Citations de Mtre Eckart

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Mtre Eckart  (mystique allemand du XIIIème siècle)

Les théologiens peuvent se quereller, mais les mystiques du monde entier parlent la même langue.

Les gens ne devraient pas trop s’inquiéter de ce qu’ils font, mais plutôt de ce qu’ils sont. Si eux et leurs actes sont bons, alors leurs actions sont radieuses. Si vous êtes juste, alors ce que vous faites sera aussi juste. Nous ne devrions pas penser que la sainteté est basée sur ce que nous faisons, mais plutôt sur ce que nous sommes, car ce ne sont pas nos œuvres qui nous sanctifient, mais nous qui sanctifions nos œuvres.

Celui qui connaît, et ce qu’il connaît, sont un.

Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.

En vérité, si un homme abandonnait un royaume et le monde entier et qu’il se garde lui-même,

il n’aurait rien abandonné.

L’erreur est affaire d’intelligence, l’hérésie dépend de la volonté.

L’homme ne doit pas se contenter d’un dieu qu’il pense, car lorsque la pensée s’évanouit, Dieu s’évanouit aussi.

Certaines personnes sont d’avis qu’ils sont saints et parfaits en tout, et vont partout avec de grandes actions et de grands mots, et pourtant, ils poursuivent et désirent tant de choses, il veulent posséder tant de choses et sont tellement préoccupés à la fois d’eux-mêmes et de ceci et cela. Ils affirment qu’ils recherchent une grande piété et dévotion, et pourtant ils ne peuvent pas accepter un seul mot de réprobation sans répondre. Soyez certain de ceci : ils sont loin de Dieu et ne sont pas en union avec lui.

Nous ne devrions nous satisfaire de rien, combien bon que ça puisse sembler ou être, de sorte que, lorsque nous nous trouvons sous la pression ou la contrainte, il sera évident que nous sommes plus travaillés que travaillant, et en sorte que nous puissions apprendre à entrer dans une relation de coopération avec notre Dieu. Ce n’est pas que nous devions abandonner, négliger ou refuser notre moi intérieur, mais nous devons précisément apprendre à travailler en lui, avec lui et à partir de lui, de telle façon que l’intériorité tourne en action efficace et qu’une action efficace ramène à l’intériorité et que nous devenions habitués à agir sans aucune compulsion. Car nous devrions nous concentrer sur cette impulsion intérieure, et agir selon celle-ci, que ce soit par la lecture ou la prière ou – si cela convient – une certaine forme d’activité extérieure. Bien que si l’activité extérieure détruit l’intérieure, nous devions donner la priorité à cette dernière. Mais si les deux sont à l’unisson, alors c’est ce qui est le mieux pour coopérer avec Dieu.

Quoi que Dieu fasse, la première impulsion est toujours la compassion.

Certaines personnes veulent voir Dieu avec leurs yeux comme ils voient une vache, et l’aimer comme ils aiment une vache – pour le lait et le fromage et le profit que ça leur rapporte. Voilà comment ça va avec des gens qui aiment Dieu pour la richesse extérieure ou le confort intérieur. Ils n’aiment pas Dieu correctement, quand ils l’aiment pour leur propre avantage.

La Connaissance, c’est l’expérience que fait l’homme de l’unité qui unit tous les hommes.

Les gens réfléchissent trop à ce qu’ils doivent faire et trop peu à ce qu’ils doivent être.

La connaissance pure est inconnue de tous ceux qui ne sont dépouillés de leur moi et de toutes les choses matérielles.

Si la seule prière que vous dites jamais dans votre vie entière est merci, ce sera suffisant.

Dieu est à la maison. Nous sommes dans le pays lointain.

En vérité, c’est dans l’obscurité que l’on trouve la lumière, donc quand nous sommes dans la peine, cette lumière est la plus proche de tout pour nous.

Seule la main qui efface peut écrire la vérité.

L’amour est aussi fort que la mort, aussi dur que l’enfer. La mort sépare l’âme du corps, mais l’amour sépare toutes choses, de l’âme.

Il y a un lieu dans l’âme où vous n’avez jamais été blessé.

Vous pourriez dire : comment cela peut-il être ? Je ne peux sentir sa présence en aucune façon. Écoutez ceci. Sentir sa présence n’est pas en votre pouvoir, mais en le sien. Il se montrera quand il lui convient de le faire, et il peut aussi rester caché si tel est son souhait. Ceci est ce que le Christ voulait dire quand il a dit à Nicodème:  » L’esprit souffle où il veut : vous entendez sa voix, mais vous ne savez pas d’où elle vient, ni où elle va» (Jean 3: 8)

Dieu n’est pas bon, car sinon il pourrait faire mieux.

Quiconque possède Dieu dans son être, Le possède d’une façon divine, et Il rayonne hors d’eux en toutes choses ; pour eux, toutes choses ont le goût de Dieu et en toutes choses, c’est l’image de Dieu qu’ils voient.

Chaque créature est une parole de Dieu et est un livre sur Dieu.

