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Le bon coach

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Trop souvent, les psys & coachs sont indifférents à ce que l’on dit, à notre histoire, et méprisants, juste parce qu’ils ont eu plus de chance dans la vie (ce dont ils s’attribuent – bien à tort ! – le mérite).  En outre, accrochés à des théories débiles, ils nous placent dans des cases – où les clients sont des « cas », au lieu de voir leur individualité.

J’en avais déjà parlé ici : http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/25/le-bon-psy-ou-coach/

http://www.bonheuretamour.com/2012/05/09/regard-sur-la-psychologie-et-la-psychiatrie/.

J’avais aussi publié mes découvertes personnelles en psychologie (http://www.bonheuretamour.com/2013/11/27/mes-4-1-decouvertes-en-psychologie/).

Voici à présent mes idées sur le coaching ; si vous voulez être un bon coach, et pas ce genre de prétentieux robotique décérébré qui, bardé de diplômes, regarde ses clients du haut de sa grandeur, voici comment faire – & surtout, être :

-aimez vos clients : vous avez devant vous un être humain unique, irremplaçable, et si au lieu de l’aimer (comme s’il était votre proche ; ami ou enfant), vous ne le voyez que comme un tas de problèmes & un résultat à atteindre, vous ne pourrez pas l’aider !

Regardez au-delà des apparences & des comportements de surface pour le voir tel qu’il est.

Ce n’est qu’alors qu’il osera s’ouvrir & montrer vraiment le fond de son être.

Si, en tant que coach, vous ne pouvez pas aimer vos clients, changez de métier ou acquérez cet art…

– révélez-vous aussi : les clients n’ont que faire d’un expert aux airs supérieurs, d’un être froid & fermé ; en effet, s’ils souffrent, c’est JUSTEMENT parce qu’ils ont eu affaire à de tels êtres qui ne les ont pas respectés !

Ce qui leur fait du bien, c’est un interlocuteur à leur niveau, humain comme eux, avec des défauts, et non un demi-dieu qui les regarde du haut de son trône. Ils ont besoin d’un coéquipier qui les aidera dans leur tâche d’avancer sur le chemin de la vie.

Foin de ce qu’on vous a appris sur le « rôle de coach » ! Ce n’est qu’en étant vrai, ouvert & surtout EGAL, que vous pourrez aider votre client.

– enseignez au client comment être un bon client : pour ça, il vous faudra d’abord pouvoir en être un vous-même.

Posez-vous ces questions : savez-vous vous ouvrir & être vulnérable ?

Savez-vous comment reconnaître vos propres défenses et pouvez-vous prendre le risque de les laisser tomber ?

Savez-vous comment plonger dans le registre des sentiments et rester dans ce registre ? Savez-vous comment rester

réel dans votre relation avec votre conseiller, comment untiliser votre relation avec lui pour votre propre guérison et

développement ? Savez-vous comment traverser la peau & la chair du fruit pour aller au noyau ; au cœur de la question ? Quelle est votre compétence dans tout ceci maintenant, et combien pouvez-vous le devenir ?

Pour maîtriser l’art du conseil, vous devez pouvoir être un bon client vous-même ; ce n’est qu’à ce moment que vous pourrez ôter les obstacles au fait d’aimer vos propres clients, ou dépasser la conviction que vous êtes inadéquat en tant que conseiller.

A moins que vous ne puissiez leur montrer comment on fait, comment sauront-ils savoir comment agir avec leur conseiller (vous) ? Devenez un bon client ; ne cessez jamais de travailler sur vous-même & d’avancer !

-faites de votre client un ami :

Grâce à l’intimité du conseil, vous pouvez connaître votre client plus profondément que quiconque. Pourtant, comme les séances ne sont qu’une petite part de la vie d’un être, si vous ne le connaissez qu’ainsi, vous ne le connaîtrez pas bien. Leurs amis en savent beaucoup plus sur la façon dont ils sont dans le monde et ce qu’ils sont dans leur vie « normale ». Voilà pourquoi vous devriez devenir ami avec vos clients.

