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PN vieillissants et dépression

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J’entends souvent de soi-disant spécialistes des pervers narcissiques affirmer qu’en vieillissant, les PN se retrouvent tout seuls et misérables, qu’il y a une justice immanente, que le karma les rattrape.

Quelle cornerie ! Encore une croyance New Age ne reposant sur aucun fait – sauf celui de vouloir que les choses se passent ainsi…

J’en ai parlé ici (http://www.bonheuretamour.com/2016/10/02/pourquoi-le-pn-ne-paie-pas-pour-le-mal-quil-fait/ ).

En fait, ça n’arrive qu’à un genre bien particuliers de mauvais : les individus très égoïstes & avides, d’un niveau de conscience bas, mais sans être des PN (qui est un trait inné) ; des êtres qui, donc, ne présentent que quelques traits narcissiques, ou qui en ont beaucoup, mais à un bas niveau.

Oui, ceux-là perdent, au fil des années, leurs amis & amants … et se retrouvent dans une vie assez merdique.

Leur mentalité d’avoir droit à tout, leur indifférence aux ennuis d’autrui, leur agressivité, leur côté intéressé & profiteur & leur ingratitude leur ont fait perdre leurs relations une à une – en sorte qu’ils se retrouvent seuls, en compagnie de quelqu’un de très ennuyeux & de peu reluisant ; eux-mêmes…

Ceux-là, leurs actes les rattrapent, les conséquences les frappent de plein fouet & ils font généralement une dépression. On peut dire que c’est effectivement ce qui arrive à des « mauvais sujets », des losers violents, des manipulateurs (contrairement aux dires de certains, on peut être manipulateur sans être PN – ça n’a rien à voir !), mais aux vrais PN, non !

Ceux-ci, au narcissisme marqué, sont bien tranquilles, riches (de l’argent qu’ils vous ont volé), & donc puissants, entourés, respectés ou craints (ça leur suffit). Ils avaient des complices apeurés ou intéressés & des compagnons de bamboche & les gardent en vieillissant.

Pour eux, la fête continue, & il n’y a aucun danger qu’ils dépriment !

Dans ce cas-là, c’est plutôt la victime qui est déprimée, parce qu’elle vit dans la pauvreté, dans un stress terrible dû aux pressions & poursuite de la société (elle-même perverse & protégeant les PN), qu’elle a perdu ses enfants, ou qu’ils sont eux-mêmes devenus des flying monkeys ou des loques humaines, parce que, à cause des violences subies, elle souffre de mauvaise santé physique et mentale & souvent d’addictions (& n’a pas de travail, donc d’argent pour se faire soigner), parce qu’elle vit dans quartiers merdiques, où règnent le bruit, la violence, la laideur, & où l’hospice pour les pauvres se profile à l’horizon …

C’est dire si les victimes ne doivent pas perdre une seconde à récriminer sur leur bourreau, & tout faire pour échapper à l’horrible sort qui les guette !

Comment se venger d’un PN ?

Il n’existe pas, quoi que certains prétendent, de manière de se venger d’un PN, sauf celle-ci ; se dire que la perversion narcissique est une maladie & que les PN ne peuvent s’empêcher d’être qui ils sont.

Ces êtres sèment le chaos & la désolation, ils blessent & détruisent ce qu’ils peuvent, mais au fond, eux-mêmes, ils sont déjà en enfer, car leur âme est morte.

Sans les excuser (oh que non !), dites-vous qu’il est pénible de vivre avec un sentiment de vide intérieur tout en se bâtissant une belle façade, & de devoir dépenser plein d’énergie à la maintenir.

En ce sens, un PN est comme l’oiseau-mouche dont je parlais ici http://www.bonheuretamour.com/2013/01/24/une-vie-doiseau-mouche/ – sauf qu’au lieu de se nourrir de nectar de fleurs, ils consomment votre vie…

En tout cas, imaginez leur frustration ; ils se sentent toujours mal, confrontés qu’ils sont sans cesse au fait que d’autres valent tellement mieux qu’eux.

Toujours, un autre a une plus grande maison, un boulot plus prestigieux, une voiture plus grosse, un(e) partenaire plus beau(belle), … Tous leurs efforts pour impressionner les autres & être admirés, ne sont jamais assez…

Oui ; peu importe ce qu’un PN fait ou possède, ce n’est jamais assez ; il n’y a pas assez d’amour en ce monde pour emplir ce puit sans fond !  Votre vengeance est de comprendre que leurs actes viennent d’un lieu de vide.

