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PN : repentir sincère ou comédie ?

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repentir ou comédie Dans cet article ; http://www.bonheuretamour.com/2014/12/22/illusions-des-victimes-de-pn/, j’avais déjà décrit ce phénomène, mais j’aimerais insister & répondre à cette question lancinante qui ronge les victimes d’un PN ; est-ce qu’il est une fois de plus en train de me rouler dans la farine, ou est-ce qu’il a (enfin) vraiment changé ?

Quand on vit avec un PN, de temps à autre, on en attrape marre de ce qu’il nous fait subir, et on lui dit que c’est fini … et là, il devient soudain l’image même de la désolation ; soudain, il comprend (ô quel rêve !) ce qu’il nous a fait, il admet (miracle !) que c’est sa faute & promet (ô délices !) de ne plus le faire & de bien vous traiter à l’avenir… Même, il pleure et vous supplie de le reprendre… C’est ce que j’appelle « la grande scène du III »

Ca vous rappelle quelque chose ? Si oui (et surtout si c’est la première fois), vous avez tendance à le croire – d’abord, parce que c’est ce que vous avez désiré depuis longtemps (« on persuade aisément une vérité agréable ») & ensuite, parce que vous avez tellement investi & donné de vous-même dans cette relation, que vous trouvez qu’elle DOIT marcher … car sinon, vous auriez donné tout ça pour rien !

Bref, on s’accroche (bien que notre estomac nous dise tout autre chose !) à l’idée qu’il est vraiment désolé, qu’il peut & va changer de comportement et que vous vivrez enfin « heureux pour l’éternité »…

Cette pensée me rappelle le dicton « un jour, j’irai vivre en Théorie, parce qu’en théorie, tout va toujours bien » !

Sans doute que ça ira mieux durant un bref moment, (& encore, sans doute parce que le PN prendra plus de précautions pour sa vie secrète, en sorte qu’on ne puisse le confondre) mais ensuite, les maltraitances recommenceront de plus belle – et même, seront plus fortes ; en effet, puisque vous avez accepté ses mensonges, il sait qu’il peut vous traiter mal & s’en sortir par un mensonge ou une comédie de fausse repentance.

En fait, si on le croit malgré que tout nous crie que c’est faux, c’est parce que, généralement, on ne veut pas connaître la vérité ; ça ferait trop mal ! Même si les preuves sont là, étalées en plein devant nos yeux, on nie la réalité & on croit les sornettes qu’il nous raconte !!!

On VEUT désespérément que ce qu’il dise soit vrai, car on sait que sinon, on devra le quitter ; or, rompre ou divorcer est dur, partir est dur, être seule est dur, devoir se remettre en quête d’une maison ou d’un autre amour est dur, … Tout cela est effrayant… Espérer qu’il a changé est plus facile & moins douloureux …

Pour voir si votre partenaire a réellement compris & changé, ne le reprenez pas tout de suite : attendez quelque temps ; c’est le temps qui prouvera ce qu’il faut penser de ses promesses !

Si c’est un PN, son égoïsme & son arrogance referont vite surface ; il ne s’en cachera pas, puisqu’il sait (c’est déjà arrivé dans le passé) qu’il peut s’en tirer avec de belles paroles.

Par ex, s’il (si elle) vous a trompé(e), il s’estimera en droit de reprendre tout de suite la vie commune, & que vous re-couchiez avec lui (elle) comme si rien ne s’était passé – même si ça ne date que d’une semaine ! Il vous dira un truc du genre : « m’enfin, je t’ai dit que j’étais désolé ! Qu’est-ce que tu veux de plus ?  » Et vous fera une scène si vous n’obtempérez pas à ses ordres, en vous jetant la faute sur le dos – comme quoi c’est vous qui refusez d’aller de l’avant (incroyable, mais vrai)!