Pour devenir amis, il faut s’aimer l’un l’autre & trouver comment apprécier votre client, pas simplement l’aimer – c’est ça qui rendra votre relation plus vraie.

Pour apprécier quelqu’un, il faut apprendre à apprécier sa personnalité – cet étrange mélange de ses capacités uniques, idiosyncrasies, et les stratégies souvent maladroites & malheureuses qu’il emploie pour survivre. Accepter tout cet ensemble, fait partie de se faire ami avec quelqu’un d’autre.

Bien sûr, cela complique la relation de counseling, mais ça en vaut la peine, parce que ça rend l’activité de conseil plus vrai, moins artificiel, plus en prise avec la vie telle qu’elle va.

Etre amis ne signifie pas que vous devez passer du temps ensemble en dehors des séances de counseling ; elle offre juste la possibilité de rencontrer votre client dans la richesse de sa vie, hors de votre cabinet de consultation – ce qui rend le contact entre vous plus complexe, & plus humain.

– visez l’inconfort :

Un de vos tâches principales en tant que conseiller est de créer de la sécurité pour votre client ; la sécurité dont il a besoin pour oser s’ouvrir & être vulnérable, prendre des risques et avancer. Mais si vous rendez les choses trop « safe », ni vous ni lui ne ferez de progrès.

La présence d’inconfort, qui naît lorsque l’on ressent quelque chose tout en essayant de ne pas le ressentir, est un grand allié dans la lutte contre l’immobilisme. Qu’il apparaisse chez vous ou chez le client, l’inconfort est comme un grand panneau disant :  » ce point demande de l’attention ! « . Là où il y a malaise, il y a quelque chose qui demande à être ressenti, un défi qui attend d’être affronté.

En tant que conseiller, c’est à vous de trouver l’équilibre entre la sécurité et les défis à affronter.

Il s’agit de quitter la zone de confort (où règne le statu quo & où la situation stagne), pour entrer dans la zone d’étirement (où l’apprentissage & la croissance se produisent), mais sans basculer dans la panique (où ça ne bouge pas non plus car le client est terrorisé).

Il est essentiel de remarquer votre propre malaise en tant que conseiller ; y a-t-il des choses que vous craignez de communiquer à votre client, des impulsions de conseil que vous n’osez suivre ? Montrez au client comment prendre des risques, en en prenant vous-même.

– rendez-vous obsolète :

Est-ce que vos clients continuent de venir chez vous principalement parce qu’ils manquent d’autres sources de soutien dans leur vie ? Bien sûr, leur relation avec vous est unique, mais à long terme, même s’ils veulent maintenir une relation de travail avec vous, vous devez viser à ce qu’ils n’en aient plus besoin !

Aidez vos clients à construire d’autres amitiés ; poussez-les à diversifier leurs sources de soutien et, pour que ce ne soit pas à sens unique, apprenez-leur à offrir un soutien aux autres.

Veillez à ne pas vous accrocher à vos clients parce qu’ils sont une source de revenus !

Pour vraiment les servir, aidez à créer un monde où le conseil soit intégré dans la vie quotidienne et les relations.

-Ne réparez rien :

Dans les conversations ordinaires, quand quelqu’un a un problème, un d’autre veut le résoudre, mais en counseling, on sait que «le problème» est rarement le problème. Le client a en fait le problème est parce qu’il en est venu à mal comprendre le monde. Si vous essayez de résoudre son problème, vous ne faites que le rejoindre dans sa fausse compréhension du monde.

