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Viol ; cesser de (se) blâmer

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viol3  Toute victime de viol a tendance à se blâmer (surtout que ça a généralement été perpétré par un proche) ; elle se reproche ses choix, qui ont mené à l’agression… Pas étonnant ; c’est le discours majoritaire qu’on entend en société !

Peu de victimes osent porter plainte – sachant que ce sera classé sans suite ou que, même si le violeur est poursuivi, elles devront subir un parcours du combattant, pour finalement des résultats lamentables (les violeurs étant acquittés dans une écrasante majorité des cas).

Si même la « justice » ne fait pas son boulot, comment l’homme de la rue ne ferait-il pas pareil ? (c-à-d blâmer la victime au lieu du coupable). Et comment la victime ne ferait-elle pas de même – se blâmant pour une chose dont elle n’est nullement responsable ?

Est-il vrai que ses choix ont mené à son viol ? Nous faisons des centaines de choix chaque jour, bons ou moins bons.  Mais certains ne sont mauvais qu’à cause de l’intervention d’un facteur extérieur : si, par ex, vous parquez votre voiture à l’extérieur, et qu’elle est ensuite abîmée par une tempête de grêle, vous penserez : « ah, si seulement je l’avais mise dans un garage », alors que vous ignoriez qu’il allait grêler.

De même avec le viol ; on se dit : «  ah, si seulement je ne lui avais pas ouvert la porte » ou « si seulement je m’étais habillée plus long », etc… Alors qu’on n’aurait pas été violée si le violeur avait choisi de nous respecter et de se comporter humainement.

Il est vrai qu’il existe de mauvais choix, mais certains choix (ceux de comment on s’habille ou d’ouvrir une porte) sont neutres ; ils ne permettent pas de prédire qu’on se fera violer si on les fait …

Nous avons le droit de prendre un verre ou de se balader dans un parc – même la nuit ; bien sûr, boire et sortir seule la nuit sont des facteurs de risque, mais ça ne veut pas dire que qui que ce soit a le droit de nous violer !

On « sort » souvent cet argument aux victimes, que c’est ce qu’elles ont fait qui a causé ce qui leur est arrivé. Or, si on examine bien les choses, cet argument ne tient pas du tout.

Faisons une comparaison ; si, par ex, vous décidez de traverser une autoroute sans regarder, vous savez que vous vous ferez heurter par une voiture (le délai de survie, en ce cas, n’est que de quelques minutes). Là, c’est 100% prévisible, donc, là, vous seriez responsable de l’accident qui vous frapperait – car même si 1 ou 2 conducteurs parviendraient à vous éviter, la plupart ne le pourraient pas.

Par contre, dans le cas d’un viol, ce que vous avez fait (boire quelques verres, porter une jupe courte, ouvrir à un voisin, …) est un acte banal, non dangereux en soi, et que n’importe qui pourrait éviter, S’IL LE VOULAIT.

On ne viole pas « par accident » ; c’est un CHOIX !  Le violeur, par opposition à l’automobiliste, a beaucoup de temps pour faire ce choix. Hélas, il a fait le mauvais, et par ce choix, inflige de la souffrance à d’autres !

Il faut donc cesser de blâmer les victimes – et celles-ci doivent cesser de se blâmer elles-mêmes, et remettre la responsabilité chez la bonne personne !

Martelez-vous bien ceci dans la tête : Vous avez le droit de boire. Vous avez le droit d’aller vous balader. Vous avez le droit de vous habiller comme vous voulez. Vous avez le droit de faire confiance. Vous avez le droit de faire vos propres choix, et vous en êtes responsable. Mais on n’a pas le droit de commettre des violences contre quelqu’un d’autre. Personne n’a le droit de violer !
Y avait-il des choix que vous pourriez avoir faits & qui vous auraient protégée ? Bien sûr. Vous pourriez avoir appris une méthode d’auto-défense, ou – encore mieux ! – restée cloîtrée chez vous, ou avoir choisi d’habiter dans une autre ville, … Tout ceci vous aurait, peut-être, empêché d’être violée (et encore !).
Mais l’essentiel dans tout ça, c’est ceci : Il ya des choses que nous pouvons (& devons) faire pour nous protéger, mais la seule personne qui peut empêcher le viol est le violeur lui-même. De mauvaises décisions, des décisions neutres, de bonnes décisions ; tout ceci n’a pas d’importance : UNE SEULE PERSONNE a fait le choix de violer.  Nous devrions pouvoir vivre notre vie en paix, pouvoir nous fier à nos proches & voisins. Les violeurs ne devraient pas violer. Point !

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Que boire pour rester en santé & éviter les maladies graves ?

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???????????????Nous savons que nous sommes formés d’au moins 60 à 75% d’eau, que l’eau participe à toutes les fonctions du corps et est indispensable au fonctionnement de nos organes. Certains prétendent même qu’elle nous hydrate de l’intérieur, nous donnant une peau resplendissante…

Je ne crois pas à cette fable. Et quant à celle voulant qu’elle ait des vertus détoxifiantes, j’ai fait litière de ce mythe dans cet article : http://bonheuretamour.com/faut-il-boire-de-leau/

Mais alors, que devons-nous boire et en quelle quantité ?

