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Partenaire critique

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Si votre partenaire passe son temps à vous critiquer (votre physique, votre job, vos copines, votre façon de parler, …), au lieu de vous demander comment vous pourriez faire cesser cette pluie de critiques, demandez-vous pourquoi vous vous punissez en restant avec quelqu’un qui vous traite comme une bouse !

Votre bien-aimé(e) ne vous aime pas ; il (elle) vous considère comme quelqu’un à sauver ou à torturer émotionnellement.  Ceci n’est pas une relation, mais une punition.

Votre programmation émotionnelle est la cause de ce masochisme : vous répétez sans doute un scénario datant de l’enfance, à la fois parce que c’est ça qui vous est familier, et parce qu’on pense pouvoir guérir son enfance en revivant une telle relation (comme jadis), mais cette fois, en se faisant aimer, en triomphant – bref, vous tentez de compléter cette histoire non-terminée !

Si vous examinez votre enfance, vous trouverez sans doute que vos parents (au moins l’un des 2) vous critiquait et vous rabaissait sans arrêt, ou que l’un de vos parents (votre mère) critiquait l’autre – alors, pour rester loyal envers votre père, et porter sa peine (tentative pathétique pour le soutenir) vous choisissez des femmes comme la sienne et tolérez les abus qu’il a tolérés. Les êtres qui font ainsi sentent que quitter un partenaire abusif, constituerait une trahison envers ce parent.

Quelles qu’aient été vos raisons de rester avec votre partenaire, il faut rompre au plus vite, et puis rester un peu seul(e) et guérir votre programmation de l’enfance, sinon vous retomberez dans le même schéma.

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Pouvoir personnel : les règles

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La relation la plus importante de votre vie est celle que vous entretenez avec vous-même ! Souvenez-vous-en toujours.

Voici, par conséquent, les règles du pouvoir personnel :

a) investissez votre énergie là où vous avez du pouvoir

Les humains ont un seul grand pouvoir : celui du choix. Et la meilleure façon de vous renforcer en relation,  est de vous assurer que vous investissez votre temps, attention, et énergie émotionnelle où vous avez du pouvoir.

Une grave erreur que font les gens (surtout ceux en relation avec un être au caractère dérangé) est de perdre beaucoup de temps, d’attention et d’énergie à tenter de comprendre les mobiles de leur tourmenteur (qui au fond, agit ainsi parce que ça l’amuse !) – or, on n’a aucun contrôle sur le comportement d’une autre personne.

Mais parce que ces êtres dérangés sont d’habiles manipulateurs, ils vous font douter, chercher et vous interroger et espérer qu’ils vont changer un jour (moi : 23 ans !).

Notre seul choix (qui est grand) est celui de choisir, et d’agir – mais on n’a pas de pouvoir sur les choses extérieures : les gens, les lieux, les choses, les situations – ni sur les résultats de nos actes (quoi qu’en pensent certains).

En général, lorsque l’on fait ce qu’il faut, on obtient ce qu’on avait prévu, mais il arrive qu’on fasse tout bien, et qu’on n’obtienne pas les résultats désirés, car d’autres facteurs entrent en jeu

Il est important de reconnaître que ce qui nous est externe ne dépend pas de nous.

Le gros problème que les gens ont en tentant de faire marcher une relation à problème, c’est qu’ils se focalisent (perdant temps et énergie) sur celui qu’ils ne peuvent pas contrôler ; voilà la recette de la dépression.

Il en va de même des animaux ; par ex, quand on capture des éléphants sauvages en Asie, au début, on les attache avec des chaînes de fer, en sorte qu’ils ne peuvent s’enfuir. Ensuite, une fois résignés, on pourrait les attacher avec un fil de soie qu’ils ne partiraient pas ; ils « savent » que ça ne sert à rien (impuissance acquise).

Cet état leur cause frustration, anxiété, puis la fermeture émotionnelle caractéristique de la dépression.

Donc, si vous perdez du temps et de l’énergie pour un dérangé, vous vous sentirez comme l’éléphant ci-dessus, un jour.

Heureusement, il y a aussi une recette pour la joie, la vitalité et le pouvoir – c-à-d investir votre attention, temps et énergie  où vous avez du pouvoir ; celui d’agir.

Beaucoup de victimes de relations abusives, manipulatrices ou exploitatrices étaient en effet déprimées, et pour la même raison : elles avaient perdu leur temps et énergie à tenter de comprendre leur abuseur, de faire marcher la relation, de garder l’espoir que l’autre changerait.

