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PN : faire profil bas pour l’apaiser

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Quand je me suis mariée – avec un pervers narcissique – ma belle-mère m’a dit qu’il fallait mettre beaucoup d’eau dans son vin pour préserver l’harmonie dans son ménage.

Et ensuite, lors de crises avec lui, lorsque, en plein désarroi, je demandais conseil à ma famille – hélas aussi PN – ou à des amies ou à des centres d’aide, j’avais droit au refrain que « dans une dispute, chacun des partenaires est responsable à 50% ».

Pour les disputes, je ne sais pas, mais ce que je sais, par contre, c’est que lors d’agressions (car avec un PN, ce sont toujours des agressions), c’est 100% la faute de l’agresseur & 0% celle de la victime !

Et quant à « mettre de l’eau dans mon vin », il n’y a RIEN, même qu’on aurait fait tant de compromis qu’il y aurait 99% d’eau & 1% de vin, qui puisse stopper une attaque perverse !

Je l’ai dit ; le vampire a soif de sang et il vous en tirera coûte que coûte, quoi que vous puissiez faire pour tenter de l’apaiser ou de vous mettre à l’abri !

En couple, en famille ou avec un ami, on est parfois d’avis différent lorsqu’on doit décider si on regardera un film d’action ou un film romantique, si on veut des carottes ou des brocolis, … Là, il est facile de faire des compromis ; on alterne : aujourd’hui, le film d’action & demain, le film romantique, ou aujourd’hui, les carottes & demain, les brocolis.

Mais avec un PN, il n’y a aucun compromis possible, parce que les différences d’opinion ne portent pas sur des broutilles, mais sur nos valeurs les plus profondes & sacrées et sur ce qu’on perçoit comme étant vrai ou faux.

Le PN distord le réel & veut vous forcer à accepter ce mensonge… et on est censé « faire des compromis » ? Pas question !

N’avalez pas l’opinion commune, le fait que tout le monde conseille ceci. Une vérité est une vérité, même si vous êtes tout seul à la croire et un mensonge reste un mensonge, même si tout le monde le croit !

D’ailleurs, tout individu malin sait que pour commencer à VRAIMENT penser – la 1ère chose à faire est de rejeter l’opinion commune !

Voici ce qu’en dit Yahoo Answers : « C’est la façon de penser du plus grand nombre sur des sujets variés et qui manque d’analyse profonde et personnelle.
Les médias, les politiques, les commerciaux, les religions… utilisent divers moyens pour faire passer une information sans fondement comme véridique afin de manipuler le plus grand nombre dans un intérêt égoïste et déloyal. Ils savent bien que l’humain est influençable et aime penser comme la masse afin d’être accepté ». 

Et « C’est la pensée unique, le prêt-à-penser, une caricature ou parodie de la pensée. En gros, c’est ce qu’il est acceptable de penser, ce que la plupart des gens pensent ou plutôt… ce qu’on pense que la plupart des gens pensent 😉 Une sorte de formatage qui entraînerait un effet « boule de neige », une censure intérieure calquée sur une loi de la majorité qui nous empêche de penser librement, en s’affranchissant des préjugés. Des idées déjà toutes faites, que l’on a admises alors qu’on n’y a jamais réfléchi sérieusement ». 

Bref, si on veut saisir la vérité, il faut se distancer le plus possible de l’opinion communément admise !

En fait de compromis, confrontée à des crises de rage permanentes ou des remarques acides constantes, la victime de PN apprend vite à « marcher sur des œufs » et à accepter un tas de choses inacceptables dans le but de s’éviter de futures violences… ce qui est justement le moyen de prouver au PN qu’il peut continuer à l’agresser ! Et comme il est un genre de « drogué », il est inévitable qu’il lui en faille toujours plus, et que la violence s’intensifie au fil du temps.

Alors, ceux qui vous conseillent de « mettre de l’eau dans votre vin » sont bêtes & dangereux ; ce sont des représentants de « l’innocence au sourire sanglant » de Kundera, ceux qui, « ne faisant pas partie de la solution, font partie du problème ! » – car n’oublions pas que, dès qu’il y a harcèlement où que ce soit, c’est TOUJOURS que l’Autorité & la Communauté ne font pas leur boulot ! (car les PN ou les harceleurs sont des lâches, qui cèdent toujours devant la Force).

Et ensuite (phénomène du Bouc Emissaire), la société jette la faute des agressions sur la victime ! (sur les théories victimaires insensées qui infestent notre société malade, voyez

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/ ).

J’ai été 24 ans en couple avec mon démon et ai été amenée à devoir souvent appeler les secours. J’ai parlé à des psys, des assistantes sociales, des flics & des écoutants de télé-secours.

Je me rappelle surtout d’une vieille dame que j’avais appelée dans un moment de détresse, et qui me disait – en toute gentillesse, et visiblement, pour m’aider : « Ne le provoquez pas, taisez-vous, ne répondez pas »…

Ca m’a choquée ! J’ai pensé : «  Mais comment pourrais-je aller plus loin dans la soumission ? Quand il arrive, je me tais… Alors, le cinglé cherche à me provoquer et, comme je ne mords pas à l’hameçon et continue à me taire, il se met à dire d’un ton haineux : « salope ! Tu es une salope ! Tu penses des saloperies sur moi, je le sais ! » et il lui est arrivé de me frapper quand je faisais non de la tête.  Que pourrais-je faire de plus ? »

C’est cette nuit-là, après cette réponse-là, que la coupe fut pleine pour moi, et que j’ai décidé de ne plus jamais appeler des gens qui, censés aider, ne font qu’enfoncer les victimes !

Ils sont souvent de bonne volonté (malgré un mépris inconscient), mais en fait, ignorent TOUT de cette problématique… et répondre « à côté » à une victime INTENSIFIE ses souffrances. Seule la VERITE (venant d’une connaissance de ce problème) et une VRAIE compassion peuvent soigner nos blessures !

Je sais maintenant que les bonnes intentions ne suffisent pas, qu’après leur avoir parlé, la victime ne peut que conclure que les tortures qu’elle subit sont, d’une ou d’autre façon, de sa faute, que c’est « normal » et que nous sommes les dingues qui devons le comprendre & faire des compromis !

Eh bien, merde ! C’est faux & c’est malsain, et oser dire ceci à une victime est le comble de la cruauté & une complicité avec le bourreau (car « si on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème ») !

Ces gens ne sont pas des PN, mais des Flying Monkeys… leur ignorance du sujet les rend fortement toxiques !

Quant à la nécessité de faire des compromis, voici quoi en penser :

Votre PN fut sûrement le Golden Child dans sa famille d’origine. Il sentait que son parent était mauvais, dérangé & dangereux, mais sa faiblesse innée de caractère (& c’est en ceci qu’il ressemble à son parent PN) a fait que, contrairement à l’enfant Bouc Emissaire (plus pur & plus courageux), il s’est plié aux règles démentes de cette famille dysfonctionnelle… et est devenu le chouchou.

Il s’est plié à tout pour avoir ce faux amour, se protéger des agressions & jouir des avantages – & s’il fallait, pour cela, démolir l’autre enfant, il l’a fait sans hésitation.

Bref, « mettre de l’eau dans son vin » est sûrement efficace avec la plupart des gens, MAIS PAS AVEC UN PN ! En plus, vous voyez qu’à force de compromissions avec le Mal, de pactiser avec un démon, on devient son complice, on perd son âme & on en devient un soi-même !

Idem avec ces gens qui ont l’estomac trop sensible que pour voir la vérité quand on la leur met sous les yeux !

Je ré-insiste sur ceci : si vous subissez l’attaque d’un PN, n’en parlez pas, car la plupart des gens ne peuvent pas (ne VEULENT pas, en fait !) réaliser que ça existe (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/10/04/victime-de-pn-a-qui-le-dire/ ).

Avec un ami, partenaire ou membre de famille normal, on peut être soi-même. Il n’y a jamais ce genre de drames ; les différends se discutent honnêtement, on peut exprimer nos désirs et sentiments sans craindre une scène, des insultes & des humiliations, on ne doit pas renoncer à nos valeurs ou à la réalité, ni faire des compromis qui nous abîment l’esprit & l’âme !

Voilà les gens que vous devez tenter d’avoir dans votre vie – tous les autres, avec qui vous devez « mettre de l’eau dans votre vin » n’ont rien à faire dans votre vie !

