Sexualité : la face cachée du sado-masochisme

Par défaut

Apprécier ce genre de pratiques sexuelles nous en dit long sur nous-mêmes.  Jadis taboues, elles sont de plus en plus reconnues et acceptées aujourd’hui, comme une expression normale de la sexualité humaine… (il n’y a qu’à voir combien le livre “50 Shades of Grey”, qui traite du sujet, a eu du succès !).

Bref, l’érotisation du fait d’être humilié, dominé ou maltraité, est entrée dans les moeurs – toujours à condition que ce soit entre adultes consentants, bien sûr !

Mais cette excitation sexuelle obtenue via le sadisme ou le masochisme, montre en fait une facette sordide de la psychologie de ses adeptes …

Si la plupart des gens sont attachés à leurs vieux souvenirs, regrets ou remords, à leurs anciennes peines ou blessures (les fixations psychiques ou “fantômes qui nous hantent et nous pilotent à notre insu – voir : http://bonheuretamour.com/la-hantation-des-morts-vivants/), ce « plaisir »-là n’a rien de sexuel.

Le sado-masochisme réveille et rend excitant le côté sombre de notre être, ce qui peut abîmer notre esprit ou même le faire régresser.

Les personnes qui s’y livrent se retrouvent engluées dans des émotions négatives, contenant des éléments d’un masochisme non-sexuel.

Les êtres qui, étant petits, ont manqué d’amour, qui ont été bloqués, frappés, humiliés, contrôlés, critiqués, rejetés ou abandonnés ont en fait “libidinisé” leur souffrance, ce qui fait qu’ils en tirent finalement une gratification indirecte douce-amère (via leur vie sexuelle) devenant un passage obligé, une contrainte dans leur vie, comme dans leur vie sexuelle.

La libido doit être comprise comme la recherche de plaisir au sens large (non seulement sexuel) – or, c’est le plaisir qui rend la vie “vivable” et le sexe en fait largement partie (à part, bien sûr, sa fonction de procréation).

Cette énergie de libido est censée nous pousser vers des plaisirs “plaisants”, mais là, ce sont des plaisirs pervertis, car “non-plaisants”, en quelque sorte.

Le “plaisir” ressenti par les violeurs, les pédophiles, et autres harceleurs, est lié aux sensations de pouvoir  et de soumission, tout comme le sexe sado-maso. La libido du violeur ou du pédophile est activée par le fait de nuire aux autres, ou même de seulement imaginer leur nuire..

Même des gens normaux peuvent occasionnellement ressentir un plaisir pervers à voir quelqu’un souffrir & peuvent souhaiter du mal – ce qui est sadique – à leurs ennemis ou rivaux, ou à des personnes qui ne pensent pas comme eux ou d’autres races, …

Ces tendances mauvaises prennent leur source dans la partie primitive du cerveau ; celle qui ne connaît pas la morale et ne se soucie que de sa propre préservation.  En fait, nous serions surpris de savoir le nombre de nos comportements qui naissent dans cette partie du cerveau !

Hélas, comme cette partie n’est pas douée de réflexion ni de parole, tout se passe sous le conscient, et l’on demeure ignorant de la plupart des mobiles réels de nos actes !

La libido peut tourner au masochisme dès un âge très tendre ; l’enfant qui est amené, de par son environnement, à se sentir faible, impuissant, laid, méchant, qui est brimé, insulté, critiqué, battu, rejeté et abandonné, développe très tôt des fixations psychiques ; voilà les “spectres” qui le hanteront et dirigeront tous ses mouvements !

Une fois grand, cet ex-enfant malheureux voudra  – consciemment –  éviter absolument les expériences négatives, et pensera tout faire pour être aimé et respecté, mais en fait, dirigé par son inconscient malade, il agira toujours pour se mettre dans des situations et fréquenter des êtres qui le feront se sentir exactement comme il se sentait à l’époque !  il est lié indissolublement à ces émotions négatives, qu’il craint pourtant plus que tout !

Ces émotions, suivant une volonté obstinée (mais cachée) de les recréer et de les recycler, ont été libidinisées (= érotisées), en sorte que ces personnes-là deviennent accros au fait d’être violentés, opprimés, ligotés, insultés et maltraités, comme jadis.