Ils disent des choses comme : « je sais qu’il doit manquer d’estime de soi pour agir ainsi et, que, quand il comprendra combien je l’aime, ses blessures d’enfance guériront.” Ce sont clairement des idées nuisibles sur les raisons du problème et de l’énergie gâchée – car c’est ainsi qu’ils restent englués dans une relation destructrice et finissent par déprimer.

Voici ce qu’en dit une ex-victime (qui a fini par comprendre) : « je suis plus vivante aujourd’hui, car je sais que j’ai du pouvoir – je connais leurs tactiques par cœur, je sais de quoi sont faits certaines gens, comment ils pensent et agissent, ce qu’ils veulent et comment réagir – mais surtout, je sais que je fixe les règles ; je décide des limites. Je n’espère plus un changement ; j’agis.

Je ne deviendrai pas un rouleau compresseur comme mon partenaire l’était avec moi, mais je me suis engagée à prendre soin de moi-même. »

Voilà quelqu’un qui s’est renforcé – qui a décidé d’investir son temps et son énergie là où elle a du pouvoir. Elle a changé sa déprime en joie et une vie de carpette pour une d’assertivité- bref, plus jamais elle ne sera victime.

b) éliminez vos opinions néfastes

Nos idées sur notre situation exacte, font que non seulement on est à une place de faiblesse, mais qui en plus nous nuit. Il faut, on l’a vu, éviter le piège de deviner les mobiles de l’autre et celui de croire que ses problèmes sont de votre faute.

Mais il faut surtout se débarrasser des conceptions irréalistes et nuisibles sur pourquoi les gens agissent comme ils le font et ce qu’on peut y faire.  Ces idées fausses ont leur source dans les théories anciennes du comportement humain qui (bien que certaines soient valables),nous poussent à mal juger des situations (surtout celles d’abus) et nous maintiennent à la place de victime – où l’on tente de comprendre et de soigner quelqu’un de dérangé.

Beaucoup de notions proviennent de paradigmes psychologiques traditionnels – dont nous savons à présent qu’ils ne valent rien et qui nous feraient rire si on les examinait plus attentivement ; par ex, il est faux que les enfants deviennent autistes parce que leur mère fut froide et sèches, ni schizos parce qu’elle leur envoie des messages ambigus d’amour et de haine, tout comme nous savons que les harceleurs ne sont souvent pas de pauvres lâches abusés petits, et  manquant d’estime de soi !

Nous savons aussi que les symptômes bizarres que les patients de Freud lui racontaient  signalaient de vrais abus sexuels subis, et non les fantasmes d’êtres n’arrivant  pas à équilibrer leurs pulsions lascives.

Malgré les progrès des neurosciences, beaucoup s’accrochent encore à ces vieilles croyances sur les raisons pour lesquelles certains agissent comme ils le font.

Ceci ne serait pas grave avec des névrosés, mais avec des êtres ayant des troubles du caractère, ce l’est.

Et pour reprendre notre pouvoir en relation avec l’un de ces êtres, on doit connaître leurs mobiles – pour que, quand ils s’inventent des excuses, mentent sur leurs actions ou tentent de jeter la faute sur nous, on cesse de ne pas oser les affronter de crainte de les blesser, ou de les voir comme peu sûrs d’eux, … Il faut plutôt reconnaître au plus tôt leur détermination à se placer à la 1ère place, au-dessus de toute morale.

En bref, la façon dont on perçoit ce qui est en train de se jouer en situation de violence, influence fortement notre manière d’y réagir. Nos idées débiles nous font du mal.

Bien des victimes ont tout pigé à partir du moment où elles ont décidé d’abandonner leurs croyances dépassées des philosophies anciennes, pour voir enfin en face combien leur compagnon était dérangé !

Elles disent alors des choses du genre :  “Je l’ai toujours senti, mais je ne voulais pas suivre mon intuition », « je sais à présent que je ne suis pas folle », …

Adopter un nouveau cadre pour comprendre le caractère de leur abuseur leur ouvre les yeux et leur rend du pouvoir. Elles comprennent ses tactiques, savent comment y réagir désormais et ne tombent plus dans les pièges qu’il leur tend.

Bref, il faut savoir que cette époque produit des déchets : les êtres caractériellement dérangés – Laisser tomber ses vieilles idées et adopter un nouveau cadre, change tout.

c) ne menacez pas ; agissez

Ne le menacez pas de faire diverses choses s’il ne change pas – ne menacez pas, mais passez à l’action ; posez des actes assertifs et en votre faveur.