Pour votre propre paix intérieure, acceptez les excuses que vous n’avez jamais reçues – mais coupez entièrement les ponts avec eux.

Cessez de vous laisser entraîner dans leurs jeux sataniques, ne nourrissez pas le « drame », ne gaspillez pas vos énergies à faire qu’il vous aime ou vous haïsse…

La seule revanche est celle-ci ; partez en quête de votre propre bonheur… une chose que le PN ne pourra jamais avoir.

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Nos points communs avec les PN

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Certains ont eu la malchance de tomber dans une famille de PN et – vu qu’ils étaient gentils – d’être choisis comme Bouc Emissaire (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/05/dynamique-de-la-famille-perverse/ et http://www.bonheuretamour.com/2015/05/12/pn-creation-dun-monstre/ ).

J’y décrivais la dynamique d’une famille perverse ; “les parents PN choisissent un Golden Child (l’enfant le plus avide, lâche & mauvais), qui est gâté pourri & a toujours raison, et un Bouc Emissaire (l’enfant doué, pur, et gentil), sur qui ils se défoulent à loisir, sur qui ils projettent toute leur folie & leur méchanceté, et qui donc, est toujours coupable de tout, puni, rabaissé, insulté & battu … (j’en sais quelque chose !)”.

Tout s’imprime dans le cerveau malléable d’un enfant… Ce dressage inhumain a donc laissé des traces, sous forme de traits de caractère toxiques…

Il est horrible de dire à une victime de PN qu’elle a des traits en commun avec son bourreau, mais c’est hélas vrai…

J’ai d’ailleurs déjà traité du changement des victimes  (https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/).

En toute situation, si on veut la modifier, il faut d’abord oser la reconnaître & l’accepter, puis travailler sur soi en partant de là. Et la réalité est que la personnalité d’une victime d’abus est (devenue) malsaine, nocive pour elle-même & tenue comme telle par les gens convenables.

Voici les traits communs aux PN & aux victimes :

– raconter sa vie & ses problèmes à de quasi-étrangers :

Ce comportement (socialement suicidaire) leur fut inculqué dans leur famille perverse.

Comme un PN passe son temps à collecter des informations sur sa proie (pour pouvoir mieux la blesser & l’utiliser), il l’a entraînée à s’expliquer, se justifier, « se confesser » régulièrement. La victime reproduit alors ce comportement avec tout le monde.

En outre, elle a vu durant toute son enfance ses parents PN n’avoir aucunes frontières personnelles, alors c’est cela qui est devenu son modèle de comportement.

Mais confier des choses violentes à des gens convenables les choque & les fait fuir.

-hypersensibilité à la critique, même constructive :

Il n’est pas question de tolérer la méchanceté d’une critique ou d’un commentaire destructeur, mais certaines critiques sont constructives. Celles-là, qui proviennent de gens qui se soucient vraiment de vous, pourraient vous être très utiles et donc, c’est bête de les rejeter.

Mais la victime a tant souffert qu’elle est devenue comme un grand brûlé, à qui le moindre contact fait mal. En plus, elle en est venue à voir le PN comme étant tout à fait mauvais et elle-même, comme tout à fait bonne – ce qui fait qu’elle croit ne pas devoir changer en quoi que ce soit.

Les victimes se fâchent & accusent celui qui tente de les aider, de se croire supérieur & de leur faire la leçon.

Les gens finissent par se vexer, car la victime se fâche ou refuse leurs conseils, même s’ils les expriment très poliment et en ayant son bien en vue.

Tout comme un PN, la victime jette ce rejet sur les autres ; c’est son propre comportement qui les a fait fuir mais, comme le PN, elle ne le comprend pas du tout ainsi & s’exonère de toute faute.

– croire avoir toujours raison :

Comme dit plus haut, la victime a tant souffert qu’elle en vient (mécanisme de défense ?) à se voir comme entièrement bonne et pensant être la seule à avoir raison.

Le PN aussi se croit parfait… mais personne ne l’est, pas même la victime ; tout le monde doit évoluer & tendre vers un mieux, sinon, on devient mauvais ; « cesser de vouloir être meilleur, c’est cesser d’être bon » … & ça vaut pour la victime également !