Ce fonctionnement psychologique est en fait un mécanisme de défense pour dissimuler leur attachement aux expériences négatives ; ainsi, ils peuvent se croire innocents, et jeter sur d’autres le blâme de leur mal-être.

Ils peuvent se sentir les victimes de l’injustice (un sentiment dont ils sont emplis depuis longtemps) et de la cruauté des autres…

Peu de gens parviennent au niveau de conscience où ils peuvent voir que leurs souffrances émotionnelles résultent de leur volonté de continuer à la recycler !

Il faut savoir également que même les sadiques sont en fait (si on creuse plus profond) des masochistes ; en effet, ils trouvent leur plaisir à victimiser d’autres personnes, mais en fait, ils s’identifient à leurs victimes. Ils disent tirer leur plaisir du sentiment de puissance que le fait de violenter leur procure, mais ce n’est qu’une défense contre leur passivité sous-jacente. Pour en revenir aux violeurs et pédophiles, par ex, on peut dire d’eux que ce sont des êtres ayant érotisé leur passivité et qu’ils s’identifient en fait aux souffrances de leurs victimes – Qu’il soit clair que ceci ne les excuse nullement ! Tout être , a un côté sombre (qui est en fait “l’amour” des expériences négatives) – ce côté sombre nous pousse, si l’on n’est pas lucide, à des modes de soulagement destructeurs – et il est de la responsabilité de chaque humain de travailler à se connaître – justement pour ne pas “transmettre le mal” ainsi.

19/09/’16 : Paris ; mort suspecte après des pratiques sado-maso ; http://www.20minutes.fr/paris/1926879-20160919-paris-mort-suspecte-apres-pratiques-sadomaso

Je me suis fait incendier dans les commentaires & ceci prouve à quel point ces pratiques sont dangereuses ! Quand je disais qu’il faut aller de + en + loin … Ceux-là, clairement, on été TROP loin !…

Publicités

"

  1. Si vous vous êtes fait « incendiée » dans les commentaires, cela ne signifie pas que ces pratiques sont dangereuses, mais que vous êtes bourrée de préjugés d’un autre âge. Sortez un peu du DSM-5 et vivez, expérimentez ce dont vous parlez avant de juger. C’est clair que vous n’avez pas la moindre idée, sinon théorique, de ce dont vous traitez.

    J'aime

  2. Je ne suis pas d’accord avec votre article.

    Le BDSM est une façon de vivre sa sexualité en cela je ne vois pas comment une personne peut juger que c’est malsain. Dès lors que les actes sont consentis ; il n’est pas question de comparer cela au viol ou à la pédophilie. Je suis révoltée de lire de tels propos !!

    Pour ma part, très jeune j’ai fantasmé sur le fait d’être contrôlée, maîtrisée. C’est comme cela que je m’épanouie dans ma sexualité, c’est ce mélange de douleur-douceur qui me procure un plaisir intense, inégalé.
    Je suis pourtant relativement jeune mais je sais déjà que je n’ai jamais éprouvé un tel bonheur avec mes ex petits copains qu’avec mon homme et Maître actuel.
    Je tiens à dire que dès l’instant où les limites sont posées à l’aide de contrats, safeword ; que le Maître est responsable, respectueux et à l’écoute la personne soumise ne prend absolument aucun risque.

    Le dominant n’est pas toujours celui qu’on pense..
    C’est la soumise qui décide de faire de son homme un Maître au lit. C’est elle qui décide quand s’en est trop, que le jeu doit s’arrêter, c’est également elle qui avec son Maître fait part de ses limites. Dans ce contexte le Maître, comme le ferait un amoureux ordinaire dit « classique », tente de faire plaisir à sa belle et de l’emmener jusqu’au septième ciel. Comment peut on juger un couple sur son intimité ? la façon dont les partenaires s’épanouissent et prennent du plaisir sexuel ensemble ? Tant qu’il y a consentement, amour et respect je ne vois vraiment pas où est le problème.

    Il n’est pas nécessaire de faire de la psychologie de bas étage pour essayer d’expliquer pourquoi tel ou tel personne prend du plaisir en faisant tel ou tel chose.
    La psychologie est très subjective, le cerveau humain est très complexe. De plus je pense que chacun est différent, a des reactions différentes on ne peut pas établir de « vérité générale ».