Un être normal, qui regrette vraiment ses actes, n’aura pas de ces exigences déraisonnables, mais sera patient & fera tout pour adoucir votre peine & se faire pardonner. Conscient du fait qu’il a détruit votre confiance, il sera d’une totale transparence, vous racontera tous les détails (si vous le souhaitez) & vous donnera accès à ses données en tout temps, pour re-bâtir ladite confiance.

Mais un PN ne fera jamais ceci ! Il s’estime en droit de faire tout ce qu’il veut de sa vie, et de vous le cacher. Eh oui ; il se prend pour Dieu, & Dieu a toujours raison, a tous les droits, & même celui de vie & de mort sur ses créatures …

Et sachez aussi qu’un PN a toujours plusieurs sources d’approvisionnement narcissique ; il en a plusieurs autres « sous le coude »… Donc, quand vous lui découvrez une conquête, il commence par nier mais, s’il voit que nier est impossible, il n’admet que le minimum possible – Conclusion : même s’il admet vous avoir trompée avec Untel (ou Unetelle), ou juste une fois, ne reprenez pas espoir en croyant que c’est bon signe – car à coup sûr, il vous en cache d’autres !

Disons qu’il avoue vous tromper avec Unetelle (ou Untel), en prétendant (ben tiens !) que c’est la 1ère fois ; eh bien, si vous investiguez, vous verrez que c’est, non pas la 1ère fois qu’il le faisait avec cette dame (ou ce monsieur), mais la 100ème fois, et que leur relation dure déjà depuis 2 ans ! Mais (dans son esprit tordu), il DOIT vous le cacher, parce que plus vous en savez, plus il doit se fatiguer à trouver des mensonges… & il n’aime pas se fatiguer …

Aussi, attendez-vous à vous faire accuser ; un PN refusant d’assumer la responsabilité de ses actes, soyez sûr(e) qu’il vous reprochera ses actes sordides (voler, mentir, tromper, vous frapper, …) – disant que c’est VOUS qui l’avez poussé à agir comme il l’a fait (!). Soyez certain(e) qu’il aura toujours une « bonne excuse » pour tout !

Attention : à chaque rupture de votre part & tentative de récupération de sa part, il y a comme une « montée en spirale » ; c’est la même chose qui se joue, mais à un niveau plus élevé ; c-à-d que le PN a tenu compte de ce que vous lui avez dit la fois passée, et est devenu PLUS CONVAINCANT … Comme à chaque fois, vous devenez plus méfiante & exigez plus de preuves, à chaque fois, il S’AMELIORE (= il améliore sa façon de mentir) !

A chaque fois, il change dans le sens désiré, mais à chaque fois, on se sent mal (on a l’estomac noué parce que notre corps, qui ne ment pas, lui, nous hurle que c’est faux) et à chaque fois, ce changement ne dure que quelques jours…

Au lieu de repartir pour un autre tour avec ce menteur, on devrait en déduire qu’il n’a en fait pas l’intention de changer, mais juste de nous le faire croire pour pouvoir continuer à profiter de nous !

S’accrocher à l’espoir irréaliste que cet être mauvais se transformera magiquement en un prince charmant, c’est en fait gaspiller votre vie…

Donc, si vous le reprenez après une rupture, le temps vous dira ce qu’il faut croire : soit il est vraiment désolé & il se mettra à bien se comporter DE FACON DURABLE (il joue selon vos règles) ou soit, il ne l’est pas vraiment & ne veut que gagner du temps en vous servant des excuses bidons, et il reviendra vite à ses mauvaises habitudes…

Dans le 1er cas, il devra accepter de vivre séparé de vous durant 6 mois ou 1 an, de suivre une thérapie (sérieusement & régulièrement !) & d’être totalement transparent, en vous accordant un accès illimité à son gsm, son PC, et son travail.

Un partenaire vraiment amoureux & repentant comprendra & acceptera, pour vous ravoir. Mais pas un PN ; il refusera. Ou il acceptera en apparence, puis tentera (déjà après une ou 2 semaines) de vous pousser à reprendre la vie commune, en recommençant le « bombardement d’amour » des débuts.

Le temps ; voilà le test qui distinguera entre un amour & une repentance réels, et une comédie !

