Creusons-nous la nénette …

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réfléchir2La « psychologie de comptoir » qu’on a en Europe prétend que, si l’on n’arrive pas à être heureux, c’est dû à « des erreurs de traitement logiques » … Mais ce remède est trop superficiel. La logique ou le bon sens ne peuvent pas séparer les « ingrédients » composant la tristesse parce que ces ingrédients sont profondément enfouis dans notre psychisme, au-delà de la portée de la logique ou du bon sens.
Une bonne approche psychologique dépend de la connaissance, pas la logique. Cette connaissance de la façon dont fonctionne notre psychisme nous conduit dans notre inconscient profond. Nous y découvrons tout ce qui fut réprimé, ainsi que les émotions négatives non résolues qui nous obligent à « recycler » nos sentiments & souvenirs douloureux, générant ainsi le malheur.
Daniel Gilbert (psychologue cognitif) prétend que « si nous devions ressentir le monde exactement comme il est, nous serions trop déprimés pour sortir du lit le matin » … C’est faux ! Prenons, par ex, les gens qui méditent ; loin de craindre la réalité, ils recherchent la vérité et un sens intérieur ; ceci les rend plus heureux, & les aide à reconnaître et à surmonter les défis de la vie.
Nous devons être prêts à appréhender la réalité, ou nous serons comme des enfants qui ont peur du noir & serons incapables de faire face à des défis tels que le changement climatique, l’épuisement des ressources, le terrorisme, …

Pour D. Gilbert – qui, comme la plupart des humains, juge de tout d’après sa propre personne, & parle ici sans doute pour lui-même – l’homme a besoin d’un certain niveau d’illusion, une sorte de « système psychologique immunitaire, » qui nous fait nous sentir assez bien que pour affronter le problème, mais assez mal que pour nous pousser à agir pour changer la situation. A mon avis,  ceci est bon pour les esprits faibles, mais pas du tout pour les forts ! Car « la force (et la santé) d’un esprit se mesure à la quantité de vérité qu’il peut supporter » !

Sa « solution » n’en est pas une, car elle ne fait qu’enfoncer les gens dans le mal-être. Comme le dit si bien Dr Phil : on ne peut pas changer une situation que l’on ne s’avoue pas ou qu’on refuse de reconnaître !

La critique de son livre dans le New York Times a été judicieusement intitulée « la joie de l’illusion ».

Voici un exemple d’une vraie ( = profonde) compréhension, appliquée aux « collectionneurs d’injustice » – des râleurs chroniques ou victimes passives, qui n’emploient leur esprit et leur imagination qu’à créer des impressions les laissant offensés, bernés, opprimés , ou autrement victimes. Leur problème n’est PAS DU TOUT dans de supposées  «erreurs de traitement logiques », comme le prétendent les psychologues cognitifs, mais qu’ils sont ignorants.

La logique nécessite l’accès aux faits pertinents, et la plupart des collectionneurs d’injustice ne disposent pas de ces faits ! Ils ne savent pas ce qui se passe dans leur psyché, et seule la psychologie des profondeurs peut le leur révéler ou le leur enseigner.
Sinon, il est forcé que ces gens souffrent ; en effet, ils produisent involontairement des impressions subjectives qu’on leur nuit & croient à tort que ces injustices (réelles, exagérées ou imaginées) les obligent à souffrir. Comment pourraient-ils appliquer la logique alors qu’ils ne peuvent pas voir les processus inconscients à l’œuvre dans leur psychisme ?
Leur compulsion inconsciente à souffrir doit être explorée à fond, car ces êtres, à un niveau profond, sont poussés à continuer à se faire souffrir.

Pour se libérer, ils doivent générer une révolution intérieure, alimentée par un autre niveau de conscience & de compréhension.  Cela peut impliquer de passer chaque jour du temps pour appliquer leur nouvelle connaissance de soi aux situations qui les font souffrir.  Ils commencent à voir les choix qu’ils ont fait, pour créer inutilement ces sentiments négatifs & en voient l’inanité : ils comprennent qu’ils ont souffert non pas parce que les circonstances le justifient, mais parce qu’ils recréent & recyclent des émotions négatives non résolues.
Une personne saine vise à générer des pensées et les émotions qui mènent à la créativité, la productivité, le plaisir, la détente. Un collecteur d’injustice, lui, vise inconsciemment à générer des pensées ou émotions impliquant la privation de contrôle, la critique et le rejet. Ceci produit tension, frustration, colère, cynisme & dépression – menant à des addictions.

Il ne faut donc pas craindre d’explorer profondément notre inconscient ; cela ne peut qu’améliorer notre vie !

L’ennui, c’est que cette connaissance profonde se heurte à de puissants obstacles dans notre psyché :

1) ça donne aux gens une existence – qui, sans cette souffrance, serait TRES TERNE ! La vie n’est que de « l’éprouvé vital » ; que l’on hume un parfum, que l’on écoute une belle musique, que l’on fasse l’amour, ou que l’on goûte un plat délicieux, tout cela n’est au fond qu’un ressenti. Or, pour des êtres n’ayant qu’un faible ressenti, la souffrance, ou colère, ou frustration, leur offre une chance de « goûter » la vie…

2) les humains sont hédonistes ; ils suivent la voie du moindre effort, et donc, s’intéressent aux choses extérieures (superficielles) et non à ce qui se passe en eux (profondeurs).

Et 3)  ça les distrait de leur mission – car tout le monde en a une – mais mener une vie intègre & profonde est très dur à réaliser ; alors, c’est TELLEMENT plus facile de se perdre dans les détails, de couper les cheveux en 4, de se soucier de choses plus triviales !

4) on récolte, de ces plaintes, quelques miettes d’attention et de compassion de la part des autres.

Bref, que des avantages – et ils ne voient pas les inconvénients ( = une vie ratée) ou les bénéfices ( = une vie pleine de sens, sereine et heureuse) qu’ils pourraient tirer d’un changement de paradigme ! Oui, tout est question de vibration, dans l’Univers, oui, le semblable attire le semblable, et oui, « plus on dit merci, plus on a de raisons de dire merci » (& l’inverse est vrai aussi)…

Alors, creusons-nous la nénette, réfléchissons à l’ambiance dans notre famille d’origine, ce que cette ambiance a dû générer comme sentiments en nous, et quelles conclusions on en a tiré sur le monde, quels mécanismes de survie on a dû adopter, comment cela s’est traduit plus tard dans nos choix ou nos relations,… (voir : Pourquoi le monde va-t-il mal, et nous aussi ? ; http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/ )

 

PS : ceci implique que les psys n’ayant pas fait un travail en profondeur dans leur propre psyché sont incapables d’enseigner les connaissances et méthodes favorisant la croissance intérieure & la santé émotionnelle.

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