Ce qu’il faut, c’est trouver des façons créatives d’exposer et d’explorer la façon dont votre client en est venu à comprendre le monde. Creusez assez profond, et le problème se transformera en autre chose… L’idée qu’ils avaient même un problème, ou du moins ce problème spécifique, est remise en question, parce que vouspiratez le code qui a généré le problème ! Lorsque rien de mieux n’est disponible, demander conseil (ou en donner) semble une bonne idée… Mais le vrai coaching est mieux.

– Ne vous laissez pas distraire par le contenu :

Votre client est en même temps le meilleur expert sur lui-même & la personne la moins qualifiée pour vous dire ce dont il a vraiment besoin pour sortir de sa situation pénible, et croître.

Les mots qu’il utilise, le genre d’histoires qu’il raconte, le contenu dont il choisit de parler : tout ceci offre de grands indices sur le sens qu’il donne à la vie & qui est précisément ce qui génère ses problèmes persistants.

Si vous êtes trop pris dans le contenu, vous essayerez juste de résoudre ses problèmes, et on a vu combien ceci est superficiel & inefficace.

Au lieu de cela, faites attention au reste de ce qui se passe dans la session. Quels sont les choses dont, visiblement, il a omis de parler ? Qu’est-ce qu’il véhicule non verbalement ? Comment communique-t-il (ou évite-t-il de communiquer) avec vous ? Qu’est-ce qui se passe en vous en l’écoutant ? Toutes ces sources d’information constituent le contexte autour du contenu dans lequel ils sont englués.

Se faire happer dans le contenu signifie que vous vous joignez à eux dans leur transe, alors que remarquer le contexte vous donne des indices sur la façon de les sortir de la transe !

– Apprenez la vraie difference entre oui & non :

Le conseil est bizarre ; approfondir la relation d’une personne avec ses problèmes implique d’expérimenter, d’explorer, de faire semblant et d’agir de façon inhabituelle, vu que le client tente d’adopter de nouvelles façons d’être et de comprendre. Dans un tel territoire, comment distinguer les voies dignes d’être explorées & les impasses menant à une perte de temps ?

La clé pour faire la différence est de voir si vous obtenez un feedback positif ou négatif lorsque vous essayez des choses. Attention : un feedback positif n’est pas ce que vous pensez. Par exemple, si quelqu’un crie tout à coup,

« pas question ! », c’est un feedback positif. Ça veut dire vous avez touché un point positif, plein d’énergie & prêt à l’action. Là, on sait qu’on peut investiguer plus loin…

Un feedback positif peut être fort ou subtil, mais est toujours caractérisé par une réaction.

Un feedback négatif, c’est l’inverse : c’est quand une intervention tombe à plat, quand, suite à une de vos questions, le client se distancie, quand l’énergie tombe à des niveaux proches de zéro.

Le feedback négatif nous indique de faire demi-tour & d’essayer quelque chose d’autre.

Ne laissez pas ce feedback vous décourager, même si c’est tout ce que vous obtenez – car c’est encore une réponse, qui vous dit que vous vous êtes égaré & devez aller ailleurs, pour découvrir où le client va réagir…

Les règles du feedback sont celles-ci : oui veut dire oui, non veut aussi dire oui, mais exige une touche plus légère ; rien ou peu signifie non !

impatientez-vous :

Il arrive à un coach de s’ennuyer durant la séance, de cesser de faire attention à ce que dit ou fait le client ; c’est un signal qui indique toujours qu’on à perdu le lien avec le client, ou qu’on l’a laissé s’égarer sans but.

Donc, qu’il faut réagir ; il faut l’arrêter & dire quelque chose du genre : «Je trouve que je perds mon intérêt à ce que vous me dites, et je pense que c’est parce que vous-même n’y êtes pas intéressé  » ou » Je pense avoir perdu ma connexion avec vous. Peut-on trouver une façon de la récupérer avant de continuer ?  » ou  » j’hésitais sur ce qu’il faut faire donc, je vous ai laissé parler en espérant arriver à quelque chose, mais je pense qu’on part dans une impasse ».