    Pour ma part j’ai grandis dans une famille aisée avec trois soeurs que j’adore entourée de parents aimants. Je fais les études que je souhaite. Je me décris comme une personne saine de corps et d’esprit malgré ce que vous pouvez en penser 😉 .

    J'aime

    • OK. Alors, voici mon avis ;
      En sexualité, il faut essayer de tout, faire toute une variété de pratiques (celles qu’on aime) et des pratiques sado-masochistes en font partie…
      Mais s’il FAUT absolument ce piment-là à chaque fois, si on ne peut ressentir quelque chose ou jouir QUE avec du sado-masochisme, il y a un problème…
      C’est comme ceux qui ne peuvent se lever le matin, ou s’amuser à une soirée QUE s’ils ont bu de l’alcool ou fumé un pétard ! C’est alors à juste titre qu’on peut dire que ces gens ont un problème d’alcool ou de drogue – c-à-d quand ils en ont besoin pour « fonctionner »…
      C’est comme si on ne pouvait « le » faire qu’avec des rousses, ou que dans la montagne, ou … etc… Enfin, vous voyez l’idée…
      Donc, si vous pouvez jouir en faisant autre chose, ok, mais si c’est l’ingrédient nécessaire à chaque fois… ouille ! Il faut aller de + en + loin…

      J'aime

      • Encore une fois je ne suis pas d’accord.
        Je pense que cela n’a rien a voir avec une addiction du type alcool ou drogue, il s’agit simplement d’une préférence sexuelle.
        Pour rebondir sur l’exemple des rousses donc un certain type de femme. Je connais des hommes qui ne coucheront jamais avec une femme noire et ce n’est pas par racisme c’est simplement une préférence physique. Tout comme une lesbienne ne prendra pas son plaisir avec un homme. En quoi ces personnes auraient-t-elles un problème simplement parce qu’elles préfèrent tel type de physique, tel type de pratique…
        Est-ce qu’on catégorise les personnes dites « vanille » qui ne pratique que l’amour calmement, un missionnaire par semaine d’une durée de 15 minutes et au lit. Non personne ne dit que ces personnes ont un problème. Chacun gère sa vie sexuelle comme il l’entend et prend son plaisir de la façon qu’il souhaite.
        Personnellement je suis jeune mes envies continueront certainement d’évoluer mais pour le moment les pratiques sm sont un ingrédient essentiel dans ma relation. Dans la mesure où il n’y a que grace a elles que je m’épanouie. Je n’étais pas à l’aise dans ma sexualité avant de découvrir ce monde. Je ne savais pas pourquoi et je ne savais pas ce qu’il me manquait mais je savais qu’il me manquait quelque chose.
        A présent je m’épanouie dans ma relation et il en est de même pour mon partenaire je ne vois pas pourquoi nous aurions un problème parce que nous prenons notre plaisir d’une façon différente des autres.
        Ce que je pense c’est que dans notre monde actuel les gens ne sont pas encore assez ouvert pour considérer ces pratiques comme normales et que même si vous dites qu’on peut le faire de temps. Le faire tout le temps relève de la perversion pour vous. Il y a quelques années on disait la même chose à propos des homosexuels on pensait qu’il s’agissait de personnes dérangées sous prétexte qu’elles ne faisait l’amour qu’avec une personne du même sexe et tout cela a bien évolué.

