Idée de soi et réussite

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SAM_0292Chacun de nous a une opinion sur soi et les autres ; eh bien, la vie nous traitera selon cette opinion ; si l’on ne voit que le négatif, on l’attirera immanquablement. Et à l’inverse, si on « y croit » et qu’on se sent capable de réussir, cela arrivera aussi ; c’est une des grandes lois de la vie.  Surtout, il faut examiner ce qu’on croit mériter de la vie ; car c’est ça qui nous sera donné.

Si vous doutez de vos compétences, de votre mission ici-bas, vous serez de plus en plus misérable. C’est un cercle vicieux. Si vous vous isolez et vous méfiez des gens, votre dépression s’accentuera.  Il n’y a que les perdants qui abandonnent, qui refusent de demander de l’aide, de continuer à sourire, à tendre la main aux autres, à soi-même et à la vie !

Ne recherchez plus la compagnie de « losers ». Il ne faut aider que ceux qui se relèvent. Les losers eux, ne se relèveront jamais, même si vous les tirez de toutes vos forces. Et en plus, loin d’en être reconnaissants, ils vous en voudront de vous porter mieux qu’eux. Donc, non seulement, c’est une perte de temps et d’énergie pour vous, mais en plus, ils vous attirent dans leur monde négatif. Très vite, leurs problèmes deviennent vos problèmes ! Une parfaite illustration de ce que je viens de vous dire est ce drame vécu : un candidat au suicide était monté au 12ème étage d’un immeuble et menaçait de se jeter dans le vide. Or, sa copine était près de lui, le retenant par la main pour l’en empêcher. Eh bien, il a sauté, en entraînant – comme de bien entendu ! – sa copine dans la mort avec lui. Souvenez-vous de ceci et tirez-en la leçon la prochaine fois que vous rencontrerez l’un de ces êtres négatifs !

Si vous sentez un vide intérieur, la meilleure façon de le remplir est d’aider les autres (après vous être assuré qu’ils veulent s’en sortir, bien sûr).  On peut vous enlever votre job, mais on ne peut pas vous prendre votre âme !

Vous identifier à vos possessions  ou à un statut, est nocif : vous n’êtes pas votre métier, un ensemble de compétences ou une grosse maison ; vous êtes un être humain. Votre métier n’est pas le tout de vous, il n’en est qu’une partie.  De même, votre douleur n’est pas tout de vous, mais seulement une partie.  Alors, ne faites pas l’erreur de vous identifier à elle ; vous êtes autre chose, au fond.

Si vous pensez que votre situation est désespérée et que vous vous sentez prisonnier, que vous pensez n’avoir aucune option pour en sortir, vous souffrez sans doute d’impuissance acquise, c’est-à-dire abandonner avant même d’essayer ; un état d’esprit où l’on « sait » qu’on n’y arrivera pas, qu’on n’en est pas capable et que donc, à quoi bon essayer ?

En Inde, quand on capture des éléphants sauvages pour les domestiquer, on les attache d’abord avec de grosses chaînes d’acier. Bien sûr, au début, ils tentent de s’échapper et tirent sur les chaînes. Mais c’est peine perdue ; elles sont trop solides et les éléphants restent prisonniers. Alors, au bout d’un certain temps, ils n’essaient même plus ; ils « savent » que c’est inutile. On pourrait alors les attacher avec un petit fil de soie sans qu’ils tentent de s’enfuir.  Ils ont appris qu’ils ne pouvaient rien faire pour améliorer leur sort.  Ceci s’appelle « l’impuissance acquise » et c’est un symptôme qui ne concerne pas que les éléphants, loin de là ! Il concerne aussi pas mal de gens confrontés à un sort contraire ; ils apprennent qu’ils ne peuvent rien faire pour en sortir.

Vous pouvez suspecter que vous en souffrez si vous tendez à vous isoler, à accepter la douleur de chaque journée, que vous ne voyez plus d’opportunités nulle part et que vos émotions sont comme étouffées ou engourdies.

Donc, pour vous en sortir, vous devez briser ce mur imaginaire, savoir qu’il y a toujours quelque chose à faire, trouver la cause de cette impuissance acquise et, si vous êtes encore en contact avec la cause de celle-ci, vous en éloigner au plus tôt.

Vous devrez aussi accepter que les changements prennent du temps – une graine ne germe pas du jour au lendemain et la germination sera d’abord invisible. Même dans le noir, quand on ne voit rien bouger, il faut s’accrocher, continuer à y croire et garder le bon cap, sans laisser les doutes vous faire dévier.

Si vous avez ce syndrome et voulez guérir, trouvez un bon thérapeute ou groupe de soutien. La volonté se greffe toujours sur une bonne santé mentale.

Oui, mais – me direz-vous – faut-il trimer ainsi sans arrêt en se privant continuellement ? Non ; il est clair qu’il faut un juste milieu entre le devoir (et ses privations) et les récompenses ou le repos. Pensez à votre esprit comme à un mulet ; si vous lui faites porter des fardeaux sans jamais le nourrir, il finira par s’écrouler. De même pour vous ; vous avez besoin de carburant pour fonctionner, sinon, vous serez rapidement épuisé et au bout du rouleau.

Donc, s’il faut économiser et travailler dur, il faut aussi vous reposer et vous récompenser à chaque étape de votre trajet.

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