Ados & conduites à risques

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Alcool, drogue (usage ou trafic), bagarres, sécher les cours, conduire trop vite, vols en magasins, tags, agressions diverses, vandalisme, vol de véhicules, faux en écriture, prostitution ; un jeune qui fait ce genre de choses souffre peut-être d’un problème hormonal, neurologique ou social (mauvaises fréquentations). Il fait alors des choix qui mettent son avenir en péril.
Observez-le bien car, si vous ne réagissez pas, cela ira en s’aggravant.
Un comportement à risque de la part de votre ado est l’un des principaux indices qui doivent vous alerter, car c’est une preuve qu’il n’arrive pas à faire le lien entre ses choix et leurs conséquences. De même, soyez aussi particulièrement attentifs s’il y a déjà eu dans la famille des cas d’abus de drogues ou d’alcool.
Si votre adolescent(e) bascule dans la délinquance, il ne faut pas se dire « Je l’aime, donc, je l’excuse ». Il doit vivre selon vos valeurs tant qu’il demeure chez vous. C’est votre devoir de bien les préparer à la vie – ce qui passe NECESSAIREMENT par l’obéissance aux règles, le respect de soi et d’autrui et de bonnes études !
Votre enfant a droit à une vie pleine et heureuse, d’être fier de ce qu’il fait ; or, son attitude écervelée et rebelle est non seulement égoïste, mais lui prépare une vie misérable et une mort prématurée !
Un jeune acceptable chez vous, est calme et respectueux, responsable et attentif à vos besoins et limites. Votre foyer ne peut être le lieu de crises de rage, d’un parasite qui exige des soins et de l’argent, en vous causant plus de boulot et de stress.
S’il a des cicatrices du passé ou des frustrations, qu’il en discute – au besoin, avec un thérapeute – mais il n’est pas question qu’il s’en décharge sur vous ! Avoir peur de rentrer chez soi parce qu’on sait qu’on devra affronter un jeune en colère – un genre de bête enragée – n’est pas acceptable – quelles que puissent être les raisons.
S’il est adulte et vous agresse (verbalement ou physiquement), c’est un fait grave. S’il vous frappe, il faut porter plainte : le mettre en face de ses responsabilités lui donnera un choc salutaire. S’il est mentalement malade, l’hospitalisation s’impose.

On blâme généralement les parents quand un ado se drogue ou vandalise, mais la société porte une part de responsabilité dans le phénomène ; quelle image présente-t-elle à nos jeunes, à part celle d’un monde dur, n’ayant rien à leur offrir, ni travail ou activités extra-scolaires, seulement des parents épuisés, égarés ou trop pauvres. En l’absence d’idéaux, d’un but qui les dépasse et les porte, ces jeunes s’ennuient, traînent, désespèrent de tout et finissent par faire des bêtises.
Il faut continuer à leur servir de modèle, et dire « stop » ! Le fait que la société les arrête (dans tous les sens du terme) favorise souvent une prise de conscience. 70 % de ceux qui ont été punis ne récidivent pas.
Mais attention : il doivent être acteurs dans leur changement, vouloir y participer. Et je ne vous dissimulerai pas qu’il existe un risque de contagion dans les prisons pour mineurs.
La prison n’est donc une solution que pour protéger autrui et s’il y a un projet par la suite.
Si vous taisez l’incident ou refusez de dénoncer votre jeune délinquant, vous lui permettez d’échapper aux conséquences de ses actes, ce qui lui donnera un sentiment d’impunité faisant qu’il continuera – ce dont votre famille (ainsi que votre vie et votre santé mentale) souffrira. La situation risque d’empirer, peut-être jusqu’au meurtre (un fait qui ne peut jamais s’annuler).

