Nos points communs avec les PN

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Certains ont eu la malchance de tomber dans une famille de PN et – vu qu’ils étaient gentils – d’être choisis comme Bouc Emissaire (voir http://www.bonheuretamour.com/2015/05/05/dynamique-de-la-famille-perverse/ et http://www.bonheuretamour.com/2015/05/12/pn-creation-dun-monstre/ ).

J’y décrivais la dynamique d’une famille perverse ; “les parents PN choisissent un Golden Child (l’enfant le plus avide, lâche & mauvais), qui est gâté pourri & a toujours raison, et un Bouc Emissaire (l’enfant doué, pur, et gentil), sur qui ils se défoulent à loisir, sur qui ils projettent toute leur folie & leur méchanceté, et qui donc, est toujours coupable de tout, puni, rabaissé, insulté & battu … (j’en sais quelque chose !)”.

Tout s’imprime dans le cerveau malléable d’un enfant… Ce dressage inhumain a donc laissé des traces, sous forme de traits de caractère toxiques…

Il est horrible de dire à une victime de PN qu’elle a des traits en commun avec son bourreau, mais c’est hélas vrai…

J’ai d’ailleurs déjà traité du changement des victimes  (https://bonheuretamour.wordpress.com/2016/07/09/lhorrible-mutation-des-victimes/).

En toute situation, si on veut la modifier, il faut d’abord oser la reconnaître & l’accepter, puis travailler sur soi en partant de là. Et la réalité est que la personnalité d’une victime d’abus est (devenue) malsaine, nocive pour elle-même & tenue comme telle par les gens convenables.

Voici les traits communs aux PN & aux victimes :

– raconter sa vie & ses problèmes à de quasi-étrangers :

Ce comportement (socialement suicidaire) leur fut inculqué dans leur famille perverse.

Comme un PN passe son temps à collecter des informations sur sa proie (pour pouvoir mieux la blesser & l’utiliser), il l’a entraînée à s’expliquer, se justifier, « se confesser » régulièrement. La victime reproduit alors ce comportement avec tout le monde.

En outre, elle a vu durant toute son enfance ses parents PN n’avoir aucunes frontières personnelles, alors c’est cela qui est devenu son modèle de comportement.

Mais confier des choses violentes à des gens convenables les choque & les fait fuir.

-hypersensibilité à la critique, même constructive :

Il n’est pas question de tolérer la méchanceté d’une critique ou d’un commentaire destructeur, mais certaines critiques sont constructives. Celles-là, qui proviennent de gens qui se soucient vraiment de vous, pourraient vous être très utiles et donc, c’est bête de les rejeter.

Mais la victime a tant souffert qu’elle est devenue comme un grand brûlé, à qui le moindre contact fait mal. En plus, elle en est venue à voir le PN comme étant tout à fait mauvais et elle-même, comme tout à fait bonne – ce qui fait qu’elle croit ne pas devoir changer en quoi que ce soit.

Les victimes se fâchent & accusent celui qui tente de les aider, de se croire supérieur & de leur faire la leçon.

Les gens finissent par se vexer, car la victime se fâche ou refuse leurs conseils, même s’ils les expriment très poliment et en ayant son bien en vue.

Tout comme un PN, la victime jette ce rejet sur les autres ; c’est son propre comportement qui les a fait fuir mais, comme le PN, elle ne le comprend pas du tout ainsi & s’exonère de toute faute.

– croire avoir toujours raison :

Comme dit plus haut, la victime a tant souffert qu’elle en vient (mécanisme de défense ?) à se voir comme entièrement bonne et pensant être la seule à avoir raison.

Le PN aussi se croit parfait… mais personne ne l’est, pas même la victime ; tout le monde doit évoluer & tendre vers un mieux, sinon, on devient mauvais ; « cesser de vouloir être meilleur, c’est cesser d’être bon » … & ça vaut pour la victime également !

Si les victimes continuent à chérir cette mentalité, elles peuvent devenir réellement mauvaises (c’est justement ce que j’évoquais dans l’article sur « l’horrible mutation des victimes ». Elles finissent alors, tout comme les PN, par être très avides & égoïstes & à ne plus ressentir d’empathie pour autrui, mais juste pour elles-mêmes…

La vie est comme un tapis roulant allant vers l’arrière. Donc, si on ne fait pas consciemment l’effort d’aller vers l’avant (de s’améliorer), on part automatiquement vers l’arrière (vers le mal) !

Quand j’ai rencontré Eric en février 1978, il a su m’émouvoir en me racontant sa triste vie chez ses parents, « qui ne le comprenaient pas »… (tu parles !) Bien sûr, comme toute rescapée de famille PN, j’avais « l’instinct du St-Bernard » ; j’ai ressenti une grande pitié pour lui & j’ai voulu le sauver… Et voilà comment je me suis engluée dans plus de 30 ans de tortures … !

De même, quand j’ai rencontré Ivan en 2012, il s’est tout de suite mis à se plaindre, disant qu’il avait été abusé, que son ex-femme était une ogresse qui le forçait à trimer comme une bête & sortait chaque soir pour claquer tout son argent & le tromper… Et je suis retombée dans le panneau : mon cœur s’est serré de compassion et j’ai pensé que, comme on avait vécu les mêmes déboires, on devait être faits l’un pour l’autre, … Ceci est TELLEMENT typique des victimes de PN !

Heureusement, je suivais un programme de développement personnel, c-à-d que je m’observais, que je remarquais mes émotions et écoutais leur message. En outre, je m’étais beaucoup informée sur les pervers narcissiques… Bref, au lieu d’y rester 30 ans, j’y suis restée 2 mois – au bout desquels j’ai plaqué le coco !

Et à l’avenir, si quelqu’un que je connais à peine se met à me conter ses malheurs, je réagirai comme réagirait un être normal, ayant grandi dans une famille aimante ; je prendrai tout de suite mes jambes à mon cou devant cette folie !

Je saurai que mon interlocuteur est soit un PN, soit une victime n’ayant pas fait le travail sur soi nécessaire et donc, bien proche d’être PN elle (ou lui)-même !

Je sais à présent que je mérite de fréquenter des êtres sains ou des êtres travaillant activement à le devenir, et non des êtres qui m’utiliseront sans vergogne, ne connaîtront pas ma valeur & m’attireront dans le chaos qu’est leur vie.

Si, par contre, cette connaissance se confie à moi après qu’on se connaisse vraiment bien, c’est une bonne chose : la preuve qu’elle a surmonté son problème en travaillant sur elle-même.

Bref, si vous avez grandi dans une famille de PN ou été longtemps en couple avec l’un d’eux (moi : les 2), il ne suffit pas de couper les ponts avec lui (elle) pour être sauvé ; il faut encore défaire le gâchis qu’ils ont généré en vous.

Il faut d’abord prendre conscience de ces traits toxiques en nous, puis viser à les éradiquer – ce qui implique un gros travail sur soi.

Vous ne pouvez pas sauver tout le monde et donc, si vous rencontrez des gens qui n’ont pas fait ce travail psychique, comprenez qu’ils ont failli à leur devoir d’humain et que votre devoir est de vous protéger de ce genre d’êtres ; il faut penser à vous et vous protéger en les fuyant. Sinon, non seulement vous ne les sauverez pas, mais étant à la fois avides, aveugles à leurs traits toxiques & pas prêts à travailler sur eux-mêmes, ils vous ré-attireront dans le chaos & le malheur.

Utilisez le savoir & la sagesse que vous avez acquis pour laisser là les boulets et continuer d’avancer vers des êtres qui en valent la peine.

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