Soyez franc avec votre client et encouragez-le à être franc aussi sur son ressenti envers vous & le travail que vous faires ensemble.

Ensuite, essayez quelques interventions plus audacieuses, pour faire redémarrer la thérapie. C’est à vous de le faire, car si le client savait comment faire avancer les choses sans votre aide, il ne viendrait pas consulter. Prenez les rênes. Dirigez la session, expérimentez hardiment !

– Sortez du passé :

Chaque problème que quelqu’un vous soumet, est un problème qu’il éprouve ici et maintenant, et la seule façon dont on peut changer une histoire, briser une habitude, ou résoudre un souvenir, est de l’amener à la vie dans la session, dans le moment présent, avec toutes les émotions qui l’accompagnent.

Comment le client vit-il les effets du passé en ce moment ? Au lieu de juste parler de quelque chose qui lui est arrivé, tentez de la lui faire ressentir dans l’instant – par un jeu de rôle, par ex. Focalisez-vous sur les sentiments ou les impulsions, ou la relation qui se passe entre vous juste à ce moment-là.

Aidez votre client à prendre des risques dans le monde réel, et rendez possibles des expériences qu’ils ne pourraient pas créer eux-mêmes. Si vous voulez juste d’offrir un soutien, parlez du passé. Si vous voulez créer un changement réel, générez de nouvelles expériences dans le présent !

– prenez du recul :

Les gens ne sont pas des cerveaux dans des bocaux posés sur une étagère, marinant dans la sauce de leurs neurotransmetteurs. Si vous pensez que votre client est déprimé à cause d’un déséquilibre chimique dans le cerveau, songez combien déprimant le monde peut être. Si vous croyez que votre client est anxieux car il souffre d’une sorte d’un trouble ou d’un dysfonctionnement, songez combien il est effrayant de vivre dans la société moderne.

Ne faites pas l’erreur de croire que les problèmes des gens sont purement personnels ; à chaque instant, nous influençons & sommes influencés par le monde autour de nous. Si vous ne tenez pas compte de l’histoire d’oppression familiale, sociale & de conditionnement culturel de vos clients, et de comment ces forces sociales les impactent sur une base quotidienne, alors vous coachez hors contexte !

Arrêtez d’être assez bête & inconscient que pour blâmer votre client , ou leur biologie, car tous, on doit lutter pour survivre dans ce monde hostile. Nos luttes sont personnelles, mais pas seulement personnelles !

Pour que vos clients parviennent à maîtriser leurs relations avec le monde, il faut donc les aider à devenir des leaders…

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Le bon psy ou coach

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coach J’avais déjà traité ici (http://www.bonheuretamour.com/2013/09/03/comment-choisir-un-bon-therapeute/ ) et ici (http://www.bonheuretamour.com/regard-sur-la-psychologie-et-la-psychiatrie/ ) de ce qu’un bon thérapeute ou coach de vie doit être ; c-à-d très humain, avec beaucoup de compassion, ne pas être dans le jugement et surtout,laisser son ego de côté (ne pas se laisser entraîner à cela).

Le bon thérapeute est celui qui est capable d’ignorer ces tentations égoïstes & puériles, pour continuer d’avancer vers le développement du patient, l’éradication de ses souffrances, de ses sentiments négatifs (rage, rancoeur, amertume, dégoût de soi, …) & de ses mauvais choix.

Mais il ne faut pas non plus qu’il se tienne en retrait, ne donnant jamais ni encouragements, ni marques de sympathie, ni conseils ou directives ; il faut informer le patient, le guider. La thérapie non-directive est pleine de bonnes intentions, mais inefficace ; si le patient avait pu trouver seul les solutions à ses problèmes, ce serait déjà fait !

Transposons cette situation dans le monde physique, pour en montrer l’inanité : le patient serait perdu dans une immense forêt, et le coach se trouverait au-dessus de lui, dans un hélicoptère, et le regarderait, les 2 étant en contact via la voix ou un téléphone. 