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Plus sur les flying monkeys

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J’ai déjà traité ici (http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/ ) de ces stupides & malfaisants personnages, mais les victimes de pervers narcissiques en sont tellement entourés de toutes parts, et tout le temps, que je vais détailler la question.

Le PN adorent jouer la victime et ils le font mieux que de vraies victimes, parce qu’ils ont bien appris leur rôle, en sorte que chacune de leurs paroles ou actions est conçue pour susciter la compassion de l’auditoire.

Leur public – soigneusement choisi parmi les médiocres agressifs & peu lucides – a été enrôlé pour un rôle de héros destiné à sauver le « pauvre PN en détresse », & la récompense de leur ralliement à ce dernier est qu’il leur donne l’autorisation de torturer & détruire celui ou celle que le PN a choisi(e) comme bouc émissaire.

En réalité, tout le tort de la victime est d’avoir dit non au PN ou d’avoir vu clair dans son jeu…et face à ce « crime de lèse-majesté », elle doit être détruire & effacée de la surface de la Terre !

Or, quelle meilleure façon de détruire quelqu’un qui a irrité le PN que de, lui-même se prétendre victime et d’accuser l’autre d’être pervers ?

Pour les flying monkeys (vu leur caractère), ceci est du pain bénit ; dans leur monde mental pauvre et sans nuances, ils ne vont bien sûr pas réfléchir et essayer de trouver la vérité, car « combattre le monstre ensemble » est pour eux enfin l’occasion de (soi-disant) faire quelque chose dans leur vie de minables, et de sortir l’envie & la rage qu’ils ont en eux ! Ils vont donc se jeter sur la victime comme des chiens à la curée !

Ce « monstre » – le Bouc Emissaire – représente tous les « monstres » qui les ont fait se sentir impuissants ou inférieurs, qui les ont frustrés ou ont profité d’eux… Voilà ce qu’ils visent à compenser en s’attaquant – sans AUCUNE raison valable ! – à la victime du PN.

Les flying monkeys pensent (& on se demande bien pourquoi !) qu’ils ont tout pigé à la situation, alors qu’en fait, ils avalent des informations provenant d’un maître du mensonge.

Ils ignorent la situation et surtout, comment un PN peut renverser les situations & faire paraître le blanc noir et vice versa, et aussi, qu’un PN est toujours tellement affirmatif, qu’il croit lui-même à ses propres élucubrations, et ainsi, finit par en persuader les autres… C’est en effet typique des pervers narcissiques d’accuser leurs victimes d’être des PN, et de prétendre être eux-mêmes les victimes.

Le PN, quant à lui, est heureux d’avoir semé la confusion, la haine & la zizanie, et de contrôler tout un tas de petites marionnettes… Eux, les minables, les lâches par excellence, adorent jouer le rôle de héros combattant le méchant… c’est leur rôle préféré, en fait !

Et surtout s’il y a un public enthousiaste qui les soutient & participe au spectacle en les acclamant & en huant les vraies victimes, présentées comme les méchants !

Impliquer d’autres personnes dans leur théâtre, est la spécialité des PN ; ça leur offre beaucoup d’approvisionnement narcissique, puisqu’ils reçoivent de l’attention & des louanges d’autrui, qu’ils sèment la confusion, qu’ils peuvent manipuler d’autres gens & leur faire croire ce qu’il veut qu’ils croient & faire ce qu’il veut qu’ils fassent, tout en blessant la victime – bref, le paradis, pour ces êtres pourris !

Ce qui rend ceci possible, c’est que la plupart des gens sont ignorants du phénomène PN et en plus, peu lucides ; ils ne distinguent pas leurs propres mobiles d’action.

Les mobiles profonds des êtres vils que sont les flying monkeys, est de pouvoir se venger de leur insignifiance & bassesse en attaquant en groupe un autre être, & de se sentir justifiés et « valables » en faisant ceci.. & aussi, de se revancher à la fois des avanies subies ailleurs et de leur infériorité sur quelqu’un dont ils savent, au fond d’eux, qu’il leur est supérieur.

En ces temps où les théories positivistes New Age priment, où l’on ne peut rien exprimer de négatif, ils peuvent enfin faire le Mal (travail de démon) tout en se figurant qu’ils oeuvrent pour le Bien … comme si ces minables en étaient capables ! Faire le Bien exige un assez haut niveau de conscience et de connaissances… Or, les flying monkeys sont à un niveau de conscience bas et en plus, sont ignorants…

La victime du PN étant démolie par lui, souffrant de PTSD et d’épuisement, elle semble le Bouc Emissaire idéal… Mais, tout comme les boucs émissaires dont parle la Bible, elle n’est pas plus coupable que ces pauvres chèvres envoyées au désert pour y crever.

Voici ce que nous en dit le site « expressio.fr » : Il est un phénomène social très répandu qui fait que, de tous temps (et même encore aujourd’hui), lorsque des manifestations d’origine inexpliquée ou un fléau quelconque (autrefois considéré comme un châtiment divin) provoquent des dérangements importants au sein d’une communauté, ses membres cherchent parmi eux un responsable, une victime expiatoire. C’est le fameux bouc émissaire.
L’expiation est une cérémonie religieuse destinée à effacer la souillure, les péchés que l’homme a pu commettre. Et cet homme-là n’a rien trouvé de mieux, … que de faire porter cette souillure par un bouc que le prêtre, par imposition des mains et autres imprécations, chargeait symboliquement de tous les péchés avant de l’envoyer dans le désert …
Et l’homme, ainsi dé-péché, pouvait alors se dépêcher de replonger à nouveau dans le péché.

Bref, la victime n’a rien fait d’autre au PN que de lui refuser quelque chose, ou d’être manipulée par lui, ou de rester en relation avec lui … mais bien sûr, faire ça à un PN – c-à-d un être parfait, d’une race supérieure (!) – le met en rage ; à ses yeux, quelqu’un qui ose lui dire non ou le mettre en échec (ce qu’il déteste plus que tout) ne mérite plus de continuer à exister !

Et voici comment la victime devient la cible de la colère de l’ego blessé dudit PN !

C’est là qu’il se met à réfléchir de façon obsessionnelle à une façon de vous détruire, & à enrôler d’autres complices pour commettre ce forfait.

En fait, les PN et leurs sbires – les flying monkeys – se sont réfugiés dans un monde imaginaire où ils sont tout-puissants parce qu’ils sont trop mauviettes que pour affronter le monde réel ; ils n’y sont que des enfants effrayés, dénués d’équilibre mental, de courage & de lucidité, inaptes à mener une vie digne ou à faire quoi que ce soit de bon ou d’utile. .

Ce qui est tragique, c’est qu’ils sont hélas nombreux et qu’ils ont le pouvoir d’agir dans le monde réel…

Le PN & ses flying monkeys

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flying-monkey3 (ces « singes volants » sont les complices de la sorcière dans « Le Magicien d’Oz » ; elle les envoie tourmenter ses victimes tandis qu’elle s’amuse à tout observer dans l’ombre).

Quelqu’un qui subit (ou a subi) des épreuves pénibles, s’attire la sympathie ou la pitié des autres… Les PN le savent & s’en sont fait une arme ; ils utilisent ces émotions pour manipuler les autres ; pour les pousser à croire certaines choses et, conformément à ces croyances, à exécuter leurs basses besognes à leur place !

Pour ce faire, ils ont toujours l’art (car ce sont les maîtres des apparences) de se faire passer pour un pauvre petit agneau naïf, livré aux mains d’un être sanguinaire & sans pitié, complètement dément !

Bref, un pervers inverse les rôles, se faisant passer pour la victime & vous, pour l’agresseur – alors que l’être sanguinaire & sans pitié, complètement dément, c’est lui …même s’il est très doué pour paraître l’inverse, c-à-d doux & équilibré !

Une vraie victime évite en général de parler de sa vie & de ce qu’elle a subi – donc, si un nouvel ami ou partenaire se met à vous raconter une histoire digne d’un martyr chrétien ou d’un drame du XIXème siècle, où il (elle) est l’innocente victime d’un monstre dénué de raison, c’est qu’il est en train de vous recruter dans son armée de flying monkeys !

Grâce à cette tactique, la vraie victime se voit changée en un être mauvais & répugnant, et chargée d’un caractère bas, méchant, détraqué & de crimes imaginaires. Ainsi, ses appels au secours ne seront pas entendus, car pas crus – elle est TELLEMENT moins crédible & moins convaincante que ce maître-comédien qu’est le PN !

