenant…

PS : conseil aux hommes : si vous êtes jaloux, maîtrisez-vous (c’est une cause de désamour : http://www.bonheuretamour.com/2013/12/14/les-causes-du-desamour/ ) et si vous ne l’êtes pas, feignez de l’être un peu.

Citations de Mtre Eckart

Par défaut

Mtre Eckart  (mystique allemand du XIIIème siècle)

Les théologiens peuvent se quereller, mais les mystiques du monde entier parlent la même langue.

Les gens ne devraient pas trop s’inquiéter de ce qu’ils font, mais plutôt de ce qu’ils sont. Si eux et leurs actes sont bons, alors leurs actions sont radieuses. Si vous êtes juste, alors ce que vous faites sera aussi juste. Nous ne devrions pas penser que la sainteté est basée sur ce que nous faisons, mais plutôt sur ce que nous sommes, car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient, mais nous qui sanctifions nos œuvres.

Celui qui connaît, et ce qu’il connaît, sont un.

Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.

En vérité, si un homme abandonnait un royaume et le monde entier et qu’il se garde lui-même,

il n’aurait rien abandonné.

L’erreur est affaire d’intelligence, l’hérésie dépend de la volonté.

L’homme ne doit pas se contenter d’un dieu qu’il pense, car lorsque la pensée s’évanouit, Dieu s’évanouit aussi.

Certaines personnes sont d’avis qu’ils sont saints et parfaits en tout, et vont partout avec de grandes actions et de grands mots, et pourtant, ils poursuivent et désirent tant de choses, il veulent posséder tant de choses et sont tellement préoccupés à la fois d’eux-mêmes et de ceci et cela. Ils affirment qu’ils recherchent une grande piété et dévotion, et pourtant ils ne peuvent pas accepter un seul mot de réprobation sans répondre. Soyez certain de ceci : ils sont loin de Dieu et ne sont pas en union avec lui.

Nous ne devrions nous satisfaire de rien, combien bon que ça puisse sembler ou être, de sorte que, lorsque nous nous trouvons sous la pression ou la contrainte, il sera évident que nous sommes plus travaillés que travaillant, et en sorte que nous puissions apprendre à entrer dans une relation de coopération avec notre Dieu. Ce n’est pas que nous devions abandonner, négliger ou refuser notre moi intérieur, mais nous devons précisément apprendre à travailler en lui, avec lui et à partir de lui, de telle façon que l’intériorité tourne en action efficace et qu’une action efficace ramène à l’intériorité et que nous devenions habitués à agir sans aucune compulsion. Car nous devrions nous concentrer sur cette impulsion intérieure, et agir selon celle-ci, que ce soit par la lecture ou la prière ou – si cela convient – une certaine forme d’activité extérieure. Bien que si l’activité extérieure détruit l’intérieure, nous devions donner la priorité à cette dernière. Mais si les deux sont à l’unisson, alors c’est ce qui est le mieux pour coopérer avec Dieu.

Quoi que Dieu fasse, la première impulsion est toujours la compassion.

Certaines personnes veulent voir Dieu avec leurs yeux comme ils voient une vache, et l’aimer comme ils aiment une vache – pour le lait et le fromage et le profit que ça leur rapporte. Voilà comment ça va avec des gens qui aiment Dieu pour la richesse extérieure ou le confort intérieur. Ils n’aiment pas Dieu correctement, quand ils l’aiment pour leur propre avantage.

La Connaissance, c’est l’expérience que fait l’homme de l’unité qui unit tous les hommes.

Les gens réfléchissent trop à ce qu’ils doivent faire et trop peu à ce qu’ils doivent être.

La connaissance pure est inconnue de tous ceux qui ne sont dépouillés de leur moi et de toutes les choses matérielles.

Si la seule prière que vous dites jamais dans votre vie entière est merci, ce sera suffisant.

Dieu est à la maison. Nous sommes dans le pays lointain.

En vérité, c’est dans l’obscurité que l’on trouve la lumière, donc quand nous sommes dans la peine, cette lumière est la plus proche de tout pour nous.

Seule la main qui efface peut écrire la vérité.

L’amour est aussi fort que la mort, aussi dur que l’enfer. La mort sépare l’âme du corps, mais l’amour sépare toutes choses, de l’âme.

Il y a un lieu dans l’âme où vous n’avez jamais été blessé.

Vous pourriez dire : comment cela peut-il être ? Je ne peux sentir sa présence en aucune façon. Écoutez ceci. Sentir sa présence n’est pas en votre pouvoir, mais en le sien. Il se montrera quand il lui convient de le faire, et il peut aussi rester caché si tel est son souhait. Ceci est ce que le Christ voulait dire quand il a dit à Nicodème:  » L’esprit souffle où il veut : vous entendez sa voix, mais vous ne savez pas d’où elle vient, ni où elle va» (Jean 3: 8)

Dieu n’est pas bon, car sinon il pourrait faire mieux.

