Citations de Carlos Ruiz Zafon

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Carlos Ruiz Zafon

-Parfois, (…)  il arrive que quelqu’un, très jeune, comprenne que la vie est un chemin sans retour et décide que ce jeu ne lui convient pas. Comme quand on décide de tricher dans un jeu qui ne vous plaît pas. Dans la plupart des cas, on est démasqué et la tricherie s’arrête. Dans d’autres, le tricheur gagne. Et quand, au lieu de jouer avec des cartes ou des dès, ce tricheur joue avec la vie et la mort, il devient quelqu’un d’extrêmement dangereux.

-On ne décide pas de son avenir : on le mérite.

– (…) dans la vie réelle, et à la différence de la fiction, rien n’est ce qu’il paraît être…

-On ne peut rien comprendre à la vie tant qu’on n’a rien compris à la mort.

-Il faut toujours que les gens qui n’ont pas de vie se mêlent de celle des autres.

-Nous sommes en hommes, et c’est bien connu que les hommes sont le maillon manquant entre le pirate et le cochon.

-Pendant qu’on travaille, on ne regarde pas la vie dans les yeux.

-Rien n’est juste. Au mieux, on peut aspirer à ce que ce soit logique. La justice est une maladie rare dans un monde qui n’a pas besoin d’elle pour se porter comme un charme.

-Vous vous souvenez-de ce que vous m’avez dit un jour? Que le destin ne fait pas de visite à domicile et qu’il faut aller le prendre par la peau du cou.

-Mihaïl Kolvenik était un homme brillant, poursuivit le docteur Shelley. Ce genre d’individu inspire toujours la méfiance à ceux qui se sentent inférieurs. L’envie est un aveugle qui cherche à vous arracher les yeux.

-Le Talent est comme la force d’un athlète.  On peut naître avec plus ou moins de dispositions, mais nul ne parvient à être un athlète simplement parce qu’il est né grand, fort ou rapide. Ce qui fait l’athlète, ou l’artiste, c’est l’artiste, c’est le travail, le métier et la technique. L’intelligence que tu as reçue à la naissance est juste un munition. pour parvenir à en faire quelque chose, Il est nécessaire que tu transformes ton esprit en arme de précision.

-Le silence pare les sots d’intelligence, l’espace d’une minute.

-La méchanceté suppose une détermination morale, une intention et une certaine réflexion. L’imbécile, ou la brute, ne s’attarde pas à réfléchir ou à raisonner. il agit par instinct, comme un boeuf de labour, convaincu qu’il fait le bien, qu’il a toujours raison, et fier d’emmerder, sauf votre respect, tout ce qu’il voit différer de lui, que ce soit par la couleur, la croyance, la langue, la nationalité ou, la manière de se distraire. En fait, le monde aurait besoin de plus de gens vraiment méchants et de moins de simples crétins…

-[…] quand le ventre parle, l’homme sage écoute.

-L’homme, en simien, est un animal social, et ce qui prime en lui c’est le copinage, le népotisme, le piston et le commérage comme mesure intrinsèque du comportement éthique… C’est purement biologique.

-Les lieux qui abritent la tristesse et la misère sont le foyer de prédilection des histoires de fantômes et d’apparitions.

-Un bon ami m’a dit un jour que les problèmes sont comme les cafards : dès qu’on les fait sortir à la lumière, ils prennent peur et s’en vont.

– J’ai traité avec des individus qui n’auraient pas mérité un crachat de votre part et qui n’en avaient pas moins une très haute idée de leur personne.

-Nul n’a autant de compassion pour un menteur qu’un autre menteur.

-Dans un univers infini, trop de choses échappaient à la compréhension humaine.

-L’incompétent se présente toujours comme expert, le cruel comme pitoyable, le pécheur comme dévot, l’usurier comme bienfaiteur, l’arrogant comme humble, le vulgaire comme distingué et l’abruti comme intellectuel.

-Les gens caquettent à qui mieux mieux. L’homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.

-Nous sommes prêts à croire n’importe quoi plutôt que d’affronter la vérité.

-[…] sur cette terre, le préjugé domine tout.

– Le temps fait du corps ce que la bêtise fait de l’âme, […]. Il le pourrit.

-Les bonnes paroles sont des cadeaux gratuits qui n’exigent pas de sacrifices et font plus plaisir que les vrais.

-Toute la géographie, la trigonométrie et l’arithmétique du monde ne servent à rien si tu n’apprends pas à penser par toi-même.