Beaucoup de gens tombent dans le piège d’essayer de changer autrui – surtout ceux (celles) en relation avec un dérangé du caractère. Les êtres consciencieux s’épuisent à prendre toutes les responsabilités et à faire fonctionner la relation.

Ils ne cessent d’espérer que l’autre prendra un jour sa part du fardeau et, s’il ne le fait pas, ils menacent de le quitter (ou autre).  Ca peut changer le comportement du dérangé, mais brièvement – les vieux schémas refont vite surface.

Cette croyance qu’on peut changer autrui a ses racines dans l’idée commune – mais fausse – que les dérangés « ne se rendent pas compte du mal qu’ils font » et qu’en lui expliquant et le faisant agir mieux, il réalisera le mal qu’il cause et deviendra gentil.

Hélas, le fait est que les dérangés comprennent parfaitement ce qu’ils vous font et ce que l’on attend d’eux.

Ils connaissent bien les valeurs de leur partenaire sain – simplement, ils ont décidé qu’elles ne valaient pas pour eux.

Bref, eux, ne veulent pas changer, et vous ne pouvez rien faire à cela. Votre responsabilité est de prendre soin de vous.

Donc, ne menacez pas ; passez à l’action – laquelle ne doit pas être drastique, mais ferme et dans votre intérêt.  Ainsi, l’autre recevra le message que vous n’êtes plus disposée à vous laisser encore violenter, exploiter ou manipuler.

Pour une personne trop consciencieuse, agir dans son propre intérêt, c’est faire preuve d’égoïsme – mais en fait, c’est tout le contraire ; l’égoïsme, c’est chercher à combler ses besoins sans respect pour les droits et besoins d’autrui ou en les piétinant. Par contre, veiller à ses propres besoins et intérêts légitimes sans nuire à autrui est sain et désirable.

Bien sûr, le manipulateur vous fera croire que c’est égoïste de veiller à vos besoins, mais vous devez connaître la différence entre maltraiter un autre et prendre soin de vous.

Donc, en contact avec un caractère dérangé, souvenez-vous de ce devoir envers vous. Et ceci passe par l’action – pas de menaces, cajoleries ou tentatives de manipulation : agissez, c’est tout !

Vous gagnerez votre propre respect et celui d’autrui si vous prenez des mesures pour assurer vos droits légitimes.

d) nouez des accords viables

En relations, on noue des accords avec l’autre. Or, comme les dérangés du caractère ne sont pas fiables ou honnêtes, il est risqué d’en nouer avec eux. Donc, vous ne devez nouer que des accords viables, concrets, vérifiables et que vous pouvez faire respecter.

Comme ces gens cherchent à dominer lors de contacts avec vous et qu’ils ne pensent qu’à leurs besoins, vous devez garder les vôtres à l’esprit à chaque étape d’une négociation avec ce genre d’êtres.

Comme ils voient les contacts comme des luttes qu’ils sont décidés à gagner, il sera dur pour vous de gagner.

Pour ces personnalités agressives, toute situation ne peut avoir que 4 résultats ::

  • “Je gagne, tu perds » (leur résultat préféré),
  • “je perds, tu gagnes » (résultat contre lequel ils luttent violemment),
  • « je perds, tu perds » (triste résultat qu’ils provoquent quand on les menace de partir),
  • “je gagne, tu gagnes » (résultat peu souhaité, mais qu’ils accepteront s’il le faut).

C’est pourquoi vous devez bâtir un scénario “win-win” solide et éviter de nouer des accords que vous n’êtes pas prête à faire.

En effet, les victimes de relations d’abus ou d’exploitation tendent à accepter des choses juste pour apaiser le dérangé ou en croyant que s’ils acceptent cela, l’autre sera poussé à réciproquer le bon mouvement et à se montrer plus respectueux ou raisonnable.

Pourtant, ce qui arrive, c’est que le dérangé en profite, et ne donne rien en retour- donc, n’acceptez que ce qui vous plaît vraiment, calculez les coûts et assurez-vous qu’ils ne dépassent pas les bénéfices que vous espérez de l’opération.

Il vaut en fait mieux ne nouer aucun accord avec un dérangé. Hélas, ce n’est souvent pas possible ; dans la vie ou au travail, on ne peut échapper à de tels êtres qui vous exploitent, vous manipulent ou vous trahissent. Voilà pourquoi vous devez vous renforcer pour y faire face efficacement – entre autres, en ne nouant avec eux que des accords viables.

e) gardez à la bonne place la tâche et la responsabilité de changer

Si une relation vous épuise, c’est que vous faites trop d’efforts pour la faire fonctionner et ne mettez pas la responsabilité à sa juste place.