Quiconque possède Dieu dans son être, Le possède d’une façon divine, et Il rayonne hors d’eux en toutes choses ; pour eux, toutes choses ont le goût de Dieu et en toutes choses, c’est l’image de Dieu qu’ils voient.

Chaque créature est une parole de Dieu et est un livre sur Dieu.

Maintenant écoute ! Y a-t-il jamais eu (des êtres) plus chers à ou plus intimes avec notre Seigneur que les apôtres ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux n’a échappé au péché mortel. Ils ont tous commis le péché mortel. Il a montré maintes et maintes fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament dans ces individus qui allaient devenir, de loin, les plus proches de lui ; et aujourd’hui encore, on trouve rarement que les gens accomplissent de grandes choses sans d’abord s’égarer. Et ainsi notre Seigneur veut nous enseigner sa grande miséricorde, nous exhortant à grande et vraie humilité et dévotion. Car, lorsque le repentir est renouvelé, alors l’amour aussi se renouvelle et se renforce.

Le travail extérieur ne sera jamais chétif si le travail intérieur est grand.

La spiritualité ne s’apprend pas par l’évasion du monde, ou en s’enfuyant loin des choses, ou en tournant ermite et en se séparant du monde. Nous devons plutôt apprendre une solitude intérieure où ou avec quiconque que nous nous trouvions. Nous devons apprendre à pénétrer les choses et à y trouver Dieu.

Je me trompe, mais je ne suis pas un hérétique, le 1er a à voir avec l’esprit et le 2d avec la volonté!

Comment puis-je aimer Dieu ? Vous devriez aimer Dieu non mentalement, c’est-à-dire l’âme doit devenir non-mentale et dépouillée de ses images mentales. Car aussi longtemps que votre âme est mentale, elle doit posséder des images. Tant qu’elle a des images, elle possédera des intermédiaires, et aussi longtemps qu’elle a des intermédiaires, elle n’aura pas l’unité ou la simplicité. Tant qu’elle manque de simplicité, elle n’aime pas vraiment Dieu, car l’amour vrai dépend de la simplicité. . . En effet, vous devez l’aimer comme il est Un, pur, simple et transparent, loin de toute dualité. Et nous devrions éternellement nous enfoncer dans ce Un, passant ainsi de quelque chose à rien. Que Dieu nous y aide.

Et à mon avis, la chose la plus importante est que nous devons nous abandonner entièrement à Dieu chaque fois qu’il permet que quelque chose nous arrive, que ce soit l’insulte, la tribulation ou tout autre genre de souffrance, l’accepter avec joie et gratitude et permettre à Dieu de nous guider encore plus plutôt que de rechercher ces choses par nous-mêmes.

Au moins de théorisation l’on fait à propos de Dieu, au plus réceptif l’on est à son influence.

Au plus essentiellement et simplement l’esprit repose sur Dieu et est soutenu par lui, au plus profondément on est implanté en Dieu et au plus réceptif on est à Lui dans tous ses dons précieux – car le genre humain doit se fonder sur Dieu seul.

L’amour de tout coeur pour un autre crée la confiance en eux, et nous trouverons vraiment en Dieu tout ce que nous osons espérer de Lui, et mille fois plus. Tout comme nous ne pouvons jamais trop aimer Dieu, ainsi, on ne peut pas avoir une trop grande confiance en lui. Rien de ce que nous pouvons faire ne peut jamais être aussi approprié qu’avoir pleinement confiance en Dieu. Il n’a jamais cessé de faire de grandes choses à travers ceux qui ont une grande confiance en lui, et Il a clairement montré dans toutes ces personnes que leur confiance est née de l’amour, car l’amour possède non seulement la confiance, mais aussi la vraie connaissance et la certitude inébranlable.

Tout ce que Dieu veut de l’homme est un cœur paisible.

(..) tout objet que vous avez dans votre esprit, combien bon qu’il soit, sera une barrière entre vous et la vérité la plus profonde.

Mais de Dieu vous ne pouvez jamais avoir satiété. Plus vous avez de Dieu, plus vous le désirez. Si vous pouviez jamais avoir assez de Dieu, de sorte que vous soyiez rassasié de lui, alors Dieu ne serait pas Dieu.

Vous ne devriez pas imaginer que votre raison peut évoluer jusqu’à pouvoir comprendre Dieu. Mais plutôt, si Dieu est destiné à luire divinement en vous, votre lumière naturelle ne peut pas aider ce processus, mais doit devenir un pur néant, sortant d’elle-même. Ce n’est qu’alors que Dieu peut entrer avec sa lumière, ramenant avec lui tout ce à quoi vous avez renoncé et mille fois plus, y compris une nouvelle forme qui contient toutes les choses en soi.

Personne, à n’importe quel moment, n’est coupé de Dieu.

Puisque l’accent métaphysique des réalités spirituelles et divines dont l’être humain fait partie maintenant est l’unité, la manifestation morale de cet état est la pratique de l’altruisme, qui consiste à traiter d’autres personnes comme si elles étaient nous-mêmes (cf. Lev 19:18 ). Ainsi, nous devrions être aussi concernés par le bien-être des autres que nous le sommes par le nôtre, et tout ce que nous faisons serait conçu dans l’esprit d’humilité. En effet, de toutes les vertus qui sont le plus associées au détachement, l’humilité est la plus fondamentale.

