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Blâmer la victime la re-traumatise !

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J’ai grandi dans une famille de pervers narcissiques et par la suite & n’ai rencontré, quand je tentais de parler des tortures subies, qu’incompréhension, fuite effrayée ou blâme… sauf quand j’ai rencontré mon « cher & tendre » (en fait, un PN au carré, qui m’en a fait baver durant presque 40 ans).

Quant aux « professionnels » (psys ou docteurs) chez qui j’ai cherché de l’aide, ce n’étaient que des Diafoirus, ignorants, indifférents à mon sort, inaptes à faire quoi que ce soit, à part me prendre mon argent.

Pour ces êtres arrogants & méprisants, c’était moi qui avait un problème mental… Loin de m’aider, ils ont tenté de m’en convaincre, ont violé mon âme, m’ont arnaquée, blessée, et ont toujours tenu pour mon bourreau, contre moi !

Et la Loi, censée protéger les victimes, à fait pis, en changeant finalement ma vie en état policier & en assassinant l’âme de mon garçon (le seul enfant qui me restait) !

En effet, la société veut des preuves (mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !) & la loi ne voit pas le problème ; démolir l’âme de quelqu’un, son estime de soi, son goût de la vie, et le rendre faible & dépressif, n’apparaît pas comme un crime.

En outre, la plupart des gens ne peuvent croire (aveuglement volontaire pour garder leur confort mental & rehausser leur estime de soi) que quelqu’un puisse vouloir du mal à sa propre famille…

On dirait – malgré toutes les preuves du contraire – qu’il a été scientifiquement prouvé que les parents & les partenaires aiment toujours leurs proches – or, il n’y a qu’à ouvrir un journal pour voir que cette croyance est idiote !

Les victimes sont blâmées pour leur naïveté, quand elles expliquent à des « spécialistes » qui ignorent comment la psychologie fonctionne ! Quand on est gentil(le) à la base et qu’on a subi un gaslighting » durant des années, il est normal qu’on croie ce que nous dit le PN – & alors, les gens (amis ou professionnels) vous méprisent d’y avoir cru et déduisent (curieux raisonnement !) que c’est de notre faute, car on est trop naïf(ve) !

La société aime ceux qui gagnent… & refuse de croire qu’il y a des choses qui échappent à notre contrôle – ils ne veulent pas piger que quelqu’un qui est constamment rabaissé & violenté, sans possibilité de s’évader, devient impuissant et finit par négliger sa santé & sa sécurité (& bien d’autres choses).

Jusqu’à ce que la société réalise ce qui se passe & que la science « suive », le problème demeurera…

Les PN & leurs complices ont donc les mains libres, et jeter la responsabilité sur autrui est un truc psychologique commun qu’utilisent ces êtres toxiques, émotionnellement immatures, pour maltraiter des victimes.

Dans une relation assez intime, le blâme est en effet indispensable pour appliquer & dissimuler le pouvoir et le contrôle sur l’autre.

Ce processus cruel consiste à placer la responsabilité des actes méchants du PN, de leurs conséquences & de ses sentiments, sur sa cible … & en plus, ces êtres malfaisants exigent que la victime soit d’accord avec leur vision tordue des choses !

Blâmer une victime implique non seulement qu’elle n’a aucun droit en tant que victime, mais en plus, qu’elle a mérité ou est coupable des violences qu’elle a subies, responsable du manque de conscience de son agresseur & de son choix immoral de la maltraiter.

Les PN & leurs complices, les flying monkeys diront toujours à une victime d’abus – qui a subi des menaces, des insultes, des tromperies, d’horribles mensonges, des attaques à sa réputation, … – qu’« Il y a toujours 2 sons de cloche » ; voilà comment ils déplacent la faute sur l’individu qui ne devrait jamais la porter !

Le PN adore en recruter d’autres (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/09/25/le-pn-ses-flying-monkeys/ ) pour l’aider à blesser & traumatiser sa cible &, pour cela, il faut se faire passer pour le bon gars (ou même pour une victime) et faire passer sa vraie victime pour le mauvais. Si celle-ci va se plaindre, comme le PN aura bien pris soin de saper sa crédibilité, elle ne rencontrera que doute & mépris.

Mais une victime a BESOIN, pour guérir, d’une reconnaissance, par la société, de ce qui se passe, et ce blâme que tout le monde lui jette, après tout ce qu’elle a subi, la traumatise encore davantage.