N’oubliez pas qu’il n’a aucun sentiment réel, qu’il ne s’agit que d’ego & de pouvoir – en sorte que si vous cédez à ses promesses et démonstrations d’amour fou, il peut très bien vous plaquer une semaine après… Là, il triomphe ; ce n’est plus vous mais lui qui a gagné ; c’est lui qui a décidé comment le jeu s’est terminé !

Si quelqu’un vous a blessée de façon cruelle sans le regretter, vous avez sans doute affaire à un genre de PN (quel que soit le degré de perversité qu’il ou elle présente) et, même si c’est douloureux à avaler, CES ETRES NE CHANGENT PAS, sauf pour devenir pires avec le temps !

Si vous ne voudriez pas d’une telle relation pour votre fille (fils) ou votre meilleur(e) ami(e), pourquoi trouvez-vous normal de vous y soumettre ?

Bien sûr qu’on s’engage dans une relation (c-à-d qu’on « promet » à l’autre d’être de son côté & d’y rester dans le bon comme dans les épreuves), mais on ne peut vraiment s’engager envers un autre que si l’on s’engage d’abord envers soi-même (voir http://www.bonheuretamour.com/2012/11/18/la-relation-est-le-1er-enfant-dun-couple/ ).

Il est évident que tout couple connaît des hauts & des bas, des dissensions, des disputes, mais s’il y a absence des « ingrédients » nécessaires à une relation ( voir http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ ) et des « dealbreakers » (comportements brisant l’union, comme voler, mentir & tromper) répétés – bref, que vous êtes le seul (la seule) à aimer & à vous engager pour le couple, ça n’a pas d’avenir !

Donc, oui, il faut rester avec l’autre & s’engager avec lui (elle) et oui, chaque couple rencontre des difficultés, mais ça (les dealbreakers), ce sont des VIOLENCES !

Une fois de plus ; si vous aviez su, lors de la rencontre, qu’il vous ferait ce qu’il vous fait, vous n’auriez jamais commencé une relation avec un tel individu cruel & incapable d’amour ! En vous endormant avec des mensonges, il vous a attirée dans cette relation, où il vous prend ce qu’il veut de force, sans rien vous donner en échange, que des souffrances – en ce sens, c’est un viol (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ,

ou : https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/12/05/pn-seduction-perverse/ ).

Pour plus d’infos, vous pouvez lire : https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/06/30/lamour-est-comme-un-compte-en-banque/ .

Mais l’essentiel pour ne pas perdre votre vie (une vie misérable & très dangereuse, pour vous comme pour les enfants que vous mettrez au monde), et d’examiner vos limites ; voyez si elles sont assez solides – auquel cas, vous osez vous affirmer & refusez tout intrus malveillant dans votre vie ; voir http://www.bonheuretamour.com/2015/10/21/signes-indiquant-quon-manque-de-limites-saines/ &, si vos limites sont fragiles, http://www.bonheuretamour.com/2013/06/10/comment-oser-saffirmer/ .

N’oubliez pas qu’il n’y a pas de limite dans le temps : même 30 ans après, si le PN voit un intérêt à vous reprendre, il tentera de le faire, en faisant comme si vous n’aviez jamais rompu, ou en prétendant penser à vous, ou se soucier de vous, de votre santé, ou bien-être, ou en jouant sur la corde sensible (en vous rappelant les « bons moments passés ensemble ») ou sur vos sentiments maternels, ou en prétendant être au bord du suicide, etc.

Et non, cette fois, ce ne sera PAS différent, et il ne le fera pas « parce qu’il vous aime », mais juste par jeu, parce que ça (= gagner) nourrit son ego !

Surtout, n’oubliez pas que, tout comme un prédateur avance caché et est patient, un PN a une comédie bien mise au point, pour séduire (comme le serpent), charmer, inspirer confiance, convaincre les autres de n’importe quel mensonge. Ne vous y laissez plus prendre ; vous avez tout à y perdre !