Rien dans toute la création n’est si semblable à Dieu que le silence.

Courez vers la paix.

Lorsque l’âme veut expérimenter quelque chose, elle projette une image devant elle et saute dedans.

La sagesse consiste à faire la prochaine chose que vous avez à faire, de le faire avec tout votre cœur, et de trouver plaisir à le faire.

Plus nous avons, moins que nous possédons.

Dieu est plus grand que Dieu.

Seuls ceux pour qui Dieu est présent en toutes choses et qui font le meilleur usage de leur raison, savent ce qu’est la vraie paix est et possèdent vraiment le paradis.

Si vous faites bien, vous faites bien où que vous soyez. Si vous échouez, vous échouez où que vous soyez.

En effet, plus nous sommes notre propre possession, moins nous sommes la possession de Dieu.

(…) nous devrions apprendre à voir Dieu dans tous les dons et œuvres, ni nous satisfaire de quoi que ce soit, ni devenir attachés à quoi que ce soit. Pour nous, il ne peut y avoir aucun attachement à un mode particulier de comportement dans cette vie, ni cela a-t-il jamais été bien, combien prospère on peut avoir été.

Il n’existe que l’instant présent … un Maintenant qui toujours et sans fin est neuf. Il n’y a pas d’hier ni aucun demain, mais seulement Maintenant, comme c’était il y a mille ans et comme ce sera dans mille ans d’ici.

Pour la personne qui a appris à lâcher prise et laisser être, rien ne peut encore se mettre en travers de son chemin.

La prière la plus puissante, une (qui est) presque omnipotente, et le plus digne de tous les travaux, est le fruit d’un esprit tranquille. Au plus calme il est, le plus puissant il est, au plus digne, plus profonde, plus éloquente et plus parfaite est la prière. A l’esprit tranquille, tout est possible. Qu’est-ce qu’un esprit tranquille ? Un esprit calme en est un sur lequel rien ne pèse, que rien n’inquiète, qui, libre de liens et de toute recherche de soi, est entièrement fusionné dans la volonté de Dieu et mort à la sienne propre.

Votre environnement ne compte pas. Dieu est avec vous partout – à la place du marché, ainsi que dans l’isolement ou dans l’église. Si vous ne recherchez rien sauf Dieu, rien ni personne ne peut vous perturber.

Dieu n’est pas distrait par une multitude de choses. Ni nous ne pouvons l’être.

Soyez prêt à être un débutant chaque matin.

Sur la vraie repentance et la vie sainte. Beaucoup de gens pensent qu’ils réalisent de grandes choses dans les travaux extérieurs tels que le jeûne, aller nu-pieds et d’autres pratiques qui sont appelées pénitences. Mais la vraie pénitence, et le meilleur type de pénitence, est ce par quoi nous pouvons nous améliorer grandement et dans la plus haute mesure, et cela consiste à nous détourner totalement de tout ce qui n’est pas Dieu ou de Dieu en nous et dans toutes les créatures, et de nous tourner entièrement et complètement vers notre bien-aimé Dieu dans un amour inébranlable pour que notre dévotion et désir pour lui devienne grands. Dans quelque sorte de bonne oeuvre que vous possédiez ceci le plus, au plus juste vous êtes et plus il y a de cela, au plus vraie est la repentance, et au plus cela expurge le péché et toutes ses punitions. En effet, dans un court laps de temps, vous pouvez vous détourner si fermement de tout péché avec une telle répulsion, et vous tourner tout aussi fermement vers Dieu, que même si vous aviez commis tous les péchés depuis Adam et tous ceux qui sont encore à venir, vous seriez pardonné pour chacun d’eux, ainsi que de leur punition et, si vous mouriez alors, vous seriez amené devant la face de Dieu. Cela est la vraie repentance, (…) Si un travail externe vous entrave en ceci, que ce soit le jeûne, la veillée, la lecture ou toute autre chose, vous devriez l’abandonner librement, sans vous soucier de ce que vous pourriez ainsi négliger votre pénitence. Car Dieu ne remarque pas la nature des travaux, mais seulement l’amour, le dévouement et l’esprit qui est en eux. Car Il n’est pas tant préoccupés par nos œuvres que par l’esprit avec lequel nous les effectuons toutes et que nous devrions l’aimer en toutes choses. Ceux pour qui Dieu ne suffit pas sont avides. La récompense pour toutes vos oeuvres devrait être qu’elles sont connues de Dieu et que vous cherchez Dieu en elles. Que ce soit toujours assez pour vous. Le plus purement et simplement on le cherche, plus efficacement tous nos travaux expieront nos péchés.