Le PN détruit le peu qui restait à la victime : sa réputation & ses complices, les flying monkeys, se mettent à l’insulter, à lui faire la leçon (!) & s’ils ont du pouvoir, à la punir – par ex, en l’internant, en lui faisant perdre ses procès ou en lui ôtant ses enfants…

Tout ceci procure évidemment une joie immense au PN ; quand il a réussi à diriger le comportement de ses acolytes, il se sent puissant & génial ; là, il est Dieu, puisqu’il fait bouger les humains comme des marionnettes, et en plus, ça fait du mal à la victime – double victoire pour lui !

La victime tombe alors dans un profond désespoir, car les dommages que cause une telle ostracisation sont comparables (c’est prouvé) à des dommages de guerre !

Comme les PN envient vos qualités, ils s’attaquent à cela dans l’image qu’ils présentent de vous ; par ex, si vous êtes désintéressé, ils vous font passer pour intéressé, avare et voleur, etc.

Surtout, ils essaieront de vous infliger des souffrances maximales en essayant de vous priver de ce à quoi vous tenez le plus (en général, vos enfants).

Comment font-ils ça ? Tout simplement en « ouvrant leur coeur », en confiant leur « vie de misères » à une bonne âme soigneusement choisie. Oui ; ils choisissent leurs acolytes de la même façon dont ils vous ont choisi.

Experts à juger les gens, ils voient qui fera une bonne marionnette, ou non.

Leur choix se porte soit sur d’autres PN ou déséquilibrés agressifs, qui sont ravis d’avoir une proie à attaquer, ou sur des idiots peu lucides qui croient à leurs mensonges.

Le PN ne veut pas d’une personne normale, ayant des limites personnelles saines, car ce type de gens ne se laisse pas embringuer dans des histoires sordides, ni ne se permet de punir qui que ce soit. Même s’ils croient les mensonges du PN, s’il « salit » quelqu’un, ils le jugeront comme un être négatif & l’éviteront par la suite (notez qu’ils éviteront alors aussi la victime – ce qui est triste).

Pour faire un « bon » flying monkey, il faut une personne négative, malsaine, manquant de limites, & aimant le drame, critiquer, voir le mal chez les autres – bref, quelqu’un ayant des traits de caractère toxiques & une certaine crédulité (due à un manque de bon sens, de culture & d’humanité).

Donc, le PN teste les gens, pour voir à qui il a affaire – par ex, il se plaint (auprès de quelqu’un qu’il connaît à peine), qu’il vient d’être jeté dehors de chez lui. Quelqu’un de normal exprimera sa sympathie et donnera un bon conseil, mais pas plus, alors qu’un être manquant de limites, lui offrira de venir loger chez lui. Celui-là fera un bon flying monkey…

Ces singes volants se mettent alors à vous blesser, soit car ça les amuse (ils savent que la victime est innocente, mais l’attaquent quand même), soit parce que, dans leur inconscience, ils s’imaginent défendre un innocent (!).

Dans cette 2de catégorie se trouvent des gens de peu de valeur, ayant soif de se remonter dans leur propre estime en méprisant quelqu’un d’autre, en éclatant d’une « vertueuse indignation » et en faisant la leçon à une victime (jolie mentalité !). Pour eux aussi, donc (comme pour les complices sociopathes), vous attaquer & vous nuire (sans aucune raison valable !), les fait se sentir bien ...

Certain(e)s sont d’ex-victimes PN pleins de bonnes intentions, voulant défendre celui qu’ils croient être une victime – ceci, à tort, car ils sont inaptes à distinguer une vraie victime, d’un PN jouant un rôle !

La plupart des flying monkeys se passionnent pour cette « noble cause » et, soucieux d’abattre le « méchant » (= le bouc émissaire), sont prêts à traquer & attaquer une personne qu’ils n’ont jamais rencontrée, juste parce que quelqu’un d’autre – qu’il ne connaissent pas vraiment non plus – leur a raconté des histoires d’un ton convaincant !

Certains singes volants sont plus passifs ; ils croient ce qu’on leur dit et pensent tout bas que la cible est une personne horrible. Ceux-la ne vous attaquent pas, mais vous rejettent ou vous évitent.

Même ainsi, ils vous nuisent activement, car ils répandent les mensonges du PN ou, s’ils viennent à voir ou à apprendre quelque chose à votre détriment, ils servent d’espion & vont tout raconter au PN (ce qui augmente son pouvoir sur vous) – ou, si vous êtes en contact avec eux, vous disent des choses blessantes.

Le flying monkey vous accusera, par ex, de briser la famille si l’on refuse d’assister aux dîners de famille, ou vous dira un truc du genre : « Pourquoi as-tu toujours besoin de remuer le passé ? Tu devrais oublier tout ça & aller de l’avant ! » une phrase si typique de ces gens, qu’elle peut servir à les démasquer !

Attention : le PN tentera de vous enrôler aussi ! Donc, comment savoir si un PN a fait de vous son flying monkey ?

– Vous vous retrouvez en colère au nom de quelqu’un d’autre qui vous a raconté une histoire émouvante … même si vous n’avez pas de preuve que l’histoire est vraie.

– Vous êtes trop investi dans les problèmes d’un autre & ses ennemis deviennent vos ennemis … encore une fois, sans preuve réelle.

– Vous vous surprenez à employer les mêmes termes que la prétendue victime ; vous répétez ses mots sans analyser si ça a du sens logique.

– Vous êtes tellement pris dans l’histoire et son degré d’horreur, que vous ne songez pas à la remettre en question.

Il est normal pour une personne « humaine » d’être bouleversée en entendant la triste histoire de quelqu’un… Mais un PN qui vous raconte ce genre de fable vise à profiter de votre empathie pour vous utiliser comme un outil pour détruire la vraie victime.

Donc, pour ne pas rajouter à une victime (qui vit déjà un enfer) des traumatismes supplémentaires, tentez de ne pas vous faire avoir par un menteur :

– ne vous impliquez vraiment que si vous avez des preuves factuelles que le raconteur dit la vérité. Sinon, abstenez-vous de prendre parti,

– faites preuve de discernement : observez si ce que l’autre vous dit colle avec les faits,

-observez si l’histoire qu’il raconte reste pareille ou change au fil du temps.

Et si vous êtes victime, parfois, ça fait mal parce que cette personne que le PN a tournée contre nous est un ami ou un membre de la famille, mais dites-vous qu’il n’en vaut pas la peine ; s’il est fait embringuer dans le mensonge du PN, c’est nécessairement qu’il possède lui-même des caractéristiques perverses et qu’il n’a jamais vraiment été votre ami(e).

Là, vous pouvez voir ces singes volants pour ce qu’ils sont : des êtres de basse classe, qui aiment le drame & la souffrance d’autrui, tout autant qu’un PN ! Annabel Lee dit que ces gens sont pathétiques ; ce sont des no-life, qui n’ont rien d’autre à faire de leur misérable vie !

Et restez réaliste ; n’espérez pas qu’un flying monkey pourra entendre vos arguments ou changer : c’est tout aussi irréaliste d’espérer que le PN pourra le faire !

La sotte mode du « pardon obligatoire »

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Parmi les théories New Age farfelues (& nocives), à part le rejet de toute négativité (« tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !), il y a l’obligation (fasciste) de pardonner !

Le pardon est présenté comme la panacée universelle pour les victimes d’abus ; c’est ce qui est censé guérir nos blessures & apaiser notre âme. Selon les tenants de ces belles théories (hélas fausses !), notre guérison dépend de notre faculté de pardonner.

Pourtant, si vous vous forcez à le faire, vous constaterez que vous n’êtes pas guéri, que vous ne vous sentez pas mieux … Pis ; que ça vous expose à de nouvelles violences !

Car quand quelqu’un vous maltraite, il vous vole en quelque sorte, quelque chose (argent, santé, estime de vous).

Si un voleur « normal » vous prenait quelque chose, il devrait vous rembourser & être puni, non ?

Un PN vous vole votre joie de vivre, votre passion, votre vie même…et il ne devrait rien rembourser pour ces ressources, les plus précieuses de toutes ? Ce n’est pas logique !

Le vrai pardon ne peut être donné que si les 2 parties souhaitent restaurer la relation & faire ce qu’il faut pour ça.