Et c’est encore pis si ça vient de quelqu’un à qui on avait cru pouvoir se confier – quelqu’un (ami, membre de la famille… ou acteurs sociaux) qui s’est fait passer pour un ami compatissant, pour quelqu’un qui est de notre côté !

Ces gens, comme le PN, mentent aux victimes, invalident leur être & leur souffrance, tuent leurs espoirs, sapent leur confiance en l’humanité & leur infligent de terribles blessures émotionnelles… tout ça pour se sentir mieux elles-mêmes ! (oui, c’est un ego trip pour les flying monkeys).

La responsabilité des abus doit être re-placée là où elle doit l’être : sur la tête des PN, qui ont choisi de se permettre de violenter des victimes.

Il est complètement fou de jeter la faute sur la victime ! Pour cet être déjà blessé, ce genre de phrases est comme des pierres tombant sur son coeur ; une véritable lapidation !

Il faut savoir, en effet, que le système, dans le cerveau, gérant la douleur physique & la douleur émotionnelle, est le même, en sorte que des insultes ou l’indifférence à la réalité de la victime, a sur elle le même effet qu’un coup de poing dans le ventre !

Des actions peuvent être attribués à une gamme presque infinie de choses allant de la plus proche à la plus lointaine ; par ex, pourquoi ne pas attribuer 15% de la cause des violences à la prédisposition biologique, 20% à la tante Marie pour avoir présenté les 2 membres du couple, 5% aux événements ayant entraîné la disparition des dinosaures, etc. ?

Tous ces événements sont aussi des causes, finalement…  (si les dinosaures vivaient encore, les mammifères n’auraient pas évolué autant, il n’y aurait pas d’humains et donc, pas d’actes de violence)

Mais il est clair que, tant pour les causes proches que pour les lointaines, tout ça n’a rien à voir avec la responsabilité de l’agresseur, qui demeure entière !

La société tend à jeter la faute sur la victime de violence perverse, d’abord parce que le PN apparaît doux, normal & blanc comme neige, mais aussi parce que la victime (vivant un stress intense & prolongé) semble, elle, agitée, agressive & déséquilibrée (j’en parle ici :  https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/04/30/pn-la-colere-des-victimes/ ).

Et bien sûr, surtout, à cause de la croyance générale à des théories farfelues et mensongères ( voir : http://www.bonheuretamour.com/2016/03/17/pourquoi-on-delaisse-les-victimes/ , http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ ,

http://www.bonheuretamour.com/2016/05/17/comment-la-societe-protege-les-pn/ )

Si vous recherchez des infos sur les PN, vous tomberez sûrement sur le terme codépendance – j’ai dit comment juger cette criminelle stupidité ici (Voir http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-soi-disant-co-dependance/ ).

Que vous soyez actuellement englué(e) dans une relation abusive ou en train d’en sortir, ce terme vous est sans doute familier et vous vous constatez que vous l’êtes, puisque vous avez atterri dans cette relation malsaine.

Mais si vous êtes ou avez été victime d’un PN, abstenez-vous de vous qualifier de codépendant(e) – ou de permettre à quelqu’un d’autre de vous étiqueter ainsi !

Les psychopathes fabriquent le désespoir, le désir, la jalousie, la frustration, la dépendance, la toxicomanie et l’anxiété.

C’est ce que tous visent à faire et donc, si vous vous sentez ces choses après une relation avec un psychopathe, c’est normal ; c’était le résultat escompté.

C’est un peu comme diagnostiquer quelqu’un de dépression clinique après la mort d’un être cher. Oui, votre déprime est réelle & présente sans doute tous les symptômes de la dépression clinique, mais c’est aussi une part universelle du processus de deuil – & en tant que tel, c’est totalement sain – et non pas pathologique, comme voudraient nous le faire croire ceux qui se soucient plus de leur portefeuille que de notre bien-être.

Par conséquent, même si c’était vrai que vous êtes codépendant(e), inquiet, naïf, ou vulnérable, la violence & l’exploitation sont toujours à blâmer. Personne ne mérite d’être maltraité.  Les agresseurs ou les Social Justice Warriors (voir http://www.bonheuretamour.com/2017/04/10/les-peu-reluisants-indignes-chroniques-pleurnichards-decerebres-fascistes/ ) usent & abusent de ce terme de « codépendance », car il les décharge de tout blâme, pour faire peser la responsabilité sur les épaules de leur victime, & les fait se sentir bien dans leur peau.