Si les victimes continuent à chérir cette mentalité, elles peuvent devenir réellement mauvaises (c’est justement ce que j’évoquais dans l’article sur « l’horrible mutation des victimes ». Elles finissent alors, tout comme les PN, par être très avides & égoïstes & à ne plus ressentir d’empathie pour autrui, mais juste pour elles-mêmes…

La vie est comme un tapis roulant allant vers l’arrière. Donc, si on ne fait pas consciemment l’effort d’aller vers l’avant (de s’améliorer), on part automatiquement vers l’arrière (vers le mal) !

Quand j’ai rencontré Eric en février 1978, il a su m’émouvoir en me racontant sa triste vie chez ses parents, « qui ne le comprenaient pas »… (tu parles !) Bien sûr, comme toute rescapée de famille PN, j’avais « l’instinct du St-Bernard » ; j’ai ressenti une grande pitié pour lui & j’ai voulu le sauver… Et voilà comment je me suis engluée dans plus de 30 ans de tortures … !

De même, quand j’ai rencontré Ivan en 2012, il s’est tout de suite mis à se plaindre, disant qu’il avait été abusé, que son ex-femme était une ogresse qui le forçait à trimer comme une bête & sortait chaque soir pour claquer tout son argent & le tromper… Et je suis retombée dans le panneau : mon cœur s’est serré de compassion et j’ai pensé que, comme on avait vécu les mêmes déboires, on devait être faits l’un pour l’autre, … Ceci est TELLEMENT typique des victimes de PN !

Heureusement, je suivais un programme de développement personnel, c-à-d que je m’observais, que je remarquais mes émotions et écoutais leur message. En outre, je m’étais beaucoup informée sur les pervers narcissiques… Bref, au lieu d’y rester 30 ans, j’y suis restée 2 mois – au bout desquels j’ai plaqué le coco !

Et à l’avenir, si quelqu’un que je connais à peine se met à me conter ses malheurs, je réagirai comme réagirait un être normal, ayant grandi dans une famille aimante ; je prendrai tout de suite mes jambes à mon cou devant cette folie !

Je saurai que mon interlocuteur est soit un PN, soit une victime n’ayant pas fait le travail sur soi nécessaire et donc, bien proche d’être PN elle (ou lui)-même !

Je sais à présent que je mérite de fréquenter des êtres sains ou des êtres travaillant activement à le devenir, et non des êtres qui m’utiliseront sans vergogne, ne connaîtront pas ma valeur & m’attireront dans le chaos qu’est leur vie.

Si, par contre, cette connaissance se confie à moi après qu’on se connaisse vraiment bien, c’est une bonne chose : la preuve qu’elle a surmonté son problème en travaillant sur elle-même.

Bref, si vous avez grandi dans une famille de PN ou été longtemps en couple avec l’un d’eux (moi : les 2), il ne suffit pas de couper les ponts avec lui (elle) pour être sauvé ; il faut encore défaire le gâchis qu’ils ont généré en vous.

Il faut d’abord prendre conscience de ces traits toxiques en nous, puis viser à les éradiquer – ce qui implique un gros travail sur soi.

Vous ne pouvez pas sauver tout le monde et donc, si vous rencontrez des gens qui n’ont pas fait ce travail psychique, comprenez qu’ils ont failli à leur devoir d’humain et que votre devoir est de vous protéger de ce genre d’êtres ; il faut penser à vous et vous protéger en les fuyant. Sinon, non seulement vous ne les sauverez pas, mais étant à la fois avides, aveugles à leurs traits toxiques & pas prêts à travailler sur eux-mêmes, ils vous ré-attireront dans le chaos & le malheur.

Utilisez le savoir & la sagesse que vous avez acquis pour laisser là les boulets et continuer d’avancer vers des êtres qui en valent la peine.

Anecdote – ou : soyons sympas ; on ne sait jamais !

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Noyarey

Voici une anecdote qui illustre combien c’est important d’être sympa avec les autres, et que faire le bien, paie…

En 1992, mon époux, qui travaillait chez Caterpillar, a été muté à Grenoble.

Donc, nous y avons été en décembre avec notre fille, pour acheter une maison à Noyarey.

Au passage, on s’est arrêtés pour manger dans un relais pour routiers qui se trouvait sur la grand’route.

Comme Viera n’avait que 4 ans & qu’à cet âge, les enfants mangent comme des oiseaux, on n’a pris que 2 plats du jour.

Voyant ça, le patron a commencé à râler, disant que, puisqu’on était 3, il fallait prendre 3 plats.

