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Les âmes mortes (texte de Charles Péguy)

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J’adore ce texte, qui résonne tellement en moi – alors, je vous le copie tel quel :

 « Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C’est d’avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C’est d’avoir une âme toute faite.

Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée.
On a vu les jeux incroyables de la grâce pénétrer une mauvaise âme et même une âme perverse et on a vu sauver ce qui paraissait perdu. Mais on n’a pas vu mouiller ce qui était verni, on n’a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n’a pas vu tremper ce qui était habitué… Les « honnêtes gens » ne mouillent pas à la grâce.
C’est que précisément les plus honnêtes gens, ou simplement les honnêtes gens, ou enfin ceux qu’on nomme tels, et qui aiment à se nommer tels, n’ont point de défauts eux-mêmes dans l’armure. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans faute.
Ils ne présentent point cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, un point de suture éternellement mal joint, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une amertume secrète, un effondrement perpétuellement masqué une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent pas cette entrée à la grâce qu’est essentiellement le péché.
Parce qu’ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout. La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas de plaies.
C’est parce qu’un homme était par terre que le Samaritain le ramassa. C’est parce que la face de Jésus était sale que Véronique l’essuya d’un mouchoir. Or celui qui n’est pas tombé ne sera jamais ramassé ; et celui qui n’est pas sale ne sera pas essuyé ».

 

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Victimes & acteurs sociaux

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femme & acteur social

Les PN, comme leurs victimes, vivent en société… une société qui est responsable sinon de la naissance, du moins de la continuation du harcèlement.

Lorsqu’un médecin reçoit des personnes (femmes, en majorité) d’âge moyen, sans maladie « nette », mais se plaignant d’un tas de symptômes physiques et/ou émotionnels (insomnie, perte ou gain de poids, douleurs diverses, dépression, phobies, lacérations, contusions ou fractures, angoisses, sentiment de vide intérieur ou  envies de suicide), cela peut indiquer que ce patient vit sous la coupe d’un pervers narcissique.

Ces patients sont souvent nerveux, et semblent rongés par la culpabilité. Ils peuvent sembler agités, inquiets, ou montrer une joie factice – parfois même une soudaine explosion de rage.

Un narcissisme sain est utile (à l’estime de soi), mais s’il s’enfle, il devient nocif – & c’est ce qu’il est chez le PN – qui se croit beau, génial, brillant et, dans sa grandiosité, se prend pour Dieu – mais est dénué de tout sentiment humain ; amour, amitié, tendresse ou compassion.

Ses proches doivent reconnaître sa toute-puissance, son omniscience, sa perfection, et lui obéir en tout.  Les lois, les règles sociales, la morale, c’est pour les autres ; ça ne s’applique pas à lui !

Un PN sait comment « empaumer » ses proies ; c’est un comédien de génie, et, une fois qu’il a sélectionné sa proie (toujours quelqu’un d’authentiquement humain, aimant & généreux), il excelle à projeter de lui-même l’image d’un être doux, gentil, tendre, aimant, attentionné et sensible… Comment ne pas tomber dans ses filets ?

Mais notre romanesque Dr Jekyll se transforme, dès que la proie est conquise, en dangereux Mr. Hyde ! Le changement peut être soudain, ou plus insidieux.
On connaît maintenant la problématique des maris violents (encore qu’on mette les coups encore trop souvent sur le compte de « disputes de couples » au lieu de reconnaître cette violence pour ce qu’elle est : une violence de genre), mais, comme les violences perverses sont le plus souvent verbales & ne laissent aucune trace, elles ne sont quasiment jamais reconnues & punies…

Le partenaire pervers veut tout contrôler de la vie de sa victime (savoir toujours où elle est, ce qu’elle fait, qui elle voit), l’isoler (pour affaiblir encore sa position), s’en repaître & la détruire à petit feu.