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PN : la société accable les victimes !

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victime & thérapeute

Cherchant toujours à combattre les idées reçues, voici l’avis du Dr Sam Vaknin (un spécialiste en perversion narcissique, et un narcissique lui-même) sur la perception (leur NON-perception, plutôt !) des violences perverses par les acteurs sociaux.

La violence n’est pas du tout bien étudiée, ses causes (psychodynamiques, culturelles et sociales) ne sont pas explorées en profondeur et donc, les acteurs sociaux  (policiers, assistants sociaux, juges, …) restent très ignorants à ce sujet. Aux services d’urgence des hôpitaux, on ne note presque jamais que des blessures sont dues à de la violence domestique, alors que ça représente plus de la moitié des admissions de femmes !

Sans compter le nombre élevé de femmes assassinées par leur conjoint, ancien ou actuel. 25 à 50 % des familles connaissent au moins un épisode de violence par an.

Ces mauvais traitements et la violence font en fait partie d’un modèle durable de comportement inadapté dans la relation et sont parfois couplés à la toxicomanie. Les agresseurs sont jaloux, possessifs, dépendants et souvent, narcissiques.

Heureusement pour l’agresseur, même la victime (honteuse de ce qu’elle subit), dissimule souvent cette violence.  C’est surtout vrai avec la violence psychologique, qui ne laisse pas de marques visibles…

Pourtant, il n’y a pas délinquant «typique» ; on trouve de la maltraitance dans tous les milieux raciaux, socio-culturels ou économiques. Ceci est dû au fait que, jusqu’à très récemment, la violence était la norme (socialement acceptable, tolérée) de comportement. Durant la majeure partie de l’histoire humaine, les femmes et les enfants étaient considérés comme inférieurs, et comme des possessions de l’homme.
Inévitablement, de nombreuses victimes se blâment pour leur pitoyable situation ; elles ont souvent une faible estime de soi, des mécanismes de défense primitifs, des phobies, des problèmes de santé mentale, un handicap, une histoire d’échecs ou une tendance à se blâmer.
Elle peuvent provenir d’une famille ou d’un environnement violent – qui les ont conditionnées à s’attendre à de la violence, à la croire inévitable et « normale ».

Leurs émotions douloureuses et leur impuissance acquise se changent en symptômes psychosomatiques ; anxiété, crises de panique, dépression, même, idées suicidaires.
Les thérapeutes, conseillers conjugaux, assistants sociaux, médiateurs, tuteurs nommés par le tribunal, policiers et  juges sont des êtres réactionnaires ou narcissiques (certains sont eux-mêmes des agresseurs conjugaux).  C’est dire si face au système de justice et de psychologie, beaucoup de choses vont à l’encontre de la victime ! 

D’abord, le déni. La violence est un phénomène horrible que la société et ses délégués choisissent souvent d’ignorer ou de « convertir » en une manifestation plus bénigne, généralement en pathologisant la situation ou la victime, plutôt que l’auteur des violences ( !).
La maison d’un homme est –encore de nos jours ! – son « royaume » et les autorités sont réticentes à empiéter sur ce domaine.
La plupart des agresseurs sont des hommes et la plupart des victimes, des femmes. Même les sociétés les plus avancées dans le monde sont largement patriarcales ; les préjugés & stéréotypes misogynes sont restés puissants.

Les thérapeutes subissent aussi ces influences & préjugés séculaires. En outre, ils succombent au charme & à la force de persuasion du PN – et, quand ce dernier propose une interprétation plausible des événements et les interprète en sa faveur, le thérapeute (qui ne voit pas ce qui se passe en privé) tend à prendre parti pour l’abuseur – surtout que les victimes sont souvent hagardes, déconcentrées, irritables, nerveuses ou hystériques.
Face à ce contraste entre une personne suave, calme et souriante, et une autre, visiblement dérangée, il est facile de conclure que la véritable victime est l’agresseur, ou que les 2 parties sont en conflit de couple et agressent toutes 2.