Maintenant écoute ! Y a-t-il jamais eu (des êtres) plus chers à ou plus intimes avec notre Seigneur que les apôtres ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux n’a échappé au péché mortel. Ils ont tous commis le péché mortel. Il a montré maintes et maintes fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament dans ces individus qui allaient devenir, de loin, les plus proches de lui ; et aujourd’hui encore, on trouve rarement que les gens accomplissent de grandes choses sans d’abord s’égarer. Et ainsi notre Seigneur veut nous enseigner sa grande miséricorde, nous exhortant à grande et vraie humilité et dévotion. Car, lorsque le repentir est renouvelé, alors l’amour aussi se renouvelle et se renforce.

Le travail extérieur ne sera jamais chétif si le travail intérieur est grand.

La spiritualité ne s’apprend pas par l’évasion du monde, ou en s’enfuyant loin des choses, ou en tournant ermite et en se séparant du monde. Nous devons plutôt apprendre une solitude intérieure où ou avec quiconque que nous nous trouvions. Nous devons apprendre à pénétrer les choses et à y trouver Dieu.

Je me trompe, mais je ne suis pas un hérétique, le 1er a à voir avec l’esprit et le 2d avec la volonté!

Comment puis-je aimer Dieu ? Vous devriez aimer Dieu non mentalement, c’est-à-dire l’âme doit devenir non-mentale et dépouillée de ses images mentales. Car aussi longtemps que votre âme est mentale, elle doit posséder des images. Tant qu’elle a des images, elle possédera des intermédiaires, et aussi longtemps qu’elle a des intermédiaires, elle n’aura pas l’unité ou la simplicité. Tant qu’elle manque de simplicité, elle n’aime pas vraiment Dieu, car l’amour vrai dépend de la simplicité. . . En effet, vous devez l’aimer comme il est Un, pur, simple et transparent, loin de toute dualité. Et nous devrions éternellement nous enfoncer dans ce Un, passant ainsi de quelque chose à rien. Que Dieu nous y aide.

Et à mon avis, la chose la plus importante est que nous devons nous abandonner entièrement à Dieu chaque fois qu’il permet que quelque chose nous arrive, que ce soit l’insulte, la tribulation ou tout autre genre de souffrance, l’accepter avec joie et gratitude et permettre à Dieu de nous guider encore plus plutôt que de rechercher ces choses par nous-mêmes.

Au moins de théorisation l’on fait à propos de Dieu, au plus réceptif l’on est à son influence.

Au plus essentiellement et simplement l’esprit repose sur Dieu et est soutenu par lui, au plus profondément on est implanté en Dieu et au plus réceptif on est à Lui dans tous ses dons précieux – car le genre humain doit se fonder sur Dieu seul.

L’amour de tout coeur pour un autre crée la confiance en eux, et nous trouverons vraiment en Dieu tout ce que nous osons espérer de Lui, et mille fois plus. Tout comme nous ne pouvons jamais trop aimer Dieu, ainsi, on ne peut pas avoir une trop grande confiance en lui. Rien de ce que nous pouvons faire ne peut jamais être aussi approprié qu’avoir pleinement confiance en Dieu. Il n’a jamais cessé de faire de grandes choses à travers ceux qui ont une grande confiance en lui, et Il a clairement montré dans toutes ces personnes que leur confiance est née de l’amour, car l’amour possède non seulement la confiance, mais aussi la vraie connaissance et la certitude inébranlable.

Tout ce que Dieu veut de l’homme est un cœur paisible.

(..) tout objet que vous avez dans votre esprit, combien bon qu’il soit, sera une barrière entre vous et la vérité la plus profonde.

Mais de Dieu vous ne pouvez jamais avoir satiété. Plus vous avez de Dieu, plus vous le désirez. Si vous pouviez jamais avoir assez de Dieu, de sorte que vous soyiez rassasié de lui, alors Dieu ne serait pas Dieu.

Vous ne devriez pas imaginer que votre raison peut évoluer jusqu’à pouvoir comprendre Dieu. Mais plutôt, si Dieu est destiné à luire divinement en vous, votre lumière naturelle ne peut pas aider ce processus, mais doit devenir un pur néant, sortant d’elle-même. Ce n’est qu’alors que Dieu peut entrer avec sa lumière, ramenant avec lui tout ce à quoi vous avez renoncé et mille fois plus, y compris une nouvelle forme qui contient toutes les choses en soi.

Personne, à n’importe quel moment, n’est coupé de Dieu.

Puisque l’accent métaphysique des réalités spirituelles et divines dont l’être humain fait partie maintenant est l’unité, la manifestation morale de cet état est la pratique de l’altruisme, qui consiste à traiter d’autres personnes comme si elles étaient nous-mêmes (cf. Lev 19:18 ). Ainsi, nous devrions être aussi concernés par le bien-être des autres que nous le sommes par le nôtre, et tout ce que nous faisons serait conçu dans l’esprit d’humilité. En effet, de toutes les vertus qui sont le plus associées au détachement, l’humilité est la plus fondamentale.