Pour ça, il doit éroder son estime de soi (c’est ce que j’appelle « couper les ailes à l’oiseau ») et il s’y prend en semant la confusion, en niant ce qu’il a dit ou fait (pour la faire douter de sa santé mentale), en lui lançant sans cesse des remarques rabaissantes (en privé, bien entendu), en l’humiliant en société par des remarques soi-disant humoristiques (en fait très cruelles), en la louangeant pour ses domaines faibles tout en la critiquant pour ses points forts, en la torturant par le « traitement silencieux » (voir PN & “torture silencieuse” – http://www.bonheuretamour.com/2014/11/24/pn-torture-silencieuse/  ), en « tapant » toujours à côté pour les cadeaux (pour bien lui montrer qu’il « l’ignore », car elle est insignifiante), …

Toutes ces « piqûres » sont des blessures par où s’écoule la « vie » (âme, estime de soi, joie de vivre) de la victime & dont se nourrit l’immonde vampire… Ce lavage de cerveau épuise de plus en plus la victime, qui s’étiole et commence à développer divers maux physiques & mentaux (insomnies, phobie, tristesse, maux de tête, de dos, de ventre, fibromyalgie, …).

Et le pis, c’est que le monde extérieur ne voit rien de ce meurtre silencieux – pis même ; si la victime ose se plaindre, les gens défendent le bourreau… Ils jugent sur les apparences – or, un PN est un Maître de l’Apparence, et il semble TELLEMENT gentil, amusant, serviable… et fou de vous ! Il faut, se disent les personnes extérieures, être méchant et menteur pour dire du mal d’un tel ange … Ah, s’ils pouvaient voir & entendre ce qui se passe derrière les portes fermées !!

Les victimes peuvent être les conjoints, mais aussi les enfants ou les collègues d’un PN – dans tous les cas, l’abus se poursuit durant des années, ce qui abîme donc profondément la santé physique & mentale des victimes.

Les acteurs sociaux comme les médecins devraient apprendre à les reconnaître en leur posant les bonnes questions, pour déterminer quelle est leur situation & les aider à s’en sortir en les informant.

D’abord, les informer sur ce trouble, leur dire que ce n’est pas de leur faute, qu’ils ne sont nullement à blâmer et qu’il y a de l’espoir. Puis, conseiller un(e) thérapeute bien informé sur le narcissisme, pour rebâtir leur estime de soi brisée et reprendre du pouvoir sur leur vie – mais surtout, faire intervenir la justice pour protéger la victime de son tourmenteur !
Car elles risquent, sinon, d’attraper une maladie mortelle (le stress cause des accidents, des maladies cardio-vasculaires, des cancers, l’obésité, . ..), une maladie anxieuse, une grave dépression (pouvant mener au suicide), une colère accumulée (pouvant les porter à agresser leur PN, leurs enfants ou quelqu’un, et se faire arrêter & condamner), …

« Celui qui sait et ne fait rien est aussi coupable que le criminel » => Que dire alors des médecins, policiers & acteurs sociaux, qui savent et qui PEUVENT y faire quelque chose, mais choisissent de se boucher les yeux & les oreilles & de continuer à blâmer la victime ? !  Ils sont responsables de faire cesser ou continuer l’abus envers des victimes innocentes – et leurs enfants (car c’est ainsi que ça se transmet de génération en génération)… Qu’ils se le disent !

Violence perverse, effets & société

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isolé

 

Les victimes de violence en relations (quelles que soient ces violences, ou le genre de dérangement qu’a leur bourreau) vont développer un Syndrome de Stress Post Traumatique (dit « PTSD ») – mais « complexe ».

Alors que le PTSD normal résulte d’un seul événement ayant menacé la survie du sujet, le PTSD complexe, lui, résulte d’années de mauvais traitements et d’une série d’événements traumatiques.

Vivre avec un psychopathe, un genre de robot, ou d’alien non-humain, est terrifiant, parce que ça heurte violemment l’idée qu’on se fait d’un réel normal – quand on comprend la vrai nature de l’être avec qui on vit (avec qui, peut-être, on a des enfants), cause un choc énorme de surprise horrifiée – car là, on voit le MONSTRE, et non plus les belles apparences extérieures.

Bien sûr, il y a ce qu’il nous fait ; les mots, les phrases, les tactiques qu’il emploie pour nous détruire (et tous les PN utilisent les mêmes), mais le fond de la chose, c’est que le PN brise notre sens du réel abîme et ronge notre âme, le coeur même de notre être, la partie la plus intime de nous-mêmes, et qu’il implante là (dans cette part la plus vulnérable de nous-même) une « noirceur », un « programme d’auto-destruction » ; c’est CA le vrai dommage (invisible) que ces violences invisibles nous infligent.