Le mieux est – quand même – l’eau, puisque les sodas sont toxiques (bourrés de sucres – vrais ou faux – & de colorants) et que les jus (& surtout les nectars) de fruits sont trop sucrés.

Il est évident qu’il faut consommer de l’eau aussi pure, saine et vivante que possible ; nous devons trouver laquelle répond à ce critère …

Donc, quel genre d’eau devrions-nous boire pour se garder en santé et éviter les maladies , et d’où doit-elle provenir ?

Eau du robinet ? A éviter ; non seulement c’est de l’eau « morte » (car recyclée) et dénuée de minéraux, mais elle contient des éléments toxiques comme des parasites, du chlore, du fluor, de la dioxine et autres pesticides.

-Eau distillée (= évaporée puis recondensée) ?  O que non ! On pourrait la croire « sûre », car elle dissout les éléments avec lesquels elle entre en contact et élimine les substances toxiques… mais elle élimine aussi les nutriments indispensables à la vie, comme les électrolytes (sodium, potassium, chlorure) et oligo-éléments – par exemple le magnésium ! C’est cela, entre autres, qui rend les sodas si nocifs !

Bref, elle ne peut servir que maximum quelques semaines, pour détoxifier l’organisme, puis, il faut impérativement passer à autre chose, sous peine d’empoisonnement.

– Thé ou café ? Ok, mais alors légers et non sucrés ; en effet, le corps doit puiser dans ses réserves d’eau pour traiter le sucre, en sorte qu’au lieu de nous hydrater, ces boissons nous déshydratent !

-Eau ionisée (= ayant subi une électro-dyalise) et/ou alcaline ? non plus ! Contrairement à ce que prétendent certains, cette solution est également nocive.  Après enquête, il apparaît que ceux-là sont, non des scientifiques soucieux de la santé des gens, mais des revendeurs d’appareils à ioniser, soucieux de leur porte-feuille ! (pas fiables, donc).

– Lait ? Non ; on sait à présent que le lait en général n’est bon que pour les bébés, que le lait de vache ne convient pas aux humains (qui ne peuvent le digérer) et qu’il contient des choses toxiques (pus, antibiotiques, ..).

– Eau ionisée & alcalinisée ? Cette eau subit un traitement (l’électrodialyse) augmentant le taux d’hydrogène.  Elle est censée alcaliniser notre sang – ce qui « aurait » plein d’effets positifs : nous hydrater en profondeur, régénérer notre peau, purifier nos intestins, éliminer les radicaux libres et donc, nous protéger des maladies graves (cancer, ..), accélérer la guérison, etc…

J’ai déjà dit ce que je pensais des solutions « alimentaires » censées alcaliniser notre sang (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/08/27/regimes-alcalinisants-info-ou-intox/ ).  En bref, RIEN de ce que l’on avale n’a la capacité de modifier le pH du sang parce que l’homéostasie maintient ce dernier à un niveau constant !

Pour en savoir plus sur le sujet (& que vous comprenez l’anglais), je conseille cet excellent (et très complet) article de Bryan Marcel : « There Are No Health Benefits To Drinking Alkaline Ionized Water » ; www.bryanmarcel.com/alkaline-ionized-water-health-benefit

-Eau de source ou minérale ? Là, on tient enfin la solution, mais en veillant à ; 1. L’acheter en bouteilles en verre, 2. Faire une « tournante » ; c-à-d changer souvent d’eau pour éviter d’avaler des minéraux en excès, pour les avoir tous et en bonne quantité (ni trop, ni trop peu).

NB :  il  n’est pas interdit, pour varier un peu – on se lâche à mort ! – , d’ajouter quelques gouttes de jus de citron à cette eau…

– > Etes-vous donc condamné à ne boire que de l’eau pour le restant de vos jours ? ;( … Cette perspective n’est guère folichonne…

Heureusement, vous pouvez aussi – et même devriez – consommer des tisanes de plantes bienfaisantes, des jus de légumes fraîchement mixés, ou – folie ! – de boire des jus de fruit frais, mais coupé à 50% d’eau pure.

Quant à la quantité, notre culture nous enjoint d’en boire minimum 2 litres (soit 8 verres de 25 cl) par jour – ce qui est aussi une folie (voir mon article du 31/3/13 : « Faut-il boire de l’eau » ; http://bonheuretamour.com/faut-il-boire-de-leau/  ).

A cette fable, opposons les faits ! L’observation scientifique montre que l’on perd environ 2 à 2,5 l. de liquide par jour, par la respiration, la transpiration et l’excrétion (urine et selles)… mais de là à conclure qu’il faut boire cette quantité de liquide par jour, il y a de la marge ! C’est pourtant ce qu’on lit ou entend partout et qui nous est présenté comme une nécessité scientifiquement établie …

Mais ça n’a rien de scientifique ; en fait (voir art. de Bryan Marcel susmentionné), le Food and Nutrition Board a écrit en 1945 qu’on perdait +- 2 l. de liquide/jour – à compenser, donc – ajoutant que LA PLUPART DE CET APPORT JOURNALIER DE LIQUIDE SE TROUVAIT DANS NOTRE ALIMENTATION …Or, chacun reprit la 1ère partie de cette info, en SUPPRIMANT purement et simplement la 2ème partie !