Rien dans toute la création n’est si semblable à Dieu que le silence.

Courez vers la paix.

Lorsque l’âme veut expérimenter quelque chose, elle projette une image devant elle et saute dedans.

La sagesse consiste à faire la prochaine chose que vous avez à faire, de le faire avec tout votre cœur, et de trouver plaisir à le faire.

Plus nous avons, moins que nous possédons.

Dieu est plus grand que Dieu.

Seuls ceux pour qui Dieu est présent en toutes choses et qui font le meilleur usage de leur raison, savent ce qu’est la vraie paix est et possèdent vraiment le paradis.

Si vous faites bien, vous faites bien où que vous soyez. Si vous échouez, vous échouez où que vous soyez.

En effet, plus nous sommes notre propre possession, moins nous sommes la possession de Dieu.

(…) nous devrions apprendre à voir Dieu dans tous les dons et œuvres, ni nous satisfaire de quoi que ce soit, ni devenir attachés à quoi que ce soit. Pour nous, il ne peut y avoir aucun attachement à un mode particulier de comportement dans cette vie, ni cela a-t-il jamais été bien, combien prospère on peut avoir été.

Il n’existe que l’instant présent … un Maintenant qui toujours et sans fin est neuf. Il n’y a pas d’hier ni aucun demain, mais seulement Maintenant, comme c’était il y a mille ans et comme ce sera dans mille ans d’ici.

Pour la personne qui a appris à lâcher prise et laisser être, rien ne peut encore se mettre en travers de son chemin.

La prière la plus puissante, une (qui est) presque omnipotente, et le plus digne de tous les travaux, est le fruit d’un esprit tranquille. Au plus calme il est, le plus puissant il est, au plus digne, plus profonde, plus éloquente et plus parfaite est la prière. A l’esprit tranquille, tout est possible. Qu’est-ce qu’un esprit tranquille ? Un esprit calme en est un sur lequel rien ne pèse, que rien n’inquiète, qui, libre de liens et de toute recherche de soi, est entièrement fusionné dans la volonté de Dieu et mort à la sienne propre.

Votre environnement ne compte pas. Dieu est avec vous partout – à la place du marché, ainsi que dans l’isolement ou dans l’église. Si vous ne recherchez rien sauf Dieu, rien ni personne ne peut vous perturber.

Dieu n’est pas distrait par une multitude de choses. Ni nous ne pouvons l’être.

Soyez prêt à être un débutant chaque matin.

Sur la vraie repentance et la vie sainte. Beaucoup de gens pensent qu’ils réalisent de grandes choses dans les travaux extérieurs tels que le jeûne, aller nu-pieds et d’autres pratiques qui sont appelées pénitences. Mais la vraie pénitence, et le meilleur type de pénitence, est ce par quoi nous pouvons nous améliorer grandement et dans la plus haute mesure, et cela consiste à nous détourner totalement de tout ce qui n’est pas Dieu ou de Dieu en nous et dans toutes les créatures, et de nous tourner entièrement et complètement vers notre bien-aimé Dieu dans un amour inébranlable pour que notre dévotion et désir pour lui devienne grands. Dans quelque sorte de bonne oeuvre que vous possédiez ceci le plus, au plus juste vous êtes et plus il y a de cela, au plus vraie est la repentance, et au plus cela expurge le péché et toutes ses punitions. En effet, dans un court laps de temps, vous pouvez vous détourner si fermement de tout péché avec une telle répulsion, et vous tourner tout aussi fermement vers Dieu, que même si vous aviez commis tous les péchés depuis Adam et tous ceux qui sont encore à venir, vous seriez pardonné pour chacun d’eux, ainsi que de leur punition et, si vous mouriez alors, vous seriez amené devant la face de Dieu. Cela est la vraie repentance, (…) Si un travail externe vous entrave en ceci, que ce soit le jeûne, la veillée, la lecture ou toute autre chose, vous devriez l’abandonner librement, sans vous soucier de ce que vous pourriez ainsi négliger votre pénitence. Car Dieu ne remarque pas la nature des travaux, mais seulement l’amour, le dévouement et l’esprit qui est en eux. Car Il n’est pas tant préoccupés par nos œuvres que par l’esprit avec lequel nous les effectuons toutes et que nous devrions l’aimer en toutes choses. Ceux pour qui Dieu ne suffit pas sont avides. La récompense pour toutes vos oeuvres devrait être qu’elles sont connues de Dieu et que vous cherchez Dieu en elles. Que ce soit toujours assez pour vous. Le plus purement et simplement on le cherche, plus efficacement tous nos travaux expieront nos péchés.

Si j’avais un ami et que je l’aimais à cause des avantages qu’il m’apporte et parce que je peux faire tout ce que je veux, alors ce ne serait pas mon ami que j’aimerais, mais moi-même. Je devrais aimer mon ami à cause de sa propre bonté et de ses vertus et tenir compte de tout ce qu’il est en lui-même. Ce n’est que si j’aime mon ami de cette façon, que je l’aime correctement.

