Couple en crise ; que faire ?

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gorille & dameJ’avais déjà traité ici ; http://www.bonheuretamour.com/2013/02/28/quitter-ou-rester/ le sujet de quand il faut songer à quitter notre partenaire.

J’aimerais éclaircir encore un peu le sujet de la violence et pour ça, vous faire imaginer une scène…

Voyageons un peu en esprit ; imaginez que vous adorez les animaux et vouliez vivre avec eux ; voilà que vous êtes au zoo, et qu’un gorille vous fait un grand sourire et des signes engageants … Vous voilà dans sa cage.
Hélas, une fois là, ce gorille – qui est un animal sauvage – a très mauvais caractère ; il passe ses colères sur vous et, comme il est plus fort, ça fait très mal.

Imaginez-vous bien cette situation … A ce moment, quand la bête vous attaque, ne vous rueriez-vous pas vers la sortie pour sauver votre peau ?

Iriez- vous croire une seconde que vous pouvez faire quelque chose pour calmer cette bête, en sorte qu’il ne vous maltraite plus ? N’auriez-vous pas qu’un désir ; vous enfuir de la cage avant qu’il ne vous tue ?

Ou penseriez-vous que vous ne pouvez partir parce que le pauvre risquerait de se sentir seul ? Et diriez-vous ; « En plus, il ne devrait pas agir ainsi ! J’insiste pour qu’il change ! »

Bon, vous avez sûrement compris où je voulais en venir. Dans cet exemple, c’est clair qu’on s’est exposé(e) à la douleur et le rejet, pour ensuite s’indigner que l’autre agit comme il le fait, ou penser qu’on peut modifier la situation.

J’ai déjà parlé ici de l’addiction (très réelle) à la négativité : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/11/traumatises-drogues/ .

Rechercher l’approbation de personnes nuisibles peut être une addiction, en effet. Pour bâtir une bonne relation, c’est comme pour applaudir ; il faut être 2 – et si l’autre partie se fiche de la relation, ça ne peut pas marcher !

Beaucoup, craignant la solitude, se résignent à des relations insatisfaisantes ou pénibles, sans réaliser les dangers que cela les fait courir ; le prix à payer est le stress, le malheur, le rejet et, finalement, la VRAIE solitude.

Quand on vit avec quelqu’un (ami, frère ou soeur, parent, partenaire amoureux, collègue) qui nous fait vivre un enfer en réagissant toujours négativement, cela a une énorme influence sur notre santé physique & mentale ; le choc & le stress libèrent des substances chimiques (cortisol, ..) qui s’infiltrent dans chaque cellule de votre corps et les abîment.

Cela tue aussi toute joie, espoir, ou positivité en nous…. c-à-d que cela abîme même notre avenir.

Mais souvent, l’avenir est loin & indistinct, alors que nos besoins, eux, sont puissants et agissants, en sorte que l’on continue à s’accrocher compulsivement à l’idée de sauver le couple, ou l’autre, et de le faire changer.

Il faut cesser de rechercher l’approbation, de se soucier de ce que pense l’autre, ou de son bien-être ; après tout, il est adulte et devrait pouvoir se débrouiller tout seul… Cessez et remettez-vous à avancer avec votre vie !

La vie est faite de temps & d’énergie… et là, vous êtes en train de perdre les 2…

La raison majeure pour laquelle on continue cette conduite insensée, est la peur de comprendre ; admettre qu’on a affaire à un être qui nous est incompatible, qu’on a donné tout ce temps, cette énergie & cet amour pour rien, admettre qu’ l’on est impuissante à changer notre partenaire et à arranger les choses, est horriblement pénible, mais il n’y a que cela qui peut vous faire voir la situation telle qu’elle est, c-à-d que jamais vous ne recevrez de cette personne l’amour, le respect, la réciprocité & la loyauté que vous désirez tant.

Comme a dit Ayn Rand : « on peut ignorer la réalité, mais on ne peut pas ignorer les conséquences d’ignorer la réalité »… Eh oui ; si on veut des oranges, il faut s’adresser à un oranger, et non à un cactus … Dites-vous que votre compagnon (compagne) est un cactus, que de lui (ou d’elle), vous n’aurez que des épines, et qu’il ne peut donner des oranges !

