Pourquoi on délaisse les victimes

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exclure victimeSi vous êtes victime, vous devez avoir constaté – et c’est bien ce qu’il y a de plus douloureux ! – qu’au lieu d’être soutenu(e), secouru(e) & protégé(e), vous êtes royalement laissé(e) en plan – non seulement par vos « frères humains » (si peu fraternels & si peu humains, hélas) par surtout par les instances officielles censées vous aider …

J’avais déjà évoqué dans plusieurs articles ce fait ( = que la société ne fait rien pour les victimes – ou même, les enfonce encore davantage) dans plusieurs articles ; par ex :

– PN : la société accable les victimes ; http://www.bonheuretamour.com/2015/06/14/pn-la-societe-accable-les-victimes/

– Victime & acteurs sociaux : http://www.bonheuretamour.com/2015/06/07/victimes-acteurs-sociaux/

– Violence perverse, effets & société –https://bonheuretamour.wordpress.com/2015/05/13/violence-perverse-effets-societe/

Jadis, quand un agresseur attaquait quelqu’un, la victime était soutenue et le mauvais, puni… Mais notre société « évolue » ; il existe maintenant une branche spécialisée de la criminologie qui s’appelle la victimologie … il s’agit sans aucun doute d’experts qui se spécialisent dans les victimes.

C’est un grand pas en avant, qui pourra sûrement aider les victimes plus efficacement qu’auparavant… Mais est-ce bien sûr ?

Examinons un peu sur quels principes ces spécialistes se basent pour apporter une aide aux victimes : « Il s’agit – nous apprend un site qui les décrit – de principes que le professionnel de la criminologie doit toujours garder à l’esprit car ils doivent en permanence guider sa réflexion et son action ». Gardez cette phrase à l’esprit, car voilà lesdits principes :

Il existe 4 grands principes en victimologie, tenant en 4 phrases :

1) « Le ressenti de la victime l’emporte sur la gravité des faits ». Il s’agit du principe de victimologie le plus important.

En effet, le rôle du criminologue dans son action auprès des victimes est de soulager leur souffrance, que cette souffrance soit issue d’une infraction ou non. Il est tout à fait possible qu’une personne s’estime victime (!!) alors que les faits dont il est question ne sont pas socialement ou juridiquement réprimés.

Mais ce n’est pas pour cette raison que la souffrance de la victime n’est pas réelle et qu’elle ne doit pas être traitée (« traitée » ?! Comme s’il n’y avait pas d’agression externe & que la victime souffrait d’une maladie mentale !). C’est peut être sur ce point que la criminologie se différencie le plus du droit dans la mesure où ce dernier s’intéresse exclusivement aux infractions pénalement réprimées alors que la victimologie (qui est une branche de la criminologie), s’intéresse avant tout à la souffrance de la victime, peu importe son origine.

2)« Tout agresseur a été victime et toute victime peut devenir agresseur ».(Ben tiens ! Mettons la victime & l’agresseur sur le même pied !)

Ce principe signifie que tout agresseur a été victime par le passé. L’agresseur n’aura pas forcément été victime des mêmes agressions que celles qu’il va infliger. Peut-être même aura-t-il simplement eu le sentiment d’être une victime, à la suite de moqueries répétées par exemple (bonjour l’idiotie ; 1. des moqueries sont une agression réelle, 2. même s’il a subi des agressions, ce n’est pas une raison pour agresser d’autres personnes => peu importe ses raisons ; on n’a pas, là, à rechercher les éventuelles agressions subies par l’agresseur, mais à s’occuper de la victime, et la meilleure thérapie, est qu’elle soit reconnue comme victime et que son agresseur soit puni !).

Quoi qu’il en soit, toute victime pouvant devenir agresseur (C’est malin ! Tout le monde – même une non-victime – peut devenir agresseur ! Quelle théorie délirante est-ce là !!!) le fait de soigner les victimes et de les aider à dépasser leur traumatisme contribue à la prévention des agressions. (n’importe quoi ! Remarquez qu’on ne songe qu’aux « agressions futures » – hypothétiques ! – que commettra la victime, en occultant les agressions passées – pas du tout hypothétiques, elles ! – et l’agresseur REEL par la même occasion !)

3)« On n’est jamais victime par hasard ».( !)