Comme le dit Scott Peck dans « Les Gens du Mensonge », on ne peut se pencher sur la perversion narcissique, sans en être contaminé.

Même s’il nous a battue, c’est grave, mais pas autant que le fait d’avoir dû vivre dans la terreur, dans un état constant d’hypervigilance – car dans cet état, la suggestion (de nous tuer) pénètre profondément en nous.

Les PN éraflent de plus en plus notre sens du moi, ainsi que le sens de ce qui est réel, ou pas.

Et si l’on en parle à des gens qui n’ont pas connu cette situation, ils ne comprennent pas ; ils pensent qu’on ment ou disent que si on reste, c’est qu’on est maso & qu’on aime être maltraité ( !) ou qu’on en tire des « bénéfices secondaires » (Brigitte Cuzin de Corenc – UNE « PSY » – en fait, prof de danse & grande consommatrice de H, qu’elle fait pousser dans son grenier – M’A DIT CECI !), qu’en fait, c’est notre faute – bref, ils nous revictimisent !

Il faut éviter à tout prix de consulter des psys n’ayant pas été brisés par un PN – sinon, ils sèmeront encore plus la confusion dans notre esprit, nous feront douter de ce qui est blanc ou noir, et nous retraumatiseront !

Lorsque quelqu’un corrompt le centre de notre être et notre sens du réel, voici ce qui lui est instillé : l’amour & la générosité n’existent pas, l’égoïsme mène le monde, les humains ne sont pas bons, mais sont des prédateurs qui utiliseront ton amour contre vous pour vous torturer jusqu’à la mort, jusqu’à votre destruction complète ; votre sens du moi, votre réputation, votre argent, votre famille & amis, votre volonté de vivre et d’aller de l’avant, votre âme, … Les PN désirent cela, ils s’en emparent et s’en nourrissent …

Et c’est ça que les ignorants ignorent et veulent ignorer (car ça ne correspond pas à leur idée sur le monde !) – alors quand on leur raconte ceci, ils haussent les épaules, et répondent que ça n’existe pas, qu’on ment, qu’on exagère, que personne ne nous torture. Oui ; le mot « torture » – que nous, victimes, comprenons bien, parce qu’on le vit ! – les fait rire !!!

Ces gens sont non-conscients & ne savent pas de quoi ils parlent ; s’ils l’avaient vécu, ils comprendraient que c’est vrai – sinon, ils ne peuvent en parler car ils n’y connaissent rien du tout !

Ils reconnaissent l’existence de violeurs (et encore !), de cambrioleurs ou de sérial killers, mais pas le narcissisme !

L’ennui, c’est que, alors que toutes les infractions sont punies, celle-ci ne l’est pas : il n’y a pas de sanction légale prévue concle le Mal quotidien, pas de sanction pour nous faire sentir mal ou avoir peur, ou nous briser le coeur, détruire notre foi en la vie, ou nous avoir amené à leur donner tout notre argent, … Car les violences sont invisibles, et la Loi (& ses acteurs) estiment qu’on reste & que tout se fait entre adultes consentants.

Les gens refusent tout simplement de croire – et en un sens, c’est compréhensible, car cette idée est terrifiante – que le gentil facteur ou serveuse, qu’ils voient chaque jour, est tout différent en privé ; qu’il (elle) a choisi consciemment une proie, créé des plans très élaborés pour la détruire, et qu’il met ces plans rigoureusement en application.

Que ce gars (ou cette dame) si sympathique & amical prend du temps pour concocter des stratégies pour détruire l’âme de sa proie et sa réputation, briser sa volonté, lui imposer la sienne, détruire son sens du réel, la briser physiquement et psychologiquement – tout ceci n’est, à leurs yeux, pas imaginable !

La violence perverse inflige des blessures si profondes et durables aux victimes, que celles-ci s’isolent (surtout en constatant que personne ne les croit), parce qu’elles ressentent un besoin d’être seul (pour guérir) mais aussi parce que les personnes extérieures vous traitent de fou et nient la réalité de ce que vous avez subi – ce qui vous inflige un 2d traumatisme, s’ajoutant à tous les autres – pas étonnant que l’on veuille s’épargner ça !