L’autre doit être tenu pour responsable.  En general, quand on montre à l’autre (le déficient du caractère) leur mauvaise conduite ou irresponsabilité, ils rejettent le tout sur celui qui le leur dit.

Il faut que vous résistiez à cela ; si quelqu’un se conduit de façon inappropriée ou irresponsable, c’est SA responsabilité de le changer.

Mais, par nature, les névrosés tendent à se charger du fardeau d’autrui et se sentent toujours responsables de tout ce qui permet au dérangé de fuir sa responsabilité.

Par ex, une femme menaçait son mari de le quitter s’il continuait à vivre à ses crochets au lieu de trouver un job. Son mari rétorqua qu’il le ferait si elle n’était pas sans cesse à le critiquer. Et bien sûr, la femme se mit à douter d’elle et à se sentir coupable de la situation. Il ne faut pas mordre à ce genre de tactique – sinon, il s’en sort en riant sous cape, parce qu’il a réussi, bien que totalement en tort (car ils en sont très conscients) à encore vous faire porter le chapeau !

Ces êtres appliquent cette même tactique de déplacer la responsabilité en thérapie : là aussi, le thérapeute doit connaître les ruses des personnes dérangées, et ne pas mordre à l’hameçon !

Dans le même temps qu’il affirme clairement ne pas mordre à ses mensonges en l’excluant de la séance quelques minutes s’il persiste à mentir, le thérapeute doit l’encourager dès lors que le dérangé montre une vraie volonté de réformer sa vilaine conduite.

Bref, si vous êtes épuisée dans une relation, c’est que vous en faites trop pour la faire marcher et prenez en charge des responsabilités incombant à l’autre !

f) définir et respecter les limites

Comme déjà dit, on n’a du pouvoir que sur une chose : l’exercice de notre libre arbitre.

Les limites concernent notre bien-être et notre sécurité.  Mais pour pouvoir en poser, une personne doit savoir ce qu’est une limite et quand elle est franchie, ce qui exige une bonne dose d’instinct sain et d’amour de soi.

Le problème de certain(e)s, en effet, est de ne pas ressentir leur pouvoir et de ne pas pouvoir distinguer où ils finissent et où commence leur partenaire – alors, ils (elles) assument des responsabilités de l’autre.

Grâce au libre-arbitre, vous pouvez décider de vos actes, des décisions que vous prenez en réponse aux agissements de l’autre – et c’est votre devoir d’exercer ce pouvoir dans votre intérêt.

Ce ne sont pas les autres qui doivent avoir du pouvoir sur vous ; on ne peut rendre quelqu’un « en rage » ou « lui faire faire » des choses – et si vous laissez les autres vous dictez vos actions, vous finirez déprimé(e).

Attention :  souvenez-vous de faire l’action juste, puis de lâcher prise – que vous n’avez de pouvoir ni sur autrui, ni sur les résultats qui naîtront de vos actions.

Pour vous renforcer (tant dans la vie qu’en relation), vous devez apprendre et utiliser tous ces outils dont je parle.

Quelqu’un qui respecte les limites, pose ses limites, n’excuse pas un agissement inapproprié, communique de façon directe, exprime ses besoins et désirs, et décide comment il réagira aux situations et aux actes d’un autre s’il menace ces besoins, est en chemin vers la satisfaction. Et tout ceci peut se faire sans hostilité, blâme, rancœur ou cris ; c’est simplement prendre soin de soi et refuser d’assumer les responsabilités autres que les siennes propres.

On a vu ce qu’on devait penser du terme « co-dépendance » (en fait, il n’y a rien de mal à prendre soin des autres ; au contraire !)

g) posez vos limites

Une personne qui ne pose pas ses limites et ne les fait pas respecter, perd tout son pouvoir.

Poser des limites raisonnables et nécessaires est indispensable pour se renforcer. Ces limites dans les relations doivent concerner d’abord, les choses qu’on est d’accord de faire, puis, ce qu’on est prêt à supporter d’autrui.

Une femme, par ex, avait un fils irrespectueux qui traînait à la maison et, bien qu’elle le menaçât souvent de lui couper les vivres, elle se sentait trop coupable que pour le faire – craignant, en plus, que si elle n’applique ses menaces, il cesse de l’aimer – alors qu’en fait, c’est l’inverse (s’il la voit enfin forte, il sera d’abord furieux, puis il la re-respectera – les gens ne nous traitent que comme on les laisse nous traiter !). Là, elle récompense (= encourage) son mauvais comportement !