Le plus important est ici de noter que ce principe ne signifie en aucune façon que la victime a « bien cherché ce qui lui est arrivé » ou qu’il existerait une sorte de prédisposition génétique qui ferait que certaines personnes seraient plus susceptibles d’être victime que d’autres. En réalité, ce principe signifie simplement que quelque chose chez la victime a amené l’agresseur à passer à l’acte. Cet élément déclencheur peut tout à fait être inconscient. Il est également possible d’être victime en raison de sa propre vulnérabilité (scandaleux !!!). C’est notamment le cas d’une victime qui n’aura pas reçu un suivi et une aide adaptés et qui va se mettre inconsciemment dans des situations susceptibles de la faire redevenir victime (oui : en s’adressant à des connards dans votre genre !).

4) « Qui se ressemble s’assemble, se complète et se reconnait »( !)

Ce principe comprend l’idée qu’il y a parfois une complémentarité entre l’auteur d’une agression et sa victime. Ainsi, les deux protagonistes se complètent (scandaleux !). De plus, une victime reconnaitra plus facilement les autres victimes dans la mesure où elle aura pris l’habitude de sonder les gens et de déceler en eux la même souffrance qu’en elle (ceci signifie que les agresseurs sont en fait aussi des victimes – et les victimes des agresseurs … Donc, on ne prend pas pitié de la victime ni de ce qu’elle a subi, et on ne punit pas l’agresseur – qui au fond, « est à plaindre, car lui aussi souffre & est une victime »… SCANDALEUX !) . La victime préférera alors se tourner vers des personnes ayant elles aussi vécu un traumatisme afin de pouvoir être comprise et supportée sans lire la tristesse dans les yeux de ses interlocuteurs, tristesse qui la renvoie sans cesse à sa condition de victime. (c’est quoi, cette cornerie ?? Les psys délirants sont clairement à l’oeuvre ici ! Cette phrase est fausse & stupide à TELLEMENT de niveaux ! Par quelque bout qu’on la prenne, ça ne veut rien dire ! Quand « l’orgue à logo » se met en marche dans ces cafetières fêlées, voilà ce que ça donne !).

J’espère que vous avez compris, victimes ; avec de tels « bons principes », c’est pas demain la veille que vous serez aidées ! 

Malgré les phrases pompeuses de « liberté », « démocratie », « protection », etc., on vit sous un régime tyrannique ; car c’est CELA que font tous les régimes tyranniques : ils commencent par changer le sens des mots, en sorte que le noir devienne blanc, & vice versa !

 Hélas, beaucoup ne comprennent pas ; l’exposé de ces 4 principes cruels & stupides a reçu, sur d’autres sites, des éloges & des remerciements de victimes – et tant que ces dernières seront prêtes à croire aveuglément les théories officielles & les soi-disant experts (qui les nient & les piétinent) et à accepter de porter la faute des agresseurs, cette situation perdurera…

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  5. Bonjour et Merci encore Bea de ce nouvel article éclairant.
    Pour le commenter, je ne peux que faire allusion à mon expérience personnelle, déjà expliquée dans un de mes messages précédents, sur une PN.

    Lorsque cette PN (il s’agit, vous l’aurez compris d’une femme) s’est rendue compte que chez moi, il n’y avait plus rien comme sang à pomper et qu’il devait sans doute en avoir d’autre ailleurs, je me suis retrouvé seul, dévasté, et complètement désorienté.

    Conscient de cette solitude et de cette souffrance horribles, j’ai bien compris que j’entrais là dans un tunnel dont je ne voyais pas le bout. En parler à des membres de ma famille (par téléphone puisqu’éclatée dans toute la France) ? Non. A des amis ? Encore moins. Ne pas poser sur les épaules d’autrui, une histoire désastreuse (et ennuyeuse, au fond) de 10 années… et de les voir au final vous tourner le dos parce qu’on ne peut aimer écouter la souffrance d’autrui…

    C’est vers un hopital psychiatrique que mon médecin traitant m’a orienté, vers le CERPAD (centre de soins traitant de l’Anxiété et de la Dépression). Avant d’en arriver à cette extrêmité, j’avais cherché s’il existait des « groupes de parole » dans ma région, (comme il en existe pour les alcooliques ou les drogués), mais je n’ai rien trouvé…