Il semble que le taux de liquide présent dans nos aliments représente 80% de l’apport nécessaire par jour – soit, 1,6 l sur les 2 litres à compenser ; l’apport que nous devrions boire ne se monterait alors plus qu’à 400ml (= moins d’1/2 l) par jour à fournir à notre corps via des liquides !

On nous fait croire aussi que, quand on prend conscience qu’on a soif, il est déjà trop tard, et que donc, il faut s’obliger à boire même en l’absence de soif – assertion ô combien étrange et anti-naturelle … et fausse, bien entendu !

Souvenez-vous que le corps est une machine merveilleuse, pourvue d’un tas de mécanisme de protection, d’auto-régulation et de guérison ; par conséquent, écoutez-le : il vous indiquera tout ce dont il (et vous) a besoin… Tout ce que vous avez à faire pour bien vous hydrater, c’est suivre votre soif !

A votre santé 😉  !

Attention : tenez compte du fait que certaines personnes (femmes allaitantes, personnes souffrant de fièvre ou de diarrhée) perdent plus de liquides que les autres, et doivent donc boire plus. Mais pour eux aussi, la nature joue son rôle et leur indique quand et combien boire.

P.S : je n’ai pas parlé de l’alcool (vin, bière, spiritueux) tant il est prouvé qu’il est nocif – même (c’est à présent prouvé) à des doses minimes.

P.P.S  : et les boissons énergétiques ? Ils sont censés compenser la perte d’électrolytes & d’hydrates de carbone et ainsi, de nous ré-énergiser, mais ils sont bourrés de sucre (dont on connaît les nombreux méfaits) . du reste, il n’y a que les athlètes qui aient besoin de se recharger en glycogène – mais même si vous êtes dans ce cas, il est préférable de faire votre boisson énergisante vous-même ; il suffit de mélanger ½ l d’eau à quelques centilitres de jus de fruit (orange, citron, pamplemousse,..) et à une pincée de sel marin. Ce mélange a l’avantage d’être simple, naturel, et de contenir des vitamines, des minéraux et des acides gras essentiels, sans l’inconvénient du sucre et des calories !

 

Les jeunes et l’alcool

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Voici une tentation à laquelle bien des jeunes ont du mal à résister, car la consommation en est banalisée dans notre culture.  Les jeunes s’encouragent donc mutuellement à boire. De plus, les industriels de l’alcool ciblent la jeunesse en créant des produits « fun » (plus sucrés et colorés).  Il n’est pas étonnant que la consommation d’alcool soit de plus en plus importante et précoce chez les ados.

Malheureusement, l’Occident associe encore la fête à la prise d’alcool, comme si l’on ne pouvait pas s’amuser sans avoir bu quelques verres – ceci, grâce à l’image de convivialité et de facilitateur qu’il véhicule – l’alcool, en levant les inhibitions, donnerait l’audace d’aborder une personne désirée, etc…

Il faut lutter contre cette vision des choses et informer nos jeunes des effets nocifs de l’alcool; surtout quand on sait qu’il est la première cause de décès chez les jeunes hommes occidentaux (1 décès sur 4).

A l’encontre de la tendance à présenter l’alcool comme amusant et inoffensif, montrez-le pour ce qu’il est : un élément très destructeur (de soi, des autres et des relations).  Informez-en vos enfants avant l’adolescence .

Prêchez d’exemple car le « fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais », n’est pas une méthode efficace ; donc, ne buvez pas, ou modérément.

bottle of Kilbeggan Whiskey

 (Photo credit: Wikipedia)

Même une consommation ponctuelle – festive – peut déboucher sur une addiction aux conséquences lourdes ; destruction du foie et du cerveau, d’où échecs scolaires, rejet social et professionnel, marginalisation (beaucoup de SDF le sont devenus à cause de l’alcool), perte des relations (amitié, union, ..).

La prise d’alcool, si elle persiste durant plusieurs années, cause des lésions cérébrales, qui elles-mêmes provoquent des crises d’épilepsie (sous forme de crises généralisées) : une raison de plus de boire modérément !

L’alcool pousse également à avoir des rapports sexuels non protégés (d’où risque de sida), des comportements violents (rixes pouvant conduire à tuer ou se faire tuer) et est la cause de la majorité des accidents mortels sur les route – sans compter les handicaps à vie.

Quant au « binge drinking »; cette « mode » venant d’Angleterre et consistant à se rendre ivre en très peu de temps, il cause des comas ou même des décès soudains.

Attention : les effets de l’alcool sont multipliés quand on le consomme avec d’autres drogues (cannabis, cocaïne, ecstasy…).

(cet article fait aussi partie d’un livre sur l’éducation des enfants que je suis en train d’écrire : le « Vademecum des bons parents »)