Les actes d’auto-défense, l’affirmation de soi, ou l’insistance sur ses droits de la proie sont interprétés comme une agression, labilité, ou un problème de santé mentale. Les thérapeutes pouvant faire un diagnostic correct, sont très rares ! (en effet !!!)
Ils croient que les agresseurs sont émotionnellement perturbés par des traumatismes infantiles. Bien sûr, le PN « joue le jeu » en utilisant le bon vocabulaire et se pose en victime…Ils sont donc jugés « normaux » et, lors des conflits de garde d’enfants, s’en voient le plus souvent attribuer la garde, contre la mère, qui est, elle, jugée malade (« labile » !).

Dans « Understanding the Batterer in Visitation and Custody Disputes », Lundy Bancroft résume l’asymétrie en faveur du délinquant :  « Les agresseurs … adoptent le rôle d’un blessé, d’hommes sensibles qui ne comprennent pas comment les choses vont si mal et veulent juste travailler sur tout cela « pour le bien des enfants. » Il peut pleurer … et utiliser un langage qui démontre une grande conscience de ses propres sentiments. Il est doué pour expliquer comment d’autres personnes ont tourné sa femme contre lui, et comment elle lui refuse l’accès aux enfants par vengeance … Il l’accuse souvent d’avoir des problèmes de santé mentale, et peut indiquer que sa famille et les amis sont d’accord avec lui … qu’elle est hystérique et qu’elle couche avec tout le monde. L’agresseur ment très facilement, ayant des années de pratique , et paraît donc crédible lors de ses déclarations sans fondement. C’est l’agresseur qui gagne… lorsque les professionnels croient qu’ils peuvent dire qui ment et qui dit la vérité, et ainsi n’enquêtent pas de manière adéquate.
En raison des effets du traumatisme, la victime des coups semblera souvent hostile, décousue, et agitée, tandis que l’agresseur semble sympathique, raisonnable, et calme. Les évaluateurs sont donc tentés de conclure que la victime est la source des problèmes dans la relation » .
La victime ne peut rien pour faire pour «éduquer» le thérapeute ou lui «prouver» qui est le coupable. Les professionnels de la santé mentale sont égocentriques. Ils sont émotionnellement investis dans des opinions qu’ils se forment ou dans leur interprétation de la relation abusive. Ils perçoivent chaque désaccord comme un défi à leur autorité et sont susceptibles de pathologiser un tel comportement, la qualifiant de « résistance » (ou pire).
Dans le processus de médiation, la thérapie conjugale, ou l’évaluation, les conseillers proposent souvent diverses techniques pour améliorer les abus ou les contrôler. Malheur à celui (ou celle) qui ose remettre ça en question ou critiquer ces «recommandations» ! Ainsi, une victime d’abus qui refuse d’avoir aucun contact avec son agresseur – sera châtiée par son thérapeute pour avoir refusé de communiquer de manière constructive avec son conjoint violent.( INCROYABLE, non ? Et pourtant, c’est ainsi que ça se passe !)
Mieux vaut jouer le jeu, et adopter les manières élégantes de votre agresseur.

Souvent, la seule façon de convaincre le thérapeute que ce n’est pas « dans votre tête » & que vous êtes une victime, c’est en étant insincère et en lui jouant une scène bien calibrée, pleine du vocabulaire correct auquel il s’attend et qu’il comprend ( !). Les thérapeutes font des réactions de Pavlov à certaines phrases ou théories et à certaines personnes « présentant des signes et symptômes » (comportements au cours des premières séances).

Ce que la victime doit faire, par conséquent, c’est s’informer sur ces codes, les apprendre par coeur et les utiliser à son avantage ; c’est complétement dingue, mais c’est notre seule chance !

Ejectez la négativité de votre vie

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voir la lumièreLa négativité peut nous faire une vie très sombre, et surtout très pauvre à tous points de vue. Il faut donc s’en libérer, viser la positivité, pour avoir une vie joyeuse et riche.

