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PN & conduites contradictoires

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paradoja

Celui ou celle qui vit avec un PN et qui donc, est la cible de ses attaques, tente de donner un sens à tout ce chaos & cette douleur. Hélas, c’est impossible ; plus on essaie de comprendre, plus on est dans le brouillard !

Les PN se comportent de façon irrégulière, non-fiable, inconséquente et même contradictoire, comme s’ils avaient plusieurs personnalités – ce qui nous déstabilise.

Un être humain peut « digérer » à peu près n’importe quelle épreuve à condition qu’il puisse donner un sens à ce qui lui arrive… et la victime a beau tenter de comprendre, ça n’a aucun sens.

Ceci l’affaiblit et la fait rester dans cette relation ; tant qu’elle n’a pas compris exactement ce qui est en train de se passer – qui est que son partenaire sent ceci : « je te hais d’être vivant(e) & supérieur(e) à moi & je te le ferai payer – et en plus, je ferai en sorte que tout le monde te haïsse et te méprise ».

Oui, avec un PN, la victime est à la merci d’un taré psychopathe qui s’amuse exprès à la faire souffrir, parce que ce n’est qu’ainsi qu’il peut trouver du plaisir dans la vie et aussi parce que, jaloux de ses qualités, il veut la blesser pour le lui faire « payer » et la rendre aussi terne & morte que lui…

La victime doit piger qu’elle perd son temps & son énergie à tenter de comprendre & de faire fonctionner cette « relation ».

Donc, examinons pourquoi le pervers se comporte de façon erratique… Eh bien d’abord, parce que c’est déjà un foutoir dans la pauvre tête malade du taré en question !

Ensuite parce que, étant mort à l’intérieur, vide & sans amour, il est à la fois seul et très inintéressant – donc, dans cette grisaille, ce monde mort & morne où il vit, il s’ennuie intensément.

Voilà pourquoi tous les PN sont des « drama queens » ; pour se sentir vivre, ils sont sans cesse en quête d’excitation – même si c’est dangereux oupénible pour autrui …

Oui ; même si ça met leur vie en danger, ils s’en fichent – si grand est leur besoin de chasser l’ennui & de créer une « vie » artificielle autour d’eux.

Mais la poursuite elle-même et ses buts doivent être conformes à la vision grandiose que le PN a de lui-même, avec tout ce qu’il s’estime en droit d’avoir.

Cette recherche d’excitation ne peut donc être banale, mais doit être originale & exceptionnelle, comme lui l’est (!). Et ce menteur pathologique est le 1er à croire que ses pitreries et ses « exploits » sont importants.
En fait, dans son antre ; son Espace Narcissique Pathologique (voir ;

http://www.bonheuretamour.com/2016/03/20/le-n-p-espace-narcissique-pathologique/ ), un PN est sans cesse en quête d’approvisionnement narcissique (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/12/19/pn-et-approvisionnement-narcissique/ ) & vise à maximiser la quantité d’approvisionnement narcissique qu’il tire des personnes qu’il a attirées & emprisonnées dans cet espace. Là, il exige l’attention, l’admiration, l’adoration, l’approbation. S’il ne peut les atteindre en vrai, il les imagine.
L’approvisionnement narcissique est un substitut à des réalisations réelles et remplace les bénéfices émotionnels résultant de l’intimité (présente dans les relations matures). 

Au fond d’eux-mêmes, les PN savent que ce n’est qu’un ersatz des vrais sentiments, qu’ils sont incapables de ressentir.

La solution que le PN adopte pour se protéger de sa folie & de sa dépression (c-à-d créer des fantasmes de toute puissance, s’en faire tout son monde & y vivre) est dingue et ne fait qu’augmenter sa folie. Furieux de son impuissance face à sa maladie & tiraillé entre ses illusions de grandeur et la réalité, le PN est poussé à aller de plus en plus loin sur cette voie de perdition.

Dans son Espace Narcissique, le PN a placé des êtres dont le rôle est de l’approuver, l’admirer & l’adorer, s’impliquer dans la relation avec lui, s’y investir émotionnellement, collaborer, être reconnu comme exceptionnel, sans avoir rien à faire pour ça.

Il sent qu’il est unique, que sa vie est signifiante, qu’elle est porteuse d’un message ou d’une mission cosmique.

Cajoler, demander, convaincre, démontrer et mendier pour l’avoir, sont des actes qui contrastent avec ses délires grandioses ; s’il doit donner son temps, argent, & énergie pour obtenir ce qu’il veut, ça ne va pas ; l’approvisionnement narcissique doit lui arriver automatiquement, de façon inattendue, sans qu’il ait rien à faire pour l’obtenir.