Certains nutritionnistes expliquent la survenue de la violence par des carences dues à l’appauvrissement de notre alimentation : oméga 3 surtout (développement du cerveau), mais aussi vitamines B6, B9, E (synthèse des neurotransmetteurs) et certains oligo-éléments impliqués dans le fonctionnement du cerveau (zinc, lithium, sélénium). En outre, certaines intolérances alimentaires (lait, gluten) inhibent la capacité d’attention.
Cette hypothèse peut sembler farfelue, mais est corroborée par une étude menée en Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale ; étonnées par une flambée de la criminalité, les autorités ont procédé à des dosages dans la population et trouvé de fortes carences en vitamines et acides gras essentiels. Mais peut-être était-ce dû au fait qu’en ces temps troublés, le contrôle policier s’était relâché .. pour beaucoup, « la peur du gendarme est le commencement de la sagesse » !
Une alimentation comportant des produits frais, beaucoup de végétaux et peu de sucre devrait donc éviter bien des dérapages. Mais il faut commencer le plus tôt possible ; une expérience menée a démontré que, s’ils avaient été bien nourris jusqu’à 3-4 ans, les enfants avaient moins de maladies mentales une fois adultes, consommaient moins de drogues et avaient moins de problèmes avec la Justice.
Si ce sont plus souvent les garçons qui posent problème à l’adolescence, c’est dû à la conjonction de 2 facteurs ; d’une part, une forte croissance (parfois 1 cm par mois) et d’autre part, une alimentation déséquilibrée, qui entrave le fonctionnement du cerveau.
Les autres groupes humains ; adultes, enfants et jeunes filles n’ont presque jamais la conjonction de ces 2 facteurs, d’où moins d’ennuis…
Et, pour finir voici quelques spécificités adolescentes qui devraient vous intéresser (ceci, dans le but de ramener un peu de paix à la maison). Les ados sont effectivement agaçants, mais avant d’exploser, lisez d’abord les informations suivantes sur cet âge difficile :
Grandir fatigue ; l’esprit se métamorphose ; d’où un changement dans la manière d’envisager la vie. Et le corps – surtout chez les garçons – se met à « pousser » beaucoup en un court laps de temps. Ceci explique la lassitude des jeunes, leur besoin de « récupérer ». Pas étonnant qu’ils dorment sans arrêt les après-midis de congé et, le reste du temps, s’affalent comme des méduses dans vos fauteuils !
Ils ont d’autant plus besoin de « récupérer » que chez eux, la mélatonine (hormone du sommeil) ne s’active que 2 h après celle des adultes, d’où un endormissement très tardif (minuit, 1 h). Cette fatigue provoque une distraction qui fait qu’ils n’entendent pas quand vous les appelez ou rêvassent à l’école.

En outre, plusieurs zones de leur cerveau doivent encore se développer, ce qui les rend confus et brouillons et peut expliquer leur incompétence organisationnelle.
Enfin, leur centre du plaisir est réglé différemment de celui d’un adulte et il faut plus de stimulation pour qu’il se déclenche ; voilà qui explique la rage qu’ils ont à produire ou écouter de la musique à fond.
Donc, quand vous serez tenté de les vouer aux gémonies, vous souvenir de ceci vous rendra plus indulgent à leur égard.
Attention : si votre adolescent(e) est très fatigué (il dort la majeure partie de la journée), il faut consulter ; il souffre peut-être d’une dépression, de la « maladie du baiser » ou d’une autre affection.
Devant un jeune « difficile », vous pouvez utiliser la technique (en 5 étapes) suivante : demander, dire pourquoi, offrir des options, confirmer le refus de céder et agir.
– demander au lieu d’ordonner.
– dire pourquoi (poser le contexte) on demande quelque chose.
Après ces 2 étapes, 98% des gens difficiles sont d’accord d’obéir. Mais si ce n’est pas le cas, continuez :
– offrir des options – pour donner à l’ado le sentiment que c’est lui(elle) qui décide.
– confirmer le refus de céder : là, on peut dire : « Michel(e), y a-t-il quelque chose que je pourrais dire ou faire pour que tu… ? »
Là, s’il n’obéit toujours pas et continue à vous défier, vous devez passer aux conséquences en disant que vous avez tout essayé, mais que devant son refus de coopérer, il ne vous laisse aucun choix ;
– agir (répression = privation d’argent & de sorties).

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