Les disputes de couple

Par défaut

MP900387518[1]La plupart des conflits qu’on a avec nos proches expriment en fait, de la colère en surface, mais cette émotion n’est que le « sommet de l’iceberg » ; elle provient d’un niveau bien plus profond, où est stockée la tension émotionnelle (= mal être ou déséquilibre émotionnel).

Nos expériences pénibles irrésolues de l’enfance, se stockent dans notre inconscient sous forme de tension émotionnelle, lesquelles tendent à s’enfler (jusqu’à exploser) à chaque fois qu’on se sent rejeté, ou mal aimé – surtout par un partenaire amoureux.

Donc, avec ce dernier(ère), dès que quelque chose ré-évoque ce stock négatif, vous explosez et c’est la dispute !

Si par ex, l’autre vous a négligé(e), vous êtes fâché(e) de ce qu’il (elle) vous ignore ainsi, mais au lieu de simplement le lui dire, vous explosez s’il revient avec 10 minutes de retard du bureau – ça n’a rien à voir, mais c’est à cause de la tension précédente que vous perdez le contrôle à cause d’un incident mineur.

L’ennui, c’est que vous ne traitez pas du vrai problème qui vous perturbe (= le sentiment d’être négligée), donc, il demeure irrésolu, tapi en vous. Et à la prochaine petite occasion, il ressortira – toujours à côté de la plaque ! Voilà encore l’intérêt d’être dans la moralité (favorisant l’humilité et la vérité) et une démarche de croissance personnelle ; car là, vous vous examinez, trouvez la vraie source de votre colère, et pouvez la traiter et la faire disparaître !

Conclusion : pour faire cesser vos disputes, asseyez-vous et discutez de l’accumulation d’anciennes tensions émotionnelles dans l’inconscient. Vous déciderez alors (dans l’idéal) de cesser de saboter votre amour, c-à-d d’affronter ce problème au lieu de vous affronter tous les 2.

Examinez et communiquez vos besoins insatisfaits, déracinez les rancoeurs cachées et. .. finies, les disputes !

Et la crainte des confrontations ?

La crainte des conflits et confrontations est l’une des erreurs les plus meurtrières pour une relation : elle mène aux 4 « R » (voir plus haut). Ils ignorent les signaux d’alerte, ou tout le « moins agréable », et ainsi, tuent la passion et la connexion émotionnelle entre eux – voilà une relation, pourtant prometteuse, vouée à l’échec !

Il faut décider d’affronter au plus tôt ce problème et de discuter en cas d’émotions négatives. Vous devrez d’abord guérir votre programmation émotionnelle : sans doute votre éducation vous a-t-elle implanté l’idée qu’il était mal de se mettre en colère ou ne pouviez-vous pas le faire sans vous mettre en danger, ou alors, vous avez subi des crises de colère de la part de vos parents et vous vous êtes juré(e) de ne jamais faire subir cela à quelqu’un.

Mais c’est FAUX, et vous ne devez plus permettre à ces âneries malsaines de contrôler votre comportement !

Donc, lorsque votre partenaire fait quelque chose qui vous irrite, le programme rejoue et vous réprimez votre colère – en ce cas, dites-vous que le danger que vous percevez ne vient pas de la situation actuelle, mais a sa source dans votre enfance.

Pour vous guérir, tâchez de vous souvenir de l’ambiance chez vous, et d’anecdotes sur les fois où il y avait des conflits en famille, ce qui s’en est suivi et comment vous vous êtes senti (ou avez vraisemblablement dû vous sentir à l’époque).

Là, jouez l’adulte, adressez-vous à cet enfant (vous, jadis) et dites-lui qu’il a le droit de s’exprimer, le droit d’être fâché, et donnez-lui la permission d’exprimer ses sentiments de colère (de façon appropriée, bien entendu).

Vous devez ensuite, pour ne plus craindre la colère, savoir en quoi elle consiste ; en fait, nous ressentons nos émotions par couches ..