Le patient dirait : « au secours, je suis perdu ! », et le coach répondrait : « comment pensez-vous que c’est arrivé ? Et comment est-ce que ça vous fait vous sentir, d’être perdu ? »

Alors, le patient continuerait : « Par où dois-je aller ? » – Et le « thérapeute » : « où voulez-vous aller ? »Le patient s’affaiblissant dans ces solitudes désertiques, il crierait « Il faut me sortir de là, sinon, je vais crever ici  » et le coach, imperturbable :  » comment cette idée de mourir vous fait-elle vous sentir ? » …

Vu ainsi, est-ce que ça n’a pas l’air d’une vaste fumisterie & d’un magistral foutage de gueule ? Je crois que oui !

Quel manque de respect & d’humanité ! Si ce patient est en souffrance, c’est toujours parce qu’on lui a manqué de respect & d’humanité, et que celui ( = le « docteur de l’âme », le spécialiste) vers qui ce patient se tourne en désespoir de cause pour apaiser ses souffrances ; le psy, celui qui a exigé qu’il s’ouvre & révèle sa vulnérabilité, lui fasse alors subir ce même genre de blessure, est un acte atroce, d’une cruauté inouïe !!!

Mais revenons à nos moutons ; si une personne va consulter un « spécialiste », c’est évidemment parce qu’elle n’a pas réussi à s’en sortir toute seule ! – c’est JUSTEMENT POUR CA qu’elle s’adresse à quelqu’un qui s’y connaît mieux (ou est censé mieux s’y connaître) en causes & solutions de problèmes !

Un bon coach ou thérapeute ne restera donc pas là comme une bûche en se contentant d’écouter plus ou moins ; cela ne suffit pas pour être efficace ! Pour cela, il DOIT, à un certain moment, être directif, sinon, ce n’est que perte de temps & d’argent – et pis ; d’espoir ! – pour le patient !

En ce domaine, le potentiel de profiter de la détresse & situation de faiblesse des gens est immense, donc, il faut que le thérapeute soit quelqu’un de moral – et le patient, bien observateur, avant de se laisser aller & de s’ouvrir à quelqu’un qui n’aurait pas l’empathie, la moralité et les connaissances suffisantes – ainsi qu’un riche vécu (qui, seul, peut amener la tolérance & la tendre compréhension) !

Moi, par ex, durant les presque 4 ans que j’ai habité Grenoble, j’ai été consulter la soi-disant « thérapeute » Brigitte Cuzin pour ma fille Viera (dont les lobes frontaux & temporaux du cerveau étaient abîmés par une forte épilepsie) ; cette charlatane a profité de mon désarroi pour me faire miroiter un mieux et nous faire venir, ma fille & moi, en thérapie chez elle durant ces années – à 340 FF (52 €) la double séance/ semaine, sans la moindre amélioration de l’état de l’enfant, bien entendu !

Et encore ! ; elle préconisait une méthode complètement loufoque pour apprendre à lire à Viera & insistait pour que je prenne le double de séances (ce qui m’aurait coûté 104 €/semaine).

Sur 4 ans, cette garce (car elle était non seulement dénuée de toute expertise, mais aussi de toute compassion & intégrité) m’a extorqué (à 50 séances/an durant 4 ans) 10.400 € (en « black », puisqu’officiellement, elle était prof de danse !) pour une « maladie » pour laquelle une psychothérapie n’est pas d’application – ce qu’elle aurait dû me dire si elle avait été honnête – puisque c’est le tissu même du cerveau qui était détruit !

En plus, avec ses âneries & ses mensonges, elle m’a vraiment fait me sentir comme une merde, durant ces années ; je subissais les tortures de mon « cher époux » PN, et l’autre conne me fichait tout sur le dos ! Elle ignorait totalement ce sujet & me disait que je restais parce que je jouissais de « bénéfices secondaires » ! Quand j’y repense, même après toutes ces années, j’ai encore envie de la gifler !