L’agresseur doit avouer son acte, en montrer du regret (contrition sincère de vous avoir blessé), vous rembourser ce qu’ils ont pris + une pénalité, et montrer une solide détermination à ne pas vous re-blesser à l’avenir.

C’est seulement s’il fait ces 4 choses ET que vous ressentez & êtes convaincu(e) qu’il est sincère & regrette vraiment ses actes, que vous pouvez alors pardonner.

Le vrai pardon est un genre de transaction ; l’autre a contracté une dette envers vous ; il est juste qu’il la compense.

C’est CELA qui répare la relation.

Il est typique que le PN joue les victimes et vous accuse du mal qu’il vous a fait (vous l’avez, soi-disant, « poussé à faire ce qu’il a fait » !) mais n’avalez pas ces salades ; ne vous laissez pas berner en remplaçant la réalité par sa réalité menteuse. Soyez plutôt consciente que ce n’est qu’une ruse habituelle des PN pour éviter toute responsabilité et qu’en employant ces tactiques, le PN prouve qu’il refuse de se repentir.

Si vous accordez votre pardon sans que votre agresseur n’ait effectué les 4 étapes, c’est un faux pardon ; si vous pardonnez alors que votre agresseur refuse d’avouer ses torts, ou être en dette envers vous, ou dit ne pas ressentir de regret, il saura que tout lui est permis.

Attention : rendre plus que ce qu’il vous a pris est essentiel : ça montre qu’il y a repentir réel, que l’agresseur estime juste d’être puni (en + de rembourser ce qu’il a volé). Là, par pure gentillesse, vous pouvez renoncer à une partie de cette pénalité. Mais ne renoncez pas à la totalité.

Bien sûr, un PN ne se reconnaît jamais en faute & refuse de se plier aux conditions pour être pardonné. De toute façon, vous n’êtes qu’un objet et lui, un dieu, dont les caprices font loi – alors, comment osez-vous leur demander des comptes ? Comprenez que dans ces conditions, il est impossible de pardonner à un PN.

Même s’il admet qu’il a eu tort & vous demande pardon, ce n’est que par calcul – jamais sincère …

Le pardon n’est pas un dû, il ne doit jamais être automatique ; c’est un don précieux que vous ne devriez pas brader. Il concerne le fait de restaurer la paix de l’esprit et la relation – ce qui ne se fait pas tout seul, & demande des efforts des 2 côtés. Donc, si vous ne voulez pas le donner, tel est votre choix, & c’est parfaitement légitime !

Il est évident qu’on ne peut pardonner de tout son coeur si l’on n’est pas convaincu(e) que celui (celle) qui nous a fait du mal, veut réellement se corriger. Si vous n’êtes pas satisfait, vous ne lui devez pas votre pardon.

Et s’il vous dit que vous devez lui pardonner, c’est la preuve absolue qu’il ne se repent pas du tout !

Mais il y a un dilemme : si vous ne pardonnez pas, impossible de revenir à la sérénité ; vous restez avec votre blessure & votre colère… Ces émotions sont bonnes ; car elles sont nos amies, même les négatives (du moment qu’elles ne durent pas) ; elles servent à notre survie, à nous faire comprendre où l’on se trouve & à nous pousser à réagir pour nous sortir du danger.

Si vous les ressentez, demandez-vous quel bienfait vous tirez de fréquenter quelqu’un qui vous fait ressentir cela .. Mettez un nom sur la force mauvaise qui a semé le chaos & la destruction dans votre vie, sur ce qui a sucé votre énergie, vous a fait vivre dans une frustration constante, vous a affaibli(e) & rendu votre vie amère ; c’est de la perversion narcissique.

Donc, là, si vous ne pouvez pardonner parce que l’autre refuse de faire ce qu’il faut pour ça, il ne reste que 2 solutions :

-soit vous décidez que votre bien-être & votre vie (& celle de vos enfants) ne valent rien, et vous restez dans cette relation destructrice, permettant ainsi à votre bourreau à continuer à vous démolir pour son plaisir – sans compter que votre mal-être & votre colère restent et vous détruiront de l’intérieur si vous choisissez de rester à la merci du PN,

– soit vous pensez que vous (& vos enfants) êtes important(s) & décidez de vous sauver. Et, en coupant les ponts avec votre abuseur, vous retrouverez la paix de l’esprit.

Comment voulez-vous guérir si vous restez exposé(e) à la violence ? C’est impossible ! Et bêtement « pardonner » un crime, sans raison, ne fera qu’augmenter votre rage. Et prétendre que vous n’êtes pas en colère ne fait qu’envenimer les choses & vous causera sûrement de graves déboires…

Reconnaissez votre droit (& devoir) de rompre avec quelqu’un qui persiste à vous faire du mal, même si cette personne est de la famille. Vous devez vous aider, vous soutenir, car personne ne le fera à votre place !

Ne vous en veuillez pas de ressentir de la colère ; ce n’est pas vous qui avez généré cette émotion ; c’est le PN !

La façon dont vous choisissez d’agir, par contre, est de votre responsabilité. Utilisez votre rage de façon constructive ; il n’est pas en votre pouvoir de changer le PN (ceci est ESSENTIEL à comprendre !), mais vous pouvez changer votre situation.

Utilisez votre colère pour vous motiver à faire les changements nécessaires pour vous protéger & si possible, pour en aider d’autres – il n’y a rien de mieux pour relativiser & retrouver la sérénité ! Vous pouvez, par ex, faire du bénévolat pour aider les orphelins, les malades, les blessés ou encore les animaux.

Si vous pensez que vous ne pourrez retrouver le calme intérieur qu’à condition que le PN se mette à « filer droit », ça ne va pas ; votre guérison ne doit pas dépendre du fait que le PN fasse ceci ou cela, ou dise ceci ou cela, ou s’abstienne de faire ou de dire ceci ou cela ; ça ne doit dépendre que de vous.

Acceptez de voir et de vous exprimer à vous-même ce qui vous est arrivé, puis, prenez des mesures pour vous assurer de ne pas continuer à être une victime. C’est ça qui vous renforcera & élevera votre estime de vous.

Il est bon de garder quand même un petit fond de colère ; pour pouvoir reconnaître immédiatement si l’on vous attaque, et vous en indigner ; c’est ce que vous permettra de rester à l’écart du mal !

Il ne s’agit pas de vivre dans un état permanent de colère, mais de l’écouter quand elle tente de vous alerter.

Cette colère résiduelle est constructive et non destructive.

Le PN ayant refusé de stopper ses actes, ce qui indique qu’il a bien l’intention de continuer à vous blesser – alors, comment pourriez-vous guérir s’il éveille sans cesse la colère & la douleur dans votre coeur ?

Nourrir une fausse idée du concept de pardon, fait qu’on prétend qu’une chose est ok, alors qu’elle ne l’est pas.

Pardonner de façon « gratuite » ne fait pas de vous une «bonne personne», car alors, vous faites partie du problème ; cela ne fait que perpétuer le mal.

Il faut comprendre que le pardon comprend 2 personnes, une relation et qu’il fonctionne comme une transaction.

Pourquoi vous mentir sur votre ressenti ? Un mensonge ne pourra jamais vous soulager.

Essayer de « pardonner » n’est pas une façon honnête de trouver la paix que vous recherchez. Visez plutôt une chose que vous pouvez obtenir : l’acceptation de ce qu’on vous a fait, l’acdeptation que poursuivre la relation est impossible, l’acceptation de ce que l’autre a choisi…

Car oui, le PN a choisi de continuer dans cette voie & à refuser d’être digne de pardon. Seule l’acceptation de cette vérité vous mènera à la paix, et non une définition fausse ou lâche du pardon.

On dit que « errer est humain, persévérer est diabolique » ; tous, nous faisons des péchés, mais y persévérer exprès est impardonnable. Donc, ne donnez par le pardon juste pour prouver que vous êtes une bonne personne.

Renoncez plutôt à toute idée de vengeance ; ceci fera cesser vos ruminations sur les abus que vous avez subis (alimentant votre colère & vous faisant devenir mauvais). Focalisez-vous plutôt sur des choses positives

Le pardon n’est pas à considérer quand on a affaire à des agresseurs impénitents. Au lieu de vous réconcilier avec votre bourreau, faites-le avec vous-même, avec ce que vous avez vécu, avec le fait qu’il ne changera pas et que ça ira de mal en pis… et sauvez-vous !