Si j’avais un ami et que je l’aimais à cause des avantages qu’il m’apporte et parce que je peux faire tout ce que je veux, alors ce ne serait pas mon ami que j’aimerais, mais moi-même. Je devrais aimer mon ami à cause de sa propre bonté et de ses vertus et tenir compte de tout ce qu’il est en lui-même. Ce n’est que si j’aime mon ami de cette façon, que je l’aime correctement.

« Vous devriez être comme ceux qui, à tout moment regardent et attendent leur Seigneur» (Luc 12:36). En vérité, ces gens vigilants sont alertes et à l’affût de leur Seigneur, qu’ils attendent ; ils regardent pour voir s’il n’est pas par hasard caché dans ce qui leur arrive, aussi étrange que cela puisse leur sembler.

Il faut apprendre une solitude intérieure, où que l’on peut être.

Mais que devraient-ils donc faire ? Tout d’abord, ils doivent renoncer à eux-mêmes, et alors, ils auront renoncé à toutes choses. En vérité, si quelqu’un venait à renoncer à un royaume ou le monde entier tandis qu’il se raccroche à lui-même, il n’aurait renoncé à rien du tout. Et en effet, si quelqu’un se renonce à soi-même, alors quoi qu’il puisse garder, que ce soit le royaume ou l’honneur ou quoi que ce soit, ils ont toujours renoncé à toutes choses.

Nous devons entrer dans un savoir transformé, une inconnaissance qui ne vient pas de l’ignorance, mais de la connaissance.

Taisez-vous donc, et ne bavardez pas au sujet de Dieu, car en bavardant à son sujet, vous dites des mensonges et commettez un péché. Si vous souhaitez être parfait et sans péché, alors ne babillez pas de Dieu. Aussi, vous ne devriez pas vouloir comprendre quoi que ce soit à propos de Dieu, car Dieu est au-delà de toute compréhension. Un maître dit : Si j’avais un Dieu que je pouvais comprendre, je ne le considérerais pas comme Dieu. Si vous comprenez quoi que ce soit sur lui, alors il n’est pas là-dedans, et en comprenant quelque chose de lui, vous tombez dans l’ignorance, et en tombant dans l’ignorance, vous devenez comme un animal puisque la partie animale dans les créatures est celle qui est ignorante. Si vous ne souhaitez pas devenir comme un animal par conséquent, ne faites pas semblant que vous comprenez quoi que ce soit du Dieu ineffable.

Le prix de l’inaction est bien plus grand que le coût de faire une erreur.

Nous devons prier avec une telle intensité que nous voulons que tous les membres de notre corps et toutes ses facultés, les yeux, les oreilles, la bouche, le cœur et tous nos sens se tournent vers cette fin ; et nous ne devons pas cesser dans ce jusqu’à ce que nous sentions que nous sommes près d’être unis à celui qui est présent pour nous et à qui nous prions : Dieu.

Un être humain a tant de peaux à l’intérieur, couvrant les profondeurs du cœur. Nous savons tant de choses, mais nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ! Car trente ou quarante peaux ou masques, aussi épais et durs la peau de l’ours ou du bœuf, recouvrent l’âme. Allez dans votre propre sol et apprenez-y à vous connaître.

L’œil à travers lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit ; mon œil et l’œil de Dieu sont un œil, une vision, un savoir, un seul amour.

Tant que je suis ceci ou cela, je ne suis pas tout.

Il y a quelque chose dans l’âme qui est si proche de Dieu qu’il est un avec Lui … Il n’a rien en commun avec quoi que ce soit de créé.

Il n’est pas besoin de chercher Dieu ici ou là. Il n’est pas plus loin de nous que la porte de notre cœur.

Nous sommes tous censés être les mères de Dieu … Dieu est toujours en besoin d’être mis au monde.

L’homme extérieur est la porte battante ; l’homme intérieur est la charnière immobile.

Car celui qui n’a pas vraiment Dieu en soi-même, mais qui doit constamment le recevoir dans une chose externe après l’autre, et rechercher Dieu de diverses manières, que ce soit par des œuvres, personnes ou lieux particuliers, une telle personne ne possède pas Dieu. La moindre chose peut les freiner, car ils n’ont pas Dieu et ne le cherchent, ne l’aiment et ne tendent pas qu’à lui seul. Ce n’est pas seulement la mauvaise compagnie, mais aussi la bonne compagnie qui peut les entraver, pas seulement la rue mais aussi l’église, pas seulement les mauvaises paroles & actions, mais aussi les bonnes paroles et actions, car l’obstruction se trouve en eux-mêmes, car en eux Dieu n’est pas devenu toutes choses.

