Jeunes & drogues

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Je vous avais déjà (12/5/12) informés sur les addictions en général (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2012/05/12/addiction-alcool-drogue/), le 22/6/12, sur les jeunes et l’ alcool (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2012/06/22/les-jeunes-et-lalcool/) et enfin, le 9/9/13 et sur les conduites à risques chez les ados (voir https://bonheuretamour.wordpress.com/2013/09/09/ados-conduites-a-risques-3/).

Il me reste à évoquer l’usage de tabac et de drogues.

Si vous surprenez votre ado en train de fumer un joint, pas de panique ! Commencez par évaluer la situation : s’agit-il d’un simple usage ponctuel (sans addiction) ou d’un usage habituel, devenu nécessaire, donc addictif ?

L’usage ponctuel de cannabis cause peu de troubles de santé ou de comportement; l’ado n’en ayant pris que par curiosité ou pour s’intégrer à un groupe et dans 95 % des cas, il n’évoluera jamais vers l’usage d’une autre substance.

Si par contre, il consomme un produit dangereux (causant troubles du comportement, violence, accidents routiers, détériorations du cerveau ou décès), on parle d’usage nocif. En ce cas, sachez que vous n’en viendrez pas à bout seuls ; il faut vous faire aider.

Une drogue peu dangereuse peut le devenir si la consommation a lieu dans certaines circonstances : juste avant de prendre le volant, par exemple.

En outre, un jeune qui consomme du cannabis chaque jour en vient, bien que la drogue ne soit pas addictive physiquement, à ne plus pouvoir s’en passer et à devenir très passif, indifférent à tout (relations familiales et amoureuses, études, ..)

Beaucoup tiennent encore le cannabis pour inoffensif. Pourtant, il dégrade le traitement de l’information dans le cerveau, nuisant ainsi à la faculté d’attention et aux aptitudes sociales.

Le jeune s’isole dans son monde, et les parents souffrent de la coupure de la communication, et du fait qu’il se détache de tout (il n’a plus de projets d’avenir et ses notes à l’école s’en ressentent). L’ouverture, le respect de soi et la disponibilité disparaissent également. Finalement, le monde imaginaire règne, tandis que la réalité se voit déformée.

Plus un jeune commence tôt à en consommer, plus le degré d’addiction à cette drogue – et le risque d’en consommer d’autres ensuite – augmente.  L’usage de cannabis commencé à l’âge adulte est généralement négligeable, peu addictif. Comme pour l’alcool, l’usage en groupe, pour s’intégrer, n’est pas grave. Par contre, l’usage visant à «lui faire oublier ses problèmes » mène à l’addiction.

L’expression « drogue douce » appliquée au cannabis ne convient pas, puisqu’elle a de graves conséquences.  Le cancer, d’abord, dû au fait qu’on inhale bien plus de fumée et plus profondément, avec un joint qu’avec une cigarette. La mortalité sur la route, ensuite (conduite en étant « stone »).

Et puis, comme cela anesthésie les sentiments, il y a le fait que le jeune qui en consomme perd sa chance d’obtenir un diplôme ou d’avoir des relations profondes avec ses congénères (parents, amis, ..). Sans compter que, dans certains cas, c’est une porte vers les drogues « dures ».

Si vous vous rongez les sangs parce que vous ne savez pas si votre fils (ou fille) se drogue, il est aisé de sortir du doute en achetant un test (urinaire) détectant diverses drogues courantes.  Vous l’emploierez en secret, bien sûr, en faisant appel à votre astuce. Vous devez savoir, parce que connaître la vérité peut faire la différence entre perdre votre enfant, ou le(a) sauver .  En outre, l’incertitude étant la pire des tortures, autant en sortir au plus vite, car le stress nuit à votre santé.

Attention, danger : l’adolescent qui consomme des drogues « dures » (cocaïne, héroïne, LSD ou toute drogue « moderne » comme les poppers, GBL, M-Cat ou tout autre psychostimulant) risque sa vie, ou du moins sa santé.