L’intimité implique d’oser s’ouvrir, se révéler, être vulnérable et donc, exige d’avoir de la force – c’est donc impossible à un PN ; être suprêmement faible & lâche !

Jamais il ne peut s’attacher, persévérer, s’ouvrir à l’autre, être stable ou intime, prévisible ou fiable – car un tel comportement contredit les Mesures de Prévention d’Implication Emotionnelle (des comportements déstabilisateurs destinés à prévenir la douleur émotionnelle qui pourrait lui être infligée s’il échouait ou était rejeté).
En ne s’attachant pas, il ne peut pas perdre, être blessé, rejeté, ou utilisé. Donc, il anticipe les inévitables abîmes émotionnels par – voyez la chochotte ! – une vie faite de malhonnêteté ; il tire le premier !

Ce n’est que quand il bouge et est environné de chaos et de drame, que le PN obtient un répit de sa lancinante dépendance à l’approvisionnement narcissique.
Voilà le conflit interne qu’abritent tous les PN ; les 2 mécanismes sous-jacents à leur personnalité déformée sont incompatibles ; l’un exige de créer un Espace Narcissique pour une satisfaction continue, alors que l’autre exige d’éviter à tout prix de se lancer dans un projet à long terme (il doit se déplacer, se déconnecter, se dissocier).
Seuls les autres peuvent fournir au PN les doses d’approvisionnement narcissique dont il a un besoin pressant, mais d’autre part, il répugne – car c’est humiliant – à communiquer & à s’associer intimement avec eux. 

Bref, il manque des aptitudes nécessaires pour obtenir sa drogue. Et voici « l’état narcissique » ; c’est quand les gens

(censés l’adorer pour soutenir ses fantasmes grandioses), le trouvent trop bizarre ou dangereux pour interagir avec lui.

Comment choisir un bon thérapeute ?

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Young Woman with Her Hand on Her Belly and Man Beside Her WritingLa simple acquisition d’un diplôme ne suffit pas pour faire de quelqu’un un bon thérapeute ; la personne peut être sotte, insensible, irréaliste, endoctrinée,… Or, quand on est en souffrance et déboussolé, on a absolument besoin d’un aidant qui soit avant tout très humain, chaleureux, encourageant, non-dogmatique, qui respecte autant notre sensibilité d’être souffrant, que notre individualité…

Pas quelqu’un qui reste froid, indifférent, secrètement méprisant, quelqu’un qui ait choisi le métier de thérapeute pour soigner une dépression dont eux-mêmes souffrent (cas de beaucoup de soignants) ou pour se remonter dans leur propre estime en contemplant de haut les souffrances des gens qui vivent dans la vraie vie alors qu’eux sont nés « le cul dans le beurre » et n’ont aucune idée de ce que vous traversez, parce que, le pis qui leur soit arrivé, c’est d’être privé de dessert (je vous jure que j’ai vu le cas !) ou de se retourner un ongle !

Qui, par conséquent, avec la vie protégée et privilégiée qu’ils ont, vos soucis ne risquent certes pas de leur arriver…

En effet, si vous souffrez, c’est parce que quelqu’un a pris ou piétiné ce qui vous revenait de droit, a insulté votre humanité et votre dignité… et ce genre de « thérapeute » fait exactement la même chose, ce qui vous re-blesse et vous enfonce dans votre situation négative …un comble, pour quelqu’un qui est censé vous aider ! Et surtout, quelqu’un vers qui vous allez en confiance, et « délacez votre armure », pour vous ouvrir et vous raconter… quelle honte et quelle douleur ! *

Bref, soyez très prudent(e) en en choisissant un ; un bon thérapeute peut vous aider à guérir, vous éclairer pour faire de meilleurs choix, vous guider vers des relations harmonieuses, alors qu’un mauvais guide peut aggraver votre situation et vos relations en ne traitant pas les problèmes sous-jacents ou en refusant de condamner une attitude toxique, ce qui peut vous détruire.

L’ennui, c’est que beaucoup de gens ne savent pas à quoi prétendre en consultant – beaucoup n’exigent pas de se sentir mieux dès la 1ère séance, et croient, par ex, qu’il faut au moins 20 séances avant de commencer à voir les choses bouger !

Donc, ils trouvent normal que leur thérapeute les écoute sans rien dire, en opinant de temps à autre, ou en leur demandant “comment ceci ou cela les fait se sentir” ou “ce qu’ils en pensent » ou « d’où ils croient que cela provient ».

Ces questions sont des âneries – si un docteur “normal” nous demandait cela, on réagirait et on partirait sans payer, car, si on consulte – et paie ! – un spécialiste, c’est justement pour qu’il nous dise ce qui ne va pas et les remèdes appropriés pour guérir !

