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Comment transcender nos souffrances

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J’ai traité (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2017/03/09/culture-lucidite-ou-endoctrinement/ ) comment le pouvoir en place favorise le mal-être des gens pour son propre intérêt. Mais notre propre esprit nous crée aussi des souffrances inutiles – qu’Eckart Tölle nomme « corps de souffrance » (pour en savoir plus, vous pouvez lire http://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/eckhart-tolle-nous-parle-du-corps-46123).

S’il n’y avait qu’une seule idée pouvant montrer à celui qui aspire à la vraie vie le moyen de sortir de la prison des pensées noires et des sentiments punitifs, ce serait celle-ci : notre vrai moi ne gagne pas dans la vie en surmontant des problèmes accablants, mais en révélant qu’en fait, ils n’ont jamais vraiment existé.

Ce genre de vérité est dure à accepter pour certains, et leur dire que la base de leur douleur mentale ou émotionnelle actuelle est un sous-produit négatif d’un esprit piégé dans une illusion, ne fait que les pousser à s’accrocher plus fort à leur souffrance. Ils justifient alors leur douleur ainsi : compte tenu de ce qu’ils ont dû endurer, il n’y a pas d’autre alternative que celle-là ; leur douleur.

Donc, avant d’aller plus loin, mettons les choses au clair :

Beaucoup de choses qui se sont produites et qui continuent à se produire dans notre monde sont sombres et difficiles à traiter. On peut constater tous les jours que les êtres humains « endormis » font des choses terribles aux autres, ainsi qu’à eux-mêmes – dans http://www.bonheuretamour.com/2017/03/01/apaisez-votre-esprit/ , j’explique comment, quand on ignore ce qui se passe en soi, il est inévitable qu’on inflige de la douleur à soi-même ou aux autres.

Mais le point essentiel ici, pour ceux qui cherchent le Soi éternel, est que les événements passagers en eux-mêmes n’ont pas le pouvoir de nous faire souffrir. Ce sont nos réactions négatives qui nous aveuglent puis nous attachent à cela, nous jetant dans un monde de douleur.

La preuve de ceci ( = que les événements eux-mêmes ne sont pas la source de notre souffrance psychologique), se trouve dans les histoires de vie inspirantes de nombreuses personnes à travers l’histoire. On y voit comment des êtres confrontés à des conditions incroyablement douloureuses, non seulement transcendent leurs épreuves, mais émergent en quelque sorte transfigurés. Et ce qu’ils ont fait est à la portée de tous !

Quelques histoires de la vie réelle illustreront cette vérité ;

Il y a quelques années, un jeune athlète brillant a été blessé dans un accident qui l’a paralysé. Au lieu de sombrer dans le désespoir, il s’est mis à aider d’autres jeunes ayant subi la même chose à surmonter leur sentiment de perte.

Dans une interview, il a dit que, sans l’accident qui lui avait pris ses jambes, ses yeux ne se seraient jamais ouverts à une nouvelle dimension de la vie & que cette épreuve avait tellement transformé ce qu’il savait de la vie que, s’il avait le choix, il ne changerait rien à ce qui s’était passé.

Comment cet homme a-t-il pu surmonter des circonstances qui auraient déprimé à jamais d’autres personnes ? C’est parce que, « si tu suis ton destin, il te conduit, si tu lui résistes, il te traîne » ; au lieu d’être démoli par l’épreuve qu’il subissait & d’y résister en esprit, il a accepté ce qui est, & d’en tirer la leçon « élévatrice de vie » cachée dans ces moments pénibles.

Choisir la bonne voie face à sa douleur lui a apporté des récompenses incommensurables ; il en est venu à comprendre – comme nous devrions tous le faire – que notre vrai moi n’est pas lié à notre corps ou aux résultats de circonstances indésirables. Son éveil des vérités plus hautes l’a enrichi & épanoui, d’une façon qu’aucun trophée ne pourrait jamais lui apporter. Bien qu’aux yeux du monde il soit devenu plus limité, en fait son univers s’est élargi pour lui donner un nouveau sentiment de liberté au-delà de tout ce qu’il aurait pu espérer avant l’accident.

 Un exemple frappant est Nick Vujicic (un homme que j’admire beaucoup), qui est né sans membres (avec juste un bout de pied) ; il aurait pu passer sa vie à regretter sa condition et à aspirer à avoir des bras & des jambes. Mais au lieu de ça, il a choisi d’être reconnaissant pour ce qu’il a, de vivre sa vie à fond & de poursuivre ses rêves. Là, il est très heureux, marié & a un fils, mais surtout, il fait des conférences qui remontent le moral & inspirent des milliers de gens !