Les violences perverses ont abîmé votre santé physique & mentale ; il y aura sans doute de l’insomnie, des flash backs & cauchemars, une angoisse et nervosité (+ on se « saisit » pour un rien), de la dépression, de l’irritabilité, … Mais le pis, c’est qu’un voile de noirceur a été jeté sur toute votre réalité ; tout ce qui était riant & coloré est mort !

A cause du PN, le monde en est devenu un sans lumière, chaleur ou joie, sans amitié, amour ni plaisir, un lieu terrifiant, plein de monstres avides de vous agresser pour sucer votre sang…

Si vous pouvez vous raccrocher à la lueur d’espoir, à votre rêve, malgré que vous êtes environné de noirceur, vous pourrez vous en sortir… mais non sans y laisser des plumes, cependant !

Vous ne serez plus jamais comme avant (il restera toujours des cicatrices, un souvenir de l’abus, une perte de l’innocence), mais vous serez devenu plus dur, plus sage & moins naïf(ve) et oui ; vous pouvez revenir à la joie, l’ouverture, et la réussite.

Reconquérir son ex… ?

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regard d'espoir1

Dans une relation amoureuse, voici comment les choses se passent en général :

– 1ère phase : début de la relation ; quand on commence une relation, tout baigne ; tout est excitant et merveilleux, on a gagné la confiance du partenaire & on s’entend super-bien. Au fil du temps, comme ça continue à aller assez bien, on s’attache, on se voit de plus en plus et on envisage d’emménager ensemble ou de se marier.
-2ème phase :  Se sentant très confiant, l’un des 2 fait des choses qui détruisent la relation. Il (ou elle) flirte avec d’autres sur les réseaux sociaux, s’implique émotionnellement avec un(e) collègue de travail, tombe dans une dépendance, dit des mensonges, insulte gravement son (sa) partenaire lors d’une dispute (dit des choses horribles et blessantes) ou le frappe, se comporte comme un enfant à la maison, ne se soucie pas de nourrir la relation, etc.

(à ce sujet, voir : http://www.bonheuretamour.com/2012/11/18/la-relation-est-le-1er-enfant-dun-couple/ ,

Et https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/06/30/lamour-est-comme-un-compte-en-banque/ ).

Bref, il (elle) fait quelque chose de stupide méritant un diplôme de bêtise ou d’immaturité.

– 3ème phase : Il (ou elle) perd la relation. Le partenaire se fatigue de pardonner et de devoir à chaque fois redonner une autre chance à l’autre. Donc, il se déconnecte de la relation et ne veut plus rien avoir à faire avec la personne en question. Parfois, le compagnon (compagne) s’en va, d’autres fois, il (elle) reste, mais devient quelqu’un de totalement froid et fermé à l’amour.
– 4ème phase : le coupable regrette, et tente désespérément de rétablir la relation.  Maintenant qu’il (elle) a perdu son (sa) partenaire, qu’il y a une distance, donc, que « l ‘élastique » est tendu, son désir pour l’autre renaît (justement à cause de cette distance). Alors, il prétend que maintenant il a compris ses erreurs, qu’il a changé et qu’il ne refera plus jamais la faute de tout ficher en l’air – car il « sait maintenant à quel point il vous aime ».

Il jure qu’à partir de maintenant, « tout sera différent » et vous supplie de lui accorder une seconde chance (après que vous lui en ayez déjà accordé beaucoup !). Il demande à tous ceux qu’il connaît (père, mère, copain-copine, ..) d’essayer de vous convaincre – mais bien sûr, ça ne marche pas – vous restez méfiant(e).

C’est comme prendre des oeufs, les briser dans un plat et les mélanger pour faire une omelette ;  si après, vous changez d’avis et auriez plutôt choisi de les manger à la coque, … problème…

Vous avez beau regretter, il est évidemment impossible de « désembrouiller » les oeufs pour les faire revenir à leur état premier (blancs & jaunes séparés, et chacun dans leur coquille) !

Eh bien, ici, c’est la même chose ; certaines choses ne peuvent tout simplement PAS être annulées. Une fois que vous avez brisé la coquille d’un oeuf, ce n’est plus réparable.

