Coincé(e) dans un problème ? Quoi faire ?

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Lorsqu’ils ont un problème qu’ils n’arrivent pas à surmonter tout seuls, les gens songent à consulter…

Ces 30 dernières années, vu l’avancement des neurosciences, la psychologie a fait un bond en avant.

Les gens qui restent coincés dans un problème voient les choses en se focalisant sur le problème & se posent des questions de ce type – comme « qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? » ou « avec l’autre ? », « qu’est-ce qui arrivera si les choses tournent mal ? », …

Et l’ennui, c’est que ce genre de questions appelle des réponses qui sont aussi focalisées sur le problème.

Il peut être intéressant d’aller rechercher dans l’enfance de ces gens ce qui fait qu’ils ont contribué à avoir ce problème, mais ainsi, on ne fait que trouver la raison pour laquelle ils sont coincés actuellement…

Ceci les fait s’identifier à leur problème (alors que, peut-être, des millions de gens ont le même) & ne dit rien sur comment le surmonter.

En outre, de nombreuses études scientifiques ont montré que trop discuter de ses problèmes les renforce !

Bien sûr, il est essentiel de commencer par énoncer son problème, et de se sentir validé, écouté et compris, mais on atteint vite un point où l’on ne fait qu’ancrer le problème dans notre cerveau ( =  que générer des peptides négatifs & en devenir accro – voir http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ ), et où, donc, il faut cesser d’en parler !

Sinon, on nuit à soi-même & à nos proches.

Les chercheurs ont fait des études sur de très nombreux sujets ayant des problèmes pour déterminer qui souffrira – ou pas – de dysfonctionnements à long terme dus à ce problème, et ont découvert que ceci ne dépend pas du problème en lui-même, mais du genre de gens ; il y a ceux qui restent coincés & ceux qui vont de l’avant.

Surmonter un problème n’a pas pour résultat qu’on oublie qu’il ait existé, mais qu’on en ressorte plus fort, plus entier & ressemblant plus à celui (ou celle) qu’on est destiné à être.

Il n’y a aucun événement, si tragique soit-il, qui puisse prédire à coup sûr que la personne ne s’en relèvera pas ; regardez Elisabeth Smart, ou Nick Vujicic – voilà des gens qui ont vécu des épreuves terribles & qui non seulement s’en sont sortis, mais en sont devenus plus forts !

Si on examine comment ils s’y sont pris pour surmonter leurs problèmes, on constate qu’ils ont fait 3 choses : faire demi-tour, apprendre & aller de l’avant. Et chacun peut faire pareil.

Donc, si vous êtes coincé dans un problème – & on peut voir ceci au fait qu’on devient quelqu’un dont on n’est pas fier ; plus effrayé, amer, en colère, désespéré, faible – on doit faire demi-tour ; c-à-d se démarquer du problème & décider de suivre une autre voie ; celle qui est à l’opposé de notre problème.

D’abord, il faut commencer à se renseigner avidement sur les tactiques pour s’en sortir – car il en existe actuellement des centaines ; il suffit de les apprendre.

Il faut cesser de penser « je déteste ma situation » ou « je n’en veux plus », mais commencer à affirmer ce que l’on VEUT vivre, comme situation.

Par ex, une mère avait 3 enfants turbulents & désobéissants, en sorte qu’elle s’énervait chaque jour sur eux. Elle se sentait coincée, ne voyant pas comment s’en sortir. En fait, elle pouvait apprendre à rediriger ses enfants d’une façon calme & efficace, et à leur enseigner à devenir plus coopératifs.

Il faut éliminer la vision manichéenne du tout ou rien ; comme de se dire « mes enfants sont méchants » ou « ils me détestent » ou « je suis une mauvaise mère », …

Cette façon de voir nous garde dans le problème & est donc à éviter. A la place, il faut se dire que personne n’est parfait, qu’on est tous en train d’apprendre, et décider de s’informer pour devenir plus efficace demain.

De même, surveillons notre façon de nommer les choses ; devant un obstacle (car il y en aura !), même s’il est énorme ou horrible, nommons-le « cahot » et non pas « désastre » ou « horreur » ou « catastrophe » ! C’est un choix à faire – un choix qui exigera parfois des tonnes de courage, mais qui est absolument nécessaire si vous ne voulez pas passer le reste de votre vie dans le désespoir … Une fois de plus, songez à Nick Vujicic…

Par conséquent, au lieu de voir cette épreuve comme un mur infranchissable, voyons-la toujours comme une occasion après laquelle non seulement on s’en sortira, mais on en sortira plus fort & meilleur.

Bien des gens se récrieront à ceci, disant par ex : « oui, mais vous n’avez pas vu ma situation », ou « vous ne pouvez pas vous imaginer comment sont mes enfants », ou « mon diagnostic de cancer »,  etc..

En fait, ce qui s’exprime ici, c’est l’orgueil, la peur ou l’ego.

La peur nous souffle « ça ne marchera pas », « mon problème est fatal ; je suis au fond du puit & jamais je ne pourrai en sortir ».

L’ego nous souffle ceci : je sais que les spécialistes ont démontré ceci, mais mon problème est si unique & spécial (créé spécialement par l’Univers pour me torturer) que je ne pourrai pas le surmonter. Donc, je resterai au fond du puit, désespéré par mon problème.

L’orgueil nous souffle : « je n’ai pas besoin d’apprendre – je suis intelligent & je sais déjà tout moi-même, et mieux que les autres » – « j’ai fait tout ce qu’il fallait, correctement, et je suis arrivé à un mur… Je vais attendre qu’il tombe tout seul », ou  « mes enfants devraient me respecter »  ou « mon patron devrait m’apprécier », …

L’ennui, c’est qu’écouter ces voix-là ne nous mènent qu’à plus de malheur – alors qu’être assez humble & courageux que pour faire demi-tour & s’engager sur une autre voie, nous en sortira !

A part le courage & l’humilité, il faut une 3ème qualité : la persévérance – car rien ne s’accomplit sans elle. Il faut continuer jusqu’à ce que le résultat voulu soit atteint !

« Rien en ce monde ne peut prendre la place de la persévérance. Le talent ne peut le faire ; rien n’est plus commun que les ratés talentueux. Le génie ne peut le faire ; le génie non-récompensé est presque un proverbe. L’éducation ne peut le faire ; le monde est plein de ratés diplômés. Seules la persévérance et la détermination sont omnipotentes »

(Calvin Coolidge)

Ce n’est qu’avec la persévérance que vous vaincrez ce problème qui, au départ, menaçait votre survie ou votre santé mentale.

Sachant ceci, vous pourrez parcourir la vie sans peur, sans craindre tout ce que la vie peut vous envoyer de pénible ; quoi que la vie nous jette, on arrivera à le surmonter.

Si, confronté à un problème, vous pouvez faire demi-tour, apprendre et surtout, vous engager à continuer d’avancer, vous vous retrouverez, une fois de l’autre côté, plus fort(e), plus conscient(e) et meilleur(e) qu’avant !

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