« Vous devriez être comme ceux qui, à tout moment regardent et attendent leur Seigneur» (Luc 12:36). En vérité, ces gens vigilants sont alertes et à l’affût de leur Seigneur, qu’ils attendent ; ils regardent pour voir s’il n’est pas par hasard caché dans ce qui leur arrive, aussi étrange que cela puisse leur sembler.

Il faut apprendre une solitude intérieure, où que l’on peut être.

Mais que devraient-ils donc faire ? Tout d’abord, ils doivent renoncer à eux-mêmes, et alors, ils auront renoncé à toutes choses. En vérité, si quelqu’un venait à renoncer à un royaume ou le monde entier tandis qu’il se raccroche à lui-même, il n’aurait renoncé à rien du tout. Et en effet, si quelqu’un se renonce à soi-même, alors quoi qu’il puisse garder, que ce soit le royaume ou l’honneur ou quoi que ce soit, ils ont toujours renoncé à toutes choses.

Nous devons entrer dans un savoir transformé, une inconnaissance qui ne vient pas de l’ignorance, mais de la connaissance.

Taisez-vous donc, et ne bavardez pas au sujet de Dieu, car en bavardant à son sujet, vous dites des mensonges et commettez un péché. Si vous souhaitez être parfait et sans péché, alors ne babillez pas de Dieu. Aussi, vous ne devriez pas vouloir comprendre quoi que ce soit à propos de Dieu, car Dieu est au-delà de toute compréhension. Un maître dit : Si j’avais un Dieu que je pouvais comprendre, je ne le considérerais pas comme Dieu. Si vous comprenez quoi que ce soit sur lui, alors il n’est pas là-dedans, et en comprenant quelque chose de lui, vous tombez dans l’ignorance, et en tombant dans l’ignorance, vous devenez comme un animal puisque la partie animale dans les créatures est celle qui est ignorante. Si vous ne souhaitez pas devenir comme un animal par conséquent, ne faites pas semblant que vous comprenez quoi que ce soit du Dieu ineffable.

Le prix de l’inaction est bien plus grand que le coût de faire une erreur.

Nous devons prier avec une telle intensité que nous voulons que tous les membres de notre corps et toutes ses facultés, les yeux, les oreilles, la bouche, le cœur et tous nos sens se tournent vers cette fin ; et nous ne devons pas cesser dans ce jusqu’à ce que nous sentions que nous sommes près d’être unis à celui qui est présent pour nous et à qui nous prions : Dieu.

Un être humain a tant de peaux à l’intérieur, couvrant les profondeurs du cœur. Nous savons tant de choses, mais nous ne nous connaissons pas nous-mêmes ! Car trente ou quarante peaux ou masques, aussi épais et durs la peau de l’ours ou du bœuf, recouvrent l’âme. Allez dans votre propre sol et apprenez-y à vous connaître.

L’œil à travers lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit ; mon œil et l’œil de Dieu sont un œil, une vision, un savoir, un seul amour.

Tant que je suis ceci ou cela, je ne suis pas tout.

Il y a quelque chose dans l’âme qui est si proche de Dieu qu’il est un avec Lui … Il n’a rien en commun avec quoi que ce soit de créé.

Il n’est pas besoin de chercher Dieu ici ou là. Il n’est pas plus loin de nous que la porte de notre cœur.

Nous sommes tous censés être les mères de Dieu … Dieu est toujours en besoin d’être mis au monde.

L’homme extérieur est la porte battante ; l’homme intérieur est la charnière immobile.

Car celui qui n’a pas vraiment Dieu en soi-même, mais qui doit constamment le recevoir dans une chose externe après l’autre, et rechercher Dieu de diverses manières, que ce soit par des œuvres, personnes ou lieux particuliers, une telle personne ne possède pas Dieu. La moindre chose peut les freiner, car ils n’ont pas Dieu et ne le cherchent, ne l’aiment et ne tendent pas qu’à lui seul. Ce n’est pas seulement la mauvaise compagnie, mais aussi la bonne compagnie qui peut les entraver, pas seulement la rue mais aussi l’église, pas seulement les mauvaises paroles & actions, mais aussi les bonnes paroles et actions, car l’obstruction se trouve en eux-mêmes, car en eux Dieu n’est pas devenu toutes choses.

Si nous voulons prendre Dieu correctement, alors, nous devons le prendre de la même façon en toutes choses : dans la tribulation comme dans la prospérité, dans les larmes comme dans la joie. Il doit toujours être le même pour vous. Si vous croyez, sans avoir commis un péché mortel, que vous manquez à la fois de dévotion et d’intention sérieuse et que, n’ayant pas de dévotion ou d’intention sérieuse, vous n’avez pas Dieu, et si vous puis pleurer sur cela, cela devient en soi votre dévotion et intention sérieuse. Par conséquent, vous ne devriez pas vous limiter à une seule manière de dévotion, puisque Dieu ne se trouve dans aucune façon particulière, ni celle-ci, ni celle-là. Voilà pourquoi ils lui font du tort, ceux qui prennent Dieu juste d’une manière particulière. Ils prennent le chemin plutôt que Dieu. Rappelez-vous ceci alors : ne tendez qu’à Dieu seul et ne cherchez que lui seul. Ensuite, quelque pratique de dévotion qui vienne à vous, contentez-vous-en. Car votre intention doit être adressée à Dieu seul et à rien d’autre.