On a obtempéré..mais…

Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’on n’était pas juste des touristes de passage sur cette route…

On a donc déménagé à Noyarey début 1993, et on y a habité jusqu’à fin septembre 1996. On mangeait souvent dehors, généralement dans de petits snacks ou relais…. mais PLUS JAMAIS on n’a mis un pied dans cet établissement, bien qu’il était situé le plus près de chez notre maison !

Ce patron avide – mais pas futé ! – a gagné environ 10 FF (soit 1,5 €), mais en a perdu des centaines ou des milliers…

=> Soyons sympas avec les autres ; on ne sait jamais …

En voulant gagner un peu, on risque de perdre beaucoup, et les profits à court terme ne sont décidément jamais les profits à long terme…

Des enfants PN ?

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enf.PNQuand vous avez fait des enfants avec un PN, il arrive souvent qu’ils deviennent, en grandissant, très difficiles, sans respect, exploiteurs d’autrui, sans honte de leur conduite… & vous vous demandez s’ils ne sont pas PN, eux aussi…

A mon avis, leur coller cette étiquette n’est bon ni pour vous, ni pour eux, car ils restent vos enfants, et vous devrez de toute façon rester leur parent.

Foin des étiquettes ! Ne vous permettez plus de les nommer ainsi (même en pensée !), mais traitez-les comme des enfants, et des enfants à vous. Cela fera du bien à eux, et surtout, à vous !

Le PN adulte est clairement infantile, puéril ; ses affects sont restés à un niveau très immature (au lieu d’évoluer et de mûrir) – il en est vraiment resté au niveau du bambin qui, si on le frustre, pique une colère et hurle : « méchante maman ! Je t’aime pas ! »

Mais qu’un enfant soit immature, c’est normal. Les enfants sont naturellement très avides ; c-à-d qu’ils ne font que prendre sans rien donner en retour – Ceci n’est pas un caractère pervers, mais un trait typique d’un enfant … (c’est pour ça qu’il faut être mûr(e), moral(e) et en bonne santé physique & mentale pour en avoir un, ou pour se mettre en couple).

Ce qui n’est pas normal, par contre, c’est qu’il RESTE ainsi ; normalement, au fur & à mesure qu’il grandit (et c’est d’ailleurs à ceci qu’on estime la maturité de quelqu’un), il s’autonomise et se responsabilise, devenant de plus en plus conscient de comment ses actes impactent les autres. Il ramassera ses chaussettes qui traînent, par ex, pour ne pas surcharger sa maman, etc.. 

Pour améliorer le comportement d’un enfant qu’on est tenté de nommer PN, il faut savoir que « la réalité est l’ombre des mots » & que si on les nomme ainsi (= Pervers), on les traitera ainsi (même inconsciemment) jour après jour et ils le deviendront de plus en plus. Même, on peut, dans un moment de colère, le traiter de PN… ce qui aggravera encore plus les choses & nous aliénera cet enfant…

Si votre enfant vous fait une vie amère, souvenez-vous que se focaliser sur ses faiblesses nous affaiblit, alors que se focaliser sur ses forces, nous renforce !

Et vous en aurez besoin, de force – car la seule solution avec un PN, qui est de les fuir, ne vous est pas permise. Vous avez eu la malchance (étant vivant, bon, sensible, généreux,…) d’attirer un PN, et, trop naïve, vous avez créé un lien longue durée avec lui en faisant un enfant… le vin est tiré, il faut le boire ! Vous devez « vivre avec », que ça vous plaise ou non !

Cet enfant a quand même la moitié de vous (donc du bon) & l’autre moitié, plus faible… sans compter que le PN l’utilise aussi de toutes les façons possibles (pour vous faire du mal), ce qui l’affaiblit encore plus..

Ce qu’il faut faire, c’est d’abord, les nommer et les voir comme nos enfants, qui ne sont pas parfaits (mais qui l’est, à part Dieu ?), mais qui ont souffert et qu’on aime – et qui nous aiment, même si ça ne se voit pas.

« Pas coupable, responsable » doit être notre motto ! Ne vous sentez pas coupable – car d’une part, vous ne l’êtes pas, et d’autre part, la culpabilité affaiblit, et on a besoin de toutes nos forces – et n’entrez pas dans leur jeu quand ils tentent de vous culpabiliser !

Il faut comprendre que ces enfants ont dû porter 1 poids trop lourd pour eux (confrontés, jeunes & faibles, au Mal & au mensonge, et à des problèmes d’adultes) et qu’ils ont craqué sous ce fardeau, comme un âne qui devrait porter un chargement trop lourd ; leur esprit est « passé de l’autre côté » ; du côté sombre de la Force – c-à-d qu’ils sont sortis de la conscience d’Amour, pour adopter celle de la Peur – laquelle dissout l’âme !