IL (ou ELLE) est supposé(e) avoir fait les études le rendant apte distinguer les situations et les remèdes appropriés à y apporter, pas vous !

Si un soi-disant thérapeute vous sort ceci, répondez : « si je le savais, je ne serais pas ici, ne croyez-vous pas ? C’est VOUS le thérapeute, VOUS que je paie pour me dire ce qui cloche ! »

Un thérapeute est en effet, supposé en savoir plus que vous sur vous, les relations et les schémas émotionnels ; c’est son boulot de vous en informer et ce n’est certes pas à vous de faire le boulot à sa place !

Donc, d’après quels facteurs devons-nous choisir un thérapeute ?

1. Assurez-vous que votre relation avec lui génère la chaleur et le soin (gentillesse) dont vous avez besoin pour vous sentir accepté totalement et assez en sécurité pour pouvoir guérir.

La plupart de votre bagage émotionnel vient du fait de ne pas vous sentir aimé, apprécié, ou compris par votre famille ou votre bien-aimé(e) – ne choisissez donc pas un thérapeute qui vous traite avec la même froideur, indifférence ou manque de respects qu’eux. Seul l’amour vous ouvrira, vous permettra d’explorer votre esprit et de guérir. Il est PROUVE qu’on ne peut changer que si l’on est d’abord accepté(e) – et que l’on s’accepte – tel(le) que l’on est !

2. Assurez-vous que ce thérapeute ait fait du travail émotionnel sur soi-même.

Il doit vivre un processus constant de croissance et de guérison ; ce n’est qu’ainsi qu’il pourra vous motiver et sa compassion, vous aider à vous élever aussi. Une bonne thérapie est un mix de compréhension appliquée et de guérison émotionnelle. Car comment quelqu’un pourrait-il vous amener là où il refuse d’aller ?!

3. Assurez-vous qu’il se concentre sur l’exploration et le traitement des schémas émotionnels et comportementaux indésirables – et vous donne un plan d’action à appliquer au quotidien pour briser les habitudes malsaines et en adopter de saines.

L’analyse du passé doit rester au minimum : il faut surtout désapprendre les idées et actes qui vous nuisent et en apprendre d’autres, qui vous bénéficient. Un bon thérapeute vous donne des tâches à faire au-dehors, pour que vous intégriez ces progrès intérieurs.

4. Assurez-vous que vous retirez un gain de vos sessions  – et ce, dès le début.

Dès la 1ère séance, vous devez retirer un bénéfice ; entendre quelque chose de précieux, sentir une révélation ou apprendre quelque chose d’utile. Bien sûr, une séance ne suffit pas, mais si vous n’acquérez pas du positif lors de chaque séance, ce n’est pas bon. Certains thérapeutes vous servent juste de confident et n’insistent pas pour que vous progressiez ou agissiez différemment – ceux-là n’ont pas votre intérêt en vue, mais le leur !

A quoi sert alors de dépenser vos sous chez eux ? Vous seriez tout aussi bien à causer à un copain(une copine). Donc, si vous voulez vraiment changer, prenez un thérapeute qui vous y aide, et dès le début.

Pour trouver le bon, posez des questions à vos connaissances, puis prenez celui dont le style et les façons vous conviennent.  Lors du 1er contact téléphonique, dites-lui  qu’avant de prendre rendez-vous, vous voulez lui parler d’abord de ce que vous cherchez – c-à-d quelqu’un qui vous « pousse », qui vous donne des exercices à faire chez vous, qui ne soit pas juste là à l’écouter, …

Posez-lui des questions, et écoutez bien les réponses, pour déterminer s’il vous convient ou non.

Durant la 1ère séance, réitérez vos besoins : souvenez-vous que c’est VOTRE session, et VOTRE argent : alors, demandez ce dont vous avez besoin !

Rappelez-vous que ce n’est pas le thérapeute qui résoudra vos problèmes ou guérira votre douleur – vous seul(e) pouvez le faire. Le thérapeute ne peut qu’être un guide aimant (bienveillant, à tout le moins) pour vous aider à traverser vos jungles émotionnelles, et vous montrer la voie vers la liberté personnelle.

*Et je ne parle pas des sadiques qui aiment vous insulter – je l’ai été par une psy âgée (qui avait pourtant l’air d’une gentille vieille dame), chez qui j’étais venue chercher un soutien après la mort de ma 2ème fille … dur, pour une mère en deuil ! – ou les nombreux thérapeutes mâles (environ 25% selon les sources) qui profitent de leur position de pouvoir et du désarroi de leurs clientes pour les amener à coucher avec eux !