Si nous voulons prendre Dieu correctement, alors, nous devons le prendre de la même façon en toutes choses : dans la tribulation comme dans la prospérité, dans les larmes comme dans la joie. Il doit toujours être le même pour vous. Si vous croyez, sans avoir commis un péché mortel, que vous manquez à la fois de dévotion et d’intention sérieuse et que, n’ayant pas de dévotion ou d’intention sérieuse, vous n’avez pas Dieu, et si vous puis pleurer sur cela, cela devient en soi votre dévotion et intention sérieuse. Par conséquent, vous ne devriez pas vous limiter à une seule manière de dévotion, puisque Dieu ne se trouve dans aucune façon particulière, ni celle-ci, ni celle-là. Voilà pourquoi ils lui font du tort, ceux qui prennent Dieu juste d’une manière particulière. Ils prennent le chemin plutôt que Dieu. Rappelez-vous ceci alors : ne tendez qu’à Dieu seul et ne cherchez que lui seul. Ensuite, quelque pratique de dévotion qui vienne à vous, contentez-vous-en. Car votre intention doit être adressée à Dieu seul et à rien d’autre.

Je suis aussi sûr que je vis que rien n’est si près de moi comme Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis à moi-même ; mon existence dépend de la proximité et de la présence de Dieu.

Où trouvons-nous la paix et de repos ? Seulement dans l’abandon, dans le désert et dans l’isolement par rapport à toutes les créatures. . . Maintenant, vous pourriez dire. . . si tout cela doit être retiré, il est affreux que Dieu nous permet de rester sans aucun soutien. « Malheur à moi que mon exil est prolongé » (Psaume 120: 5), comme dit le prophète, si Dieu prolonge ma déréliction sans jeter sa lumière sur moi, me parler ou travailler en moi, comme vous le suggérez ici. Si nous entrons alors dans un état de pur néant, n’est-il pas mieux que nous fassions quelque chose pour chasser l’obscurité et la déréliction ? Ne devrions-nous pas prier ou lire ou écouter un sermon ou faire autre chose qui est vertueux pour nous aider ? Non, certainement pas ! La meilleure chose que vous pouvez faire est de rester silencieux aussi longtemps que possible. . . Vous ne pouvez pas penser à ou désirer que cette préparation soit plus rapide que ce que Dieu peut réaliser. . . Vous devez savoir que Dieu doit se déverser en vous et agir sur vous là où il vous trouve prêt. . . tout comme le soleil doit se répandre et ne peut se retenir lorsque l’air est pur et propre.

Dans la vraie obéissance, il ne devrait pas exister de « Je veux que ceci ou cela se produise » ou « Je veux ceci ou cela », mais seulement une pure expression de ce qui est nôtre. Et donc, dans la meilleure prière qu’on puisse faire, il ne devrait pas y avoir de « donne-moi cette vertu particulière ou une façon de devotion »ou de « oui, Seigneur, donne-moi toi-même ou la vie éternelle », mais plutôt « Seigneur, donne-moi seulement ce que tu veux, et fais, Seigneur, seulement ce que tu veux et de la manière que tu veux ».

Examinez-vous, et partout où vous vous trouvez, prenez alors congé de vous-même. Ceci est la meilleure façon de toutes.

Comment nous pouvons correctement jouir de la bonne nourriture, de beaux vêtements et d’une joyeuse compagnie quand ils viennent à nous dans le cours naturel des choses. Vous ne devriez pas vous inquiéter à propos de la nourriture ou des vêtements, en ressentant que ces choses sont trop bons pour vous, mais entraînez votre esprit et la base de votre être à être au-dessus de cela. Rien ne doit éveiller votre esprit à l’amour et la joie, que Dieu seul. Il devrait être au-dessus de toutes les autres choses. Pourquoi ? Ce serait une forme maladive de l’intériorité, (que celle) qui devait être justifiée par les vêtements extérieurs ; au lieu de ça, tant que c’est sous votre contrôle, ce qui est à l’intérieur devrait corriger ce qui est à l’extérieur. Et si ce dernier vient à vous sous une forme différente, alors vous devriez l’accepter comme étant bon à partir du centre de votre être, mais d’une manière telle que vous l’acceptez tout aussi volontiers que s’il était encore différent. C’est tout simplement la même chose avec la nourriture, les amis et les parents et avec tout ce que Dieu peut vous donner ou vous prendre.

Je veux dire ceux qui accrochent à leur propre ego dans leurs pénitences et dévotions extérieures, ce que ces gens-là considèrent comme étant d’une grande importance. Dieu ait pitié d’eux, car ils savent peu de la vérité divine ! Les gens qui veulent plaire sont appelés saints à cause de ce qu’on les voit faire, mais à l’intérieur, ils sont des ânes, car ils ne savent pas la vraie signification de la vérité divine. . . Ils sont très estimés par des gens qui ne connaissent rien d’autre (de mieux). Puissent-ils atteindre le paradis en raison de leur bonne intention, mais de cette pauvreté, dont nous voulons maintenant parler, ils ne savent rien.

(…) Nous ne devrions garder toutes choses que comme si elles ne nous avaient été que prêtées et non données, sans aucun sens de la possessivité, que ce soit notre corps ou notre l’âme, nos sens, facultés, biens terrestres ou honneur, amis, relations, maison ou foyer ou quoi que ce soit.

Nous devrions faire bon usage de notre raison dans toutes nos œuvres et en toutes choses et avoir une compréhension claire de nous-mêmes et de notre nature intérieure, saisir Dieu en toutes choses et de la manière la plus élevée possible.