Même si vous étiez codépendant (et la grande majorité des victimes de PN ne sont pas!), ça ne rend pas les violences acceptables, tout comme laisser votre voiture déverrouillée ne signifie pas que vous méritez d’avoir votre voiture volée.

Ceux qui blâment les victimes aiment proclamer que jamais elles ne guériront si elles  » n’acceptent pas leur part de responsabilité  » pour leur rôle dans la dynamique des abus (parce que la relation, ça se danse à 2″, etc), mais c’est faux ! Ce qui guérit, c’est que la société nous reconnaisse comme victime, & reconnaisse notre bourreau comme agresseur, & qu’il soit puni de ses crimes ! Il n’y a aucune raison d’accepter le blâme pour le comportement horrible de quelqu’un d’autre ; on n’est responsable que de notre propre comportement !

Voilà comment on bâtit le respect de soi et des limites. Voilà comment on apprend à cesser d’absorber les abus d’un autre ; la projection, les  excuses et le rabaissement systématique.

Cessons, par conséquent, de croire à ces idioties & disons le vrai : la violence est toujours un mal, et l’agresseur, toujours coupable ! Et il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour se libérer.

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Citations de Terence Mc Kenna

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Le chaman n’est pas seulement un malade ou un fou ; il est un malade qui s’est guéri lui-même.

Ce que nous appelons la réalité n’est en fait rien de plus qu’une hallucination culturellement sanctionnée et linguistiquement renforcée.

Vous êtes un être divin. Vous importez, vous comptez. Vous venez de royaumes de pouvoir et de lumière inimaginables, et vous reviendrez à ces royaumes.

Ma technique est de ne rien croire. Si vous croyez en quelque chose, vous êtes automatiquement empêché de croire son contraire.

Nous avons tendance à nous affaiblir. Nous avons tendance à croire que nous n’avons pas d’importance. Et dans l’acte d’accepter cette idée, nous donnons tout à quelqu’un d’autre, à autre chose.

Le vrai secret de la magie, est que le monde est fait de mots. Et si vous connaissez les mots dont le monde est fait, vous pouvez en faire tout ce que vous souhaitez.

Les animaux sont quelque chose d’inventé par les plantes pour déplacer les graines aux alentours. Une solution extrêmement yang à un problème particulier auquel elles ont dû faire face.

Vous devez prendre au sérieux la notion que la compréhension de l’univers est votre responsabilité, parce que la seule compréhension de l’univers qui vous sera utile est votre propre compréhension.

La stratégie masculine dominante est si fragile que tout concurrent est ressenti comme un ennemi mortel.

La tension réelle n’est pas entre la matière et l’esprit, ou le temps et l’espace, la tension réelle est entre l’information et le non-sens.

La nature n’est pas notre ennemi, pour être violée et conquise. La nature est nous-mêmes, pour être aimée et explorée.

Il faut un esprit de dissolution des frontières, entre individus, entre classes, orientations sexuelles, riches et pauvres, hommes et femmes, intellectuels et sensibles. Si cela peut arriver, alors nous ferons un monde nouveau. Et si cela ne se produit pas, la nature est assez impitoyable et a une place pour nous dans le schiste de cette planète, où tant de personnes nous ont précédés.

Le problème n’est pas de trouver la réponse, c’est d’affronter la réponse.

La matière ne manque pas de magie, la matière est la magie.

L’idéologie pave toujours la voie vers l’atrocité.

La nature aime le courage. Vous prenez l’engagement et la nature réagira à cet engagement en éliminant les obstacles impossibles. Rêvez le rêve impossible et le monde ne vous moudra pas, il vous élèvera. C’est le truc. Voilà ce que tous ces professeurs et philosophes qui comptent vraiment, qui ont vraiment touché l’or alchimique, voilà ce qu’ils ont compris. C’est la danse chamanique dans la cascade. C’est ainsi que se fait la magie. En vous jetant dans l’abîme et en découvrant que c’est un lit de plumes.

Être impose une sorte d’obligation de découvrir ce qui se passe.