On peut y parvenir si l’on entraîne notre esprit à former des croyances positives, toniques, soutenantes. Une fois qu’on a bâti un système de croyances positives et qu’on y persévère, c’est comme si l’univers comprenait le message et remplaçait toutes les circonstances de notre vie ; en effet, elle finit par « suivre », attirant vers nous des choses et personnes positives et faisant littéralement s’évaporer les choses et personnes négatives.
Voici 10 modes de pensée qui ôtent de la négativité :
1. « les chiens aboient, la caravane passe »

Ou, en d’autres termes ; je suis libre d’être moi & ce que les gens disent ou pensent de moi n’est pas mon problème.

Certains se soucient de l’opinion des autres, et tentent de devenir quelqu’un d’autre en société – mais c’est vain & non-naturel.

D’abord, même si on est un ange, il est impossible que l’on plaise à tout le monde et ensuite, ça cause beaucoup de stress inutile (dont vous vous passerez aisément). Pourquoi devriez-vous faire semblant d’être un autre pour les gens de votre entourage  ? Qu’y aurait-il de grave, s’ils pensaient du mal de vous ?
Retenez que si quelqu’un ne peut pas vous aimer et vous apprécier  pour qui vous êtes, ils ne vaut pas la peine de rester présent dans votre vie.

Un mot d’ordre, ici : « jeter tout ce qui n’est pas utile, amusant, ou beau » !  Allez hop ! Faites un peu de ménage dans votre vie, et débarrassez-vous des boulets !

Les choses négatives que les gens disent ou pensent de vous n’expriment souvent que ce qu’ils sont eux-mêmes. Permettre à cette négativité de vous affecter, c’est gaspiller votre précieux temps & énergie – or je vous rappelle que la vie est faites de ces 2 ingrédients !
Souvenez-vous que votre temps, votre énergie et vos ressources mentales, sont limitées, et que les questions dont vous vous souciez, importent.  Ne perdez pas ces précieuses ressources sur la négativité de certains ignorants ou envieux !  Passez plutôt votre temps en bonne compagnie. Si possible, réglez bien vite les problèmes, et passez à autre chose. Amusez-vous, voyez vos amis, …
2. Mon bonheur vient de ce que je choisis de penser.
Comme avec la plupart des autres réalités de notre vie, le bonheur se trouve dans notre esprit.  « L’esprit est tout. Ce que vous pensez, vous devenez.  » (Bouddha).  Le bonheur et la plupart des autres émotions sont un produit de vos pensées.  Par conséquent, choisissez de vous focaliser sur les choses dont vous pouvez être reconnaissant, et non sur le négatif de votre vie. Ce choix ne dépend que de vous.
3. Chaque expérience est une leçon.
Quand quelque chose de mauvais nous arrive, il faut le considérer comme une leçon à apprendre. En cas de situation défavorable, on croit qu’on peut soit gagner, soit perdre, mais c’est faux ; avec cette attitude, on ne peut plus  perdre, il y a toujours quelque chose à gagner de l’expérience – la force de caractère. Après chaque difficulté affrontée, on devient plus fort.
4. L’appréciation et la gratitude sont les clés du bonheur.
Il n’y a rien aussi puissant qu’une « attitude de gratitude » pour déterminer le degré de bonheur de notre vie. Ne pas être reconnaissant provient souvent d’une comparaison de notre sort avec celui d’autrui, faisant qu’on omet de voir les bénédictions dans notre vie, ou ayant un sentiment « d’avoir droit à ».
Il ne faut jamais comparer, ou estimer qu’on ait droit à quoi que ce soit ici bas.

