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Le bonheur dans l’humilité

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femme mystérieuse

Comme dit ailleurs, j’ai remarqué que la raison pour laquelle la plupart des gens piquent des colères est le sentiment d’ « avoir droit à » ou d’« avoir raison ». Si encore leur sale caractère les rendait heureux… mais ce n’est même pas le cas !

Cette tare – sorte de « syndrome de la princesse gâtée » ou « de la vierge offensée » – touche beaucoup de gens à cause de la « religion » de l’ « individu » régnant dans nos cultures.

Je ne dis pas que l’individu n’existe pas ou qu’il n’est qu’un rouage de la société, comme une fourmi, mais qu’il faut comprendre qu’il n’est pas (comme on nous le fait croire) l’unité de base de la société !

L’unité de base de la société, c’est la FAMILLE, dont l’individu n’est qu’un élément constitutif – comme les protons, électrons & neutrons le seraient d’un atome ; c-à-d assez bien nécessaire, mais seulement s’il joue son « rôle » correctement dans cette cellule (sinon, il n’est qu’un intrus qui fait tout exploser).

Je préconise donc plus de modestie & d’humilité ; se dire qu’on ne sait pas tout, qu’on n’a donc pas toujours raison,  et qu’il n’y a que ceux qui ne valent rien qui exigent des égards dus à un roi  (alors qu’un vrai roi est très simple).

En fait, on se considère comme le centre de tout (« le nombril du monde ») et c’est donc en tant que tel qu’on ressent la vie ; en croyant qu’on contrôle notre vie, qu’on peut gérer les choses, que la conscience prend sa source en nous-mêmes.

L’ennui, c’est qu’ainsi – en tant que petit « monde autonome »-, on est perdu parmi des milliards d’autres… et donc, on sent qu’on n’a en fait aucune importance (ceci vaut même pour ceux qui se sentent supérieurs).

Et comme on ne s’aime pas vraiment, on ressent d’autant plus tout commentaire négatif (venant de nous-même ou d’autrui) sur notre physique, nos compétences, nos possessions, notre esprit, …

On n’est pas, comme le prétend la culture, les façonneurs ou les répareurs de notre vie… « La vie, c’est 10% ce que l’on en fait, et 90% comment on la prend !» ( ! ;  je crois, quand même, que notre attitude mentale nous permet de co-créer, donc de générer les circonstances – les 90% – dans notre vie).

Attention : ceci ne signifie pas que l’on n’est pas responsables de ses actes & paroles – on l’est ! Mais de rien de plus !

On est heureux quand on ne désire pas être dans un autre état – dans cet état de bonheur, on n’est ni agité, ni distrait, mais dans un flux, totalement présent – par ex, quand on crée ou qu’on fait l’amour, qu’on médite, …

Remarquez que, dans cet état, on s’oublie totalement, on ne pense pas et qu’on ne se compare à personne, dans cet état, les choses nous arrivent ; on n’est pas en train de « façonner » ou réparer sa vie.

Bref, c’est quand on se donne de l’importance qu’on se sent insignifiant – donc, malheureux – et c’est quand on s’oublie qu’on devient signifiant & heureux !  Si, au lieu de se voir comme séparé, on se voit comme partie d’un grand tout qu’on ne comprend pas, la vie nous paraît miraculeuse & l’on s’en émerveille, au lieu d’éprouver des émotions négatives (orgueil, gêne, culpabilité, pitié de soi, jalousie, envie, honte) qui agitent notre esprit & nous rendent malheureux.

Pour ressentir un bonheur constant, sans devoir passer par des années de méditation ou les enseignements d’un gourou, il suffit de revenir à un état qu’on a perdu ; l’unité – l’unité avec soi, avec les autres, avec la Terre & même avec l’Univers tout entier … Et pour cela, il faut – omme dit Eckart Tolle  ou d’autres mystiques – « laisser la vie nous traverser »…

Pour y parvenir, il faut d’abord s’imprégner de cette idée de combien l’Univers est immense, et comme on n’est minuscule (une véritable crotte de mouche) par rapport à lui. Alors, à chaque fois que vous vous ennuierez, songez à ceci, arrêtez toute activité, et prenez contact, tout simplement, avec le monde ; sentez l’air sur votre visage ou entrant dans vos narines, les sons, les couleurs tout autour de vous,  … Ceci modifiera votre perspective.

Ensuite, il faut, durant un jour ou 2, ne pas se regarder dans un miroir.

Enfin, il faut s’engager concrètement dans notre environnement immédiat ; dans la pièce même où l’on est, chercher si quelqu’un n’a pas besoin d’aide ou d’un sourire, si une porte doit être ouverte, …

Alors, les émotions négatives (colère, envie, jalousie, tristesse, culpabilité) faisant obstacle au bonheur, s’évanouissent et vous réalisez que le monde vous fait signe tout le temps… Si vous vous ouvrez à ce qu’il a à vous dire, au lieu d’être perdu dans vos pensées – et surtout, si vous en sentez de la gratitude, vous serez heureux(se) !

Car « plus on dit merci, plus on a de raisons de dire merci » !

Rappelez-vous cet excellent avis du Duc de Lévis-Mirepoix ; « Soyez meilleur, vous serez plus heureux. Ceci est la meilleure leçon de morale, car elle est basée sur l’intérêt » !

Ou celle-ci, d’A.K. Chalmers : « Les choses essentielles du bonheur sont : quelque chose à faire, quelque chose à aimer et quelque chose à espérer. »

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