Je suis aussi sûr que je vis que rien n’est si près de moi comme Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis à moi-même ; mon existence dépend de la proximité et de la présence de Dieu.

Où trouvons-nous la paix et de repos ? Seulement dans l’abandon, dans le désert et dans l’isolement par rapport à toutes les créatures. . . Maintenant, vous pourriez dire. . . si tout cela doit être retiré, il est affreux que Dieu nous permet de rester sans aucun soutien. « Malheur à moi que mon exil est prolongé » (Psaume 120: 5), comme dit le prophète, si Dieu prolonge ma déréliction sans jeter sa lumière sur moi, me parler ou travailler en moi, comme vous le suggérez ici. Si nous entrons alors dans un état de pur néant, n’est-il pas mieux que nous fassions quelque chose pour chasser l’obscurité et la déréliction ? Ne devrions-nous pas prier ou lire ou écouter un sermon ou faire autre chose qui est vertueux pour nous aider ? Non, certainement pas ! La meilleure chose que vous pouvez faire est de rester silencieux aussi longtemps que possible. . . Vous ne pouvez pas penser à ou désirer que cette préparation soit plus rapide que ce que Dieu peut réaliser. . . Vous devez savoir que Dieu doit se déverser en vous et agir sur vous là où il vous trouve prêt. . . tout comme le soleil doit se répandre et ne peut se retenir lorsque l’air est pur et propre.

Dans la vraie obéissance, il ne devrait pas exister de « Je veux que ceci ou cela se produise » ou « Je veux ceci ou cela », mais seulement une pure expression de ce qui est nôtre. Et donc, dans la meilleure prière qu’on puisse faire, il ne devrait pas y avoir de « donne-moi cette vertu particulière ou une façon de devotion »ou de « oui, Seigneur, donne-moi toi-même ou la vie éternelle », mais plutôt « Seigneur, donne-moi seulement ce que tu veux, et fais, Seigneur, seulement ce que tu veux et de la manière que tu veux ».

Examinez-vous, et partout où vous vous trouvez, prenez alors congé de vous-même. Ceci est la meilleure façon de toutes.

Comment nous pouvons correctement jouir de la bonne nourriture, de beaux vêtements et d’une joyeuse compagnie quand ils viennent à nous dans le cours naturel des choses. Vous ne devriez pas vous inquiéter à propos de la nourriture ou des vêtements, en ressentant que ces choses sont trop bons pour vous, mais entraînez votre esprit et la base de votre être à être au-dessus de cela. Rien ne doit éveiller votre esprit à l’amour et la joie, que Dieu seul. Il devrait être au-dessus de toutes les autres choses. Pourquoi ? Ce serait une forme maladive de l’intériorité, (que celle) qui devait être justifiée par les vêtements extérieurs ; au lieu de ça, tant que c’est sous votre contrôle, ce qui est à l’intérieur devrait corriger ce qui est à l’extérieur. Et si ce dernier vient à vous sous une forme différente, alors vous devriez l’accepter comme étant bon à partir du centre de votre être, mais d’une manière telle que vous l’acceptez tout aussi volontiers que s’il était encore différent. C’est tout simplement la même chose avec la nourriture, les amis et les parents et avec tout ce que Dieu peut vous donner ou vous prendre.

Je veux dire ceux qui accrochent à leur propre ego dans leurs pénitences et dévotions extérieures, ce que ces gens-là considèrent comme étant d’une grande importance. Dieu ait pitié d’eux, car ils savent peu de la vérité divine ! Les gens qui veulent plaire sont appelés saints à cause de ce qu’on les voit faire, mais à l’intérieur, ils sont des ânes, car ils ne savent pas la vraie signification de la vérité divine. . . Ils sont très estimés par des gens qui ne connaissent rien d’autre (de mieux). Puissent-ils atteindre le paradis en raison de leur bonne intention, mais de cette pauvreté, dont nous voulons maintenant parler, ils ne savent rien.

(…) Nous ne devrions garder toutes choses que comme si elles ne nous avaient été que prêtées et non données, sans aucun sens de la possessivité, que ce soit notre corps ou notre l’âme, nos sens, facultés, biens terrestres ou honneur, amis, relations, maison ou foyer ou quoi que ce soit.

Nous devrions faire bon usage de notre raison dans toutes nos œuvres et en toutes choses et avoir une compréhension claire de nous-mêmes et de notre nature intérieure, saisir Dieu en toutes choses et de la manière la plus élevée possible.

