Colère & indignation

Par défaut

Que ferait Jésus

Ce « meme » (qui dit ; « La prochaine fois que quelqu’un vous demande « Que ferait Jésus ? », rappelez-leur que renverser des tables & chasser des gens avec un fouet est du domaine des possibilités ») m’a d’abord amusée… puis il m’a portée à réfléchir.

Les saintes Ecritures disent que la colère fait partie des péchés mortels (les 7 péchés capitaux sont : la colère, l’orgueil, l’envie, la luxure, l’avidité (ou avarice), la gourmandise & la paresse).

Or, Jésus devait sans aucun doute être très en colère pour renverser les tables des changeurs, arracher sa ceinture et les battre avec…

Comment un si saint homme (répandant la Vérité & l’Amour) pourrait-il se damner en commettant un péché mortel ? C’est évidemment impossible !

Ce qu’il ressentait en fait, c’est de l’indignation ; un sentiment d’outrage devant quelque chose de mal & de choquant – bref, une SAINTE colère – qui elle, je n’en doute pas, n’est nullement un péché, bien au contraire !

Car c’est au fruit qu’on connaît l’arbre ;

Cf Matthieu 7 : 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.…

=> Jésus, étant bon, ne peut donc faire des choses mauvaises.

Ce qu’il a vu ( = un lieu saint, où tout ne devrait être que spirituel, changé en lieu où s’expriment des actes & sentiments bassement matériels) était tellement choquant que cette sainte colère est montée en lui, bouillonnant comme un volcan et sortant de lui – aujourd’hui, on dirait qu’il « a pété un câble » !

Même qu’il a dû apparaître comme un fou furieux, j’estime son acte bon, & voici pourquoi :

Il ne voulait pas blesser ces marchands, mais montrer à tous que ce qui se passait était mal – ce qui a certainement provoqué chez certains une prise de conscience salutaire !

Car cette situation a sûrement dû s’installer progressivement (exactement ce qu’on voit dans notre société actuelle) et donc, les gens s’étaient habitués à cette situation scandaleuse – mais Jésus, en s’en offensant, leur a montré que ce n’était ni normal, ni acceptable !

Et bien sûr, ça n’a pas manqué : les mauvais ont crié au sacrilège & au blasphème ; en effet, les méchants haïssent la vérité, qui les démasque, et pourchassent de leur haine ceux qui la répandent.

EUX, ils agissent ; c’est ainsi qu’on a critiqué Bouddha, crucifié Jésus, poursuivi Muhammad, fusillé le Bab, emprisonné Baha’u-llah, assassiné Gandhi, … c’est pour cela que tout va mal ; les mauvais sont actifs alors que les bons ne font rien !

Alors, tout en sachant que personne n’est parfait & que je suis une pécheresse, quand je poste un article ou un commentaire polémique indigné, & qu’on me le reproche, on s’oppose au Bien & à la vérité, comme on l’a fait avec Jésus !

Si on lit la biographie des grands hommes, on constate d’ailleurs que tous les coeur purs (amis de Dieu & de la connaissance) sont décrits comme ayant « un caractère colérique », que tous ont senti de ces saintes indignations & piqué des rages en face du mal.

Loin des théories débiles du New Age, prétendant qu’il faut être toujours positif, c’est au contraire les mauvais qui laissent tout passer sans réagir. Dans notre société (décadente & perverse), tout est bon, tout est valable, tout est ok, & si on est outré & que l’on ose protester contre les saletés qui s’y passent, on se fait moquer ou traiter de moyennâgeuse ou de fou (folle) …

Voici un de leurs mensonges (voir http://www.bonheuretamour.com/2016/03/12/p-c-new-age/) ; Personne ne devrait jamais se mettre en colère, c’est une émotion qui doit être purgée de votre système. => Correction : la colère est une émotion comme une autre – et, comme une autre, a été créée en nous pour nous sauver la vie ! On ressent de la colère lorsque quelqu’un envahit notre espace ou nous prend quelque chose qui est légitimement à nous. Alors que la colère injuste et non-canalisée est contre-productive, une juste indignation est la motivation majeure pour créer des changements positifs dans le monde. Si vous n’êtes pas indignés par ce qui se passe autour de vous, vous ne faites pas attention, vous êtes inconscient et/ou indifférent (c-à-d complice du mal).

Du reste, n’avez-vous pas remarqué comme les « serpents » sont calmes & apparemment normaux ?

C’est vrai que j’en veux plus aux flics, à la soi-disant « Justice » & aux services sociaux – qui savent ce que mon ex-mari m’a fait subir (& fait encore), ou à mes voisins, qui entendaient qu’il me battait et ne réagissaient pas, qu’audit mari ; car quand il y a violence durable ou harcèlement, c’est toujours que la communauté (frères & soeurs humains) & l’autorité en charge ne font pas leur boulot !

Ces gens auraient dû s’indigner et agir pour me protéger (faire cesser la violence & punir l’agresseur).

De même quand ma mère me battait étant petite : à cette époque, je ne pouvais m’exprimer cette pensée, mais je la ressentais & perdais foi en moi-même et en l’humanité !

Si tous ces gens qui l’ont vue & entendue me battre & m’humilier étaient intervenus pour me défendre & lui faire honte de sa conduite, j’aurais pigé que c’était elle qui faisait mal, et non moi qui était une ratée totale… ce qui aurait modifié le cours de ma vie ! Car la seule qualité (à part bien sûr les connaissances indispensables à la survie) que les parents doivent développer pour assurer le bonheur de leur enfant dans la vie, c’est la confiance en soi.

Par ex quand, le 20 mars 1972 (mon anniversaire !), je suis arrivée à l’école en pleurant, et bleue de coups des pieds à la tête, les profs « n’ont rien remarqué » et quand je suis arrivée chez le Dr Dethier, à Molenbeek, avec l’oreille déchirée, saignant abondamment et pleurant convulsivement, il « n’a rien remarqué » non plus… Cette passivité est CRIMINELLE ! (& même pis : certains, non contents de ne pas agir pour faire cesser ces abus, en profitaient pour se défouler sur moi – sachant que j’étais trop petite pour me défendre et que mes « parents » ne feraient rien pour me défendre).

Les prisonniers des camps de concentration le disaient aussi : ils ont plus souffert de l’absence de réaction des habitants des alentours des camps (qui savaient ce que les nazis leur infligeaient & laissaient faire) que de leurs bourreaux !

Bien loin d’être un péché, cette rage de Jésus est donc la vertu opposée : un acte de bonté. Quand on voit quelque chose qui est Mal, il est normal d’en ressentir de la colère, normal de vouloir rectifier la situation scandaleuse, et de notre devoir de nous indigner !

Alors, oui ; demandez-vous ce que Jésus ferait et s’il le faut, laissez-vous aller à une sainte colère !

Publicités

L'article vous a plu... ou pas ? Laissez-moi un commentaire ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s