        J'aime

  3. Bonjour,

    Je ne suis pas la pour vous dire que vous avez raison ou tord, mais tout de même vous remercier de ce partage d’opinion sur ce sujet. Etant moi même pris dans ce genre de pratiques .. je dois avouer que je me pose pas mal de questions …
    Je me sens pris entre 2 … dans un sens, j’aimerai tant arrêter d’avoir ses envies, de fantasmer continuellement sur des pratiques encore non assouvies..( je suis pas la pour raconter lesquelles ) bien que j’ai quelques expériences plus ou moins soft en tant que soumis, je parle …. Mais dans un autre sens, (surtout à certaines périodes ou je suis plus mélancolique, a ruminer mes problèmes) je suis pris d’envie difficilement résistible de rechercher à mettre en pratique des scénarios sur lesquelles je fantasme depuis plus de 15 ans maintenant .. (j’en ai 30 )
    Je peux y passer des heures dans une journée à rechercher, on peux bien parler d’addiction, c’est certain, mais je demande pour ma part, si je cherche pas à m’enfermer dans ces fantasmes, pour fuir la réalité, ne pas faire face à mes propres problèmes … mais cela n’explique en rien l’origine de ses envies…
    J’ai une conduite aussi addictif, je fume beaucoup ( cannabis y compris), beaucoup d’alcool (bien que je ne suis pas au point d’être en manque physique) et autres drogues plus occasionnels …
    Enfin je m’écarte un peu du sujet, je pense de plus en plus a me libérer de toute ses addictions ( mes pratiques masochiste y compris ) car dans un sens, j’ai l’impression que sa me correspond pas …
    Cependant, comparer a quelques années en arrière, ou je voulais absolument gouter à ces pratiques sans me poser de question .. a des moments, ça va mieux, et je m’écarte de ses envies, je prend conscience que sa m’aide pas à devenir qui je suis réellement, et l’impression de ce couper du monde extérieur aussi …( enfin je c’est pas si vous me comprenez ..) malgrès mes périodes de régression si je puis dire. ( pour mon cas)
    C’est pour cela que j’ai trouvé votre article intéressant, même si n’est que votre avis, encore merci, car c’est vrai que je peine à trouver des information sur le sujet .. Je voulais aussi savoir si vous avez pas des conseil de lecture, de livre, ou d’article traitant le même sujet à me proposer, car je cherche à comprendre …
    Cependant, je vous souhaites une bonne continuation .
    Arnaud

    J'aime

    • L’ennui du sado-masochisme (comme du porno), c’est que c’est une addiction – donc, que l’effet s’efface, que nos sens s’émoussent (car trop sollicités) et qu’il faut aller de + en + loin pour ressentir la même chose… jusqu’à des choses « ultimes » & dangereuses ou mauvaises (puisque là, la moralité n’existe pas) …
      Il faut décider d’arrêter, de se désintoxiquer – de revivre (même si au début, le sexe « normal » semblera fade)…
      Je ne connais pas de livre sur le sujet, mais je crois que vous trouverez des conseils sur Youtube.
      Pour le tabac, par contre, je vous conseille l’excellent ouvrage d’Allen Carr : « la méthode simple pour en finir avec la cigarette ». J’étais très accro, je fumais depuis des années 2 paquets par jour, j’avais tenté de tout pour arrêter (sans succès) & je n’avais aucune volonté… & j’ai guéri. Et juste après, mon mari l’a lu & s’est aussi désintoxiqué…
      Bonne chance !

      J'aime

    • Bonjour,
      et merci pour votre réponse .. oui effectivement c’est très addictif .. et sa me prend vraiment trop de place dans ma tête en pendant ce temps la j’avance pas personnellement .
      Bon après ce n’est pas qu’une question de ça mais bon, j’ai conscience que s’a ne m’aide pas du tout .. appart le fait de pratiquer me donne une impression de lâcher prise, j’y ressent comme une forme de transe pendant l’acte, qui peut même durer quelque temps après ( genre le restant de la journée, voir le lendemain …) mais est ce vraiment ça lâcher prise?
      Sa peut sembler être un paradoxe, mais je suis en pleine recherche d’une partenaire ( j’en ai trouver une pour cette semaine) et dans le même temps j’écris cela comme si c’était quelque chose que je devais fuir ..en quelque sorte, je suis en plein conflit intérieur ..
      Sinon, je suis allé sur YouTube .. je suis tomber sur un documentaire intitulé  » mal aimé », mise appart le fait que certains passages m’ont plutôt motivé a pratiquer, j’ai trouver très intéressant ..
      Je suis allé aussi sur le site d’Allen Carr .. j’ai pas acheté le livre ( faut dire que je me méfie des livres payant promettant des solutions « imparables »), mais c’est intéressant, j’y ai appris le terme  » état de dissonance cognitive » … j’ai l’impression qu’on pour utiliser ce terme pour pas mal de choses.au final ..
      En tout cas merci pour vos conseil, et oui .. il va falloir a moment donné me désintoxiquer, je pense que la dessus on se comprend …
      Arnaud.

