Protégez-vous ; cachez votre vulnérabilité

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MP900399215[1]Il arrive souvent que l’on se fie à des gens qui n’en sont pas dignes, ou que, mal à l’aise, on désire meubler la conversation pour éviter les silences pénibles. L’ennui, c’est qu’on parle alors à tort et à travers et qu’on risque de révéler des choses qu’il vaudrait mieux taire.

Par conséquent, il ne faut dévoiller nos vulnérabilités qu’à des personnes « sûres » ; des gens qui sont sensés et à 100% de notre côté.

Avec TOUS les autres, il faut se protéger en gardant une réserve prudente.

Ceci nous semble évident à l’égard de personnes qui sont clairement nos ennemis mais cela vaut aussi pour bien d’autres personnes qui, sans être des ennemis déclarés, ne sont pourtant pas fiables.  Car si l’on dévoile nos faiblesses à des personnes peu sûres, ces gens deviennent « des débris tournoyants supplémentaires dans ce qui est déjà une tempête dangereuse » – c-à-d des gens qui nous nuiront à un moment ou à un autre…

Certains m’objecteront que ceci nous fait vivre dans le mensonge et la dissimulation, alors qu’il faut être franc ; eh bien non, car « la franchise ne consiste pas à dire tout ce qu’on pense, mais à penser tout ce qu’on dit ».

Vous pourriez aussi penser que garder son quant-à-soi vous fait vivre dans la fermeture et la méfiance …mais c’est faux. Il faut voir cette « réserve » comme une peau. Imaginez un être (animal ou végétal) sans peau ; eh bien, il subirait toutes les attaques du monde extérieur et s’abîmerait rapidement. De la même façon, nous vivons dans un monde « agressant » pour l’être « nu », dénué de peau protectrice ; voilà pourquoi vous devez décider de porter une carapace et ne l’ôter et vous dévoiler qu’avec des amis solides.

Voici les genres de personnes avec qui il faut garder votre protection, sous peine d’en pâtir :

celui qui se désolé pour vous et réagit avec une pitié de mauvais aloi, plutôt qu’avec empathie

Il écoute et vous dit qu’il comprend, puis vous assène un : « oh mon pauvre.. » ou une remarque passive-agressive sous-entendant qu’il a Dieu (ou le droit) avec lui et qu’il vous plaint d’être tombé si bas ; celui-là profite de votre intimité pour tenter de vous dominer, ou de se remonter dans sa propre estime en vous condamnant.

celui qui, quand vous lui confiez une faiblesse, ne vous dit  vous en fait honte (ce qui vous rajoute de la honte) puis tombe dans un silence gêné

Ce genre de gens n’a souvent jamais « vécu », il (elle) est né chanceux et, ne sachant rien de la vie et de la chance qu’il a eue, est choqué par un tas de choses. Donc, là, vous l’avez choqué et avez clairement perdu un(e) ami(e). Donc, loin de vous soulager, ce genre de personne vous rajoute de la honte, et vous devez en plus l’apaiser, elle … un comble !

– celui qui a besoin que vous soyiez un modèle de vertu

Donc, en lui révélant votre faiblesse, vous le(la) décevez.

– celui que l’ouverture et la vulnérabilité effraient

Il (elle) vous réprimande ou vous sermonne, et vous demande comment vous avez pu laisser les choses en arriver là.

– celui qui nie sa propre gêne et rejette le fait que vous pouvez faire de mauvais choix

Celui(celle)-là vous accuse d’exagérer ; que ce n’était pas aussi mauvais que vous le dites. Ou alors, il (elle) vous dit que ce que vous lui confiez n’est rien, et qu’il lui est arrivé est pire..

 

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Une réponse "

  1. Pingback: Votre bonheur dépend de vos limites | bonheuretamour

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