Nos décisions entraînent des conséquences et il faut « faire avec », que nous le voulions ou pas !

« J’ai trompé ma femme avec sa meilleure amie, je lui ai menti, et pendant une dispute, je lui ai dit qu’elle était moche et que je n’avais jamais aimée. Mais maintenant, je me rends compte que je l’aime et je veux qu’elle me reprenne ».
Ou  «Je me suis impliquée dans une liaison avec un homme marié, je suis tombée enceinte, et je pensais qu’il allait quitter sa femme pour moi, mais quand j’ai commencé à insister pour qu’il le fasse, il m’a abandonnée. Je veux être heureuse, et heureuse avec lui ».
Non ! Vous avez brouillé les oeufs, vous devrez apprendre à les manger brouillés ! Ca ne veut pas dire que jamais vous ne serez heureux(se), ni que  vous ne serez pas en mesure de reconstruire votre relation avec cette personne ou quelqu’un d’autre. Étant donné que les leçons sont apprises et que le comportement a changé, tout est possible. Mais ces œufs ne reviendront jamais à leur état d’origine.
C’est ce que vous devez garder à l’esprit avant de casser les coquilles d’œufs. « Quand on choisit un comportement, on choisit aussi (automatiquement) ses conséquences ! » Souvenez-vous de ceci avant d’agir !
PS : pour le partenaire qui choisirait de pardonner, lui par contre, doit se souvenir de cet adage : « Le meilleur prédicteur d’un comportement futur, est un comportement passé »- alors, ne reprenez pas un partenaire qui vous a blessé(e) ou négligé(e) , à moins que : a) vous ne vouliez vous refaire blesser à l’avenir, ou : b) le partenaire en question vous apporte la PREUVE qu’il a sérieusement réfléchi au mal qu’il (elle) vous a fait, et a travaillé de façon active et persévérante sur lui-même pour changer et ne plus agir ainsi à l’avenir.

 

Les disputes de couple

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MP900387518[1]La plupart des conflits qu’on a avec nos proches expriment en fait, de la colère en surface, mais cette émotion n’est que le « sommet de l’iceberg » ; elle provient d’un niveau bien plus profond, où est stockée la tension émotionnelle (= mal être ou déséquilibre émotionnel).

Nos expériences pénibles irrésolues de l’enfance, se stockent dans notre inconscient sous forme de tension émotionnelle, lesquelles tendent à s’enfler (jusqu’à exploser) à chaque fois qu’on se sent rejeté, ou mal aimé – surtout par un partenaire amoureux.

Donc, avec ce dernier(ère), dès que quelque chose ré-évoque ce stock négatif, vous explosez et c’est la dispute !

Si par ex, l’autre vous a négligé(e), vous êtes fâché(e) de ce qu’il (elle) vous ignore ainsi, mais au lieu de simplement le lui dire, vous explosez s’il revient avec 10 minutes de retard du bureau – ça n’a rien à voir, mais c’est à cause de la tension précédente que vous perdez le contrôle à cause d’un incident mineur.

L’ennui, c’est que vous ne traitez pas du vrai problème qui vous perturbe (= le sentiment d’être négligée), donc, il demeure irrésolu, tapi en vous. Et à la prochaine petite occasion, il ressortira – toujours à côté de la plaque ! Voilà encore l’intérêt d’être dans la moralité (favorisant l’humilité et la vérité) et une démarche de croissance personnelle ; car là, vous vous examinez, trouvez la vraie source de votre colère, et pouvez la traiter et la faire disparaître !

Conclusion : pour faire cesser vos disputes, asseyez-vous et discutez de l’accumulation d’anciennes tensions émotionnelles dans l’inconscient. Vous déciderez alors (dans l’idéal) de cesser de saboter votre amour, c-à-d d’affronter ce problème au lieu de vous affronter tous les 2.

Examinez et communiquez vos besoins insatisfaits, déracinez les rancoeurs cachées et. .. finies, les disputes !

Et la crainte des confrontations ?

La crainte des conflits et confrontations est l’une des erreurs les plus meurtrières pour une relation : elle mène aux 4 « R » (voir plus haut). Ils ignorent les signaux d’alerte, ou tout le « moins agréable », et ainsi, tuent la passion et la connexion émotionnelle entre eux – voilà une relation, pourtant prometteuse, vouée à l’échec !