Bien sûr, s’avouer ceci fait très mal – et c’est d’ailleurs pour s’épargner cette douleur qu’on s’est si longtemps raccrochée – malgré TOUTES les preuves du contraire ! – à l’idée que c’était possible. Se défaire du fantasme qu’on a le pouvoir de modeler autrui pour lui faire répondre à nos besoins, est dur – et d’autant plus dur que c’est un besoin vital qui a été frustré depuis notre tendre enfance…

Mais il faut en faire le deuil… cela seul nous fera abandonner ce désir qui, dans ces conditions & avec cette personne, est irréaliste, et amènera la guérir. Fini, l’angoisse, fini, les discussions stériles, fini, les tentatives désespérées pour faire marcher la relation, fini, la douleur cuisante & la frustration d’attentes jamais assouvies …

A ce sujet, Bernard Werber (dans  » « ) a inventé ce conte (cité ici : http://www.bonheuretamour.com/2014/03/16/pour-une-vie-meilleure-optimisez-votre-temps/ ), que je trouve très éclairant ; il raconte que, pour attraper un singe, les habitants d’une île du Pacifique font un trou dans un cocotier et y déposent quelques noix. Un singe passe, voit les noix et décide de s’en emparer. Il passe la main dans le trou, prend les noix, mais là … problème : il ne peut plus sortir son poing du trou et comme il s’entête, les hommes peuvent s’approcher et le capturer. Moralité: ce que tu possèdes, TE possède! Ouvrez la main ! Lâchez cette noix ; son prix est trop élevé pour ce qu’elle vaut ! Ou elle est pourrie, elle ne vous nourrira pas & ne fera que vous rendre malade !

Une relation (de quelque nature qu’elle soit) doit être équitable et, quand visiblement elle ne l’est pas, quand elle ne fonctionne pas, quand les ingrédients vitaux manquent (voir : http://www.bonheuretamour.com/2014/05/22/les-ingredients-dune-bonne-relation-damour/ ), quand c’est toujours vous qui donnez sans rien recevoir en retour et que la frustration vous ronge, il vaut mieux voir la réalité en face, vous respecter et partir, que de vous raccrocher à des rêveries impossibles qui vous coûteront votre santé !

Si en amour, en amitié ou au travail, il y a des frictions, vous avez 2 choix : soit vous comprenez que vous avez le principal (amour, respect… ou argent, si c’est ce que vous recherchez), que vous vous énervez pour des détails & qu’au fond, vous pouvez supporter ces petits désagréments sans en souffrir, vous sentir submergé(e) ou en manque. Là, il suffit de décider de vous livrer à un hobby quelconque (sport, tricot, … qui vous distraira un peu & vous fera accepter totalement (sans plus exiger que ça change) ces petits défauts de l’autre.

2ème cas de figure : ce défaut de l’autre touche à quelque chose d’essentiel (l’amour, le respect, le sexe, ..) et bien entendu, vous ressentez un manque douloureux, ça vous frustre, votre estomac est noué, .. En ce cas, après en avoir discuté avec l’autre et constaté qu’il ne fait rien pour y porter remède, vous devez comprendre qu’il ne peut pas ou ne veut pas * remplir vos besoins (soit il s’en fiche, soit il n’en est pas capable) et que, comme ça vous démolit, vous devez rompre.

S’accrocher à l’espoir de recevoir – plus tard – autre chose que ce que vous recevez maintenant, c’est comme arriver et exiger que l’autre se change en quelqu’un d’autre.

Rompre est dur, mais moins que de vivre des décennies de stress, de larmes, de frustration, de déception, de rejet, de rancoeur, et de scènes douloureuses !

* Attention :

1) ne faites pas l’erreur de perdre des années à réfléchir pour essayer de déterminer si votre partenaire le fait exprès ou non (qu’il est juste idiot) – ne faites pas ça, malheureux (se) ! vous allez perdre des années de votre vie à souffrir pour rien – car au fond, qu’il ne puisse pas ou ne veuille pas vous donner ce dont vous avez besoin, le résultat (et il n’y a que cela qui compte) est le même – c-à-d insatisfaisant ! Et il ne faut pas rester dans un environnement frustrant !

Si on transpose la situation dans une entreprise, qu’un employé ne puisse pas ou ne veuille pas faire une tâche qu’on lui demande, il sera viré dans les 2 cas !

2) si vous êtes avec un compagnon (compagne) violent, rompre est dangereux. Pour éviter la casse, vous pouvez appliquer la méthode Plan A- Plan B (http://www.bonheuretamour.com/2012/05/12/la-methode-plan-a-plan-b/ ).

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