Il s’agit clairement d’une crise de 2 choses : de la conscience et du conditionnement. Nous avons la puissance technologique, les compétences techniques pour sauver notre planète, guérir la maladie, nourrir les affamés, mettre fin à la guerre ; Mais nous manquons de la vision intellectuelle, la capacité de changer notre esprit. Nous devons nous déconditionner de 10 000 ans de mauvais comportements. Et ce n’est pas facile.

Le but est d’alors, après avoir atteint cet équilibre, cette sagesse, cette connexion, d’atteindre un niveau de signification universelle ; c’est-à-dire de briser le mécanisme du conditionnement culturel, de la même façon que le shaman, et de tenter de découvrir quelque chose d’authentique – quelque chose d’authentique en dehors du nuage auto-généré du langage.

Si les mots « vie, liberté et poursuite du bonheur » n’incluent pas le droit d’expérimenter sur notre propre conscience, alors la Déclaration d’Indépendance ne vaut pas le chanvre sur lequel elle a été écrite.

Arrêtez de consommer des images et commencez à les produire.

Le coût de la santé mentale, dans cette société, est un certain niveau d’aliénation.

Vous êtes un explorateur, et vous représentez notre espèce, et le plus grand bien que vous pouvez faire est de ramener une nouvelle idée, parce que notre monde est menacé par l’absence de bonnes idées. Notre monde est en crise à cause de l’absence de conscience.

Si vous n’avez pas de plan, vous devenez une partie du plan de quelqu’un d’autre.

Apparemment, il y a une grande découverte ou une compréhension que notre culture est délibérément conçue pour supprimer, déformer et ignorer. C’est que la nature est une sorte d’entité ayant un esprit tendu vers une intention (« minded »). Que la nature n’est pas simplement le vol aléatoire d’atomes au-travers de champs électromagnétiques. La nature n’est pas la matière vide, déspiritualisée, loqueteuse que nous héritons de la physique moderne. Mais c’est plutôt une sorte d’intelligence, une sorte d’esprit.

L’imagination est le but de l’histoire. Je considère la culture comme un effort pour réaliser littéralement nos rêves collectifs.

Le but de la vie est de se familiariser avec ce corps d’après-mort afin que l’acte de mourir ne crée pas de confusion dans la psyché.

C’est le message de votre vie et de ma vie – c’est que rien ne dure. Héraclite le dit : Panta Rhei. Tous s’écoule, rien ne dure. Pas vos ennemis, pas votre fortune, pas avec qui vous dormez la nuit, pas les livres, pas la maison à Saint-Tropez, pas même les enfants – rien ne dure. Dans la mesure où vous écartez votre regard de cette vérité, vous construisez le potentiel pour la douleur dans votre vie. Tout est cet acte d’étreindre le moment présent, la présence ressentie de l’expérience vécue, puis de passer au moment senti suivant de l’expérience. C’est littéralement que le nomadisme psychologique est ce qui est.

Ce qu’est la civilisation, c’est 6 milliards de personnes essayant de se rendre heureux en se tenant sur les épaules de l’autre et tapant dans des dents des autres. Ce n’est pas une situation agréable.

Pour moi, c’est la question de savoir si nous avons peur de nous-mêmes ? Et nous héritons d’un énorme tas de bagages idéologiques, non seulement le christianisme, mais le freudisme et le marxisme. . . Nous héritons de toutes sortes de bagages idéologiques conçus pour nous faire peur.

La télévision est par nature la drogue dominatrice par excellence. Contrôle du contenu, uniformité du contenu, répétabilité du contenu en font inévitablement un outil de coercition, de lavage de cerveau et de manipulation.

Il ne faut pas devenir si ouvert d’esprit que le vent peut siffler entre nos oreilles.

La culture est une secte extrêmement répressive qui mène à toutes sortes d’humiliation et de dégradation, et à un comportement automatique, incontesté et non réfléchi.

Notre monde est en danger par l’absence de bonnes idées. Notre monde est en crise à cause de l’absence de conscience. Et donc, à quelque degré que quiconque d’entre nous puisse ramener un petit morceau d’image et le faire contribuer à la construction du nouveau paradigme, alors nous participons à la rédemption de l’âme humaine, et ceci, après tout, est ce qui importe vraiment.

La croyance est une attitude toxique et dangereuse envers la réalité. Après tout, si elle est là, elle ne nécessite pas votre croyance – et si elle n’est pas là, pourquoi devriez-vous y croire ?