    Le Cerpad m’a orienté vers un médecin spécialisé dans les thérapies comportementales, et vers un neuro-psychiatre… La seule aide finalement de notre société, face au trauma d’une victime de PN est de ne pas considérer sa détresse, ou de l’assimiler finalement à une dépression nerveuse…
    Donc, la réponse, pour ce qui me concerne fut une batterie de médicaments, d’anti-dépresseurs et d’anxiolitiques, et basta…
    Le psy m’a même fait comprendre un jour que tout ce que j’avais vécu, eh bien je l’avais bien voulu !!! Je ne voulais qu’un dialogue empathique, que des explications sur pourquoi j’avais vécu tout ça… Et sûrement pas une batterie de produits chimiques…
    Non, il n’y a rien de prévu pour les victimes de PN, d’ailleurs ce n’est que depuis récemment que l’on considère le harcèlement (au boulot), comme étant punissable…Et, depuis combien de temps notre société « considère »-telle les victimes d’attentats, ou témoins d’attentats, et a mis en place des « cellules » d’écoute et de soins ??

    La victime d’un PN ne doit compter que sur lui même, sur sa propre force (ou ce qu’il en reste), et de la patience. La méditation, la lecture d’ouvrages traitant de sa propre « puissance » de guérison, les articles de Bonheur et Amour, une expression artistique (moi j’ai choisi l’écriture), et sutout, surtout, la conviction, la certitude que le bout du tunnel est pour bientôt..

    Merci Bea, et chaleureusement à vous.
    Stéphan.

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    • Bonjour… avec beaucoup de retard (malade – désolée)
      Je ne le dirai jamais assez aux victimes de PN : méfiez-vous des soi-disant « soignants » et « aidants » qu’on a ici ! En fait de guérison, ils ne feront que vous piquer vos sous & vous niquer la santé, tout en vous faisant subir la même chose que votre PN ! (c-à-d ne pas vous respecter, et vous utiliser sans vergogne pour satisfaire leurs propres objectifs).
      En Europe, on en est encore à accabler les victimes (donc, ne vous adressez pas aux psys ou thérateutes d’ici, et ne lisez pas les idioties moyennâgeuses européennes) ; Oui ; vraiment pour tous les médecins & acteurs sociaux, le mot « victime » est une condamnation – Vraiment, ils croient (ça les arrange de le croire !) que nos symptômes sont apparus « out of the blue », qu’on est des malades mentaux …
      Ces ordures ont choisi de ne jamais vouloir voir les symptômes qu’on a comme la conséquence des choses horribles qu’on a subies ! Une fois de plus, les perpétrateurs s’en tirent tout blancs & c’est la victime qui se prend tout … comme si on avait encore besoin de ça en plus !!!
      Alors que, en réalité, on ne peut jamais être trop doux avec ceux qui ont subi ces attaques haineuses répétées, on ne trouve chez nos concitoyens qu’indifférence (ce qui est bien pis que la haine !)
      Pis encore ; chez ceux qui sont censés apaiser nos souffrances, et à qui on s’ouvre en toute confiance, on ne trouve que mépris glacial, & condamnation –
      Compassion ? Empathie ? Il faut en faire son deuil car ces gens sont des robots dénués de tout bon sens comme de tout sentiments humains ! Par exemple, pour moi : la « thérapeute » Brigitte Cuzin me disait que j’avais choisi ma famille PN (où j’étais torturée & battue) et que je restais avec mon mari PN pour les « bénéfices secondaires » ! Une autre – que j’étais allée consulter après la mort de ma 2ème fille, m’avait demandé si j’avais eu des relations sexuelles avant le mariage, et comme j’avais dit que oui, s’était mise à me hurler « Putain ! Vous êtes une putain ! » -Elle avait l’air d’une gentille vieille dame, pourtant… mais ces psys sont souvent bien plus cinglés que les soi-disant malades qu’ils doivent traiter !
      J’en suis venue à penser que la plupart qui font ce métier sont fort dérangés, souvent ou dépressifs, ou PN eux-mêmes, et qu’ils visent à se remonter le moral, ou leur égo, en utilisant les clients pour ce faire …
      Comme dit ailleurs, méfiez-vous aussi des articles paraissant sur la perversion narcissique : beaucoup d’ignorants décident de « surfer » sur la vague de ce sujet à la mode, alors qu’ils n’en connaissent rien… le résultat, bien sûr, est que les victimes ne sont pas aidées…
      C’est criminel ! Le mensonge est haine & mort, & la vérité est vie & amour !
      Si vous voulez, vous pouvez m’écrire sur bonheuretamour@gmx.fr – j’ai plein de documents sur la barbarie de la psychiatrie…

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