Il faut décider d’affronter au plus tôt ce problème et de discuter en cas d’émotions négatives. Vous devrez d’abord guérir votre programmation émotionnelle : sans doute votre éducation vous a-t-elle implanté l’idée qu’il était mal de se mettre en colère ou ne pouviez-vous pas le faire sans vous mettre en danger, ou alors, vous avez subi des crises de colère de la part de vos parents et vous vous êtes juré(e) de ne jamais faire subir cela à quelqu’un.

Mais c’est FAUX, et vous ne devez plus permettre à ces âneries malsaines de contrôler votre comportement !

Donc, lorsque votre partenaire fait quelque chose qui vous irrite, le programme rejoue et vous réprimez votre colère – en ce cas, dites-vous que le danger que vous percevez ne vient pas de la situation actuelle, mais a sa source dans votre enfance.

Pour vous guérir, tâchez de vous souvenir de l’ambiance chez vous, et d’anecdotes sur les fois où il y avait des conflits en famille, ce qui s’en est suivi et comment vous vous êtes senti (ou avez vraisemblablement dû vous sentir à l’époque).

Là, jouez l’adulte, adressez-vous à cet enfant (vous, jadis) et dites-lui qu’il a le droit de s’exprimer, le droit d’être fâché, et donnez-lui la permission d’exprimer ses sentiments de colère (de façon appropriée, bien entendu).

Vous devez ensuite, pour ne plus craindre la colère, savoir en quoi elle consiste ; en fait, nous ressentons nos émotions par couches ..

Les 6 niveaux de sentiments sont :

  1. la colère, le blâme et le ressentiment,
  2. la peine, la tristesse et la déception,
  3. la peur, l’insécurité et les blessures émotionnelles,
  4. le regret, la compréhension et la responsabilité,
  5. l’intention, les solutions et souhaits,
  6. l’amour, le pardon et l’appréciation.

Voici comment cette carte émotionnelle fonctionne : si votre partenaire fait, par ex, quelque chose  qui vous fâche : rentrer en retard.  La colère est l’émotion la plus évidente que vous ressentirez, mais, sous elle, il y a de la peine (quand quelqu’un nous blesse fort, on se fâche comme moyen de se protéger).

Sous la peine, il y a la peur. A ce niveau sont stockées nos vieilles blessures émotionnelles, c’est le lieu faisant ressurgir l’enfant effrayé (vous craignez qu’il n’en vienne à vous négliger comme votre père le faisait jadis).

Vous voyez : la colère n’était que la pointe de l’iceberg.

Donc, on en est à la peur (une partie provient du présent, et une, du passé). Sous elle, il y a le regret et la compréhension ; lorsqu’on a examiné sa peur et ce qui a réellement motivé notre réaction de base, on a une vue plus globale des choses ; on comprend mieux ce qui s’est joué – on peut regretter alors sa colère initiale.

Nos sentiments se modifiant, on passe à l’intention ; ce que l’on veut ; nos solutions (vous pouvez vouloir discuter du problème de ses rentrées tardives).

Enfin, l’amour et le pardon ; c’est parce qu’on aime notre homme qu’on a eu peur, puis mal, et enfin qu’on s’est mise en colère.

On le voit ; la colère, c’est de l’amour retourné et une vérité très lacunaire – la vérité complète, elle, revient à l’amour. Ceci vous fait comprendre 3 choses importantes :

  1. la colère n’est pas « mal » ; c’est le sentiment naturel naissant quand on sent que l’amour est bloqué – elle n’est dangereuse que si l’on agit d’après elle – pas si on la ressent, l’analyse, et décide d’après elle,
  2. si l’on réprime sa colère, on réprime aussi les émotions sous-jacentes, dont l’amour,
  3. lorsqu’on ne peut pas exprimer sa colère de façon constructive, elle s’accumule en nous, jusqu’à l’inévitable explosion – laquelle fait plus de dégâts que si on l’avait sortie immédiatement ! ou cela finit par sucer notre énergie et nous déprimer ;

Donc, mettez mes conseils en pratique, traitez tous les soucis, même mineurs, et vous irez mieux … et vos relations aussi !