Nous avons l’argent, le pouvoir, la compréhension médicale, le savoir-faire scientifique, l’amour et la communauté pour produire une sorte de paradis humain. Mais nous sommes dirigés par les moindres parmi nous – les moins intelligents, les moins nobles, les moins visionnaires. Nous sommes dirigés par les plus petits d’entre nous et nous ne nous battons pas contre les valeurs déshumanisantes qui sont données comme des icônes de contrôle.

La culture est une perversion. Il fétichise les objets, crée l’addiction au shopping, il prêche des formes sans fin de faux bonheur, des formes infinies de fausse compréhension sous la forme de religions déchaînées & de sectes stupides. Elle invite les gens à se diminuer et à se déshumaniser en se comportant comme des machines.

La culture n’est pas votre amie. La culture est là pour la commodité des autres et la commodité de diverses institutions, les églises, les entreprises, les régimes de perception fiscale, ce que vous avez. Ce n’est pas votre amie. Elle vous insulte. Elle vous affaiblit. Elle use & abuse de vous. Aucun d’entre nous n’est bien traité par la culture. L’autonomisation personnelle signifie se déconditionner des valeurs et des programmes de la société et mettre nos propres valeurs et programmes à la place.

La nature des PN

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Comme on juge les autres à l’aune de ce que l’on est soi-même, un PN n’a pas les capacités de comprendre, de quelque façon que ce soit, qu’il a affaire à quelqu’un qui a des émotions, une sensibilité.

Il faut bien comprendre ceci et s’en souvenir, sinon, on tente de communiquer avec eux comme avec quelqu’un de « vivant » et on se fait blesser.

C’est comme dans la légende où une femme trouve un serpent dans la neige. Elle le ramasse & le réchauffe … et là, il la mord, lui injectant un venin mortel.

Avant de succomber, la femme lui demande pourquoi il a fait cela, puisqu’elle lui avait sauvé la vie & pris soin de lui, et le serpent répond que c’est parce qu’il est un serpent, et c’est cela que les serpents font.

C’est pareil avec un PN, sauf qu’il n’acceptera pas de questions sur ses agissements ni n’avouera être un PN.

Si vous êtes forcé(e) d’avoir des contacts avec un pervers narcissique & que vous pensez pouvoir vivre ou communiquer avec lui, vous vous trompez lourdement ; un tel être ne peut ni ne veut jamais faire cela !

C’est comme s’attendre à ce qu’un cactus vous donne des oranges. Un cactus produit des épines, & c’est tout !

Il est normal, quand on est en relation avec quelqu’un, d’en attendre certaines choses (le respect, l’égalité, la gentillesse, …)(& je me FOUS de ce que les théories à la mode prétendent d’autre !) mais avec un PN, c’est peine perdue !

Il faut bien le comprendre, sinon, on s’expose à beaucoup de frustration & de souffrance.

Mais soyons claire ; le fait d’accepter ce fait ne signifie pas que vous approuviez ou excusiez ces comportements ; c’est juste que vous comprenez que la situation est ainsi.

On peut parfaitement accepter une chose et ne pas l’aimer, ou vouloir la changer – ici, je rappelle qu’il est vain de vouloir changer un PN, & que la seule chose qu’il faut tenter d’obtenir avec ces individus, c’est une situation où l’on n’aura plus aucun contact avec eux.

Il n’est pas question non plus de prétendre accepter cette chose (que le PN, vu qu’il est un PN, se conduira comme un PN & non comme un humain) et puis faire semblant que c’est autre chose.

Si vous croyez avoir accepté la situation, mais tentez encore de pousser le pervers à se soucier de vos sentiments, cela montre que vous n’avez en fait pas accepté la réalité… & c’est dommage, parce que ce n’est qu’en acceptant de voir la vérité de la situation, qu’on a du pouvoir sur elle, et qu’on peut éventuellement commencer à la modifier.

J’ai aussi longtemps cru que je pourrais faire comprendre à mon époux combien il me blessait avec ses moqueries, dénigrements & tromperies, que je n’étais juste pas douée pour expliquer, mais que si je trouvais les bons mots, il comprendrait & cesserait de me blesser … Quelle illusion ! Une illusion qui m’a coûté plus de 30 ans de ma vie, et ma santé…

Je sais qu’il est horrible d’affronter le fait que ces êtres sont des monstres dénués de tout sentiment humain, mais ne faites pas la même erreur que moi ; comprenez qu’il n’y a rien à expliquer, qu’ils le font exprès de vous blesser parce qu’ils vous haïssent d’être ce que vous êtes & que c’est de nos douleurs dont ils se repaissent !