-Enfin, mon exemple : quand ma 2de fille, Sabrina, est morte en août 1989, j’étais dévastée et, si je n’avais pas eu ma 1ère fille, Viera (qui, à 1 an, avait fort besoin de moi), je me serais tuée.

Au lieu de ça, sans que j’en aie conscience, s’éveillait au fond de moi une quête… qui devait aboutir à l’heureux hasard (hum !) m’ayant fait connaître la foi baha’ie (& Dieu par la même occasion). Non seulement ce fut une vraie révélation, qui a beaucoup enrichi ma vie & m’a fait connaître des plaisirs divins & sans remords, mais ça m’a poussée à commencer à m’occuper des autres êtres souffrants & à trouver ma voie !

Dans chaque cas, on voit qu’un événement dévastateur, qui aurait pu générer déprime, amertume & ressentiment, est devenu une occasion d’ennoblissement de l’âme qui lui a donné une toute nouvelle vision de la vie.

Dans cet article http://www.bonheuretamour.com/2013/08/02/sex-death-vieux-chinois/, je relate le conte du vieux Chinois, qui nous aide à relativiser les épreuves, en nous faisant comprendre qu’on ne peut jamais connaître les conséquences à long terme de ce qui nous arrive ; que ce qui semble bon, peut se tourner en malédiction et ce qui semble mauvais, en bénédiction…

Un vieux dicton arabe suggère la même chose : « La nature de la pluie est la même, mais elle fait pousser des épines dans les marais et des fleurs dans les jardins ».

Moi, comme d’autres qui ont transcendé leurs souffrances, avons pu nous détacher de la méchanceté & de la cruauté du monde pour atteindre une compréhension spirituelle qui a élevé notre vie au-delà de l’inhumanité des hommes ou des circonstances.

Une telle transformation est incompréhensible pour ceux qui estiment justifiée leur rage ou leur haine contre une injustice quelconque. Les individus aveugles spirituellement souffrent seulement eux-mêmes, mais voient toujours les autres comme étant responsables de la raison pour laquelle ils ressentent leur peine ou leur douleur.

Pour pouvoir voir tout événement de la vie – bon ou mauvais – comme un « véhicule » qui aide à nous transporter vers un niveau de compréhension plus élevé, il faut créer une nouvelle relation avec les événements indésirables de notre vie.

Au lieu d’essayer de nous protéger contre eux, nous devons être prêt à voir ce qu’ils nous révèlent sur nous-mêmes à ce moment. La différence entre ces 2 voies, et les conséquences qui en découlent, sont immenses :

La 1ère voie nous garantit la peur et la souffrance qui sont inséparables d’essayer de protéger les images fausses de nous-mêmes, & leurs faux buts imaginaires, tandis que la 2ème mène à la révélation que le Divin a déjà un but plus élevé pour notre vie, qui inclut tous les pouvoirs dont nous avons besoin pour transcender toute situation douloureuse.

Oui, le chemin qui conduit à la révélation est plus difficile, mais seulement au début. Si on le suit, on est invité à

, car ce n’est qu’en éclairant ces coins obscurs de notre conscience – où les parties sombres de notre personnalité tentent de nous égarer – que l’on peut annuler leur autorité sur nous.

J’ai déjà expliqué (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/03/17/la-voie-facile-ou-lautre/) pourquoi il vaut mieux choisir la 2de voie – le chemin « qui monte » – bien qu’elle semble plus dure, dans le domaine professionnel.

Mais c’est également vrai au plan personnel ; il vaut mieux chercher en soi la source de notre souffrance, au lieu de ce que notre souffrance indique à l’extérieur de nous comme étant sa cause.

Au départ, cette voie semble toujours impossible à parcourir, mais choisir la facilité nous fait tourner en rond. Face à toute situation difficile, y compris l’obscurité en soi, si on prend le chemin facile, on perpétuera la vie dure, alors que si on prend la route dure, on réalisera la vie facile.

La 1ère étape qui mène à se libérer de la souffrance inutile est de douter de notre propre souffrance – même si elle semble si vraie que tout doute à son sujet semble hérétique.