L’obéissance n’a jamais besoin d’être inquiète, car il n’y a aucune forme de bonté qu’elle ne possède pas en elle-même. Quand nous sortons de nous-mêmes à travers l’obéissance et nous dépouillons de ce qui est nôtre, alors Dieu doit entrer en nous ; quand quelqu’un ne veut rien par lui-même, alors Dieu doit vouloir en son nom comme il le fait pour lui-même. Chaque fois que j’ai pris congé de ma propre volonté, la mettant dans les mains de mon supérieur, et ne voulant plus rien pour moi-même, alors Dieu doit vouloir en mon nom (…)

(…) notre Seigneur a dit: « Heureux les pauvres en esprit » (Matthieu 5:3), c’est-à-dire ceux qui sont pauvres en volonté.

Donc apprenez volontairement toutes les choses de Dieu donc et suivez-le, et tout ira bien pour vous. Alors serons-nous aptes à accepter l’honneur et le réconfort, et si le déshonneur et le mal-être devaient être notre lot, nous pourrions et serions tout aussi prêts à supporter ceux-ci également. Ainsi, ils peuvent légitimement festoyer, ceux qui pourraient tout aussi volontiers jeûner.

Nous devrions être en mesure de reconnaître l’amour vrai et parfait de Dieu, en regardant si oui ou non quelqu’un a un grand espoir et confiance en Dieu, car il n’y a rien qui témoigne plus clairement de l’amour parfait, que la confiance.

Toute pratique de dévotion a des choses qui manquent à d’autres, mais l’efficacité de toutes les bonnes pratiques vient de Dieu seul et n’est refusée à aucune d’entre elles, car une forme de bonté ne peut pas entrer en conflit avec un autre. Par conséquent, les gens doivent se rappeler que s’ils voient ou entendent parler d’une bonne personne qui suit un chemin qui est différent du leur, alors ils ont tort de penser que de tels efforts de la personne sont vains. Si la voie de la dévotion de quelqu’un d’autre ne leur plaît pas, alors, c’est qu’ils ignorent la bonté qui est en elle ainsi que la bonne volonté de cette personne. C’est mauvais. Nous devrions voir le vrai sentiment dans les pratiques de dévotion des gens et ne devrions pas mépriser la façon particulière que quiconque suit.

La vérité est quelque chose de si noble que si Dieu pouvait s’en détourner, je pourrais garder la vérité et laisser Dieu aller.

Il y a 2 sortes de repentir, celui qui appartient au temps et aux sens et un autre qui est surnaturel et de Dieu. Le genre temporel nous attire toujours vers le bas vers encore plus de souffrance, nous plongeant dans une telle détresse que c’est comme si nous étions déjà dans un état de désespoir. Et ainsi, la repentance ne peut trouver aucun moyen de sortir de la souffrance. Rien ne vient de cela. Mais la repentance qui est de Dieu est très différente. Dès que nous devenons mal à l’aise, nous en appelons immédiatement à Dieu et désirons avec une volonté inébranlable nous détourner de tout péché pour toujours. Ainsi, nous nous élevons à une grande confiance en Dieu et gagnons un grand sentiment de certitude. Ceci apporte une joie spirituelle qui soulève l’âme de sa souffrance et de la détresse et la lie à Dieu. Car au plus inadéquats et coupables nous nous percevons, au plus on a de raison de devoir se lier à Dieu avec un amour sans partage, qui ne connaît ni le péché, ni l’inadéquation. Et donc, si nous voulons nous approcher de Dieu dans une dévotion complète, la meilleure voie que nous pouvons suivre est d’être sans péché au pouvoir de ce genre de repentance qui vient de Dieu. Et plus nous sentons que notre péché est grand, au plus Dieu est prêt à pardonner nos péchés, d’entrer dans l’âme et de faire partir le péché. Tout le monde est avide de se débarrasser de ce qui lui est le plus odieux, et donc au plus grands et graves sont nos péchés, au plus Dieu est infiniment prêt et rapide à les pardonner, puisqu’ils lui sont odieux. Et quand la repentance qui vient de Dieu l’atteint, tous nos péchés disparaissent plus rapidement dans l’abîme de Dieu que l’œil ne cligne, et sont éradiqués si totalement que c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, mais seulement à condition que nous ayons une contrition parfaite.

Dieu doit donner naissance à lui-même en nous pleinement et en tout temps. Il n’a pas le choix en la matière ; cela est tout simplement sa nature. Si nous ne recevons pas les avantages spirituels de cette naissance, alors que c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits de permettre à Dieu d’agir en nous. Au contraire, nous l’entravions avec nos fausses notions de soi (…)

Comment pouvons-nous être directement en Dieu, en ne cherchant ni ne voulant rien d’autre que lui, et comment pouvons-nous être si pauvres et tout abandonner ? C’est un dur conseil que (de dire) que nous ne devrions désirer aucune récompense. Mais soyez certain de ceci : Dieu ne cesse jamais de nous donner tout. Même s’il avait juré de ne pas le faire, il ne pourrait quand même pas s’empêcher de nous donner des choses. Il est beaucoup plus important pour lui de donner qu’il est pour nous de recevoir, mais nous ne devrions pas nous focaliser sur ceci, car moins nous nous efforçons d’obtenir, plus Dieu nous donnera. Par ceci, Dieu veut seulement que nous devenions encore plus riches et d’autant plus capables de recevoir les choses de lui.