-Celui qui prétend que l’enfance est le temps le plus heureux de la vie est un menteur ou un imbécile.

-La vérité est censée être révélée à tous les hommes, mais, très vite, apparaissent des individus qui s’attribuent le pouvoir et le devoir d’interpréter, d’administrer ou d’altérer cette vérité au nom du bien commun, et qui établissent dans ce but une organisation puissante et potentiellement répressive. Ce phénomène, que la biologie nous enseigne et qui est le propre de tout groupe d’animaux sociaux, ne tarde pas à transformer la doctrine en un élément de contrôle et de lutte politique. Divisions, guerres et scissions deviennent inéluctables. Tôt ou tard le verbe se fait chair, et la chair saigne.

-Dans ce monde, on pardonne tout, sauf de dire la vérité.

-Toute oeuvre d’art est agressive, Isabella. Et toute vie d’artiste est une petite ou une grande guerre, en premier lieu avec soi-même et ses limitations. Si tu veux atteindre le but que tu proposes, quel qu’il soit, il faut d’abord l’ambition et ensuite le talent, la connaissance et, enfin, la chance.

-Pourquoi faut-il que moins on a de choses à dire, plus on se montre pompeux et pédant ?  Est-ce pour tromper le monde ou pour se tromper soi-même?

-La théorie est la pratique des impuissants.

– L’envie est la religion des médiocres. Elle les réconforte, répond aux inquiétudes qui les rongent de l’intérieur et (…) leur permet de justifier leur mesquinerie et leur jalousie au point de croire que ce sont des vertus et que les portes du ciel s’ouvriront seulement pour les malheureux comme eux, qui passent dans la vie sans laisser plus de traces que leurs sordides tentatives de rabaisser les autres et si possible de détruire ceux qui, par le simple fait d’exister et d’être ce qu’ils sont, mettent en évidence leur pauvreté d’esprit, d’intelligence et de courage. Bienheureux celui que lapident les crétins, car son âme ne leur appartiendra jamais.

-Les mots, avec lesquels on empoisonne le coeur d’un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire, et, tôt ou tard lui brûlent l’âme.

– (…) avant de combattre ton ennemi tu dois savoir comment il pense.

-C’est que rien n’est plus difficile à croire que la vérité. Et, au contraire, rien n’est plus séduisant que la force du mensonge lorsque son poids l’emporte. C’est la loi de la vie.

-L’un des pièges de l’enfance est qu’il n’est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir. Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d’elle, les blessures du cœur sont déjà trop profondes.

-Nous n’avons d’oreilles que pour ce que nous voulons entendre (…)

-La jeunesse est une maîtresse capricieuse. Nous sommes incapables de la comprendre et de l’apprécier jusqu’au jour où elle part avec un autre pour ne jamais revenir…

-Comme nous l’enseigne Freud, la femme désire l’opposé de ce qu’elle pense ou déclare, ce qui, à bien y regarder, n’est pas si terrible, car l’homme, (…), obéit au contraire, aux injonctions de son appareil génital ou digestif.

-« Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manque. »

-Enfin de compte, quel est le sens d’une science capable d’envoyer un homme sur la lune, mais incapable de mettre un morceau de pain sur la table de chaque être humain ?

-Les raisons de dire la vérité sont limitées, mais le nombre de celles qui poussent à mentir est infini.

-Le moyen le plus efficace de rendre les pauvres inoffensifs est de leur apprendre à vouloir imiter les riches.

-L’argent ne fait pas le bonheur, mais il achète tout le reste.

-Un bon père…Un homme capable d’écouter, de guider et de respecter un enfant, et non de l’étouffer sous ses propres défauts.

-Sais-tu ce que signifie mûrir, Ben ? […] C’est découvrir que tout ce en quoi l’on croyait quand on était jeune est faux et que, en revanche, tout ce qu’on refusait de croire est vrai.

-…c’est le propre des sages et des justes de savoir pardonner,..

-Les gens qui ont l’âme petite tentent toujours de rapetisser les autres

– Je parle de la barbarie. (…) Et elle vous submerge. Je constate sans arrêt cela au lycée. Gran Dieu ! (…)  Darwin était un rêveur, je vous assure.  Ni évolution, ni extinction.  Pour un qui raisonne, je dois me taper 9 ourangs-outangs.

-L’argent agit comme n’importe quel virus : après avoir pourri l’âme de celui qui l’héberge, il part à la recherche de sang frais.