Donnez-vous le temps de guérir – et ça prendra longtemps – remplacez les êtres mauvais dans votre vie par des êtres bons, trouvez des activités saines, des passe-temps, … Voilà ce qui apaisera votre colère et permettra à votre esprit de retrouver le repos.

Le PN a de bonnes raisons de vous maltraiter !

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Vous l’effrayez, mauvais(e) que vous êtes ! Vous méritez bien ce qui vous arrive !

Là, vous devez vous dire que je suis devenue dingue, non ? Eh bien, je pourrais écrire ça si je pensais comme certains – comme Isabelle Blanes-Arama par ex, qui, il y a peu, a commenté que je ne connaissais rien au sujet des PN et que (ceci est 1 copié-collé de son commentaire) « Un PN ne sais jamais qu’au fond de lui il est mauvais puisque par essence même il est une victime. Une victime ne PEUT pas être mauvaise, il est malheureux, constamment, parce que rien ne peut le satisfaire…  « 

Les gens qui pensent ainsi refusent de croire au Mal & croient donc dur comme fer que les PN ne sont pas vraiment mauvais, & qu’ils ne nous attaquent que parce qu’ils se sentent menacés… Par qui ou par quoi, tout est là … (on se le demande, en fait !)

Si vous êtes victime d’un pervers narcissique, vous savez que cette excuse d’une soi-disant menace est une vaste fumisterie, car il vous attaque précisément quand vous êtes le moins menaçant(e) – comme, par ex, quand vous tentez de lui plaire, quand vous lui dites « je t’aime », quand vous tentez d’apaiser sa colère ou quand vous essayez de faire qu’il vous écoute.

Alors que vous attendez la réaction normale à ces comportements respectueux, vous subissez une attaque perverse. C’est si soudain, choquant et inattendu que quelqu’un en a dit que « vivre avec un PN, c’est comme avoir un accident de voiture en choc frontal chaque jour de sa vie » !

Bref, cette tactique de choc nous surprend, nous déséquilibre. Cela nous blesse tellement (& profondément, car on est « ouvert(e) » à ces moments-là) qu’on en est comme paralysé(e).

Quelle grave offense avez-vous bien pu commettre pour le menacer ? Examinons le dernier exemple ; en essayant de vous en faire écouter. En faisant cela, oui, vous le « menacez »… c-à-d que vous menacez son ego malade et boursouflé, celui qu’il s’imagine être (c-à-d Dieu ou le « Maître tout puissant »).

Rappelez-vous qu’il est un enfant qui joue un rôle, et exige que tout le monde joue à son jeu. Cela signifie que vous êtes censé(e) suivre son scénario, et donc, agir comme « le misérable esclave », « le sujet obéissant », indigne de l’attention du « Maître ».

Et si vous refusez de jouer à ce jeu, « bébé » pique une colère et vous persécute jusqu’à ce que vous cédiez.

Dans son fantasme de toute-puissance, vous êtes trop petit par rapport à lui (ou elle), comme une mouchette ou un ver de terre, que pour qu’il vous remarque… et vos OSEZ vouloir qu’il vous remarque, vous écoute ou fasse attention à vous ? Vous, le misérable vermisseau, prétendez vouloir vous mettre sur le même pied que « Sa Majesté  » ? Quelle prétention ! Une telle impudence doit être punie !

Quelle méchanceté est la vôtre, d’oser menacer le « Dieu tout-puissant » dans son délire de grandeur !

Cela vaut aussi quand vous lui dites que vous l’aimez, car dire ceci est une demande implicite d’amour en retour. Là encore, il est grotesque & insultant d’imaginer qu’un être supérieur, divin & parfait, pourrait aimer un simple ver comme vous !

Voilà comment vous les « menacez », voilà comment ce que n’importe qui de normal trouverait normal et même bien, paraît monstrueux à des monstres !

Non, vous ne les menacez pas – il y a juste que les PN sont des pervers, c-à-d des individus qui, dans leur psychose, pervertissent le réel & voient l’amour, l’affection et l’engagement comme des menaces.

Et leur façon cinglée de voir les choses n’est nullement votre problème ; c’est à 100% le leur, car tout être normal ne se sentirait pas menacé par la demande d’égalité de son partenaire.

Un PN a besoin d’agresser pour se nourrir, pour survivre & ne pas basculer dans la folie. Donc, quand il vous attaque, ce n’est pas en réaction à une attaque ou menace de votre part, et prétendre l’inverse ( = qu’il vous attaque car vous l’aviez menacé) est aussi fou que de dire qu’un agneau menaçait le loup qui l’a attaqué.

Mais les soi-disant experts, à la tête farcie de belles théories où l’on vit dans un monde sans Mal, refusent de croire ceci ; qu’il y a une différence fondamentale entre une dispute de couple, et cette prédation.

Bien qu’ils se prétendent les seuls qualifiés pour exprimer une opinion sur la question, ils sont en fait les moins compétents et qualifiés, parce qu’on ne peut connaître quoi que ce soit que si on l’a vécu dans sa chair.

Mais ces gens n’écoutent pas les victimes ; bien que celles-ci parlent d’expérience, ils sont fermés à leurs dires, parce que « un homme ne peut apprendre ce qu’il croit déjà connaître » – bref, ce sont les pires !

En réalité, ils ont tiré leur prétendu savoir sur le sujet, dans les essais spéculatifs ou des conférences, écrits par d’autres tout aussi ignorants qu’eux. Ils n’ont aucune expérience vécue avec des PN, alors, comment pourraient-ils en connaître quoi que ce soit ?

Par conséquent, n’allez pas perdre votre temps, votre argent et votre énergie chez des gens qui ne feront que vous enfoncer en vous jetant la faute sur le dos ! Fiez-vous à vos propres sensations & observations, examinez les faits pour tirer des conclusions, & vous saurez ce que vous devez savoir.

Dans le monde animal, on voit que tous les animaux se battent parfois avec d’autres (de leur espèce ou d’une autre) quand ces autres dépassent une limite & menacent leurs intérêts. Il est clair que leur mobile d’attaque est de restaurer leurs limites, donc leur sécurité ; en effet, dès que le transgresseur recule, le combat s’arrête et tout le monde est à nouveau serein.

Pourquoi ? Parce que quand on est vraiment menacé, notre motivation est de repousser la menace ( = auto-défense) et cela fait, on revient au calme.

Mais par contre, quand la motivation est de détruire l’autre, s’il recule ou tente de vous apaiser, ça a l’effet inverse ; l’attaquant voit cela comme un signe de faiblesse, & ça l’enhardit à poursuivre l’attaque jusqu’à destruction complète de l’autre.

C’est ce qui se passe quand un animal vise à manger l’autre ; il ne cesse pas avant que l’autre ne soit par terre, anéanti.

Or, c’est précisément ce que font les prédateurs humains (comme les psychopathes et autres narcissiques) !

Et voilà pourquoi la seule façon d’éviter d' »effrayer » ou de « menacer » ces pervers est rester loin d’eux … le plus loin possible ! 

Fréquentez plutôt des gens que votre affection ne « menace » pas !

Le garçon qui avait mauvais caractère

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clou rouillé C’est l’histoire d’un garçon qui avait mauvais caractère ; à la moindre remarque, il explosait, jurant et insultant les gens. Alors un jour, son père l’emmena près de la clôture de leur jardin, lui donna un marteau et un sac de clous, et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou dans la clôture, et venir en dire le nombre à son père.

Le premier jour, le jeune garçon planta 36 clous. Le lendemain, tout autant.
Mais à mesure que les jours passaient, le garçon apprenait de mieux en mieux à contrôler son humeur, en sorte que le nombre de clous diminuait de plus en plus et qu’un jour arriva où il n’eut aucun clou à planter.

Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra alors d’arracher un un clou chaque jour où il parviendrait à contrôler son humeur.

Les jours, les semaines et les mois passèrent, et un jour, le garçon put fièrement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou dans la clôture.

Le papa le prit par la main et l’amena à la clôture, et là, lui demanda de la regarder et de dire ce qu’il voyait. Le garçon répondit : « Beaucoup de petits trous. »

Alors, le père dit : « tu as réussi à te maîtriser et je suis fier de toi, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Plus jamais elle ne sera intacte ; tu as eu beau ôter les clous, le trou reste. A chaque fois que tu perds patience et insulte quelqu’un, cela laisse des cicatrices comme celles-ci.

Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, et après, peu importe le nombre de fois où tu t’excuseras, la cicatrice demeurera à jamais. Songes toujours à ceci, fils ! »

 

PN : la société accable les victimes !

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victime & thérapeute

Cherchant toujours à combattre les idées reçues, voici l’avis du Dr Sam Vaknin (un spécialiste en perversion narcissique, et un narcissique lui-même) sur la perception (leur NON-perception, plutôt !) des violences perverses par les acteurs sociaux.

La violence n’est pas du tout bien étudiée, ses causes (psychodynamiques, culturelles et sociales) ne sont pas explorées en profondeur et donc, les acteurs sociaux  (policiers, assistants sociaux, juges, …) restent très ignorants à ce sujet. Aux services d’urgence des hôpitaux, on ne note presque jamais que des blessures sont dues à de la violence domestique, alors que ça représente plus de la moitié des admissions de femmes !

Sans compter le nombre élevé de femmes assassinées par leur conjoint, ancien ou actuel. 25 à 50 % des familles connaissent au moins un épisode de violence par an.

Ces mauvais traitements et la violence font en fait partie d’un modèle durable de comportement inadapté dans la relation et sont parfois couplés à la toxicomanie. Les agresseurs sont jaloux, possessifs, dépendants et souvent, narcissiques.

Heureusement pour l’agresseur, même la victime (honteuse de ce qu’elle subit), dissimule souvent cette violence.  C’est surtout vrai avec la violence psychologique, qui ne laisse pas de marques visibles…

Pourtant, il n’y a pas délinquant «typique» ; on trouve de la maltraitance dans tous les milieux raciaux, socio-culturels ou économiques. Ceci est dû au fait que, jusqu’à très récemment, la violence était la norme (socialement acceptable, tolérée) de comportement. Durant la majeure partie de l’histoire humaine, les femmes et les enfants étaient considérés comme inférieurs, et comme des possessions de l’homme.
Inévitablement, de nombreuses victimes se blâment pour leur pitoyable situation ; elles ont souvent une faible estime de soi, des mécanismes de défense primitifs, des phobies, des problèmes de santé mentale, un handicap, une histoire d’échecs ou une tendance à se blâmer.
Elle peuvent provenir d’une famille ou d’un environnement violent – qui les ont conditionnées à s’attendre à de la violence, à la croire inévitable et « normale ».

Leurs émotions douloureuses et leur impuissance acquise se changent en symptômes psychosomatiques ; anxiété, crises de panique, dépression, même, idées suicidaires.
Les thérapeutes, conseillers conjugaux, assistants sociaux, médiateurs, tuteurs nommés par le tribunal, policiers et  juges sont des êtres réactionnaires ou narcissiques (certains sont eux-mêmes des agresseurs conjugaux).  C’est dire si face au système de justice et de psychologie, beaucoup de choses vont à l’encontre de la victime ! 

D’abord, le déni. La violence est un phénomène horrible que la société et ses délégués choisissent souvent d’ignorer ou de « convertir » en une manifestation plus bénigne, généralement en pathologisant la situation ou la victime, plutôt que l’auteur des violences ( !).
La maison d’un homme est –encore de nos jours ! – son « royaume » et les autorités sont réticentes à empiéter sur ce domaine.
La plupart des agresseurs sont des hommes et la plupart des victimes, des femmes. Même les sociétés les plus avancées dans le monde sont largement patriarcales ; les préjugés & stéréotypes misogynes sont restés puissants.

Les thérapeutes subissent aussi ces influences & préjugés séculaires. En outre, ils succombent au charme & à la force de persuasion du PN – et, quand ce dernier propose une interprétation plausible des événements et les interprète en sa faveur, le thérapeute (qui ne voit pas ce qui se passe en privé) tend à prendre parti pour l’abuseur – surtout que les victimes sont souvent hagardes, déconcentrées, irritables, nerveuses ou hystériques.
Face à ce contraste entre une personne suave, calme et souriante, et une autre, visiblement dérangée, il est facile de conclure que la véritable victime est l’agresseur, ou que les 2 parties sont en conflit de couple et agressent toutes 2.

Les actes d’auto-défense, l’affirmation de soi, ou l’insistance sur ses droits de la proie sont interprétés comme une agression, labilité, ou un problème de santé mentale. Les thérapeutes pouvant faire un diagnostic correct, sont très rares ! (en effet !!!)
Ils croient que les agresseurs sont émotionnellement perturbés par des traumatismes infantiles. Bien sûr, le PN « joue le jeu » en utilisant le bon vocabulaire et se pose en victime…Ils sont donc jugés « normaux » et, lors des conflits de garde d’enfants, s’en voient le plus souvent attribuer la garde, contre la mère, qui est, elle, jugée malade (« labile » !).

Dans « Understanding the Batterer in Visitation and Custody Disputes », Lundy Bancroft résume l’asymétrie en faveur du délinquant :  « Les agresseurs … adoptent le rôle d’un blessé, d’hommes sensibles qui ne comprennent pas comment les choses vont si mal et veulent juste travailler sur tout cela « pour le bien des enfants. » Il peut pleurer … et utiliser un langage qui démontre une grande conscience de ses propres sentiments. Il est doué pour expliquer comment d’autres personnes ont tourné sa femme contre lui, et comment elle lui refuse l’accès aux enfants par vengeance … Il l’accuse souvent d’avoir des problèmes de santé mentale, et peut indiquer que sa famille et les amis sont d’accord avec lui … qu’elle est hystérique et qu’elle couche avec tout le monde. L’agresseur ment très facilement, ayant des années de pratique , et paraît donc crédible lors de ses déclarations sans fondement. C’est l’agresseur qui gagne… lorsque les professionnels croient qu’ils peuvent dire qui ment et qui dit la vérité, et ainsi n’enquêtent pas de manière adéquate.
En raison des effets du traumatisme, la victime des coups semblera souvent hostile, décousue, et agitée, tandis que l’agresseur semble sympathique, raisonnable, et calme. Les évaluateurs sont donc tentés de conclure que la victime est la source des problèmes dans la relation » .
La victime ne peut rien pour faire pour «éduquer» le thérapeute ou lui «prouver» qui est le coupable. Les professionnels de la santé mentale sont égocentriques. Ils sont émotionnellement investis dans des opinions qu’ils se forment ou dans leur interprétation de la relation abusive. Ils perçoivent chaque désaccord comme un défi à leur autorité et sont susceptibles de pathologiser un tel comportement, la qualifiant de « résistance » (ou pire).
Dans le processus de médiation, la thérapie conjugale, ou l’évaluation, les conseillers proposent souvent diverses techniques pour améliorer les abus ou les contrôler. Malheur à celui (ou celle) qui ose remettre ça en question ou critiquer ces «recommandations» ! Ainsi, une victime d’abus qui refuse d’avoir aucun contact avec son agresseur – sera châtiée par son thérapeute pour avoir refusé de communiquer de manière constructive avec son conjoint violent.( INCROYABLE, non ? Et pourtant, c’est ainsi que ça se passe !)
Mieux vaut jouer le jeu, et adopter les manières élégantes de votre agresseur.

Souvent, la seule façon de convaincre le thérapeute que ce n’est pas « dans votre tête » & que vous êtes une victime, c’est en étant insincère et en lui jouant une scène bien calibrée, pleine du vocabulaire correct auquel il s’attend et qu’il comprend ( !). Les thérapeutes font des réactions de Pavlov à certaines phrases ou théories et à certaines personnes « présentant des signes et symptômes » (comportements au cours des premières séances).

Ce que la victime doit faire, par conséquent, c’est s’informer sur ces codes, les apprendre par coeur et les utiliser à son avantage ; c’est complétement dingue, mais c’est notre seule chance !

Réactions des victimes aux violences perverses

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Bien contre Mal   J’ai déjà traité ici la question du pourquoi on reste longtemps avec quelqu’un qui nous blesse et nous fait vivre dans la frustration constante (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/23/pn-pourquoi-on-reste-si-longtemps/ ), et les illusions que l’on se fait quand on en est victime (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/12/22/illusions-des-victimes-de-pn/ ) .