Il ne s’agit ici pas de nier cette douleur, ou de prétendre qu’elle n’est pas là. Oui, le sentiment d’une douleur est réel, mais si on veut s’en libérer, il faut le voir comme une excuse qu’on se donne pour pouvoir continuer à souffrir.

Le seul but de ce genre d’excuses est de faire valoir quelque chose d’inutile – mais une chose inutile le reste, peu importe l’emballage !

Pour le comprendre & récupérer du pouvoir sur notre vie, il faut résolument rejeter toute souffrance inutile.

2 vérités vous y aideront :

1) La justification de tout état négatif ne sert qu’une fin : la protection et la préservation de la nature responsable de sa manifestation.

2) Toute partie de notre nature qui trouve de bonnes raisons de justifier notre douleur … est la source de cette douleur qu’il justifie.

La leçon à tirer de ceci est que nous sommes induits – à tort – à croire que la vie nous fait devenir le genre de personne qu’on est, alors qu’en fait, c’est notre niveau de compréhension qui fait de la vie ce qu’elle est pour nous !  Rappelez-vous : « La vie ne nous « arrive » pas, la vie réagit à nous » !

C’est pourquoi rien ne peut vraiment changer pour nous jusqu’à ce que nous comprenions qu’essayer de changer notre condition sans d’abord changer la conscience responsable de son apparition, revient à blâmer le miroir pour ce que l’on n’aime pas voir en lui !

Allégez votre vie ; débarrassez-la de la souffrance inutile, & vous verrez la différence !

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Pour une psychologie spirituelle