L’amant(e) “émotionnellement indisponible”

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Tout bébé mammifère est équipé à sa naissance du besoin et de la faculté de créer avec sa mère (et donc, plus tard, avec un partenaire amoureux) des liens très forts. Mais ceux qu’on prive trop ou trop longtemps de soins adéquats développent un rejet des sentiments qui les rend émotionnellement indisponibles.
Ils en viennent à associer amour à rejet, déception, abandon, c-à-d douleur ; tandis que, pour le bébé dépendant mais aimé et bien soigné, le « j’ai besoin de toi » évolue en « je t’aime », pour le bébé négligé, ce même « j’ai besoin de toi » se double d’un « j’ai peur de toi » – une peur et une ambivalence sont ainsi créées– qui perdureront à l’âge adulte.
L’amour étant un besoin, comme tout le monde, ces êtres désirent nouer des liens profonds, mais en même temps, se savent inaptes à supporter un gramme de plus de souffrance relationnelle (de rejet). ; alors, pis encore que ceux qui quittent pour ne pas être quittés, il se réfugient dans leur tête et coupent toute sensibilité (qui, bien sûr, ressortira sous d’autres formes, mais ceci est un autre débat).
Ex-enfants blessés, ces êtres deviennent en grandissant, indifférents aux souffrances comme au plaisir d’autrui ; ils sont froids, distants, dénués d’empathie, insensibles, évitent l’intimité, trop « dans leur tête (hyper-intellectuels) – ce qui fait qu’il n’ont que peu d’amis.
Ces symptômes ne constituent pas pourtant le vrai problème.
Souvent, leurs parents proviennent aussi de familles dysfonctionnelles, en sorte que ces ex-enfants ont souffert d’abus divers – des parents absents, inaptes à fournir à leur enfant le soutien dont il avait besoin.
A cause de ce trauma non-identifié, non-reconnu et non-traité, ils ont une personnalité fragmentée ; il y a plusieurs « sous-moi » qui dirigent leur vie et causent divers problèmes ;
– honte et culpabilité : ils se sentent sans valeur et deviennent trop orgueilleux pour compenser, ou se déchaînent, faisant du mal, brisant les règles et transgressant sans arrêt les tabous ou les interdits,
– vision distordue de la réalité – ce qui inclut le déni de leurs blessures (ils rejettent l’idée qu’ils pourraient souffrir de cela),
– problèmes de confiance : ils ne font pas confiance ou se fient à des gens peu fiables,
– craintes exagérées : ils ont souvent de grosses peurs (peur de l’inconnu, de rater, de réussir, ..),
– et surtout, l’incapacité à se lier, à ressentir et échanger de l’amour, de l’empathie. Ces êtres doivent faire semblant d’éprouver ce qu’ils ne ressentent nullement, car pouvoir reconnaître ses sentiments, donner et recevoir de l’amour, fait partie de nos valeurs sociales.
Alors, tout en désirant des liens, ils nient qu’ils ne ressentent rien (ou presque) ou qu’ils craignent l’intimité – et ils la craignent justement parce qu’ils sont (ou furent) sensibles, et qu’ils sont trop faibles que pour supporter un autre rejet.
L’intimité est fuie à tout prix car elle exige que l’on s’ouvre, qu’on soit vulnérable, risquant ainsi de se faire re-blesser ou re-rejeter…
Bien sûr, leur névrose contrôle leur comportement, et leur mélange de désir et de terreur de l’amour les rend ambivalents en relation, en sorte que, dans leur inconscience, ils blessent inévitablement ceux qui se laissent prendre à leur charme superficiel.
Il faut pourtant éviter de les juger – tout en s’en protégeant, quand même ! Avec ce genre de personnes, il faut toujours se souvenir qu’ils n’ont pas demandé à naître, ni à naître dans ce genre de famille, que ces blessures, ils ne les reconnaissent pas, et/ou ne savent pas quoi y faire : donc, gardons-nous de nous fâcher sur eux pour ça ou de les mépriser. La pitié est ce qui convient… sans baisser sa garde.
Pour vous faire comprendre la situation, je prendrai l’exemple du rat ; si vous en rencontrez un et qu’il peut vous fuir, il le fait, mais si vous l’acculez dans un coin, il se jette sur vous toutes griffes (et dents) dehors.
Un autre exemple est celui des incendies ; quand cela arrive dans un lieu fréquenté, la peur de mourir crée une panique faisant que tous fuient vers les portes et, avides de sauver leur peau, en écrasent d’autres (même des enfants) dans leur fuite irraisonnée.
Ces êtres feront de même avec vous si vous les acculez à la terrifiante possibilité de souffrir – ils n’hésiteront pas à vous piétiner pour en sortir.
Tout comme quand on presse une orange, le jus en sort, quand quelqu’un se sent « pressé », ou stressé (dans ce cas, il(elle) l’est lorsqu’il y a possiblité d’une relation – donc d’être blessé), sa vraie nature ressort … Et cette nature, dans ce cas, c’est la terreur !
Il y a ici détachement, absence ou rejet violent de tout ce qui rend humain : la sensibilité, l’empathie.
Dénués de ces qualités, un tel être est semblable à un robot… Souvenez-vous : le pot de terre (vous) doit éviter de danser avec un pot de fer (l’autre), sous peine d’être vite brisé !