Et de toute façon, avec la peur, on ne fait jamais rien – alors, soit elle abandonne sa peur (car en fait, il ne faut avoir peur que de la peur), soit elle reste dans sa situation misérable !

Mais il est vrai que quand on commence à poser des limites, l’autre se vengera dans un 1er temps.

h) savoir à qui vous avez affaire

Connaître le genre de votre interlocuteur, vous indique ses valeurs probables, sa mentalité, ses croyances et son type de relation avec autrui.

Donc, à part juger les actes et non les intentions, rester concentré(e) sur le sujet sans se laisser distraire par les tactiques de diversion, il faut aussi se connaître assez que pour savoir sur lesquels de vos « points faibles » (souvent le sens de l’honneur, la bonté et la croyance en la bonté des autres, la foi religieuse, …) notre dérangé s’appuiera pour vous manipuler – ainsi vous le verrez venir, et ne tomberez plus dans aucun de ses pièges !

Sachez donc si vous avez affaire un quelqu’un de « réglo » ou à un manipulateur sans moralité.

Pour cela, point n’est besoin d’une connaissance approfondie des divers types de personnalités, mais apprenez le sujet (= les divers types qui existent) en gros.

Savoir comment votre interlocuteur risque de vous traiter peut vous éviter de vous faire encore violenter ou exploiter, car là, vous pourrez réagir comme il faut, au mieux de vos intérêts.

Les paradigmes de la psychologie classique tendent à considérer qu’au fond, tout le monde est pareil et que, si ces gens n’avaient pas été insécurisés ou violentés dans l’enfance, et n’avaient donc pas, en réaction à ces abus, érigé des mécanismes de défense, tout le monde serait gentil, aimant et doux. QUELLE NAIVETE !

Ces idées grotesques sont hélas là depuis si longtemps qu’elles sont (malgré leurs déficiences visibles et les reniements dont la science actuelle les accable) acceptées et intégrées par tout le monde, même par ceux dont c’est pourtant le métier de voir clair !

Donc, chacun pense que les dérangés sont au fond comme eux, avec les mêmes mobiles, désirs et besoins – d’où la position de faiblesse où est quelqu’un dès lors qu’il entre en relation avec un dérangé du caractère !

Les êtres dérangés sont pourtant fort différents des névrosés et les idées s’appliquant à ces derniers ne valent pas du tout pour eux. Donc, pour ne pas devenir une proie pour ces êtres, il faut rejeter cette croyance que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », et en apprendre assez sur ces malades que pour pouvoir contrer leurs entreprises maléfiques !

i) vous connaitre

Ne vous y trompez pas : les individus sans scrupules s’entraînent à vous connaître à fond ; car c’est ainsi qu’ils sauront quels ressorts faire jouer pour vous manipuler et tirer de vous ce qu’ils désirent.

Donc, vous connaître vous donne une force.  Chacun a sa personnalité et ses qualités et faiblesses. Par ex, certgains veulent que tout le monde les aime (ils craignent le rejet plus que tout), d’autres, qu’on les estime, certains sont naïfs et trop confiants, d’autres ne veulent voir que le bon en autrui, ou ont besoin que les autres aient besoin d’eux  ou de préserver les apparences, … et ce sont ces désirs qui nous font agir d’une certaine façon. Le prédateur le sait et en joue dans son propre intérêt. => Connaître notre système de croyance, nos envies les plus intimes et ceux qui nous attirent (selon notre histoire personnelle), est indispensable si on veut cesser d’être abusé et manipulé.

Si vous voulez devenir plus fort, creusez en vous et fouillez votre âme pour y trouver vos besoins et désirs, mais surtout, dénicher les aspects de vous qui vous mettent en danger vis-à-vis d’un prédateur – ce qui vous rend vulnérable.  Savoir, c’est pouvoir !

Les dérangés, sous leur air idiot, vous connaissent mieux que vous-même, et voilà ce qui vous rend leur proie.

j) agissez immédiatement (sinon, il sera trop tard)

Si vous êtes en relation avec un dérangé, vous ne pouvez jamais donner le feu vert au conducteur d’une loco sans freins.

Les personnalités très agressives sont les êtres les plus dérangés caractériellement ; il est dans leur nature de chercher la bagarre souvent et de se battre comme des tigres pour toutes les choses qu’ils veulent.

Ils sont entêtés et intimidants, donc, se renforcer quand on vit avec eux est particulièrement dur.  En tout cas, il faut les stopper dès qu’ils commencent leurs petites tactiques de contrôle et de manipulations. Car, comme une boule de neige roulant d’une montagne, plus ça roule, plus ça se gonfle et plus ça va vite, et donc, plus c’est difficile à stopper !