      J'aime

      • Bonjour,
        Je vous le dis : lâcher prise, ce n’est pas ça du tout.
        La forme de transe, c’est le « high » que procure un fix au drogué. C’est pareil avec ceux qui prennent de l’alcool, ou qui sont accros au jogging, ou au shopping, ou au travail, ou aux anti-dépresseurs, etc…
        C’est un genre d’auto-médication, destiné à masquer un vide qu’on a au plus profond de soi, et/ou d’anesthésier une douleur ancienne devenue inconsciente…
        Je parle ici (http://www.bonheuretamour.com/2013/10/11/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/) des attachements psychologiques – dont je suis persuadée que bien 85% des gens souffrent.
        Une addiction vous bouffe effectivement votre vie & vous empêche de faire quelque chose de votre vie => Il faut se désintoxiquer en creusant pour trouver la cause de cela & le faire « sortir » pour pratiquer un genre de purification émotionnelle…
        Il faut s’y forcer même si au début, c’est pénible ( Dieu sait qu’il y aura des tentations & des pensées d’y revenir, mais il faut les chasser !) et même si le sexe paraît alors fade… Ca redeviendra bon au fur & à mesure que vous vous désintoxifierez…
        Pour la partenaire, je crois qu’il faut d’abord comprendre ce qu’on est & ce qui nous convient, avant de voir si elle est une fille « bien »…
        Bonne chance

        J'aime

  4. Bien qu’ayant été assez choqué par le terme de « race » et quelques allusions religieuses bien qu’implicites qui sont justifiées dans les commentaires lorsque vous rappelez le nom de « Jésus » et l’adjectif « sacrée », je tenais à vous dire que l’article avait un objectif final que j’ai apprécié, celui de rappeler que l’être humain quel qui soit doit se connaître. Enfin moi ce que j’en ai compris, vous pourrez me corriger si je me trompe 😉 , c’est qu’il ne faut pas s’enfermer dans ses émotions que nous avons tous eu, dans le but de continuer à vivre. Peut être que le verbe « falloir » semble trop stricte, alors je vais reformuler. Il est préférable de ne pas s’enfermer dans des émotions mais dans ses émotions pour se connaître et avancer. Enfin c’était juste un argument qui n’avait pas pour but de s’imposer, d’où le bon air de l’article.
    Merci en tout cas à vous, d’avoir écrit un article qui développe les idées que je partage, au moins l’idée globale en tout cas.

    J'aime

  5. Bonjour,

    Étant curieuse, j’ai attentivement lu votre article. Il y a, comme d’autres l’ont écrit, une ou deux choses qui me gêne. Tout d’abord, il est vrai que de la façon dont vous l’avez retranscrit, vous mettez les adeptes de ces pratiques, fort nombreuses et à « dosages » différents, et les criminels dans le même sac.
    Ensuite, vous écrivez « les gens normaux ».. qu’est ce que cela signifie? Normal veut dire qui est dans la norme. Si notre société était différente et que le sm était la norme, c’est vous qui seriez une anormale. La société nous force à vivre dans une impasse et à en être content. Les gens d’aujourd’hui souhaitent évoluer, changer la société et le monde. Une personne bio et vegan n’est donc pas normale? Les gens ont des principes, des préfèrences, et chacun est libre tant qu’il ne stoppe pas la liberté d’autrui. Le sm est une déviance aux yeux de la majorité, jamais meurtre ou assassinat dans ces pratiques, ils ne sont pas des criminels, juste des gens qui veulent explorer davantage de sensations, au même titre qu’un sportif de l’extrême qui, lui, risque sa vie, réellement.
    Dans cet article, je trouve que vous vous permettez de juger d’après ce qui semble avoir été une mauvaise expérience pour vous. Ce n’est pas un article objectif et scientifique, mais un avis d’ordre personnel laissant apparaitre un dégoût évident pour ce que vous avez effleuré. Que pensez vous de ce raisonnement?