Le déni est l’inverse de l’acceptation, c’est refuser d’accepter la réalité – or, la réalité rattrape toujours ceux qui veulent la fuir !

Accepter, c’est affronter le réel & abandonner nos attentes envers cette personne. C’est le seul moyen de ne pas perdre trop de plumes, et de pouvoir éventuellement s’en sortir.

Le déni est certes plus « confortable » & moins terrifiant, mais si on s’y livre & qu’on refuse de voir la réalité en face, on continuera à se faire blesser & affaiblir de plus en plus… souvent jusqu’à la mort.

Si on rejette la vérité, on est, comme le PN, dans le refus de voir ce qu’est vraiment ce dernier. La victime continue alors à espérer que le pervers redeviendra l’amoureux fou des débuts… sans voir que cet « amour » n’a jamais existé ; que ce n’était qu’une comédie qu’il a utilisée pour l’attirer dans sa toile.

Si la victime observait cette situation du dehors – arrivant à un(e) ami(e), par ex. – elle comprendrait tout de suite, mais comme elle est impliquée dans la situation, qu’elle est prise dans le cyclone & vit dans un chaos, elle n’a aucun recul, & reste dans la confusion… et ce, d’autant plus qu’il serait trop douloureux d’accepter la vérité (qui est qu’il ne l’aime pas, ne l’a jamais aimé(e) & n’est pas capable d’aimer).

Alors, la relation continue, avec la victime se faisant constamment blesser & refusant de le comprendre… surtout que, comme l’agression est trop massive que pour être intégrée, notre cerveau, pour nous sauver physiquement, « dissocie » & elle passe dans l’inconscient ! (phénomène psychologique normal dans ces conditions).

La vérité est : NON, IL (ELLE) NE CHANGERA PAS ! La vérité est une douleur forte, mais brève – comme arracher un pansement – tandis que le refus de celle-ci est comme une souffrance sans fin.

PN & séduction perverse

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séducteur  Par quel processus un PN attire-t-il sa cible & l’attache-t-il à lui, l’engluant pour qu’elle ne puisse plus partir et qu’il puisse aller s’y alimenter (en lui arrachant la chair ou lui tirant du sang) à chaque fois qu’il en sent le besoin ?

Eh bien, par une forme malsaine (pervertie) de séduction. (Les anglophones emploient le terme « grooming » mais – comme d’habitude ! – il n’existe aucun terme en français pour désigner cela – c ‘est pourquoi il faut utiliser une expression … « Séduction perverse » décrit le mieux ce concept).

Cette séduction « maligne » consiste à repérer un besoin (& tous les vivants en ont) chez sa cible, puis, lui concocter un appât, creux, vide, faux, mais présentant l’apparence exacte de la chose dont la victime a besoin, et aller l’agiter sous son nez … Comme l’a si bien dit Balzac ; « on mène les chiens bien loin en leur montrant un os »… Et c’est bien d’un os qu’il s’agit !

La cible a faim, l’autre rusé lui fait croire qu’il va la nourrir en lui montrant un beau morceau de poulet rôti… mais en fait, il n’y a qu’un os tout sec mais déguisé en une chose bien appétissante, un os sans rien à manger dessus, que des apparences, de la poudre aux yeux, pour appâter sa proie !

Bref, alors même que le PN semble offrir quelque chose, non seulement il n’offre rien, mais en plus, ne vise qu’à prendre, à, LUI, se nourrir !

Telle une araignée maléfique, le PN – en appâtant ainsi sa cible – met en place un piège où la proie va aller s’engluer ; je compare cette tactique à faire un petit chemin de graines, qu’un oiseau va picorer et qui va le mener droit dans une cage… C’est comme les hommes préhistoriques ; ils devaient d’abord parcourir la savane pour chercher des proies … sans être sûrs d’en trouver ou d’arriver à les attraper. Ce fut un grand progrès d’en attraper certaines & de les laisser vivre & se reproduire dans des enclos ; ainsi, ils avaient de la nourriture toujours à portée de main…

La séduction perverse est un acte de prédation utilisée par les êtres mauvais pour accaparer une source de « nourriture » (approvisionnement narcissique), exactement comme les Cro-Magnons avec les chèvres. Cet abus délibéré de nos émotions les plus nobles est en fait un viol émotionnel (voir :  https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/10/15/viol-emotionnel/ ).