De même, dès 10 à 11 ans, certains gamins se mettent à « sniffer » du gaz à briquet. Cette pratique va non seulement endommager leur cerveau, mais aussi leur causer de graves blessures aux mains et au visage si, comme cela arrive souvent,  la recharge en bombe utilisée à cet effet explose.

Il  y a aussi les amphétamines – l’ecstasy (MDMA) principalement : elle circule dans les clubs, les soirées, les concerts et surtout dans les « rave parties » ; rares sont ceux qui ne vont à ces événements que pour la musique ! Cette drogue peut tuer en causant des attaques ou en élevant dangereusement la température du corps (entre autres).

Interrogez donc de temps à autre vos ados – de façon informelle, pour qu’ils ne vous jugent pas trop  intrusif ; même s’ils mentent, vous en saurez plus sur eux et leurs habitudes …

Jeunes & tabac :

Bien qu’il y ait moins de jeunes fumeurs qu’autrefois, les fumeurs quotidiens fument plus qu’avant.  Les fabricants, sachant que plus on s’y met tôt, plus on risque de devenir accro, ont créé des cigarettes saveur vanille ou framboise pour attirer les jeunes.

Ici aussi, prêchez d’exemple (ne fumez pas) et informez vos enfants sur les dangers du tabac.  Vous devez savoir qu’un jeune commence à fumer principalement pour 2 raisons : pour vous braver ou parce que ses copains l’y poussent.

Donc, s’il allume devant vous une cigarette, ne réagissez pas, sinon vous lui donnez la « récompense » qu’il attendait.

Par contre, faites au tabac une contre-propagande :

–         Regardez des émissions sur les maladies causées par le tabac et essayez de lui faire éviter les copains fumeurs.

–         Vantez les jeunes ayant refusé, malgré les pressions, de se mettre à fumer, en insistant sur leur courage et leur maturité. Ne présentez aucun fumeur comme un héros, ou comme « mûr », mais comme un bébé accroché à une tétine et comme un être qui ne se respecte pas.

–         Dites-leur que l’argent de leurs « clopes » profite à quelques milliardaires qui, tout en les promouvant pour répandre le plus largement ce poison (profit oblige), ne font jamais la bêtise de fumer eux-mêmes, sachant à quel point il est mortel. Ces gens-là méprisent leurs dupes (ceux assez sots pour fumer) et ne les voient que comme des vaches à lait à exploiter.

Faites tout ceci avant l’adolescence, car, à cet âge, ils n’écoutent pas vos conseils, ou s’amusent à en prendre le contre-pied systématiquement.

Mais quelle que soit la drogue utilisée – et c’est vrai aussi pour l’alcool, ou pour d’autres drogues plus mentales, comme l’addiction au shopping, au sexe, à la prise de risques ou au travail – le problème du drogué est qu’il a, en lui, comme un « trou noir », c’est-à-dire un grand vide spirituel, vide douloureux qu’il tente de combler avec les substances décrites ci-dessus.

Le seul remède serait d’acquérir une spiritualité saine.  Par là, je n’entends pas nécessairement la foi en Dieu (encore que je sois croyante), mais le fait de créer et de maintenir un lien, une relation, avec « la globalité », c’est-à-dire l’Univers, la nature (plantes et animaux), les autres humains et soi-même.

On blâme généralement les parents quand un ado se drogue ou vandalise, mais la société porte une part de responsabilité dans le phénomène; quelle image présente-t-elle à nos jeunes, à part celle d’un monde dur, n’ayant rien à leur offrir, ni travail ou activités extra-scolaires, seulement des parents épuisés, égarés ou trop pauvres. En l’absence d’idéaux, d’un but qui les dépasse et les porte, ces jeunes s’ennuient, traînent, désespèrent de tout et finissent par faire des bêtises.

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