Mais j’estime qu’il faut détailler la question. Le Dr Sam Vaknin (lui-même PN et spécialiste de la question) est qualifié pour en parler. J’ai donc traduit son article… Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me suis vraiment retrouvée dans les 3 premières caractéristiques qu’il décrit ! (la 4ème ne fut pour moi qu’une brève tentation).

Voici ce qu’il estime (à juste titre) être les suites des abus subis aux mains d’un pervers narcissique :

  1. Optimisme malin

Il s’agit d’une forme d’auto-illusion, où l’on refuse de croire que certaines maladies sont incurables. Les optimistes malins voient des signes (des raisons d’espérer) dans toutes les fluctuations, ils lisent des significations et des motifs dans chaque occurrence aléatoire, énoncé, ou de dérapage. Ces défenses sont toutes des variétés de la pensée magique.

« Si seulement il essayait assez fort », « Si seulement il voulait vraiment guérir », « Si seulement nous trouvions la bonne thérapie», «Si seulement il baissait ses défenses « , « Il doit y avoir quelque chose de bon et d’utile sous la façade hideuse »,« Nul ne peut être que mauvais et destructeur « , » il doit avoir voulu dire autre chose «  » Dieu, ou un être supérieur, ou l’esprit, ou l’âme est la solution et la réponse à mes prières « .(et surtout, en tous cas pour moi ; « si seulement je parvenais à lui faire comprendre que je ne suis pas méchante et que mes intentions sont bonnes « !).

« Le narcissique et le psychopathe considèrent ce genre d’idées avec un mépris à peine déguisé Pour eux, c’est un signe de faiblesse, une odeur de proie, une vulnérabilité béante. Ils usent et abusent de ce besoin humain d’ordre, de bon, et de sens -.. tout comme ils usent et abusent de tous les autres besoins humains. La crédulité, la cécité sélective, l’optimisme malin – ce sont les armes de la bête. Et les victimes travaillent dur pour lui fournir son arsenal « .

  1. Fantasmes de sauvetage

« Il est vrai qu’il est macho et que son comportement est inacceptable et répugnant. Mais tout ce qu’il a besoin, c’est d’un peu d’amour et il sera guéri. Je vais le sauver de sa misère et de son malheur. Je vais lui donner l’amour dont il a manqué étant enfant. Puis son (narcissisme, psychopathie, paranoïa, fermeture) disparaîtra et nous allons vivre heureux pour toujours « .

  1. Auto-flagellation

Des sentiments constants de culpabilité, remords, auto-récrimination et, par conséquent, d’auto-punition.

La victime de sadiques, paranoïaques, narcissiques, borderlines, passifs-agressifs et psychopathes, internalise les brutalités incessantes et les critiques humiliantes et se les approprie. Elle commence à s’auto-punir, se retenir, demander l’autorisation avant toute action, renoncer à ses préférences et priorités, effacer sa propre identité – dans l’espoir d’éviter ainsi les douleurs atroces des analyses destructives de son partenaire.

Elle est devenu soumise et participe à sa propre victimisation, comme un bouc sacrificiel.

Beaucoup de ces victimes, quand elles réalisent leur situation (il est très difficile de la discerner de l’intérieur), abandonnent leur partenaire dérangé et rompent la relation. D’autres préfèrent croire en la puissance de guérison de l’amour. Mais ici, l’amour est gaspillé sur une coquille vide humaine, incapable de ressentir quoi que ce soit, à part des émotions négatives.

  1. Émulation

La profession psychiatrique utilise le mot: «épidémiologie» pour décrire la prévalence des troubles de la personnalité. Ces troubles de la personnalité sont-ils des maladies transmissibles? Dans un sens, ils le sont.

« Certaines personnes adoptent le rôle d’une victime professionnelle. Leur identité repose uniquement et entièrement sur leur statut de victime. Ils deviennent auto-centrés, dépourvus d’empathie, abusifs, & exploiteurs. Ces victimes » pros « sont souvent plus cruelles, vindicatives , mordantes, dénuées de compassion et violentes que leurs agresseurs.

Les personnes touchées entretiennent la (fausse) idée qu’ils peuvent compartimenter leur comportement abusif (par exemple, narcissique ou psychopathe) & ne le diriger que vers leurs agresseurs. En d’autres termes, ils se fient à leur aptitude à séparer leur conduite et à être verbalement violent envers l’agresseur, mais poli et compassionné avec les autres, d’agir avec malice envers leur partenaire malade mental & avec charité envers tous les autres. Ils croient qu’ils peuvent allumer et éteindre leurs sentiments négatifs, leurs explosions de violence, leur esprit vindicatif et vengeur, leur rage aveugle, leur jugement sur tout.

Ceci, bien sûr, est faux. Ces comportements débordent dans les interactions quotidiennes avec les voisins innocents, collègues, membres de la famille ou clients. On ne peut pas être partiellement ou temporairement vindicatif et critique, tout comme on ne peut être partiellement ou temporairement enceinte. A leur grande leur horreur (si tant est qu’elles en prennent conscience), ces victimes découvrent qu’elles ont été transmuées et transformées en leur pire cauchemar : en leurs agresseurs – malveillant, mauvais, sans empathie, égoïste, exploiteur, violent et abusif « .

Et c’est pour ça qu’il faut s’en sortir ! Fréquenter le Mal, nous contamine – il faut en être très conscient(e) !

En quelque sorte (attention, métaphore), c’est comme si le démon envoyait ses séides sur terre pour en « faire tomber » plus, en « recruter » d’autres… Vous ne voulez pas être comme ça, quand même ?

PN : pourquoi on reste si longtemps

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rester   Toute victime de PN se reproche son apathie, son manque de volonté, la tare mentale qui fait qu’elle aime et veut rester avec son bourreau… Cet article, ô chers frères & soeurs victimes, vise à mettre un terme à ces idées fausses.

Aussi : pour répondre aux salauds malavisés qui se fichent de vous et vous reprochent (ça m’est arrivé souvent !) votre soi-disant « masochisme » !

C’est reprocher à l’oiseau à qui on a coupé les ailes, de ne pas s’envoler !

Chacun connaît le syndrome de Stockholm (quand, après avoir été pris en otage par un braqueur, des gens ont ensuite tenu pour lui contre la police).

Eh bien, il en va de même avec un PN avec qui on est en relation (parent ou partenaire amoureux). Il (elle) a beau nous maltraiter – nous insulter, nous rabaisser, nous humilier, nous tromper, nous frapper, … – on a dur à le(la) quitter.

Pourquoi ? Parce qu’un phénomène a lieu dans ce cas-là ; le lien traumatique.

Un tel lien se crée lorsque 3 conditions sont réunies :

– une différence de pouvoir (l’oppresseur se conduit de façon dominante, contrôlante, oppressive),

– des récompenses intermittentes (des traitements blessants, douloureux, alternent avec de rares moments de calme ou de tendresse),

– des périodes de haute tension (générant des sentiments très intenses de peur, angoisse, excitation, …) suivies de périodes de rapprochement. Oui ; l’oppression crée une dépendance, oui, la peur immobilise et renforce l’attachement.

Ces liens traumatiques se créent dans les situations de kidnapping, d’inceste, de captivité de guerre, de foyer violent, et surtout si le partenaire est un PN).

Donc, il est courant pour une victime de PN, de poursuivre son bourreau s’il la plaque – ce qui (car la victime réalise à quel point elle agit follement) augmente encore la honte, le désarroi chez elle.. elle se dit qu’elle est une loque pathétique, et son estime de soi diminue encore plus !

Lorsqu’un détraqué nous dérobe tout pouvoir, il nous lie à sa volonté ; on devient faible, craintif, dépendant(e), angoissé(e), en manque, …

Des chercheurs ont étudié ceci : ils ont fait jouer des singes avec des distributeurs ; certains, si on actionnait le levier, livraient un fruit à chaque fois, d’autres, ne livraient un fruit que de temps en temps. Le résultat, c’est que dans le 1er cas, les singes se lassent vite de jouer alors que dans le 2ème cas, ils jouent des journées entières.

On voit donc que, quand on ne peut prédire si et quand on sera récompensé (affection, gentillesse), on redouble d’efforts pour en obtenir – et c’est comme ça qu’on reste englué dans une relation nocive !