Dans leur non-conscience, ils refusent de continuer à souffrir et choisissent le PN contre vous. Car enfin, que voient-ils ? Que c’est toujours la victime qui se fait avoir, qui souffre et qui a une vie de merde, tandis que le salaud jouit tranquillement de la vie.

A la base, ce choix (celui de refuser de souffrir), est sain – mais l’ennui, c’est que ce choix de la satisfaction immédiate est le mauvais, car c’est celui de se couper de son humanité pour être « invulnérable » ; celui de la « force tout seul » au lieu de celui de la « force avec tout l’Univers »…

Donc, comme ces enfants (qu’il faut prendre en pitié) ont déjà trop souffert, en ont marre et ne peuvent plus supporter un gramme de souffrance supplémentaire, ils vont se mettre du côté de celui qu’ils perçoivent comme le « fort » et renier le « faible » et ses vertus ; c-à-d rejeter toute sensibilité, humanité, sens moral – car ils constatent – conclusion apparemment logique – que ce sont ces qualités qui exposent un être aux coups et aux souffrances… Ils ignorent à quel vide, de quel néant, à quelle vie morte ce choix les condamne pour le reste de leur vie ! Ce sera nécessairement, s’ils font ce mauvais choix, une vie de solitude, de relations sans profondeur ni signification, avec, pour tenir le coup, des addictions à l’alcool &/ou la drogue (car tous les pervers narcissiques abusent d’une ou plusieurs substances toxiques) …

Ils voient le PN être ce « fort », réussir dans la vie, obtenir tout ce qu’il veut – & ils sont tellement mal dans cette famille dysfonctionnelle qu’ils aspirent (c’est normal) à sortir de ce chaos, de cette peur constante, de ce stress, pour devenir, eux aussi, des « vainqueurs ».

Ils ne comprennent pas la vérité, qui est que dans l’absolu, ces vertus sont une force, que le fort, c’est en fait celui qui souffre (c’est bizarre, mais c’est ainsi), car il a la Vie en lui – alors que le PN est vide, exsangue et, tel un vampire, doit trouver des vivants pour leur sucer cette Vie … Une force de vie toute puissante & infinie, que ne possèdent que les sensibles, justement.

L’enfant ignore qu’en tentant de se rendre « fort » (c-à-d sans affects), il tue cette vie (car toute vie a sa base dans l’amour) et qu’ensuite, il n’aura plus qu’une vie très appauvrie & misérable, comme le golum dans « le Seigneur des Anneaux » & qu’il sera à son tour obligé (car c’est un besoin) de trouver des vivants pour subsister.

=> La solution la meilleure (ou la moins mauvaise) avec un tel enfant est de l’aimer (tout en s’en protégeant), de beaucoup parler avec lui (de sujets profonds), d’ouvrir son esprit et le modifier par des informations, lui montrer le bon exemple (bonté), lui offrir les sécurités de base (amour surtout), et, sans trop le charger de responsabilités, le mettre à l’abri des problèmes d’adultes (le laisser être un enfant) – tout en (Loi de la Frite Ramollie oblige !) le récompensant pour tout acte bon et responsable ! Et bien entendu, ignorez-le totalement quand il agit de façon méchante, insensible ou irresponsable.

Ainsi (car tout PN l’est à un degré divers, allant de faiblement, à totalement), vous pouvez « limiter les dégâts », c-à-d limiter la gravité (le « taux », le « pourcentage ») de ce trouble du caractère chez votre enfant …

Et s’il fait « ce qu’il faut » pour, à l’adolescence, vous éjecter de sa vie, eh bien, qu’il en soit ainsi ! Laissez-le partir. Pour moi, un enfant qui gagne contre sa mère, perd contre lui-même … Ca déchire le coeur car on l’aime plus que notre vie, et le voir se détruire, nous détruit aussi un peu.

Là, sa vie se détache de la vôtre – vous n’y pouvez plus rien & votre devoir vous est remis… Vous l’avez informé – il n’a pas pu, ou pas voulu vous suivre… Acceptez-le, même si ça fait mal. Qu’il vive la vie qu’il s’est choisie (en connaissance de cause, puisque vous l’aviez averti) !

Vous avez fait de votre mieux ; on ne peut pas exiger plus de quelqu’un !