L’obéissance n’a jamais besoin d’être inquiète, car il n’y a aucune forme de bonté qu’elle ne possède pas en elle-même. Quand nous sortons de nous-mêmes à travers l’obéissance et nous dépouillons de ce qui est nôtre, alors Dieu doit entrer en nous ; quand quelqu’un ne veut rien par lui-même, alors Dieu doit vouloir en son nom comme il le fait pour lui-même. Chaque fois que j’ai pris congé de ma propre volonté, la mettant dans les mains de mon supérieur, et ne voulant plus rien pour moi-même, alors Dieu doit vouloir en mon nom (…)

(…) notre Seigneur a dit: « Heureux les pauvres en esprit » (Matthieu 5:3), c’est-à-dire ceux qui sont pauvres en volonté.

Donc apprenez volontairement toutes les choses de Dieu donc et suivez-le, et tout ira bien pour vous. Alors serons-nous aptes à accepter l’honneur et le réconfort, et si le déshonneur et le mal-être devaient être notre lot, nous pourrions et serions tout aussi prêts à supporter ceux-ci également. Ainsi, ils peuvent légitimement festoyer, ceux qui pourraient tout aussi volontiers jeûner.

Nous devrions être en mesure de reconnaître l’amour vrai et parfait de Dieu, en regardant si oui ou non quelqu’un a un grand espoir et confiance en Dieu, car il n’y a rien qui témoigne plus clairement de l’amour parfait, que la confiance.

Toute pratique de dévotion a des choses qui manquent à d’autres, mais l’efficacité de toutes les bonnes pratiques vient de Dieu seul et n’est refusée à aucune d’entre elles, car une forme de bonté ne peut pas entrer en conflit avec un autre. Par conséquent, les gens doivent se rappeler que s’ils voient ou entendent parler d’une bonne personne qui suit un chemin qui est différent du leur, alors ils ont tort de penser que de tels efforts de la personne sont vains. Si la voie de la dévotion de quelqu’un d’autre ne leur plaît pas, alors, c’est qu’ils ignorent la bonté qui est en elle ainsi que la bonne volonté de cette personne. C’est mauvais. Nous devrions voir le vrai sentiment dans les pratiques de dévotion des gens et ne devrions pas mépriser la façon particulière que quiconque suit.

La vérité est quelque chose de si noble que si Dieu pouvait s’en détourner, je pourrais garder la vérité et laisser Dieu aller.

Il y a 2 sortes de repentir, celui qui appartient au temps et aux sens et un autre qui est surnaturel et de Dieu. Le genre temporel nous attire toujours vers le bas vers encore plus de souffrance, nous plongeant dans une telle détresse que c’est comme si nous étions déjà dans un état de désespoir. Et ainsi, la repentance ne peut trouver aucun moyen de sortir de la souffrance. Rien ne vient de cela. Mais la repentance qui est de Dieu est très différente. Dès que nous devenons mal à l’aise, nous en appelons immédiatement à Dieu et désirons avec une volonté inébranlable nous détourner de tout péché pour toujours. Ainsi, nous nous élevons à une grande confiance en Dieu et gagnons un grand sentiment de certitude. Ceci apporte une joie spirituelle qui soulève l’âme de sa souffrance et de la détresse et la lie à Dieu. Car au plus inadéquats et coupables nous nous percevons, au plus on a de raison de devoir se lier à Dieu avec un amour sans partage, qui ne connaît ni le péché, ni l’inadéquation. Et donc, si nous voulons nous approcher de Dieu dans une dévotion complète, la meilleure voie que nous pouvons suivre est d’être sans péché au pouvoir de ce genre de repentance qui vient de Dieu. Et plus nous sentons que notre péché est grand, au plus Dieu est prêt à pardonner nos péchés, d’entrer dans l’âme et de faire partir le péché. Tout le monde est avide de se débarrasser de ce qui lui est le plus odieux, et donc au plus grands et graves sont nos péchés, au plus Dieu est infiniment prêt et rapide à les pardonner, puisqu’ils lui sont odieux. Et quand la repentance qui vient de Dieu l’atteint, tous nos péchés disparaissent plus rapidement dans l’abîme de Dieu que l’œil ne cligne, et sont éradiqués si totalement que c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, mais seulement à condition que nous ayons une contrition parfaite.

Dieu doit donner naissance à lui-même en nous pleinement et en tout temps. Il n’a pas le choix en la matière ; cela est tout simplement sa nature. Si nous ne recevons pas les avantages spirituels de cette naissance, alors que c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits de permettre à Dieu d’agir en nous. Au contraire, nous l’entravions avec nos fausses notions de soi (…)

Comment pouvons-nous être directement en Dieu, en ne cherchant ni ne voulant rien d’autre que lui, et comment pouvons-nous être si pauvres et tout abandonner ? C’est un dur conseil que (de dire) que nous ne devrions désirer aucune récompense. Mais soyez certain de ceci : Dieu ne cesse jamais de nous donner tout. Même s’il avait juré de ne pas le faire, il ne pourrait quand même pas s’empêcher de nous donner des choses. Il est beaucoup plus important pour lui de donner qu’il est pour nous de recevoir, mais nous ne devrions pas nous focaliser sur ceci, car moins nous nous efforçons d’obtenir, plus Dieu nous donnera. Par ceci, Dieu veut seulement que nous devenions encore plus riches et d’autant plus capables de recevoir les choses de lui.