Cette possession réelle de Dieu se trouve dans le cœur, dans un mouvement interne de l’esprit vers lui et en luttant pour lui, et pas seulement en pensant à lui et toujours de la même manière. Car cela serait au-delà de la capacité de notre nature et serait très difficile à réaliser et ne serait même pas la meilleure chose à faire. Nous ne devons pas nous contenter du Dieu des pensées car, quand les pensées se terminent, Dieu le fait aussi. Nous devrions plutôt avoir un Dieu vivant qui est au-delà des pensées de tous les hommes et toutes les créatures.

Donc, exprimez la totalité de votre dévotion et de votre intention, en entraînant votre esprit à ceci en tous temps et en vous enseignant à grandir en lui dans tout ce que vous faites.

Il ne suffit pas pour nous d’effectuer les travaux de la vertu, l’exercice de l’obéissance, la pauvreté ou d’accepter la honte ou de pratiquer l’humilité ou le détachement d’une autre manière ; nous devrions plutôt lutter sans cesse jusqu’à ce que nous atteignions l’essence et le fondement de la vertu. Et nous pouvons dire si nous avons atteint ceci ou pas en se demandant si nous sommes enclins à la vertu au-dessus de toute autre chose, et si nous effectuons les oeuvres de la vertu sans préparation préalable de la volonté, pratiquant la vertu sans arrière-pensée même d’une grande et bonne cause, de sorte que l’acte vertueux se produise en fait spontanément à cause de l’amour de la vertu et sans demander « pourquoi faire ? », alors et seulement alors, nous avons la possession parfaite de la vertu.

Il est écrit : « Ils sont devenus riches en toutes les vertus » (1 Cor. 1: 5). En vérité, cela ne peut pas se produire à moins qu’ils ne deviennent d’abord pauvres en toutes choses. Celui qui veut que tout lui soit donné, doit d’abord tout donner.

(…) aussi longtemps que vous effectuez vos actions pour le bien du royaume des cieux ou de Dieu ou de votre salut éternel, autrement dit pour une raison externe, les choses ne sont pas vraiment bien avec vous.

Le manque de paix que vous ressentez ne peut venir que de votre volonté propre, que vous en soyiez conscient ou pas. Quoi que nous pensions – que nous devrions éviter certaines choses et en rechercher d’autres, qu’il s’agisse de lieux ou de gens, de formes particulières de dévotion, ce groupe de personnes ou ce genre d’activité – ceux-ci ne sont pas à blâmer pour le fait que vous êtes retenu en arrière par des pratiques de dévotion et par les choses ; mais c’est plutôt vous, car vous êtes présent dans ces choses qui vous retiennent, car vous n’êtes pas dans la relation appropriée avec elles. Commencez donc par vous et prenez congé de vous. En vérité, si vous ne partez pas de vous-même, où que vous vous réfugiez, vous trouverez des obstacles et des troubles, où que ce soit. Ceux qui cherchent la paix dans les choses extérieures, que ce soit dans des lieux ou des pratiques de dévotion, des personnes ou des œuvres, en retrait du monde ou dans la pauvreté ou l’auto-avilissement : combien élevées ces choses puissent être ou quelle que soit leur nature, elles ne valent quand même rien et ne peuvent être la source de la paix. Ceux qui cherchent de cette manière, cherchent à tort, et plus ils vont, moins ils trouvent ce qu’ils recherchent.

Ceux qui peuvent fonctionner sans toutes les choses, sans avoir besoin d’elles, sont beaucoup plus bénis que ceux qui les possèdent en en ayant besoin.

Il n’y a pas de meilleur conseil sur la façon de trouver Dieu que de le chercher là où nous l’avons laissé : faites maintenant, lorsque vous ne pouvez trouver Dieu, ce que vous faisiez lors de la dernière que vous l’aviez, alors vous le retrouverez.

si Dieu l’endure pour le bien de l’avantage pour vous qu’il y a prévu, et si vous êtes prêts à souffrir ce qu’il souffre et ce qui se passe à travers lui jusqu’à vous, alors cela prend la couleur de Dieu, et la honte devient honneur, l’amertume est douceur et la plus profonde obscurité devient la lumière la plus claire. Alors tout prend sa saveur de Dieu et devient divin, car tout se conforme à Dieu, quoiqu’il nous arrive, si nous ne tendons qu’à lui et rien d’autre ne nous est agréable. Ainsi, nous nous agripperons à Dieu en toute amertume, aussi bien que dans la plus grande douceur.