On ne prétend pas « traiter les gens » alors qu’on n’a qu’un vernis de connaissances psychologiques (et fausses, en plus) ; ça peut faire trop de mal à des gens qui ont déjà très mal !

Comment peut-on agir ainsi ?! Comme dit dans l’article susmentionné, un patient doit voir une amélioration dès la 1ère séance d’une thérapie ! Garder des patients malheureux, sans amélioration, durant des années, est inacceptable, malhonnête ! Mais sans doute son cerveau était-il aussi abîmé, puisque Madame cultivait des plants de cannabis dans son grenier, et en fumait abondamment !

Bref, il faut qu’en maximum 3 sessions, un coach ou thérapeute ait causé un changement dans la vie de ses patients – car ils le paient pour un résultat, pas pour du vent (des parlottes en l’air) !

Ce qu’il faut, c’est – comme pour tout – l’AMOUR… et pour ça, pénétrer dans le monde du patient, ressentir les choses comme il les vit, VALIDER ce qu’il vit et est, et ensuite seulement, donner des conseils. Ce mode de thérapie empathique est l’aptitude à écouter vraiment la personne, s’aligner sur son ressenti, comprendre de l’intérieur ce que cette personne a subi ou traversé.

Cette écoute totale, non-jugementale, respectueuse, est déjà thérapeutique. Mais attention : cet « être totalement présent » implique de bannir le souvenir des théories et classifications, du calcul (tandis que le patient se raconte) de la « case » ou catégorie où le classer, ou de l’étiquette à lui coller ! (car, oubliant qu’il y a des exceptions, beaucoup de psys tendent à mettre tout le monde dans le même sac !).

Offrir à quelqu’un cet environnement neutre, où il soit respecté, vraiment regardé et écouté, sans jugement, est un don inestimable pour un être perdu, qui souffre – et seuls des coachs d’une certaine qualité peuvent faire ceci (= en fait, peu de gens). Et cela « répare » le patient parce que c’est un acte d’amour !

Les patients sont hélas bien plus souvent confrontés à des thérapeutes indifférents (qui regardent ailleurs, ou baîllent, …), méprisants (ils ignorent qu’ils ont eu de la chance & méprisent ceux qui n’ont pas eu le bol de naître dans une famille aimante & normale) et « étiquetteurs », qui aggravent encore leur détresse…A ce sujet, voir (http://www.bonheuretamour.com/2013/01/01/lhistoire-du-chat-sauvage/ ).

Pour être réellement efficace, un thérapeute ne doit chercher qu’à comprendre – sans présupposés, sans jugement, mais aussi sans pitié ; il doit porter une attention totale à l’autre, puis de là, comprendre l’ensemble de leur expérience & exprimer enfin la chose qui leur sera utile.

Dans ce mode de thérapie (efficace, pour une fois) le psy part de cette position : on est 2 humains et on est tous dans le même bateau – il y a EGALITE (& non la stance de supériorité de tant de psys), compassion & aptitude à écouter vraiment l’autre ; le thérapeute l’observe, se met à son niveau (le patient perçoit cette humilité et cela le renforce), laisse venir les impressions ; ce qu’il reçoit de lui, son attention est totalement tournée vers l’extérieur de lui-même, et ce n’est que de là (de tout ce qu’il a perçu) qu’il tire des conclusions (+ poussées au fil des séances) & exprime quelque chose qui servira à son client (justifiant ainsi pleinement son salaire).

D’après mon expérience, il me faut en général 4 à 5 heures (soit 3 séances d’1 h 1/2) pour avoir un « tableau »presque complet de la situation & du problème – et ensuite, une nuit ensuite pour distinguer le caractère de la personne, si elle veut & peut changer et si je peux ou non lui être utile. Voilà ce qu’est soigner !