    J'aime

    • Eh bien, voilà quelqu’un qui se sent assez persécuté par les propos de l’article.
      Certes, je vous accorde la plupart de vos arguments. Il n’était pas par exemple judicieux d’utiliser le terme « normal » qui sans explication concrète ne trouve pas sa place.
      Je tiens juste à justifier que la comparaison entre les criminels et les sado-masochistes n’a pas été faite pour associer ces deux sortes de personnages dans leur totalité mais uniquement dans la passion pervertie de leur domination ou de leur soumission.
      Contrairement à vous, qui poussez à accuser tout le monde, je pense que le but de l’article n’a pas été de montrer le dégoût de ces relations, mais de se demander finalement comment deux êtres engagés dans une relation telle que celle-ci puissent s’aimer.
      Permettez d’expliquer de quelle amour je parle, sans étonnement je parle de l’Amour avec le grand A, celui où on tombe amoureux de quelqu’un dans sa totalité, où l’on est capable d’avoir une relation sexuelle qui nous permet de connaître mieux notre conjoint(e). Malheureusement l’amour sado-masochiste, lui, met en avant une pratique centrée (lisez bien cet adjectif , car il définit en un point le but de ce type de relation, au lieu d' »explorer » comme vous dites il centre) sur des impressions de pouvoir, ainsi la seule connaissance qu’on peut en avoir avec notre partenaire c’est celui de sa réaction au pouvoir qui est partagé entre nous. Je parlerais même de fausses réactions, étant donné que ce n’est qu’un « simple » jeu, n’est-ce pas ?
      Bien entendu, je ne perçois pas ce type de relation comme quelque chose de dégoûtant, libre à chacun de faire ce qu’il veut. Mais surtout libre et espoir à chacun de trouver l’Amour surtout.
      Par contre il y a bien quelque chose que je ne comprends pas et j’aimerais bien que vous me l’expliquez 🙂 (si cela ne vous dérange pas bien sûr). Pourquoi aujourd’hui des siècles après que nous ayons lutté contre l’esclavage et pour le droit à l’amour, des gens cherchent à légaliser une « forme » (j’ai bien dit une forme car ce n’est pas le même chose) d’esclavage consentant ? Est-ce parce qu’on pense que lorsqu’on est consentant tout est permis ? Si c’est cela, enfin je ne l’espère pas parce qu’avec de tels arguments on peut aller très loin, je trouverai cela assez décevant de la part d’adultes cultivés ou peut être pas.
      Bien à vous, espérant ne vous avoir pas offenser comme vous sembliez l’avoir démontré plus tôt.
      Bonne journée à tous 🙂

      J'aime

      • C’est un jeu – l’humain est (ou devrait être) « jouette »… sauf que là, c’est un jeu pas très sain … Contrairement à ce que certains prétendent, tout autant pour cet article que pour les autres, je sais parfaitement de quoi je parle -> quand je ne connais pas un sujet (= que je ne l’ai pas vécu & ressenti moi-même, puis réfléchi & m’être informée dessus), je n’en parle pas !

        J'aime

  6. C TRES CON… et Dangereux =
    =de Comparer aunsi le BDSM CONSENTI et Les Crimes des Violeurs et Pedophiles..
    = et « Maladif »de vouloir ainsi « Corriger » les « Sales Déviances » des autres !?
    Comme si Les Actes Sado Maso se limitaient au BDSM …
    qui en est plutôt une douce Thérapie !?
    DONC =
    Article dun SIMPLISME …Affligeant

    J'aime

    • Ok… consenti, ça peut aller (je ne veux pas faire d’amalgame avec les criminels) – mais même consenti, il y a quand même ce problème que, comme pour une drogue, il y a accoutumance ; on essaie quelque chose, ça plaît, et puis ensuite, le plaisir disparaît, et il faut aller plus loin pour retrouver des sensations, et plus loin, et plus loin… C’est dangereux…

      J'aime

    • C bien de NE MM PAS ME Laisser la Capacité de vous Répondre..
      Je le fais donc ICI =
      Votre Argument de L Accoutumance aux « Sévices » et « donc »… à leur Aggravation (?!)
      Est du « mm Tabac » (LoL) que ceux qui pensent que les Fumeurs de Hash vont « Fatalement » Tomber dans les Drogues Dures
      = En fait d Aggravation….
      C celle de VOTRE BÊTISE
      que vous Montrez ainsi
      Cet « Argument » est dune STUPIDITÉ CRASSE et Montre surtout que Vous ne connaissez RIEN à CE « Milieu » et ses Pratiques..