Rancœur et conscience de soi

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Pour Deepak Chopra,  nos idées sur une personne ou situation sont ancrées dans le passé et n’en sont pas la vérité, mais des interprétations (puisque nous interprétons ce qui nous arrive à la lumière de notre passé).

Le seul fait de comprendre ceci, est une 1ère étape pour s’en libérer ; juger plus justement des choses, réaliser qu’on n’a pas le monopole de la vérité – ce qui permet de s’accorder avec le point de vue d’autrui ou de laisser partir les souffrances du passé.

Il conseille, dans les discussions, d’écarter provisoirement notre opinion, d’éviter de penser au résultat désiré …  La tension étant le signe qu’on s’accroche trop à notre propre point de vue, il faut se focaliser sur notre ressenti, puis, remettre en question notre idée (interprétation).  Il faut voir si elle « tient la route » ; c-à-d si elle tient compte des faits (car il n’y a qu’eux qui comptent).

Si vous suivez ces conseils, vous serez plus calme…Je ne dis pas que vous ne serez plus tendu(e) ; vous le serez, mais vous observerez et accepterez cette tension, et, comprenant son sens, elle disparaîtra.

Bien entendu, il faut appliquer cette méthode ; songez, par ex, à quelqu’un qui vous a blessé(e) si fort que vous ne pouvez lui pardonner. Eh bien, ça va changer !

D’abord, reconnaissez que vous avez été blessé(e) par ses actes ou ses paroles, mais que peut-être, l’autre ne voulait pas vous blesser – il ne l’a sans doute pas fait exprès. Même quand quelqu’un nous rejette totalement, ce n’est JAMAIS personnel ; il le fait à cause de son passé.

Du reste, vous vous sentez blessé aussi à cause de votre passé. Il ne connaît pas votre passé, tout comme vous ne savez rien du sien.

Dites-vous que vous avez déjà été blessé(e) avant, et que ça vous a peut-être faussé le jugement… Prenez du recul et examinez quels sont les faits (et seulement eux).

Cessez aussi de vous voir comme la victime …Ne vous est-il pas arrivé d’agir comme votre « bourreau », un jour ? Si oui, n’étiez-vous alors pas pris(e) dans vos mobiles et votre souffrance propre – oubliant que vous faisiez souffrir quelqu’un ?

Sortez encore de votre ressenti douloureux et tâchez de sentir celui de votre offenseur ; peut-être a-t-il juste perdu son calme ou tentait-il d’effacer sa propre douleur en vous blessant…

Bouddha a dit : « Nul homme n’est ton ennemi – tout homme est ton professeur ».  Par conséquent, sortez de la rancœur ; dites-vous que cet incident peut vous aider à distinguer ce que votre esprit perçoit comme étant une menace … Là, vous commencez à vous sentir responsable de vos sentiments, et donc, à pardonner à votre offenseur – même, à lui être reconnaissant d’élever votre niveau de compréhension de vous-même et du monde, et de vous permettre ainsi d’évoluer vers un mieux…