Cette possession réelle de Dieu se trouve dans le cœur, dans un mouvement interne de l’esprit vers lui et en luttant pour lui, et pas seulement en pensant à lui et toujours de la même manière. Car cela serait au-delà de la capacité de notre nature et serait très difficile à réaliser et ne serait même pas la meilleure chose à faire. Nous ne devons pas nous contenter du Dieu des pensées car, quand les pensées se terminent, Dieu le fait aussi. Nous devrions plutôt avoir un Dieu vivant qui est au-delà des pensées de tous les hommes et toutes les créatures.

Donc, exprimez la totalité de votre dévotion et de votre intention, en entraînant votre esprit à ceci en tous temps et en vous enseignant à grandir en lui dans tout ce que vous faites.

Il ne suffit pas pour nous d’effectuer les travaux de la vertu, l’exercice de l’obéissance, la pauvreté ou d’accepter la honte ou de pratiquer l’humilité ou le détachement d’une autre manière ; nous devrions plutôt lutter sans cesse jusqu’à ce que nous atteignions l’essence et le fondement de la vertu. Et nous pouvons dire si nous avons atteint ceci ou pas en se demandant si nous sommes enclins à la vertu au-dessus de toute autre chose, et si nous effectuons les oeuvres de la vertu sans préparation préalable de la volonté, pratiquant la vertu sans arrière-pensée même d’une grande et bonne cause, de sorte que l’acte vertueux se produise en fait spontanément à cause de l’amour de la vertu et sans demander « pourquoi faire ? », alors et seulement alors, nous avons la possession parfaite de la vertu.

Il est écrit : « Ils sont devenus riches en toutes les vertus » (1 Cor. 1: 5). En vérité, cela ne peut pas se produire à moins qu’ils ne deviennent d’abord pauvres en toutes choses. Celui qui veut que tout lui soit donné, doit d’abord tout donner.

(…) aussi longtemps que vous effectuez vos actions pour le bien du royaume des cieux ou de Dieu ou de votre salut éternel, autrement dit pour une raison externe, les choses ne sont pas vraiment bien avec vous.

Le manque de paix que vous ressentez ne peut venir que de votre volonté propre, que vous en soyiez conscient ou pas. Quoi que nous pensions – que nous devrions éviter certaines choses et en rechercher d’autres, qu’il s’agisse de lieux ou de gens, de formes particulières de dévotion, ce groupe de personnes ou ce genre d’activité – ceux-ci ne sont pas à blâmer pour le fait que vous êtes retenu en arrière par des pratiques de dévotion et par les choses ; mais c’est plutôt vous, car vous êtes présent dans ces choses qui vous retiennent, car vous n’êtes pas dans la relation appropriée avec elles. Commencez donc par vous et prenez congé de vous. En vérité, si vous ne partez pas de vous-même, où que vous vous réfugiez, vous trouverez des obstacles et des troubles, où que ce soit. Ceux qui cherchent la paix dans les choses extérieures, que ce soit dans des lieux ou des pratiques de dévotion, des personnes ou des œuvres, en retrait du monde ou dans la pauvreté ou l’auto-avilissement : combien élevées ces choses puissent être ou quelle que soit leur nature, elles ne valent quand même rien et ne peuvent être la source de la paix. Ceux qui cherchent de cette manière, cherchent à tort, et plus ils vont, moins ils trouvent ce qu’ils recherchent.

Ceux qui peuvent fonctionner sans toutes les choses, sans avoir besoin d’elles, sont beaucoup plus bénis que ceux qui les possèdent en en ayant besoin.

Il n’y a pas de meilleur conseil sur la façon de trouver Dieu que de le chercher là où nous l’avons laissé : faites maintenant, lorsque vous ne pouvez trouver Dieu, ce que vous faisiez lors de la dernière que vous l’aviez, alors vous le retrouverez.

si Dieu l’endure pour le bien de l’avantage pour vous qu’il y a prévu, et si vous êtes prêts à souffrir ce qu’il souffre et ce qui se passe à travers lui jusqu’à vous, alors cela prend la couleur de Dieu, et la honte devient honneur, l’amertume est douceur et la plus profonde obscurité devient la lumière la plus claire. Alors tout prend sa saveur de Dieu et devient divin, car tout se conforme à Dieu, quoiqu’il nous arrive, si nous ne tendons qu’à lui et rien d’autre ne nous est agréable. Ainsi, nous nous agripperons à Dieu en toute amertume, aussi bien que dans la plus grande douceur.