Ci-dessous (v + bas) est décrite la personnalité agressive et ses caractéristiques principales – ces êtres n’ont aucun frein interne.

Voilà pourquoi VOUS devez les arrêter en affirmant vos limites et prenant les actions nécessaires, dès que possible, avant que ça ne tourne au chaos – et à votre destruction totale !

Par ex, un couple venait consulter parce que l’homme avait trompé sa femme à plusieurs reprises et que, bien qu’il ait promis de s’amender, elle  l’avait surpris en train de téléphoner à sa maîtresse. Bien sûr, lorsqu’elle eut dit ça au thérapeute, le mari intervint agressivement pour lui reprocher de ressortir sans cesse le sujet et demander si cette « casserole » le suivrait pour le reste de ses jours.

Le thérapeute, connaissant les prédateurs, demanda à la femme de s’asseoir et d’attendre un peu ; qu’il avait à causer au mari. Ce dernier tenta de tromper et de contrôler aussi le thérapeute avec sa diversion, mais ce dernier le stoppa en le consignant quelques minutes dans le couloir et lui suggérant de revenir dès qu’il serait prêt à causer honnêtement.

Les prédateurs étant comme des gosses gâtés et entêtés, le mari eut besoin de plusieurs  “time-outs” pour comprendre que, cette fois, ses ruses ne le sauveraient pas, que le thérapeute ne le laisserait pas mentir et balayer ses opinions (ce qui signifie beaucoup pour les dérangés) et qu’il allait pour une fois devoir se plier aux règles de ce dernier – alors, il devint enfin plus poli.

Mais rappelez-vous surtout qu’il faut agir vite. Vous ne voulez pas sembler exigeante ou présomptueuse – ces scrupules (dont votre bourreau est totalement dépourvu, lui !) vous freinent et vous rendent victime ; rejetez-les et stoppez le dérangé dès que possible – sinon, vous serez détruite !

Connaissez ses diverses tactiques pour vous distraire et vous manipuler, et étudiez de bonnes façons d’y réagir dès que vous détectez l’une de ses techniques. Réagir vite et affirmer les termes du contrat, vous renforce.

k) restez bien concentré

Si vous avez affaire à un dérangé, il faut rester concentré(e) sur le comportement ou problème à traiter, et sur l’ici et maintenant – sinon, il vous noiera dans les arguties et dénégations de la réalité, vous fera prendre des détours infinis et vous vous épuiserez en discussion stériles qui vous rendront fou (folle).

En effet, ils usent toujours de tactiques de fuite ou de diversion ; ils changent de sujet, soulèvent un autre souci, vous accusent pour jeter la faute sur vous, mettent soudain quelqu’un d’autre en cause, nient l’évidence (avoir dit ou fait quelque chose),… bref, ils font leur possible pour vous faire dérailler de votre voie.

Donc, il est primordial de rester concentré sur le sujet en cours, sans « mordre » à ses tentatives de diversion – restez aussi dans l’ici et maintenant, sinon, il vous jettera sur la trace d’une discussion sur des événements passés ou l’anticipation d’actions futures.

Ceux (celles) qui confrontent leur abuseur finissent par se perdre dans le brouillard que ces êtres se plaisent à semer, en sorte que les victimes perdent totalement de vue leur sujet originel, permettant au cycle de la violence de continuer !

Les abuseurs et manipulateurs usent toujours de diversions quand on leur présente leurs actes ; ce n’est qu’en se concentrant sur la dynamique qui est en jeu à ce moment et à son rôle dans cette dynamique, que la victime peut changer les choses.

En restant centré sur le sujet, on éclaire ce qui doit l’être : le dérangé et son comportement inacceptable ! Plus moyen pour lui de fuir – et c’est là qu’on voit si ledit dérangé veut ou non changer.

Si, lorsqu’on le confronte, l’abuseur admet être l’auteur de l’abus, exprime un regret sincère et prouve dans la durée sa volonté de réparer le dommage qu’il a causé, de faire tout ce qu’il faut pour reconstruire la confiance en se conduisant mieux, alors, il y a de l’espoir.

l) faites des demandes directes et attendez-vous à des réponses directes

Un comportement fiable doit aussi être exigé dans les relations ; connaître vos désirs et besoins et vous affirmer dans la poursuite de ces choses est indispensable.

L’autre partie est d’attendre d’autrui qu’ils répondent honnêtement quand vous leur avez exprimé vos inquiétudes.