Il vaut mieux décider d’écrire 5 choses dont vous pouvez être reconnaissant & de vous répéter  cette liste en cas de souci. Vous verrez que votre point de vue commence à changer pour le mieux !
 5. Je fais une différence chaque jour.
Oui, vous pouvez faire une différence chaque jour. Quelqu’un quelque part peut être impacté positivement par la façon dont vous choisissez de mener votre vie ; que ce soit au travail, à la maison ou ailleurs, vous pouvez avoir une influence positive sur quelqu’un.
Entourez-vous de gens positifs, soyez conscient et délibéré dans vos paroles et vos actions et montrez-vous authentique, réfléchi, et plein d’empathie envers les autres. Si vous faites ces choses, vous verrez que faire une différence chaque jour, est plus facile qu’on ne le pensait.
6.  Mon passé n’est pas mon avenir.
« Ce qui est derrière nous et ce qui est devant nous est secondaire par rapport à ce qui est en nous » (Ralph Waldo Emerson).
Cela signifie que l’essentiel, c’est votre caractère, et non pas ce que vous avez fait avant ni  ce que vous ferez plus tard. Bien que les gens qui connaissent votre passé peuvent vous juger sur lui, c’est votre force de caractère qui l’emportera à la fin. Si vous avez cette force intérieure, peu importe quelle situation vient à vous.. .

7. Comment je passe mon temps, est important. 

Votre temps est précieux et la façon dont vous le dépensez, influence notre état d’esprit. Concentrez-vous sur le fait de passer votre temps à être productif, s’amuser, se détendre et profiter de la vie plutôt qu’à vous mettre dans des situations négatives. Rappelez-vous le fait que votre temps sur cette Terre est limité… alors, tirez le meilleur parti de chacun d’eux !

8. Je travaille dans la joie. 

Il est vrai que si on veut avoir les avantages, on doit y travailler – mais l’essentiel, est qu’en fait, les avantages doivent être le travail en lui-même. Si vous désirez un travail qui vous rend vraiment heureux, quel qu’il soit, vous devez trouver un moyen de rendre le travail joyeux.
La plupart des gens trouvent le travail fastidieux, mais nécessaire, pour avoir de quoi vivre – mais c’est une manière pénible et stupide de vivre ; je vous l’explique ici ; http://www.bonheuretamour.com/2013/01/24/une-vie-doiseau-mouche/

Trouvez plutôt un job que vous êtes capable de faire et qui vous rende heureux. Vivre notre passion, même si ce n’est pas bien payé, c’est ne jamais travailler, mais être en vacances toute l’année !
9.  Demain est un autre jour.
Tout comme vous ne devriez pas laisser notre passé dicter notre avenir, vous ne devriez pas laisser votre présent influencer votre avenir.  Prenez les coups comme ils viennent, continuez à vous relever & à avancer pour nourrir votre force intérieure.

10. Je rejette le « drame » de ma vie. 

Les Américains sont devenus accros au drame … et ce n’est généralement pas leur faute. La télé n’est faite que de ça ; de drames ; séries mélodramatiques, nouvelles horribles, … Malheureusement, cet engouement pour le dramatique a des retombées dans notre vie. Cette excitation permanente n’est pas saine ; les personnes excessives sont usantes et irrationnelles, pénibles à supporter. N’en soyez pas une !

Et n’en fréquentez pas non plus ; en effet, on a prouvé que les gens que l’on fréquente ont une énorme importance dans notre vie. Alors, si vous connaissez des champion(ne)s des « grandes scènes du III », quittez-les ; qu’ils aillent faire leur cinéma ailleurs ! Vous, vous choisissez la sérénité !

PN : la beauté du diable

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beauté du diable2

Comment tombe-t-on dans les filets d’un PN ? Même s’il(elle) n’est pas beau, on est irrésistiblement attiré(e) par le pervers, parce que c’est un rusé renard, et que son petit numéro de charme est très au point !

Le pervers narcissique, vous le savez, est plein de lui(d’elle)-même, mais est si bon acteur qu’il arrive à nous persuader qu’il est plein de nous, qu’il est sensible, amoureux, tout dévoué et surtout, pareil à nous …

Comme un psy (du reste, il y en a pas mal qui font ce métier), il s’intéresse au fonctionnement de l’esprit, mais seulement dans le but d’augmenter son propre pouvoir sur les autres.