Car avec Dieu, nous ne pouvons manquer de rien. Nous ne pouvons pas plus manquer de quoi que ce soit avec Dieu que Dieu ne le peut. Alors, acceptez la voie unique de Dieu et tirez d’elle tout ce qui est bon.

En vérité, avoir commis un péché n’est pas un péché si nous regrettons ce que nous avons fait. En effet,

pour rien dans le temps ou l’éternité ne voudrions-nous commettre un péché, ni un mortel, véniel ou de tout autre type. Celui qui connaît les voies de Dieu doit toujours être conscient du fait que Dieu, qui est fidèle et aimant, nous a menés d’une vie de péché à une vie divine, faisant ainsi des amis de nous qui étions auparavant ennemis, ce qui est une plus grande réussite même, que de faire une nouvelle terre. Ceci est l’une des principales raisons pour lesquelles nous devrions être pleinement établis en Dieu, et il est étonnant (de voir) combien cela nous enflamme d’un si grand et si fort amour, que nous nous dépouillons entièrement de nous-mêmes. En effet, si vous êtes justement placé dans la volonté de Dieu, alors vous ne devriez pas souhaiter que le péché dans lequel vous êtes tombé ne soit pas arrivé. Bien sûr, ce n’est pas le cas parce que le péché était quelque chose contre Dieu, mais, précisément parce qu’il était quelque chose contre Dieu, vous avez été lié par lui à un plus grand amour, vous avez été rabaissé et humilié. Et vous devriez vous fiez à ce que Dieu n’aurait pas permis que cela se produise à moins qu’il n’ait eu l’intention qu’il soit pour votre profit.

Vous devriez observer, et avoir observé, dans quelle direction Dieu vous exhorte surtout d’aller, car, comme le dit saint Paul, les gens ne sont pas appelés à suivre tous la même voie vers Dieu. Alors, si vous trouvez que le chemin le plus court pour vous ne se trouve pas dans de nombreuses oeuvres extérieures, de grandes épreuves & privations (lesquelles choses sont dans tous les cas de peu d’importance à moins que nous ne soyons expressément appelés à elles par Dieu ou à moins que nous ayons assez de force pour les exécuter sans perturber notre vie intérieure), si vous ne trouvez pas ces choses bonnes pour vous, alors soyez en paix et ne vous en souciez pas.

Dieu n’a pas lié notre salut avec un type particulier de dévotion. . . Ce n’est pas tout le monde qui peut suivre le même chemin, ni toutes les personnes qui peuvent ne suivre qu’une seule façon, ni ne pouvons-nous suivre toutes les différentes manières ou le chemin de tout le monde. . . Il en est de même en suivant le style de vie sévère de ces saints. Vous devriez aimer leur voie et la trouver attrayante, même si vous n’êtes pas obligé de suivre leur exemple.

Vous devez savoir que l’impulsion de pécher apporte toujours un grand avantage pour quelqu’un qui est juste. Maintenant, écoutez ceci. Imaginez 2 individus, dont l’un est le type de personne qui éprouve peu ou pas de tentation tandis que l’autre est le type qui est beaucoup plus troublé par la tentation. La simple présence de certaines choses éveille leur moi externe de sorte qu’ils sont pousés à la colère, à la vanité ou à la sensualité, selon la nature du stimulus. Mais avec leurs pouvoirs supérieurs, ils restent fermes et impassibles, et déterminés à ne pas céder à leur faiblesse, que ce soit pour perdre leur calme ou tout autre péché, et ils y résistent fortement. Peut-être est-ce une question d’une faiblesse qui est enracinée dans leur propre nature, tout comme certaines personnes sont irascibles ou vaines ou autre chose, mais ne désirent pas commettre le péché. Ceux-ci sont beaucoup plus dignes de louange et méritants d’une bien plus grande récompense, et sont beaucoup plus nobles que le premier type, car la perfection de la vertu naît dans la lutte, comme le dit saint Paul :  » La vertu se perfectionne dans la faiblesse » (2 Co 12, : 9). Ce n’est pas d’être tenté par le péché qui est un péché, mais c’est consentir au péché ; c’est vouloir perdre son sang-froid qui est un péché. En fait, si quelqu’un qui est dans le bon état d’esprit avait le pouvoir d’écarter la tentation du péché, alors ils n’exerceraient pas ce pouvoir, car sans la tentation nous ne serions pas éprouvés en toutes choses et dans tout ce que nous faisons, inconscients des dangers des choses, et sans l’honneur de la bataille, de la victoire et de la récompense. L’attaque et la stimulation du vice amène la vertu et la récompense de notre lutte. La tentation nous fait travailler plus dur dans la pratique de la vertu, et il nous pousse de force dans les bras de la vertu et est un fort coup de fouet qui nous enseigne la vigilance et de la vertu ; car au plus quelqu’un est faible, au plus ils doivent s’armer de force et de victoire, puisque la vertu, comme le vice, est une question de volonté.

Vous devez donner votre tout à Dieu, et ensuite, ne plus vous soucier de ce qu’il peut faire avec ce qu’il peut faire avec ce qui est sien.

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