Les êtres en relation avec un dérangé hésitent à leur dire les choses directement ; ils marchent sur des œufs, tant ils craignent leur colère (d’où violence physique ou verbale) – ils pèsent soigneusement ce qu’ils disent et la façon dont ils le diront et choisissent ce qui, selon eux, ne va pas bouleverser ou irriter l’abuseur.

Ils n’osent, bien entendu, être assertifs et se sont habitués à ne pas recevoir de réponse appropriée à leurs demandes pourtant légitimes.

Pour vous renforcer, il faut exprimer vos désirs et besoins clairement, directement et simplement. Et, quand vous posez une question, employez des termes simples, et directs, pour ne pas donner lieu à la moindre ambiguïté.

Après vos affirmations ou demandes claires, vous avez droit à des réponses claires, directes et sans ambiguïté à vos demandes ou questions. – toute autre réponse est une tentative de manipulation

Beaucoup de victimes, après avoir posé une question, sont submergées de considérations oiseuses et d’accusations, en sorte qu’elles oublient leur demande initiale. Stoppez l’abuseur, ne vous laissez pas dévier de votre route ; appliquez la technique du disque rayé pour revenir à chaque fois à votre sujet, en sorte qu’il comprenne bien que vous êtes déterminé(e) ) poursuivre  dans la voie de votre demande légitime !

m) jugez les actes, non les intentions

Bien des gens se lancent dans des relations destructrices parce que, bien qu’ils aient perçu les signaux d’alerte de comportements problématiques, ils ont perdu leur temps et énergie à essayer de deviner les mobiles du dérangé (Oh làlà !)

De nombreuses recherches scientifiques montrent pourtant que le meilleur moyen de prédire le comportement futur de quelqu’un, c’est d’examiner son comportement passé.  La meilleure indication montrant si quelqu’un refera une chose, est s’il l’a déjà faite auparavant. Le schéma de comportement d’un être nous révèle le niveau de son caractère et ce à quoi on peut s’attendre en le fréquentant.

Beaucoup tentent, depuis des années, de comprendre le comportement dysfonctionnel de leur partenaire ; se croyant lucides (parce qu’ils sont versés en psychologie classique), ils croient que leur abuseur a des problèmes remontant à l’enfance ou a des ennuis avec son boss ou ses collègues, et que c’est pour ça qu’il les blesse.

Ils croient que s’ils arrivaient à comprendre les raisons sous-jacentes de ce comportement destructeur, ils pourraient le traiter ou mieux le supporter ( !), que l’autre ne voulait en fait pas les blesser, et qu’ils ont dû faire ou dire quelque chose qui l’a énervé. En plus, lorsqu’ils parlent à la personne dérangée du mal qu’il fait, ce dernier affirme que ses intentions étaient pures.

Il est en effet vrai qu’un comportement dysfonctionnel peut provenir de besoins inassouvis ou des problèmes émotionnels non-résolus, mais c’est la responsabilité de la personne ayant le problème d’affronter et de traiter ledit problème – et jamais celle d’autrui de le tolérer, ou de tenter de comprendre ce qu’ils ignorent, et ce n’est certes pas eux qui « favorisent » ce comportement dysfonctionnel.

Tout être coincé dans une relation abusive, se sent libéré une fois qu’il cesse de deviner pourquoi l’autre les maltraite, ce qu’ils ont bien pu faire pour causer ces explosions de violence, et de remettre la responsabilité du comportement destructeur sur qui de droit (= le  dérangé) ! Pour ça, ils ont dû cesser de se casser les méninges à tenter de trouver si l’autre l’a fait exprès ou pas et s’il a voulu les blesser ou non.

Ce faisant, ils ont pris conscience qu’avant, ils refusaient de croire que le dérangé avait de mauvaises intentions et cherchaient d’autres raisons que la méchanceté à son comportement.

Le mot d’ordre de la psychologie actuelle est de chercher les causes et problèmes sous-jacents et d’attribuer de fausses intentions au dérangé – car ils ont toujours cette croyance que si le dérangé agresse autrui, c’est qu’il est perturbé, qu’il a peur, des besoins insatisfaits ou une insécurité intérieure.

Voici pourquoi il faut juger les actes, pas les intentions ! Les actes parlent plus fort que les mots ; peu importe les protestations pleines de candeur du dingo, comme quoi il n’avait pas l’intention de blesser et que vous le jugez mal, ses actes parlent. Il faut lui exprimer notre mécontentement et le tenir responsable d’y porter remède.

En tout cas, au lieu de chercher ses intentions puis, de combler ses soi-disant « besoins sous-jacents », il faut juger de sa maturité et intégrité en jugeant ses actions.