Les 6 niveaux de sentiments sont :

  1. la colère, le blâme et le ressentiment,
  2. la peine, la tristesse et la déception,
  3. la peur, l’insécurité et les blessures émotionnelles,
  4. le regret, la compréhension et la responsabilité,
  5. l’intention, les solutions et souhaits,
  6. l’amour, le pardon et l’appréciation.

Voici comment cette carte émotionnelle fonctionne : si votre partenaire fait, par ex, quelque chose  qui vous fâche : rentrer en retard.  La colère est l’émotion la plus évidente que vous ressentirez, mais, sous elle, il y a de la peine (quand quelqu’un nous blesse fort, on se fâche comme moyen de se protéger).

Sous la peine, il y a la peur. A ce niveau sont stockées nos vieilles blessures émotionnelles, c’est le lieu faisant ressurgir l’enfant effrayé (vous craignez qu’il n’en vienne à vous négliger comme votre père le faisait jadis).

Vous voyez : la colère n’était que la pointe de l’iceberg.

Donc, on en est à la peur (une partie provient du présent, et une, du passé). Sous elle, il y a le regret et la compréhension ; lorsqu’on a examiné sa peur et ce qui a réellement motivé notre réaction de base, on a une vue plus globale des choses ; on comprend mieux ce qui s’est joué – on peut regretter alors sa colère initiale.

Nos sentiments se modifiant, on passe à l’intention ; ce que l’on veut ; nos solutions (vous pouvez vouloir discuter du problème de ses rentrées tardives).

Enfin, l’amour et le pardon ; c’est parce qu’on aime notre homme qu’on a eu peur, puis mal, et enfin qu’on s’est mise en colère.

On le voit ; la colère, c’est de l’amour retourné et une vérité très lacunaire – la vérité complète, elle, revient à l’amour. Ceci vous fait comprendre 3 choses importantes :

  1. la colère n’est pas « mal » ; c’est le sentiment naturel naissant quand on sent que l’amour est bloqué – elle n’est dangereuse que si l’on agit d’après elle – pas si on la ressent, l’analyse, et décide d’après elle,
  2. si l’on réprime sa colère, on réprime aussi les émotions sous-jacentes, dont l’amour,
  3. lorsqu’on ne peut pas exprimer sa colère de façon constructive, elle s’accumule en nous, jusqu’à l’inévitable explosion – laquelle fait plus de dégâts que si on l’avait sortie immédiatement ! ou cela finit par sucer notre énergie et nous déprimer ;

Donc, mettez mes conseils en pratique, traitez tous les soucis, même mineurs, et vous irez mieux … et vos relations aussi !

Publicités

"

  1. Bonjour Bonheuretamour, je découvre votre site et suis vraiment intéressée par votre façon d’expliquer les émotions, les problèmes intérieurs…Suis séparée depuis 3 ans et je me rends compte que je perds le contact avec mes enfants, deux garçons de 30 et 27 ans.Ils vivent leur vie bien sûr. Mais que faire pour neutraliser cette peur en moi d’être abandonnée ?Je ne sais pas comment recréer un lien qui s’est étiolé.J’ai ce sentiment d’être négligée et je fais sans cesse le premier pas pour ne pas couper le contact. Merci de m’éclairer si vous avez une piste.