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Tout ce dont on a besoin, à la fois pour naître, vivre et guérir, c’est d’amour (sous forme de soutien et de vérité)…Or, l’Amour étant spirituel par nature, pour guérir, il faut nécessairement coupler la spiritualité à l’aide – bref, pour qu’une psychologie soit efficace, il faut nécessairement qu’elle soit spirituelle !
Cette psychologie vise à comprendre le fonctionnement de l’esprit et la nature de notre réalité en partant du principe que la pensée est créatrice.
« La plus grande découverte de notre génération a été de s’apercevoir qu’un homme peut changer sa vie en modifiant sa façon de penser » (William James)
Mais, comme la plupart de nos pensées sont inconscientes, c’est là qu’il faut aller chercher pour découvrir le côté obscur de notre pensée…
Elle confirme aussi à quel point il est essentiel d’assumer la responsabilité de notre situation – puisque c’est nous-même qui avons créé celle-ci, attiré dans notre vie les personnes et circonstances qui ont finalement abouti à ce que l’on vit actuellement.
Ce n’est qu’en reconnaissant ceci et en l’acceptant, qu’on peut avoir une base d’où s’élancer vers de nouveaux horizons … plus verdoyants !
La psychologie spirituelle considère que la vie est en perpétuelle expansion, donc, qu’on la vit en affrontant sans cesse de nouveaux défis qui remettent en question nos croyances actuelles.
Si par exemple, quelqu’un se sent rejeté par tout le monde, il voit partout des signes de rejet, et comme ça le blesse et l’indigne, il adopte une posture et des paroles agressives, qui feront que, effectivement, les autres seront poussés à le rejeter…
Lorsque l’on a l’attitude & l’expression correspondant à une croyance, les autres y réagissent… et ce que l’on craint devient réalité !
Il faut remettre nos croyances en questions (je l’ai dit ailleurs ; elles ne viennent pas de nous) et percer la baudruche de ces mensonges que l’on se fait à soi-même.
Eh oui, ces fausses croyances ne viennent pas de nous, mais des conclusions que l’on a tirées suites à des agressions subies enfant – dont les principales sont : un traumatisme à la naissance, le rejet par nos parents ou nos « camarades » d’école, un trauma religieux, …
A chaque fois que l’on fait ceci, on détruit une couche de mensonge, et on se rapproche de la vérité…qui, comme chacun sait, est nue …
La clé de tout, c’est d’augmenter notre amour de nous-mêmes !
Si vous vous aimez assez, vous ne pourrez plus vous faire du mal (abus d’alcool ou de nourriture, mauvaise hygiène ou fréquentations, …).
Mais comment s’aimer ? Vous commencerez à vous aimer (donc, à cesser de vous faire du tort) en étant reconnaissant(e) et en remerciant (pour ne fût-ce que ce à quoi vous avez échappé) et en étant un meilleur être humain.
S’aimer est à la fois le meilleur outil de transformation & l’assurance d’une vie saine !
=> Méthode du « rendez-vous avec le miroir » :
Si vous vous demandez ce que vous aimez, vous répondez quoi ? Mon chien, ma mère, mon petit ami (petite amie), mes copains (copines), la pizza, le beau temps, les vacances, la montagne, etc… Il y a un tas de réponses…mais dont vous vous excluez.
Pourtant, s’aimer est la chose la plus importante si on veut avoir une vie heureuse ; on vise à avoir une belle vie, et surtout, on juge qu’on le vaut bien, on exige un bon job et de bonnes relations ; on ne se fait pas du mal à rester dans des relations destructrices ou un job pourri, ou en avalant des crasses (comme la junk food, l’alcool, le tabac, etc..).
Oui ; si on n’a pas une vie de rêve, c’est qu’on ne s’aime pas assez – quoi qu’on puisse prétendre, et même si l’on semble l’inverse, c-à-d très orgueilleux ou égocentrique (car ce n’est évidemment pas ainsi qu’on se procure une bonne vie !).
La comédienne Lucille Ball le disait : « Aimez-vous d’abord, et puis tout se mettra en place tout seul ».
Autre chose : si on ne s’aime pas, on n’est pas non plus capable d’aimer (le vrai sens d’aimer !) quelqu’un d’autre ; à chaque fois qu’on a dit « je t’aime » à quelqu’un, en fait, c’était un genre de mensonge…
Alors, comment faire pour s’aimer plus ? Comment sortir du mensonge pour trouver la vérité ? Se rencontrer dans le miroir – et même, en faire un rendez-vous régulier avec soi-même.
Pour ce faire, il faut se ménager chaque jour une plage de calme et se placer devant un miroir, puis se regarder intensément, jusqu’à ce que tout le reste disparaisse et qu’il ne reste que vos yeux. Examinez chaque centimètre carré de votre visage, et remarquez l’effet que chacun a sur vous, comment ça vous fait vous sentir.
Attention : il faut aller en profondeur, et regarder même les choses que vous n’aimez pas voir.
Sachez qu’il y a un risque que vous résistiez – c-à-d qu’on va avoir des doutes ou des pensées du genre « c’est ridicule » ou « ça ne marchera pas », mais il faut s’y attendre et faire taire ces pensées ; ne pas les laisser saboter notre transformation vers une vie meilleure !
Quand vous avez observé attentivement chaque pouce de votre visage, re-regardez-vous dans les yeux et, rassemblant toute votre sincérité, dites-vous d’un ton profond & convaincu : « je t’aime ».
Sans savoir pourquoi, vous vous sentez stupide et mal à l’aise… C’est qu’en fait, vous n’en savez rien consciemment, mais votre esprit réagit ; il sait que c’est faux et ne se laisse pas berner.
Malgré cela, le même soir ou le lendemain, forcez-vous à vous re-rencontrer dans le miroir. Ce ne sera pas facile, car vous vous rappelez que la 1ère fois ne fut pas agréable, et de plus, sachant que vous allez vous regarder VRAIMENT, sans doute pour la 1ère fois de votre vie, une timidité vous envahit.