Il y a tant de gens coincés dans des relations douloureuses parce qu’elles avaient vu les signaux d’alarme au début de la relation, mais ont perdu temps et énergie à deviner les mobiles, présumant que l’autre souffre d’une peur ou douleur sous-jacente, insécurité enfance pénible, … Alors, lorsqu’elles commencent à douter de ces croyances, elles sont déjà prisonnières et affaiblies par ce qu’elles ont dû subir.

Adopter le principe de juger les actes et non les intentions, permet de nouer des relations d’égal à égal, où chacun est responsable de son comportement, lequel atteste du niveau d’élévation de son caractère.

Se libérer des interrogateurs et intimidateurs

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Il s’agit ici de se libérer du besoin de jouer ce rôle et de l’impulsion de commencer à le jouer.

ll faut se demander quelle est la chose à nous rappeler quand on se retrouve en face d’un intimidateur, d’un accusateur, d’un taré ou d’une »éternelle victime », pour NE PAS jouer leur jeu.

Une conversation étant comme une partie de ping-pong, où chacun se renvoie la balle, il faut juste se dire ceci : « Je ne prendrai PAS la balle ; je la laisserai dans leurs mains ! »

Vous refusez de prendre cette énergie et décidez de rester dans le rôle de l’adulte.  Affrontez-les avec la paix, l’amour, la clarté, même s’ils crient, ou pleurent ou vous accusent.

Il est ESSENTIEL que vous trouviez la croyance qui vous rend vulnérable à jouer à ce jeu avec eux, en sorte que, face à eux, vous perdez à chaque fois ; ceci expliquera pourquoi vous y êtes irrésistiblement entraîné et ne pouvez rester calme – c’est sans doute une croyance de survie (vu que toutes nos émotions ne tendent toujours qu’à nous sauver).

Ensuite, il faut vous libérer de cette croyance ; vous rappeler que vous n’êtes pas en danger !

Mais seule une idée spirituelle peut vous libérer de croyances néfastes, car la vraie sécurité n’est trouvée que si l’on accepte et adopte certaines vérités spirituelles.

Rappelez-vous également que l’intimidateur a peur – c’est pourquoi il agit comme il le fait ; il a besoin de s’affirmer, besoin de contrôler, il a besoin de tirer quelque chose de nous ; par son attitude, c’est comme s’il disait ; regarde comme je suis malheureux. Sachant cela, vous pouvez l’approcher de façon plus détendue.

« Inquisiteurs » : avec eux, vous devez vous rappeler que votre valeur n’est pas négociable, qu’elle n’est pas en danger, que vous êtes ok tel que vous êtes ; que, même si vous n’êtes pas parfait, même si vous commettez des erreurs, ça ne signifie pas que vous n’êtes pas ok !  Même si l’autre vous accuse,  votre valeur n’a rien à faire avec l’opinion qu’il a de vous.

Et en plus, il joue ce rôle parce qu’il doute de sa propre valeur personnelle : les gens critiquent pour se remonte eux-mm dans leur propre estime et/ou celle des autres –  il faut qu’ils trouvent quelqu‘un qui fait « mal », pour se dire qu’eux sont ok  et plus que l’autre est nul, plus  ils se sentent valables – c’est pour ça qu’ils passent leur temps à chercher les fautes chez les autres !

Lorsque l’on comprend qu’on est ok, qu’on n’a rien a voir avec  leur avis, et que l’on n’a pas besoin de leur approbation, on peut alors répondre calmement en en faisant appel à nos ressources !

On peut leur répondre : « oui ; j’ai fait ça et alors ? cela ne veut pas dire que je ne suis pas ok. »

Bien entendu, nous savons que nous faisons des erreurs, et qu’il y a plein de chose à améliorer en soi, mais malgré cela, on s’aime et on s’estime- Nous sommes une création de Dieu et avons de la valeur.

Dites-vous : « je suis valable comme je suis ; comme je suis, je mérite le respect et l’amour de tout le monde. Et en retour, j’aime et je respecte  aussi les autres ».

Quand l’autre vous interroge, il vous manque de respect en exigeant que vous ne viviez pas votre vie en accord avec vos croyances. La bonne réaction est de ne pas accuser, ne pas s’énerver ou s’expliquer, mais dire  : « voudriez-vous que je vous fasse ça ? alors, je veux que vous cessiez, s’il vous plaît !

Dès lors que l’on a confiance en soi et que l’on s’accepte, on peut l’expliquer simplement aux autres : « ceci me dérange, je n’aime pas cela ! »