Pour beaucoup de victimes de PN, la relation de couple n’a jamais été aussi intense qu’avec lui… Elles croient donc que leur bourreau est leur âme-soeur (O, comme j’ai cru à cette chimère !!!)… sauf que (détail qui change tout !)

la connexion ne vient pas de l’amour réciproque, de la bonté et de la confiance, mais bien dans la charge émotionnelle élévée du traumatisme ( !). Mais comment peut-on ressentir un lien si fort avec la personne responsable du traumatisme & de la douleur ? Eh bien, parce que 2 autre phénomènes se rajoutent ; la dissociation et l’identification avec l’agresseur.
La dissociation, c’est quand, pour survivre à ce qui nous arrive, on se détache de notre corps & du monde réel, pour fuir dans un autre monde. Alors, on n’a pas conscience (même si TOUT se stocke dans l’inconscient !) de ce qu’on subit. Dans ce cas, on ne se souvient que des bons moments passés avec notre bourreau.

C’est pourquoi on le regrette & on lui court après s’il nous plaque.

L’identification à l’agresseur, c’est quand ses mensonges répétés deviennent une part de nous-mêmes – en sorte qu’on en vient à penser comme lui – c-à-d contre nous-même et dans SON intérêt !
Pour créer l’obéissance et la dépendance, un PN rabaisse énormément sa proie – donc, à force d’entendre qu’on est un(e) nul(le), on internalise cette croyance sur nous-même et donc, on commence à penser qu’on mérite les mauvais traitements qu’il nous inflige.

Comment, alors, pourrait-on penser à se défendre ou à partir ? Non ; à la place, on pense à S’AMELIORER ( !) ou à « lui faire comprendre qu’en fait, nos intentions étaient bonnes » ( !).

Il y a, à part les composantes émotionnelles & psychologiques, des composantes biologiques au fait qu’on reste avec un PN ; comme il nous fait vivre en état de vigilance constante, dans l’angoisse & la terreur, notre système nerveux s’habitue à cet état (de niveau de stress élevé) ; des voies se créent & se renforcent entre nos neurones – en sorte qu’ensuite, tout autre relation (une relation calme, où l’on est aimé) nous semble ennuyeuses. C’est dû à ce qu’on a appris à relier « montagnes russes émotionnelles » et amour.

L’ocytocine (l’hormone de l’attachement) joue un rôle aussi. P. Carnes (dans son livre « Betrayal Bonds ») dit que les femmes ont tendance à soigner et réparer, plutôt qu’à plaquer, lorsque leur partenaire les maltraite.

Donc, cessez de vous reprocher d’aimer & de rester avec un PN ; rappelez-vous que le traumatisme crée des liens d’attachement profond et qu’il y a beaucoup de facteurs (émotionnels, psychologiques et même physiologiques) qui vous poussent à réagir ainsi à la maltraitance.

Si vous vous éloignez de votre bourreau, même s’il y a distance physique, les liens émotionnels restent (comme avec la cigarette, par ex) ; donc, vous risquez la rechute avec un partenaire (soit le même, soit un autre qui vous maltraitera aussi) qui vous fera revivre le même degré d’excitation que le précédent.

Vous devez donc, pour vous en libérer totalement, vous informer sur ce sujet, le comprendre profondément – alors, vous commencerez à pouvoir agir différemment.

Mais je traiterai sans doute ce sujet prochainement …

Sortez-vous avec un pervers narcissique ?

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PN3 J’avais déjà traité ici http://www.bonheuretamour.com/2014/10/21/sortez-vous-avec-un-loser/ de la relation amoureuse avec des brutes agressives.

Mais il y a pire que ces « primates » misogynes ; il y a les pervers narcissiques. Voici les signes qui vous feront reconnaître un de ces êtres éhontés, souffrant d’un trouble psychique grave, et très dangereux à fréquenter.

Si vous remarquez que vous vous épuisez à donner tout à votre partenaire, sans rien recevoir en retour, que vous n’avez quasiment plus de bons moments avec l’autre, que vous êtes de plus en plus « mal » (malheureux-se) dans cette relation, que votre couple va de plus en plus mal, malgré que vous faites d’énormes efforts (discussions, concessions, …) pour l’améliorer, et que les problèmes restent pareils qu’avant, malgré ses promesses, il se peut que vous soyez en couple avec un pervers…

Eh oui, une relation où l’un des partenaires n’est ni moral, ni empathique, est vouée à l’échec ; en effet, une relation a besoin de certains ingrédients pour marcher ; respect, soutien, confiance, saine communication & égalité économique (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ )

Or, ils manquent dans une relation avec un PN…  car ces êtres émotionnellement très pauvres, dépourvus de moralité ou même de capacité à ressentir quoi que ce soit pour autrui, sont inaptes à une relation profonde et intime. C’est comme si vous vous attendiez à recevoir des oranges, d’un cactus …même si, au début, ce cactus s’est fait passer pour un oranger !

L’amour comprend une attirance romantique et une forte intensité.. qui, chez eux, sont « jouées », jamais réelles !

Ne faites pas l’erreur de confondre l’amour avec une simple attirance ! De même, le piège des débuts (l’apparence cool, sembler obsédé et vaincu par vous, les fleurs, les centaines de messages par jour, …), n’est pas de l’amour non plus.. c’est une comédie !

Ce n’est que lorsque les 2 partenaires s’investissent dans la relation, s’ouvrent à l’autre, se relient à lui (elle) et sont capables d’empathie, qu’une vraie relation existe, saine et solide.

Mais s’il n’y en a qu’un des 2 qui est ainsi, alors que l’autre est insensible, non-investi, indifférent, et menteur, alors, il n’y a pas de vraie relation – seulement un avorton de relation (voir « la relation est le 1er enfant d’un couple » : http://www.bonheuretamour.com/la-relation-est-le-1er-enfant-dun-couple/ ).

Une relation sans empathie, gentillesse, souci de l’autre et reliement, ne peut être que superficielle. Ce qui est présent, par contre, c’est ceci : tromperies, mensonges,  cachotteries, exigence d’avoir tout le pouvoir sur la relation, et refus de perdre le contrôle, refus d’accepter ses fautes & d’assumer quelque responsabilité que ce soit en tous domaines, et, s’il y a des excuses, elles sont peu sincères et perverties, car il ne les présente que pour servir un but et n’ayant que son propre intérêt en vue …

Bien sûr, tout ceci pourrit la relation !

Il faut savoir (au cas où vous nourririez l’illusion que vous pourrez le changer) qu’il n’existe aucun traitement guérissant la psychopathie – même les psy les plus renommés se cassent les dents sur ces cas désespérés !

Parfois (1 cas sur 1 million !), un PN veut vraiment changer – alors, s’il y travaille longtemps et fortement, il peut modifier certains comportements… Ce qui en fait quand même un bien piètre partenaire, puisque le changement est minime, et qu’il ne sait pas aimer … Or, pour une relation AMOUREUSE, il faut de l’AMOUR, c’est évident !

Notre société vise, non notre bonheur, mais ce qu’on « rapporte » (en ce sens, elle est elle-même perverse) nous invente qu’il y a du bon en chaque être humain, que l’amour est capable de tout vaincre car il est plus fort que tout ; alors, on s’imagine que le (la) pauvre a beaucoup souffert, et que notre amour peut le sauver (O, comme j’ai cru à cette chimère !), mais c’est faux !

Il est vrai que l’amour peut guérir bien des maux, mais PAS UN PSYCHOPATHE ! Eux, ça ne fait que les rendre plus enragés contre vous !

Même si notre PN nous jure de changer, ce n’est qu’une de ses tactiques pour nous garder –  du reste, il promet en général ceci après qu’on ait parlé de partir…

Souvenez-vous que, malgré ses dires, il ne peut pas changer, même s’il le voulait. En effet, il s’agit d’un trouble physique ; chez le PN, l’amygdale du cerveau, le système de récompense, le cortex préfrontal ventromédian et divers neurotransmetteurs, présentent des irrégularités, le poussant à mentir, tromper, agresser, …sans aucun scrupule.

Bref, à blesser gravement les autres (émotionnellement ou physiquement).

En relation, ils accusent leur partenaire de leurs propres défauts et fautes, la (le) rabaissent, l’insultent, la contrôlent, la manipulent, lui mentent, … Et ce schéma ne bouge +- pas durant toute la relation ; en fait, avec eux, plus ça change, plus c’est la même chose ! Cessez, par conséquent, d’espérer que la situation évoluera vers un mieux ; elle ne peut évoluer que vers le pis … Sauvez-vous, avant qu’il ne soit trop tard !