    J'aime

    • Coucou, Françoise,
      D’abord, merci pour votre compliment… et croyez bien que je comprends votre problème !
      On aime TANT nos enfants et ce, d’autant plus qu’on a fait tant de sacrifices pour eux, qu’on a consacré tant de temps, d’argent & d’énergie à pourvoir à leur besoins – et même plus que ça ; à leur bien-être.
      Mais eux ne voient pas les choses comme ça ; depuis toujours, ils nous ont vue comme la pourvoyeuse, celle vers qui se tourner quand ils ont besoin de quelque chose – et cette façon de voir est difficile à changer…
      Aussi douloureux que ce soit, on ne peut forcer qui que ce soit, même nos enfants, à s’intéresser à nous.
      Ce que vous devez faire urgemment, c’est neutraliser la peur – non seulement elle nuit à notre santé physique et mentale, mais en plus, elle ne fait (loi d’attraction ; http://bonheuretamour.com/loi-dattraction-ma-version/ ) qu’attirer dans notre vie PLUS de ce que l’on ne veut pas ; PLUS de négatif = + de rejet, + de peur, … C’est un cercle vicieux, car la peur nous pousse à « ennuyer » ou harceler – bref, à nous conduire de façon à attirer ce que l’on redoute le plus ; être abandonnée par nos enfants !
      « Pour être aimé soyez aimable »…
      La vie n’est faite que d’ »éprouvé vital », et si vous leur faites ressentir des sentiments négatifs (culpabilité, ennui, disputes avec leur femme, …), vos fils n’auront PAS ENVIE de vous voir…
      D’abord, une fois de plus, je recommande d’acheter (c’est pas cher) « le Pouvoir du Moment Présent », d’Eckart Tolle – qui vous mène là où il n’y a aucune peur ni douleur (Je puis en témoigner ; ce livre m’a littéralement SAUVE LA VIE !).
      L’essentiel est vraiment d’ARRETER la peur ! Songez, je vous en prie à ces 2 proverbes ; « Il faut pousser nos peurs dans un coin, sinon, ce sont elles qui nous pousseront dans un coin » et « le courage est ce que la vie exige de nous en échange de la paix » => quelqu’un de sain ne veut sûrement pas d’une vie misérable (« dans un coin ») et désire le bonheur (c-à-d la paix de l’esprit)…
      Ensuite, AYEZ UNE VIE ; vous ne pouvez faire reposer votre vie sur vos fils, car dans ce monde, ON EST TOUT SEUL DANS SA PEAU ! Il faut l’accepter … « L’efficacité est la mesure de la vérité » !
      Peut-être le rejet « tape »-t-il sur un autre rejet, plus ancien … ? Si vous avez de ces « fantômes » qui vous hantent et que vous vous sabotez, il faut vous débarrasser de vos liens psychiques ; voyez http://bonheuretamour.com/cles-pour-y-voir-plus-clair-dans-votre-vie/
      Et : http://bonheuretamour.com/pourquoi-le-monde-va-t-il-mal-et-nous-aussi/
      Et aussi : http://bonheuretamour.com/cessez-de-vous-faire-du-mal/
      Gardez bien sûr le contact avec vos fils (la chair de notre chair 😉 ), mais sans insister, et toujours dans le positif, le doux, l’agréable … Mais il FAUT y ajouter quelque chose (*) ;
      Le plus grand cadeau que l’on puisse faire au monde (et à soi-même), c’est d’atteindre notre auto-réalisation (c’est Bouddha qui a dit ceci, je crois). C’est là qu’on mène une vie d’utilité…
      Ce que je sens, c’est que vous avez un grand besoin de communiquer et un besoin d’aider, de guider aussi, de rendre service – et jusqu’à présent, vous avez assouvi ce besoin dans vos fils – alors, maintenant qu’ils n’ont plus besoin de vous, vous vous sentez inutile et vous souffrez… Il y a un grand vide en vous…
      Ce besoin ne pourrait-il pas (si votre santé le permet) trouver à s’assouvir d’une façon nouvelle ? Pensez-y…
      Comme je l’ai écrit hier à un lecteur, ce qu’il y a de tragique quand on meurt, ce n’est pas la mort, c’est une vie non-pleinement vécue !
      Je vous souhaite de trouver l’activité qui vous passionnera et redonnera un sens à votre vie ! Bonne chance dans une nouvelle tranche (excitante) de votre vie,
      B.
      * non seulement cela vous rendra la joie, mais cela vous rendra plus intéressante à leurs yeux !

      J'aime

L'article vous a plu... ou pas ? Laissez-moi un commentaire ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s