Ces êtres démoniaques sont des as ; ils jaugent les autres, choisissent une proie bien grasse ( = une nature aimante, sensible, riche, généreuse) et fabriquent le piège où elle viendra tomber…Et en effet, il faut que la proie soit une riche nature, car ils veulent pouvoir « rentabiliser leur investissement » ; elle doit pouvoir leur servir longtemps et abondamment. C’est que c’est tout un boulot, pour le PN, de créer son piège, & il ne veut pas avoir à le faire trop souvent…Donc, plus il est malin, plus sa victime sera une riche & forte nature … (car il est faux de penser que les victimes sont faibles !).

Au départ, pour créer un lien fort, il joue le jeu du « on est pareils, tous les 2 » ; il a – comme par hasard ! –  les mêmes goûts, intérêts & valeurs que vous (ben tiens !).

Ces fourbes créent une dépendance ; au début, avec eux, c’est super agréable – puis, quand on commence à être accro à ce déferlement d’amour, ils commencent à faire machine arrière … Peu à peu, leurs appells, attentions, marques d’amitié se font + rares – alors, la victime ressent un manque & commence à les poursuivre… C’est là qu’ils savent qu’elle est « accrochée » & qu’ils peuvent attaquer.

Il faut donc se méfier des êtres « trop » gentils ou amoureux ; souvenons-nous du conte de La Fontaine où un lapereau fut effrayé par un coq (bruyant mais inoffensif) & attiré par un chat (mielleux mais dangereux). Ce n’est pas pour rien qu’existe l’expression « trop poli pour être honnête » – car au départ, le PN est TROP gentil… tellement calme & doux qu’on dirait un ange !

La séduction perverse d’une victime adulte comporte les mêmes étapes que celle qu’emploie un pédophile pour attraper un enfant ; d’abord, détecter une proie possible, puis collecter des informations, puis, remplir un besoin, puis, abaisser les défenses (peu à peu, par petites touches) & enfin, passer à l’attaque ouverte pour se procurer ce qu’il recherchait depuis le début (pour un pédophile, du sexe avec un enfant, et pour un PN, de l’approvisionnement narcissique – pour plus d’infos à ce sujet, voir http://www.bonheuretamour.com/pn-et-approvisionnement-narcissique/ ).

Normalement, l’amour vise le bien de l’autre, vise à ce que l’aimé(e) soit heureux, qu’il réussisse dans la vie et ait plein d’amis… La séduction perverse, qui se prétend « amour », fait pourtant tout l’inverse ; il s’agit ici d’affaiblir la cible, de l’isoler & de la confusionner, pour la mettre totalement à la merci du prédateur, qui pourra alors s’en nourrir à volonté, chaque fois qu’il en sentira le besoin…

Quand le lien est créé (qu’on les aime & qu’on est attachée à eux), on ne peut ni partir, ni comprendre ce qui se passe (ce serait trop horrible) et comme, en plus, il a l’art de rejeter la faute de ses violences sur nous, on se sent coupable de ce qu’on subit & on n’a pas envie de le dénoncer… ce qui est tout bénéfice pour ce lâche !

Et n’oublions pas que, tout ce temps, il continue d’agiter l’appât sous notre nez – c’est comme s’il nous disait : « allez, essaie encore un peu + fort, et tout s’arrangera ; je redeviendrai l’amoureux fou que j’étais au début »… Et on s’accroche à cette chimère, on poursuit la « carotte »… qui nous échappera toujours !

Autre facteur qui fait qu’on s’attache & qu’on supporte (en plus de la confusion où il nous place) : la pitié : TOUS les PN que j’ai rencontrés se présentent comme ayant eu une enfance sans amour, ou ayant été battus ou violés – alors, devant sa froideur & ses crises de rage, on l’excuse, on met cela sur le compte de ses traumatismes passés… et on se  dit qu’à force d’amour, on arrivera à les lui faire oublier… Quelle naïveté de notre part !

Quand on interroge des PN, on voit qu’ils savent très bien ce qu’ils font en nous racontant ces bobards !

Oui, un PN a souvent souffert, mais ce qu’un être fait de sa souffrance (soit la résoudre, soit, s’en défouler sur d’autres) est toujours un choix personnel !