Car avec Dieu, nous ne pouvons manquer de rien. Nous ne pouvons pas plus manquer de quoi que ce soit avec Dieu que Dieu ne le peut. Alors, acceptez la voie unique de Dieu et tirez d’elle tout ce qui est bon.

En vérité, avoir commis un péché n’est pas un péché si nous regrettons ce que nous avons fait. En effet,

pour rien dans le temps ou l’éternité ne voudrions-nous commettre un péché, ni un mortel, véniel ou de tout autre type. Celui qui connaît les voies de Dieu doit toujours être conscient du fait que Dieu, qui est fidèle et aimant, nous a menés d’une vie de péché à une vie divine, faisant ainsi des amis de nous qui étions auparavant ennemis, ce qui est une plus grande réussite même, que de faire une nouvelle terre. Ceci est l’une des principales raisons pour lesquelles nous devrions être pleinement établis en Dieu, et il est étonnant (de voir) combien cela nous enflamme d’un si grand et si fort amour, que nous nous dépouillons entièrement de nous-mêmes. En effet, si vous êtes justement placé dans la volonté de Dieu, alors vous ne devriez pas souhaiter que le péché dans lequel vous êtes tombé ne soit pas arrivé. Bien sûr, ce n’est pas le cas parce que le péché était quelque chose contre Dieu, mais, précisément parce qu’il était quelque chose contre Dieu, vous avez été lié par lui à un plus grand amour, vous avez été rabaissé et humilié. Et vous devriez vous fiez à ce que Dieu n’aurait pas permis que cela se produise à moins qu’il n’ait eu l’intention qu’il soit pour votre profit.

Vous devriez observer, et avoir observé, dans quelle direction Dieu vous exhorte surtout d’aller, car, comme le dit saint Paul, les gens ne sont pas appelés à suivre tous la même voie vers Dieu. Alors, si vous trouvez que le chemin le plus court pour vous ne se trouve pas dans de nombreuses oeuvres extérieures, de grandes épreuves & privations (lesquelles choses sont dans tous les cas de peu d’importance à moins que nous ne soyons expressément appelés à elles par Dieu ou à moins que nous ayons assez de force pour les exécuter sans perturber notre vie intérieure), si vous ne trouvez pas ces choses bonnes pour vous, alors soyez en paix et ne vous en souciez pas.

Dieu n’a pas lié notre salut avec un type particulier de dévotion. . . Ce n’est pas tout le monde qui peut suivre le même chemin, ni toutes les personnes qui peuvent ne suivre qu’une seule façon, ni ne pouvons-nous suivre toutes les différentes manières ou le chemin de tout le monde. . . Il en est de même en suivant le style de vie sévère de ces saints. Vous devriez aimer leur voie et la trouver attrayante, même si vous n’êtes pas obligé de suivre leur exemple.

Vous devez savoir que l’impulsion de pécher apporte toujours un grand avantage pour quelqu’un qui est juste. Maintenant, écoutez ceci. Imaginez 2 individus, dont l’un est le type de personne qui éprouve peu ou pas de tentation tandis que l’autre est le type qui est beaucoup plus troublé par la tentation. La simple présence de certaines choses éveille leur moi externe de sorte qu’ils sont pousés à la colère, à la vanité ou à la sensualité, selon la nature du stimulus. Mais avec leurs pouvoirs supérieurs, ils restent fermes et impassibles, et déterminés à ne pas céder à leur faiblesse, que ce soit pour perdre leur calme ou tout autre péché, et ils y résistent fortement. Peut-être est-ce une question d’une faiblesse qui est enracinée dans leur propre nature, tout comme certaines personnes sont irascibles ou vaines ou autre chose, mais ne désirent pas commettre le péché. Ceux-ci sont beaucoup plus dignes de louange et méritants d’une bien plus grande récompense, et sont beaucoup plus nobles que le premier type, car la perfection de la vertu naît dans la lutte, comme le dit saint Paul :  » La vertu se perfectionne dans la faiblesse » (2 Co 12, : 9). Ce n’est pas d’être tenté par le péché qui est un péché, mais c’est consentir au péché ; c’est vouloir perdre son sang-froid qui est un péché. En fait, si quelqu’un qui est dans le bon état d’esprit avait le pouvoir d’écarter la tentation du péché, alors ils n’exerceraient pas ce pouvoir, car sans la tentation nous ne serions pas éprouvés en toutes choses et dans tout ce que nous faisons, inconscients des dangers des choses, et sans l’honneur de la bataille, de la victoire et de la récompense. L’attaque et la stimulation du vice amène la vertu et la récompense de notre lutte. La tentation nous fait travailler plus dur dans la pratique de la vertu, et il nous pousse de force dans les bras de la vertu et est un fort coup de fouet qui nous enseigne la vigilance et de la vertu ; car au plus quelqu’un est faible, au plus ils doivent s’armer de force et de victoire, puisque la vertu, comme le vice, est une question de volonté.

Vous devez donner votre tout à Dieu, et ensuite, ne plus vous soucier de ce qu’il peut faire avec ce qu’il peut faire avec ce qui est sien.