-Vous êtes un juge trop sévère envers vous-même, qualité qui distingue irrémédiablement les personnes de valeur.

-Un bon menteur sait que le mensonge le plus efficace est toujours une vérité dont on a soustrait une pièce clef.

-Les femmes, à part quelques exceptions qui confirment la règle (..), sont plus intelligentes que nous, on en tout cas plus sincères avec elles-mêmes quand il s’agit de savoir ce qu’elles veulent. Ça n’a rien à voir avec ce qu’elles vous disent, à vous ou au reste du monde.  Vous affrontez une énigme de la nature, Daniel. La femme, c’est Babel et labyrinthe. Si vous la laissez réfléchir, vous êtes perdu.  Souvenez-vous-en : cœur chaud, tête froide. L’a b c du séducteur.

-Les cadeaux sont donnés pour le plaisir de celui qui les offre, pas pour les mérites de celui qui les reçoit.

– Pour moi les drapeaux sont des chiffons de couleur qui sentent le renferme, et il me suffit de voir quelqu’un se draper dedans et se remplir la bouche d’hymnes pour que ça me donne la colique. J’ai toujours pense que pour s’attacher si fort à un troupeau, il faut avoir quelque chose du mouton.

– (…) ça ne valait pas la peine de perdre son temps à essayer de changer le monde; il suffisait d’éviter que le monde vous change.

-La routine est la gouvernante de l’inspiration.

-Dans l’existence, il y a deux choses que tu ne peux choisir, Ben. La première, ce sont tes ennemis. La seconde, c’est ta famille. Parfois la différence entre les uns et l’autre est difficile à mesurer, mais le temps finit par nous enseigner que nos cartes auraient pu être pires. La vie, mon fils, est comme la première partie d’échecs. Au moment où tu commences à comprendre comment on déplace les pièces, tu as déjà perdu.

-La difficulté n’est pas de gagner de l’argent, se lamentait-il. La difficulté est de le gagner en faisant quelque chose qui en vaille la peine.

-[…] aimer vraiment c’est aimer en silence, avec des actes et non des mots.

-Il y a des rustres qui s’imaginent que s’ils mettent la main au cul d’une femme et qu’elle ne proteste pas, l’affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l’esprit grossier du mâle à l’affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d’abord penser comme elle, et la première chose est de conquérir son âme. Le reste, le réduit douillet et chaud qui vous fait perdre les sens et la vertu, vous est donné de surcroît.

-L’amour, c’est comme le saucisson : pur porc et mortadelle. Tout y a sa place et sa fonction.

-… c’est que l’homme, pour en revenir à Freud et utiliser une métaphore, fonctionne comme une ampoule électrique : il s’allume d’un coup et refroidit aussi vite. La femme, elle, c’est scientifiquement prouvé, s’échauffe comme une casserole, vous comprenez ? Peu à peu, à feu lent, comme la bonne fricassée. Mais quand elle est enfin chaude, personne ne peut plus l’arrêter.

-Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu’un livre change de mains, que quelqu’un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort.

– L’avenir se déchiffre plus clairement dans les rues, les usines et les casernes que dans la presse du matin.

– Sa vie semblait devoir se limiter à cette existence grise et amère des médiocres que Dieu, (…)  a dotés de la folie des grandeurs et de la superbe des titans.

-Avec le temps, vous verrez que parfois, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on a, mais ce à quoi on renonce.

-Mihaïl, tu te souviens de ce jour où tu m’as demandé quelle était la différence entre un médecin et un magicien ? Eh bien Mihaïl, il n’y a pas de magie. Notre corps commence à se détruire dès notre naissance. Nous sommes fragiles des créatures passagères. Tout ce qui reste de nous, ce sont nos actions, le bien où le mal que nous faisons à nos semblables.

-Mariage et famille ne sont que ce que nous en faisons.Sinon ils ne constituent qu’un tas d’hypocrisies. Du toc et des bavardages. Mais s’il y a l’amour, un amour dont on ne parle pas et qu’on ne clame pas aux quatre vents, qu’on n’affiche pas et qui n’a pas besoin de démonstrations….

-Si les gens pensaient vraiment le quart de ce qu’ils racontent, ce monde serait un paradis.

-La véritable différence, c’est que les hommes ont le ventre beaucoup plus gros que le cerveau et le coeur, et que les femmes ont le cœur si petit qu’il s’échappe toujours par leur bouche.

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