Ces êtres ont senti notre bonté intérieure, nous ont étudié(e) et nous offrent exactement ce qui est important pour nous. Alors, on est impressionné(e), admiratif(ve) et on leur tombe dans les bras !

Un PN est toujours très convaincant ; forcément, c’est un cinglé qui finit par croire lui-même aux fables qu’il invente ! Au fur et à mesure des années, il a « senti » (il a un flair véritablement démoniaque pour ça), il a observé, s’est entraîné à présenter une façade de normalité – en sorte que, tel un caméléon, il s’adapte instantanément à l’être qu’il a en face de lui…

Leur jeu préféré : la projection (= projeter sur vous leur folie, leur colère et leurs tares). Donc, si vous en fréquentez un, vous aurez droit immanquablement à des jeux malsains, sataniques ; ils joueront les victimes, et vous feront passer pour l’agresseur, pour ensuite se donner le mérite de vous « pardonner » ou d’ »essayer de vous aider », par ex … Bref, voyez comme ils sont cools, gentils, magnanimes… Et vous, êtes le mauvais(la mauvaise) et dingue de surcroît ! On voit ici la projection à l’œuvre, dans toute sa splendeur !

Et n’espérez pas de lui(d’elle) d’être fidèle : avec un PN, on est toujours trompé(e) – et ils sont si habiles à mentir qu’on n’en apprend rien pendant des années… Si on a des soupçons (et il en « lâche » exprès, car il aime jouer avec le feu et nous rendre dingue), on se fait traiter de paranoïaque, de malade mental(e) !

Comme ils ont toujours une longueur d’avance sur nous et qu’ils connaissent nos façons de réagir, ils mettent au point des stratégies imparables pour nous démolir. Et ceci nous dessert également lors du divorce ou de la rupture. Nous, on est dans l’urgence, l’émotion, la réaction, alors qu’eux ont mis en place toutes les pièces du jeu d’échec, et monté un scénario destructeur, avec toutes sortes de pièges, dans lesquels on ne peut que tomber.

Et le pis, c’est qu’ils sont suivis dans ces mensonges par les acteurs sociaux, les juges & les psys !

Nous, par contre, comme on vit avec eux au quotidien pendant des années, qu’on en souffre, et qu’on cherche des réponses à notre mal-être en s’informant, on en vient (oh, quel horreur est ce jour, où l’on découvre qu’on est lié(e) à un être démoniaque !) à percer le brouillard dans lequel ils s’enveloppent et à voir leur vraie nature. Quand le PN se voit percé à jour, il peut soit être en rage, soit disparaître de votre vie – pour chercher une autre victime innocente, ou des complices (mal informés ou encore plus « dérangés » que lui) qui l’assisteront dans son œuvre de destruction – & celui(celle) qui est à abattre, c’est vous !

Des explications ?

1) C’est parce qu’enfant, son faible esprit a craqué sous les épreuves, qu’il a dû se bâtir cette armure pour survivre, une armure brillante, qui reflète l’extérieur, et avec rien à l’intérieur ! (car il ne reste rien, le PN est vide).

2) C’est parce que cet état (tout en extériorité, avec rien à l’intérieur) est pitoyable au fond, qu’il croit lui-même à sa belle apparence.

3) Enfin, c’est parce qu’il est très faible intérieurement, qu’il perçoit la moindre remarque comme une menace à sa survie, et qu’il y réagit si fortement.

Conclusion :

Le démon est séduisant et séducteur (= menteur)… Alors, pardonnez-vous d’avoir « marché » ou d’être resté si longtemps dans une relation avec lui. Vous l’avez fait parce qu’un être normal ne peut tout simplement pas imaginer qu’une telle noirceur existe, qu’on puisse attirer quelqu’un exprès pour lui faire du mal, et jouir de ses souffrances…

Informez-vous, cessez de croire les paroles, mais plutôt, regardez les actes & faites confiance désormais à vos sensations, pour ne plus vous faire avoir.

Alors, le prochain vampire qui vous prendra pour cible et viendra vous jouer la comédie de l’admiration… s’y cassera les dents !