Refaites la même chose – c-à-d ; vous concentrer sur vos yeux, puis étudier à fond chaque trait de votre visage, puis revenir à vos yeux, et vous dire « je t’aime ». Là, vous commencez à comprendre consciemment que c’est faux.
Alors, mentez-vous, encore & encore, & encore.. Dites-vous obstinément que vous vous aimez, changez les choses !
Un jour, votre « je t’aime » sera devenu la vérité ! Et là, vous n’avez plus besoin de rien d’autre pour survivre !
La vie est comme un arbre, et si l’on ne nourrit pas la graine (ou les racines), il ne donnera rien que des feuilles, belles mais sèches… bref, pas de quoi vraiment nous nourrir.
Il faut partir de la graine (ou de la racine), et de là, faire pousser l’arbre ; alors, il donnera des fruits pour nous nourrir. Cette graine, c’est l’amour que l’on se porte. ..
Une fois là, vous pourrez reconnaître où vous vous trouvez actuellement (situation, état) et l’accepter – vu qu’il n’y a QUE DE CE POINT-LA qu’il est possible de partir pour changer. A ce moment, vous vous sentirez plus heureux, vous vous estimerez en vous acceptant tel que vous êtes, et vous saurez que vous méritez mieux.
Si vous trébuchez en chemin, que vous faites une faute ou revenez à vos anciennes habitudes néfastes, pardonnez-vous ; ce ne peut être de votre faute ; c’est juste parce que vous avez des besoins d’amour qui ne sont pas satisfaits, que la société vous cause des stress,…
S’aimer, c’est aussi abandonner tout ce – ou ceux – qui vous nuisent, ainsi que les pensées ou croyances qui vous affaiblissent.
Qu’est-ce qu’il faut avant qu’un changement réel se manifeste dans votre vie ?
Le changement ne viendra pas à vous tout seul ; une transformation commence par un processus d’intégration, d’acceptation de ce qui est survenu dans votre vie
Avant de devenir manifeste, une transformation commence en général par une prise de conscience d’anciennes blessures et schémas de comportement inefficaces – aussi, des toxines et mauvaises habitudes … Bref, tout ce qui nous englue dans une vie insatisfaisante.
Il s’agit de changer, de modifier nos habitudes mentales et alimentaires (ça forme un tout, puisque le corps influence notre façon de penser et vice versa-).
Il faut comprendre que changer, c’est croître, et croître, c’est la vie !
Chaque situation est différente, mais tout le monde souffre, et tout le monde voudrait bien se débarrasser de ses douleurs émotionnelles ou physiques.
En décrassant notre corps, on décrasse l’esprit, et vice versa. On intègre un nouveau moi à l’ancien, un moi qui a intégré les traumas, est devenu plus sage et compréhensif.
La « Raison » est folie pour moi ; nos sens sont si limités, notre entendement si petit, qu’on ne peut nécessairement comprendre qu’une très petite partie du réel… Or, qui dit « pas la totalité » dit « mensonge » … Pourquoi faire du mensonge notre maître ? Cela ne peut mener qu’à un enlisement.
Concrètement, comment peut-on faire ceci ? d’abord, il n’y a pas qu’un seul effet et une seule cause – puisque tout est interconnecté.
Par conséquent, on n’a pas ce schéma : effet -> cause, mais bien ce schéma : effet -> cause N° 5 (chaque cause est effet et vice versa) -> cause N°4-> N°3 -> N°2 -> cause 1ère (ceci est relatif, bien sûr – sinon, on peut remonter au Déluge !).
Et plus notre niveau de conscience est élevé, plus on est capable de remonter à l’origine.
Concrètement, on procède comme suit : on part de la situation présente et on se demande pourquoi c’est comme ça ; on obtient alors une réponse (mais non pas immédiatement ; il faut souvent « creuser » pour trouver la bonne réponse), qui est la cause de la situation, mais aussi un effet, découlant d’une autre cause : donc, on se demande pourquoi c’est ainsi, et puis, pourquoi cette réponse, etc …
On remonte ainsi de plus en plus loin, c-à-d que l’on creuse de plus en plus profond – jusqu’à la racine de la situation, que l’on va alors s’efforcer d’arracher !
Pour rechercher une cause 1ère , il faut tenir compte des règles suivantes :
– la cause 1ère est toujours interne à l’individu ; TOUJOURS, ce ne sont pas tant les événements extérieurs (épreuves, ..) qui créent les effets problématiques, mais les croyances du sujet, ses choix, perspectives, mentalité et comportements.
– trouvez le dénominateur commun des problèmes que vous rencontrez ; même si ce n’est pas la cause 1ère, cela a toujours un rapport avec elle,
– comparez avec ce que font les autres : vu nos conditionnements, on considère que notre façon d’agir ou de considérer les choses est la seule valable – regarder en-dehors de notre cadre familier nous ôte cette opinion, ce qui nous rend plus aptes à distinguer nos erreurs,
– suivez votre instinct : notre intuition ou l’idée qui jaillit en nous en 1er est souvent la bonne – bien sûr, plus on est conscient, plus nos intuitions sont correctes. Si vous ne pouvez pas vous fier à votre intuition, cela signifie que le lien avec elle est faible.
– élevez votre conscience : cela vous permettra de comprendre des choses que vous étiez incapable de voir avant ; vous pourrez alors, en creusant un peu, distinguer la cause de vos soucis. Vous songez à l’un de vos problèmes ou à un obstacle vous empêchant d’atteindre votre but ; avez-vous de mauvaises habitudes ou schémas de comportement ? Ce genre de problème est-il récurrent ? A quoi est-ce dû ? Une fois la cause trouvée, on peut modifier les effets – sinon, les effets reviennent encore et encore, ou on ne fait que remplacer un effet par un autre !