Victimes : écoutons nos émotions enfouies !

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émotions enfouies

Les êtres que le PN choisit comme cible sont, je l’ai déjà dit, des êtres d’une grande richesse intérieure ; humbles, ayant des tonnes d’amour & de tendresse à donner, avides d’aider & de se dévouer pour les autres – pour se rendre dignes d’être aimés.

Ces êtres cherchent à être validés au-dehors d’eux-mêmes & dépendent donc de l’approbation d’autrui … ce qui fait bien les affaires d’un PN – qui a beau jeu d’agiter sans cesse cette carotte devant le nez de la victime ! Elle tentera alors toujours désespérément de bien agir, de lui plaire, sans jamais y parvenir…

Celles- ci sont du genre à craindre de déplaire et d’être mal jugées ou rejetées, et à croire qu’elles ne peuvent être aimées juste pour ce qu’elles sont, mais doivent toujours s’efforcer de contenter tout le monde, en s’oubliant totalement.

Tout le monde profite d’elles et si elles se plaignent, s’en fichent ; ce qu’elles désirent ou ressentent n’a aucune importance pour les profiteurs… & pour elles-mêmes non plus, apparemment, puisqu’elles ne se battent pas pour l’obtenir !

Et tandis que les autres (& surtout le PN) prospèrent & s’engraissent de toutes leurs bonnes qualités, elles-mêmes se vident & s’épuisent de plus en plus. La science a démontré qu’une exposition continuelle à des niveaux élevés de peur, d’alarmes et d’attaques, génère un état d’hyper-excitation affectant les systèmes immunitaire & cardio-vasculaire, ainsi que les fonctions neurologiques, psychologiques & émotionnelles (avec des troubles du sommeil, de l’humeur, de la mémoire & de l’apprentissage).

Quand notre bien-aimé(e) prend son air déçu ou méprisant, qu’il (elle) ne semble pas apprécier ce qu’on fait pour lui, au lieu se se fâcher, la victime s’en veut, s’angoisse, se jure de s’améliorer… Nous sommes des êtres émotionnels, et ce traitement, où l’autre ne nous écoute pas, ne nous complimente jamais, nous ignore & nous nie, nous frustre de toute tendresse & considération, revient à nous affamer émotionnellement.

Les humains sont des êtres grégaires ; la science a prouvé que le facteur qui rend l’humain heureux est « se sentir membre d’une communauté » – Donc, on ne peut aller bien que si on est nourri émotionnellement par notre entourage et sinon, on va de plus en plus mal.

Et ça aussi, ça fait les affaires du PN, car plus la victime s’affaiblit, plus elle devient confus(e), plus elle manque de confiance en soi, et donc, plus elle croit ce que l’autre dit et plus elle lui obéit pour tenter de lui plaire & d’obtenir son approbation. Le proverbe disant « les gens affamés sont de mauvais acheteurs » est vrai !

Il faut cesser de dépendre de quelqu’un d’autre que nous pour nous valider, et commencer à se rendre compte de ce qui se passe vraiment.

Pour ce faire, il faut cesser d’être comme un lapin apeuré & s’arrêter pour réfléchir : se demander ce qu’on ressent lors de divers incidents de notre vie (quand il nous insulte, nous nie, nous rabaisse, quand il nous ignore en soirée & fait le joli-coeur avec d’autres, qu’il nous dit qu’on se fait du mal à nous-même & qu’on « sur-réagit », quand il nous salit ou nous humilie en public, …).

Souvent, on a été entraîné(e) à « ignorer » nos sensations (à se nier) dès l’enfance. Alors, à l’âge adulte, on n’a pas de limites personnelles, on ne sait pas quand l’autre dépasse la limite & envahit nos frontières (c-à-d nous agresse).
être soi-même On en ressent la douleur mais sans être capable de « mettre des mots dessus », de le penser & le comprendre comme une agression. Tout est là ; il faut rendre leur « voix » à nos émotions enfouies & niées !

Si on avait été élevé(e) dans le respect, on aurait compris dès sa 1ère attaque qu’il nous manquait de respect, était dangereux et que c’était inacceptable, mais pour des êtres ayant été élevés dans la négation de soi, c’est quelque chose

d’habituel, de normal, qui ne les « choque » pas consciemment et donc, ne les pousse pas à partir. Leur programmation inconsciente les maintient dans ce genre de relations malsaines.

Il n’y a qu’en en prenant conscience que l’on peut s’en libérer. Il faut comprendre qu’on n’est pas ce programme nocif, mais bien un être merveilleux, important. Oui ; ce sont toujours les meilleurs qui ignorent qu’ils ont une valeur, et à l’inverse, les pires ordures sont très sûrs d’eux.

Il faut s’observer pour pouvoir voir si l’on vit dans un état de réactivité à tout ce qui se passe autour de nous et si c’est le cas, savoir que l’on a ce programme inconscient implanté en nous … et là, chercher d’où ça vient, comment ça se manifeste, et, quand ça nous arrive, en prendre conscience & briser ces schémas en décidant de ne plus réagir comme avant – c-à-d ne plus « sauter comme l’autre siffle » et, s’il nous agresse ou nous manque de respect, l’exprimer à haute voix.

Et surtout, prendre conscience de nos frontières personnelles & décider de les faire respecter – au besoin, en coupant le contact avec ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas les respecter !

La victime doit accepter ce qu’elle ressent et décider ce qu’elle va faire de ceci. Comme, pour le faire, il faut prendre conscience que nos limites sont violées, il faut s’entraîner chaque jour à réfléchir à ce qu’on ressent à divers moments de la journée, lieux, situations, avec tous ceux qu’on rencontre, …

Si vous voulez cesser d’être malheureux(se) car tout le monde vous traite comme une carpette, il faut cesser de vouloir plaire à tout prix (ou à éviter de déplaire) & de dire oui à tout ; vous allez apprendre à dire non !

Quand quelque chose vous fait mal ou vous met mal à l’aise, voilà une limite à faire respecter – bien sûr, il faut dépasser votre peur des confrontations !

Et tant pis si ça déplaît, si certains font les « outrés », les « choqués » par votre attitude – qui est pourtant normale, compte tenu des circonstances ! Eh oui ; votre libération ne plaira pas à ceux qui veulent continuer à profiter de vous ou à se défouler sur vous ! Alors, sachez que tous ceux qui veulent vous interdire de vous faire respecter, ne sont pas vos amis !

Car au moins, si ces gens vous étaient reconnaissants de tout ce que vous faites pour eux & de vos sacrifices… mais ils ne vous voient même pas ; ils ne vous aiment pas, ni ne vous estiment. Ils ne vous donneront pas l’amour que vous attendez en échange de vos services.

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de se faire respecter ? Car on peut se passer de pain, mais non de respect !

PS : attention, danger ; la soumission aux désirs de l’autre peut être autre chose qu’un retour au familier et une tentative de guérison ; c’est souvent aussi (« bénéfice secondaire » !) une tentative de contrôler ladite relation ; en effet, la victime ayant vécu une enfance traumatisante, insécurisante, tendra à vouloir éviter ce chaos et à prendre ainsi le contrôle. Si cet élément prédomine, il bloquera la victime dans sa situation inconfortable, l’empêchant d’aller vers une vie plus authentique & épanouissante…

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