      J'aime

  7. Je n’aurai qu’une seule chose à vous dire : MERCI !! Enfin un article plein de bon sens qui me conforte exactement dans l’opinion que je me fais du sujet…
    Je suis tellement heureuse de vous avoir trouvée que je n’ai pu m’empêcher de vous laisser un commentaire…

    J'aime

    • Merci à vous ! C’est vrai qu’avec toutes ces théories « New Age » olé-olé débiles, que toutes les femmes avalent comme du petit-lait, je me demande parfois si je suis la seule femme à avoir du bon sens (sans compter de la moralité) sur cette Terre ! Ouf ! Je constate avec joie qu’il y en a d’autres, comme vous ! 😉

      J'aime

    • Vous voyez les choses autrement …mais quand même ; vous DEVEZ avoir remarqué que le plaisir tiré d’une pratique s’efface & qu’il vous faut aller de plus en plus loin pour obtenir le même degré de satisfaction…
      J’estime que ayant 1) une expérience vécue de la chose, 2) un savoir livresque (écrits scientifiques sur la question, 3) les expériences vécues de mes clientes, j’en sais sans doute plus là-dessus que vous (car je ne pense pas que vous réunissiez ces 3 conditions).
      Ce que je crois, c’est que, bien que convaincu de votre opinion, vous êtes inconscient de vos mobiles profonds

      J'aime

    • C’est comme ça dans tout, pas uniquement dans ces pratiques…
      ensuite, chacun a ses limites, et si les pratiquants veulent aller plus loin, c’est toujours avec le consentement de chacun. Ensuite, avoir ces envies, ces goûts ne montrent pas du tout une « facette sordide de la psychologie de ces adeptes » cela montre juste des goûts différents, parfois, et uniquement parfois, ces envies resultent d’un passé douloureux, oui c’est vrai pour certains, parfois cela sert d’exutoire. Mais je ne pense pas que ce soit le cas à chaque fois. Et je ne vois pas pourquoi vous reagissez ainsi face à des personnes qui aiment ça, vous les faites passer pour le mal!
      Et enfin la comparaison avec les violeurs et pédophiles n’a pas lieu d’être…
      Et oui, j’ai également l’expérience que vous avez

      J'aime

      • Je ne crois pas que c’est comme ça dans tout…
        Je ne dis pas que les adeptes du BDSM sont des violeurs & des pédophiles, mais on ne peut nier (ceci n’est pas de moi ; voir + bas) que le plaisir qu’ils en tirent (de pouvoir ou d’impuissance, …) est issu d’une même source…
        Vous savez, les articles que j’écris « out of the blue », en tirant tout de moi-même, sont très rares (et encore, même ceux-là s’appuient majoritairement sur des sources sérieuses) ; la plupart sont tirés de plusieurs sources que je « relie » & recompose (mais toujours en gardant leur sens) … Ce n’est donc pas, à la base, mon avis, mais celui de chercheurs qui ont étudié ce sujet…
        J’admets que l’expression « facette sordide » est un peu forte, mais en concluant sur base de toutes mes sources d’information (& de ma propre vie), j’en suis venue à penser que c’est effectivement un mal… Il faut, comme l’a si bien dit Jésus, voir les fruits que donne l’arbre…

        J'aime

    • Et bien c’est comme toutes les adictions je pense… on a toujours besoin de plus, i y en a certaines qui sont mauvaises (drogues dures, alcool…) et d’autres pas forcément, car elles font partie de nous et qu’on ne peut rien y faire, on est comme ça, autant s’accepter et vivre avec comme on en a envie!
      mais on ne peut pas dire à des gens qui ont un goût particulier qu’ils sont mauvais! On ne peut pas discuter des goûts et des couleurs.. comme on ne peut pas dire à quelqu’un qui aime la couleur rouge qu’il est un vampire parce que le rouge est la couleur du sang!
      Bien que je ne rejette pas l’idée qu’un vécu un temps soit peu marquant puisse agir sur ces goûts, mais cela ne change pas mon avis sur tout le reste 🙂

      J'aime

      • Je ne dis pas que ces gens sont mauvais, mais bien qu’ils font quelque chose qui est mauvais (pour eux-mêmes et autrui).
        Et ce n’est pas « juste un goût » ou une préférence anodine ; il s’agit ici du coeur même de l’être, de la chose la + sacrée !

        J'aime

L'article vous a plu... ou pas ? Laissez-moi un commentaire ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s